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Numéro 63 - 26
mai
2012
L'appui à la lutte des
étudiants continue de grandir
Le courage et la
détermination
des étudiants libèrent ce qu'il y a
de meilleur dans la
société
Un des quartiers
de
Montréal où se tiennent tous les
soirs les manifs des
casseroles en appui aux étudiants et pour
dénoncer les atteintes aux droits
fondamentaux et
libertés civiles contenues dans la loi
spéciale. (Marie-Michelle B.)
L'appui
à
la
lutte
des étudiants continue de grandir
• Le courage et la
détermination des
étudiants libèrent ce qu'il y a de
meilleur dans la
société - Serge
Lachapelle
• Un recours en
nullité a
été déposé
• La loi antimasque est
dénoncée
lors de la remise des premiers «Prix de la
démocratie» du maire Tremblay
Autres
actions en
appui aux étudiants du Québec
• Marche vers Gatineau de
la région
d'Ottawa - Syndicat canadien de la
fonction publique
• Les étudiants de
l'Ontario organisent
des actions d'appui
• Appui international
L'appui à la lutte des
étudiants continue de grandir
Le courage et la détermination des
étudiants
libèrent ce qu'il y a de meilleur dans la
société
- Serge Lachapelle -
Montréal
le 24 mai
2012
Ce qui ressort clairement des récents
événements c'est le désir de
la population de
participer pleinement aux côtés des
étudiants
à cette lutte pour le droit à
l'éducation qui est
devenue la lutte pour une Québec moderne
qui reconnaîtra
les droits de tous et toutes. Cette participation
qui grandit de jour
en jour témoigne également du rejet
massif de
la loi 78 qui criminalise la vie politique au
Québec. Cette loi
est mise au défi à tous les jours
malgré les
menaces de lourdes amendes et le danger
d'agression policière.
Malgré les arrestations massives de la
veille,
les manifestations des casseroles se sont
poursuivies sur tout le
territoire de la Ville de Montréal jeudi
soir et la marche
nocturne quotidienne avait lieu comme prévu
à 20 h 30
à partir de la place Émilie-Gamelin.
Les policiers
étaient présents en grand nombre
comme à tous les
soirs mais il n'y a pas eu l'ordre d'attaquer et
tout s'est
passé sans incident, ce qui prouve que
c'est la police qui
incite à la violence, pas ceux qui
expriment leurs opinions.
Il y avait quelque chose de profondément
émouvant à voir ces milliers de
personnes, jeunes,
familles avec leurs enfants et personnes
âgées, envahir
les rues du Québec avec leurs casseroles
pour manifester leur
appui à la lutte des étudiants.
« Oui, on a peur de se faire arrêter,
mais
de plus en plus, ça devient un devoir de
sortir manifester
», a dit un manifestant.
C'était probablement l'avis des milliers
de
personnes qui ont manifesté dans les
quartiers de
Montréal, notamment dans Villeray, Verdun,
Saint-Henri,
Rosemont, Notre-Dame-de-Grâce et Outremont.
Défiant la loi
78 ils ont scandé : « On est plus que
50 ! » et
« Les citoyens sont en colère,
hourra, hourra ! »
Vers 21 heures, deux regroupements
de milliers de personnes se sont rejoints au coin
des rues de
Saint-Denis et Saint-Zotique. Il n'y avait qu'une
seule voiture de
police à l'horizon. Ce qui a fait dire
à une jeune
manifestante : « Ça fait du bien
d'affirmer son opposition
à la loi 78 sans être
brutalisés. »
Le maire de Montréal, Gérald
Tremblay, qui
avait invité les manifestants à
manifester sur les
balcons pour ne pas paralyser la ville ne semble
pas avoir
été écouté. Quelques
milliers de
manifestants se sont retrouvés devant sa
résidence
à Outremont pour lui faire entendre le son
des casseroles.
Vers 21 h, près de 10 000 personnes se
sont
retrouvées au Parc Émilie-Gamelin
pour la 32e
manifestation nocturne. Dès le
départ, la manifestation a
été déclarée
illégale par le Service
de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Beaucoup de
manifestants n'ont pas entendu cette
déclaration, y compris le
journaliste du Devoir.
Simon Lévesque, étudiant au
doctorat en
sémiologie à l'UQAM, est
préoccupé par la
brutalité policière. « Ils
oublient leur rôle
de citoyens. Il n'y a pas de cours
d'éthique à Nicolet ?
S'il y en a un, force est de constater qu'ils ne
s'en souviennent plus.
On est tous sur les dents, il y a une
génération qui est
mise à bout », a-t-il dit.
Karine, une citoyenne de
Saint-Élie-de-Caxton, a
indiqué se faire un devoir de participer
à au moins trois
manifestations par semaine. « La loi 78 est
une entorse
sévère à nos droits
fondamentaux. »
À Québec, ils étaient plus
de 500
à manifester dans le Vieux Québec et
le Vieux Port. Ils
ont à nouveau reçu des appuis de la
population.
Même l'évêque anglican de la
cathédrale Holy
Trinity a fait un discours en appui aux
étudiants.
À Granby, ils étaient 500.
« Je suis vraiment très content de
voir que
ça a mobilisé plus de gens que la
dernière fois
», dit l'instigateur de la mobilisation,
Tristan Rivard,
étudiant au cégep de Granby
Haute-Yamaska. Non seulement plus de citoyens se
sont
réunis, mais en plus le cortège
était
composé de personnes de toutes les tranches
d'âge. »
« Votre mission est de propager
l'idée
d'une manifestation hebdomadaire à Granby.
Je vous donne donc
rendez-vous la semaine prochaine », s'est
écrié M.
Rivard tout juste avant le départ du
cortège.
On pouvait lire sur les pancartes : «
Réveillons-nous ! Dehors les
libéraux ! », «
Tu fais quoi avec nos impôts Charest ?
», « Mauvaise
loi, mauvaise foi ». On a aussi pu entendre
des manifestants
lancer : « Charest dehors, on va te trouver
une job dans le Nord
».
« Je suis ici parce que je veux
léguer
quelque chose de positif à la relève
», a
clamé haut et fort un sexagénaire.
C'est le temps d'un
changement. Et un vrai ! »
Au moment où tout le monde dénonce
les
arrestations de masse, tout ce que le ministre de
la
Sécurité publique, Robert Dutil, a
trouvé à
dire c'est : « Dans notre système
politique, ce sont les
lois qui décident de ce qui doit se passer.
Si ce n'était
pas ainsi, ce serait le chaos. Est-ce que c'est ce
que veut le Parti
québécois ? Est-ce que c'est la
loi de la rue qui doit dominer ou le Parlement ?
»
« Il n'y a pas de police politique au
Québec », a-t-il dit, incapable de
s'expliquer les
manifestations de casseroles.
Les étudiants ont appris des choses eux
aussi,
notamment que dans ce système politique, la
loi électorale
ne facilite pas leur participation à la vie
politique. Beaucoup
d'étudiants ont fait du
porte-à-porte pour faire campagne
contre la réélection des candidats
libéraux dans
différentes circonscriptions. Or, voici que
le directeur
général des élections du
Québec Denis Dion leur sert cet
avertissement :
« Si les associations étudiantes
actuellement en grève veulent faire tomber
le gouvernement
libéral de Jean Charest, elles devront le
faire dans le respect
des lois du Québec en matière de
financement
électoral. »
Les associations étudiantes qui ont
reçu
des dizaines de milliers de dollars en dons de la
part des syndicats et
de différentes organisations sociales et
culturelles au
Québec et à l'extérieur de la
province tombent
sous la loi électorale si cela fait partie
d'une campagne contre
la réélection des libéraux,
a-t-il rappelé.
« Les dons laissent planer la
possibilité que des fonds issus d'autres
provinces servent
indirectement à défrayer des
activités à
visées politiques au Québec,
où la loi comporte
des règles très strictes : des dons
individuels ne
pouvant pas dépasser 1000 $ et des limites
quant aux sommes
d'argent que peuvent dépenser les
candidats, notamment »,
a ajouté M. Dion.
Mais il a fort à parier que cette loi
électorale n'empêchera pas les
étudiants et leurs
alliés de peaufiner leur préparation
pour pouvoir inviter
la population à faire sienne le mot d'ordre
« Dehors les
libéraux ! »
L'éducation
est
un droit !
Appuyons la juste lutte des étudiants !
24 mai
31e marche nocturne partout à
Montréal


Québec
Des centaines d'étudiants et supporters
ont
encore une fois
manifesté dans les rues de Québec
malgré les
nombreuses arrestations de
la veille. La police a encore fait une arrestation
vers 11 heures
malgré le calme de la manifestation. Les
manifestants se sont
assis et
ont discuté de ce qu'ils allaient faire. Il
y a maintenant
des manifestations quotidiennes devant
l'Assemblée nationale
à partir
de 20 h.
L'escouade anti-émeute a fait son
apparition vers
minuit, arrivant dans des autobus du réseau
de transport public.
Sherbrooke;
Longueuil

Granby; Gatineau
Trois-Rivières

Le 24 mai a été une soirée
animée à Trois-Rivières. Au
bruit des
casseroles, des étudiants, jeunes,
familles, travailleurs et
aînés se
sont rassemblés sur les marches de la
Cathédrale pour
ensuite marcher
dans les rues du centre-ville. Ils ont
reçu un très bon
accueil des
passants et des résidents. Il y a eu
plusieurs manifestations de
50 à
200
personnes en appui aux étudiants ces
derniers jours, surtout
depuis
l'adoption de la loi spéciale.
St-Jérôme
La
forte tempête de la
soirée du 24 mai n'a pas ralenti les
ardeurs de
ceux qui tiennent à dénoncer la
loi spéciale et
à exprimer leur appui
aux étudiants. Des centaines de
personnes, dont des
étudiants et
professeurs du cégep, ont marché
dans le centre-ville de
Saint-Jérôme
en frappant les casseroles. Comme ailleurs, les
marcheurs ont
reçu un très
bon
accueil de la population, y compris de plusieurs
commerçants.
Chambly
Vers 20 h, environ 150 personnes de tous les
âges
ont marché avec défi
dans les rues de Chambly. Il y a eu une marche
semblable dans le
Vieux-Beloeil jusqu'au pont qui traverse la
rivière Richelieu
sur
l'autoroute 116.
Alma
Vers 20 h, des résidents d'Alma, y
compris
plusieurs travailleurs de
Rio Tinto en lockout, ont pris part à la
manifestation des
casseroles.
Frédéric Lafrance, un
étudiant qui
participait à la marche, a dit :
« Avec toute l'information qui circule sur
les réseaux
sociaux et dans
les médias d'information, les gens se
rendent compte de
l'importance de
ce conflit. Ils veulent changer les choses et
changer le gouvernement.
»
Selon le service de police, la manifestation
s'est
déroulée
pacifiquement et est demeurée «
légale »,
bien que les organisateurs
n'aient pas fourni l'itinéraire.
25 mai
Les manifestations se sont poursuivies partout
au
Québec vendredi soir
malgré la pluie diluvienne qui a
frappé plusieurs villes
au moment où
la manifestation nocturne de Montréal se
mettait en branle. Une
journaliste de Radio-Canada a dit qu'il serait
beaucoup plus simple
pour elle de mentionner les villes du
Québec où il n'y a
pas eu de
manifestations.
Montréal

Québec

Sherbrooke;
Laval


Un recours en nullité a été
déposé
Le 25 mai 2012, les associations
étudiantes,
syndicales et communautaires, dont la FECQ, la
FEUQ, la CLASSE,
l'ASSÉ et la TaCEQ et pour les syndicats,
la FTQ, la CSN, la
CSQ, CSD et d'autres, ont déposé
deux requêtes
à la Cour supérieure du
Québec visant à
contester la loi spéciale 78. Parmi les
demandeurs
il y a : la Fédération
étudiante collégiale
du Québec (FECQ), la
Fédération étudiante
universitaire du Québec (FEUQ), la
Coalition large de
l'Association pour une solidarité syndicale
étudiante
(CLASSE), la Table de concertation
étudiante du Québec
(TaCEQ), la Fédération des
travailleurs du Québec
(FTQ), la
Confédération des syndicats
nationaux (CSN), la Centrale
syndicale du Québec (CSQ) et la Centrale
des syndicats
démocratiques (CSD). En tout, ce sont 140
demandeurs de 70
organisations qui ont fait ces deux
requêtes.

Les représentants des
associations
étudiantes à la
Cour supérieure de Montréal
le vendredi 25 mai. (CSN)
|
La première requête est une
requête
en sursis afin de suspendre l'application de
certaines dispositions de
la loi 78. L'audience sur cette requête aura
lieu le mercredi 30
mai. La deuxième requête vise
à obtenir un jugement
en nullité pour l'ensemble de la loi, qui
est
considérée comme
inconstitutionnelle.
Dans le communiqué de presse, les
porte-parole
syndicaux et étudiants affirment : «
Cette loi enfreint
les libertés et droits fondamentaux, comme
la liberté
d'expression, la liberté d'opinion et le
droit d'association.
Elle ne respecte pas les garanties judiciaires,
car les dispositions
pénales sont vagues et imprécises,
tout en imposant des peines trop
sévères. Cette loi
ignoble a pour effet de museler, d'écraser,
de contrôler
et de dominer le mouvement étudiant et
d'autres groupes qui
souhaitent s'exprimer publiquement. »

La loi antimasque est dénoncée
lors de
la remise des premiers «Prix de la
démocratie» du
maire Tremblay
Lors de la cérémonie de la remise
des
premiers « Prix de la démocratie
»
présidée par le maire de
Montréal Gérald
Tremblay, des participants ont
dénoncé le nouveau
règlement antimasque adopté par la
Ville de
Montréal ainsi que la loi spéciale
du gouvernement
Charest et la répression policière
massive.
«
Nous trouvons
paradoxal d'offrir un tel prix et, dans un
même temps, de mettre
en application des règlements qui
enveniment la situation et
contreviennent aux principes démocratiques
», a dit
Christine Drolet, porte-parole du Centre
d'éducation et d'action
des femmes de Montréal et première
récompensée,
se référant à l'adoption la
semaine passée
du règlement antimasque. Les
lauréats, y compris le
Groupe de travail en agriculture urbaine, ont
été
applaudis pour leur prise de position par les
centaines de personnes
rassemblées à l'Hôtel de Ville
pour l'occasion.
Le responsable du chantier démocratie
à la
Ville, Dimitri Roussopoulos, s'en est
également pris au
règlement, comparant la situation
montréalaise à
celle de la ville d'Athènes où il y
a de nombreuses
manifestations. Son intervention a
déclenché une ovation
dans le hall de l'hôtel de ville. «
L'Assemblée
nationale
de la Grèce n'a pas adopté une loi
d'urgence dans le
genre de la loi 78. Et la ville d'Athènes
n'a pas adopté
un règlement contre les masques »,
a-t-il
déclaré.
Un manifestant a fait rire la salle quand il a
profité d'un moment d'inattention du
service d'ordre pour monter
sur scène. « Je veux à mon
tour remettre un prix
spécial de démocratie au Service de
police de la Ville de
Montréal (SPVM) pour les quelque 2 000
arrestations depuis le
début de la grève étudiante
»,
a-t-il déclaré avant d'être
reconduit par des
vigiles.

Autres actions en appui aux
étudiants du Québec
Marche vers Gatineau de la région
d'Ottawa
- Syndicat canadien de la fonction
publique -
Rassemblement
et marche vers Gatineau
Le
mardi 29 mai - 18
h
Parc de la Confédération
Information: www.maydayottawa.ca
N'oubliez pas de porter votre carré
rouge !
Vous n'êtes pas de la région
d'Ottawa ? Vous pouvez
quand même montrer votre appui ! Signez
la
pétition
contre
la loi 78.
|
Des étudiants, membres de
syndicats et
sympathisants organisent un rassemblement et une
marche vers Gatineau
le mardi 29 mai, à 18 h au parc de la
Confédération. L’appel à la
marche se lit comme
suit :
Les établissements d'enseignement
postsecondaires
de tout le pays sont à court d'argent et
les
étudiants—qui se débattent
déjà avec un
endettement important après leurs
études—sont
invités à accroître encore
plus leur fardeau.
Mais les étudiants du Québec
ripostent de
manière impressionnante.
Au cours des trois derniers mois, des centaines
de
milliers d'étudiants et leurs sympathisants
ont envahi les rues
du Québec, faisant la grève pour
protester contre
l'endettement croissant, une hausse de 75 pour
cent des droits de
scolarité et la loi spéciale 78, qui
enfreint le droit
fondamental à la liberté
d'association
au Québec.
Des étudiants d'Ottawa sont
récemment
passés à l'action eux aussi en
bloquant l'accès
aux bureaux de l'administration étudiante
du campus de
l'Université d'Ottawa afin de protester
contre une hausse
proposée des droits de scolarité de
5 pour cent.
Les leaders du Syndicat canadien de la fonction
publique
(SCFP) ont
offert leur appui total aux étudiants du
Québec. Cliquer
ici
pour
lire
leur
déclaration.

Les étudiants de l'Ontario organisent
des actions d'appui

De gauche
à droite: Benoit Dupuis, Syndicat
des employés de
de la fonction publique de l'Ontario;
Sandy Hudson, présidente de
la Fédération
étudiante canadienne (Ontario);
Xavier Lafrance,
étudiant de l'Université
York, à la conférence de
presse
du 25 mai 2012 à Toronto.
|
Un groupe d'étudiants et d'employés
a
confirmé lors d'une conférence de
presse à Toronto
le 25 mai que les étudiants de l'Ontario
organiseront des
actions en appui aux étudiants en
grève au Québec
et contre la loi spéciale draconienne du
gouvernement Charest,
dans une lutte commune contre les hausses des
frais de scolarité. Un rassemblement est
prévu pour le 5
juin. Il s'agit d'une initiative du Réseau
de solidarité
étudiante nouvellement formé qui
regroupe des militants
du milieu étudiant, celui des enseignants
et de la
communauté.
Le réseau appelle le gouvernement de
l'Ontario
à diminuer les frais de scolarité,
soulignant que depuis
2006 les frais ont augmenté de 71%. En
comparaison, les
étudiants du Québec s'opposent
à une hausse de 75%.
« Nous devons renverser ce qui est
arrivé
ici en Ontario », a dit Sandy Hudson,
présidente de la
Fédération canadienne des
étudiantes et
étudiants (Ontario).
 
Université
d'Ottawa le 25 mai 2012
Par ailleurs, des étudiants de
l'Université d'Ottawa ont occupé les
bureaux
administratifs de l'université le 24 mai.
Anne-Marie Roy,
vice-présidente des communications pour la
Fédération étudiante, a dit
en entrevue avec
Média Coop : « Nous sommes là
pour protester contre
la hausse des frais de scolarité
adoptée
récemment par le conseil d'administration.
[...]
L'Université d'Ottawa n'a pas encore
approuvé le budget,
cela est prévu pour le 28 mai et ceci est
dans l'espoir qu'ils
reviennent sur leur décision de hausser les
frais de
scolarité. »
Elle explique que les frais seront
augmentés de
5% pour certains programmes pour les
étudiants de premier cycle.
Elle exprime son appui aux étudiants du
Québec et dit que
« le succès des étudiants du
Québec est
très important et crucial pour les
étudiants de
l'Ontario, mais ce n'est rien de nouveau, ce n'est
pas la première protestation que nous avons
ici à
l'Université d'Ottawa ou en Ontario.
»
Université
de
Guelph

Appui international
Des étudiants des programmes
d'échange
internationaux
Le site web appelé «
J'étudie
là » a été
créé pour permettre
aux étudiants québécois
participant à des
programmes d'échange
inter-université partout dans le
monde d'exprimer leur appui aux étudiants
du Québec et
à la lutte pour le droit à
l'éducation. On y voit
des étudiants chacun tenant sa pancarte
en carré rouge
sur laquelle ils écrivent le nom du pays
où ils se
trouvent et combien ils paient en frais
d'inscription. On y trouve des
étudiants
québécois qui étudient en
Amérique latine,
en Afrique et en Europe. Le fait que tant
d'étudiants ne paient
pas de frais de scolarité et que certains
sont même
payés pour aller à l'école
montre que l'opposition
des étudiants du Québec à
la hausse des droits de
scolarité et pour le droit de tous
à l'éducation
est à la fois
juste et raisonnable.
Les créateurs du site écrivent :
«
En fait, l'idée de créer ce blogue
est venue en
réaction au fait qu'au Québec, on
justifie souvent la
hausse en comparant le montant de nos frais de
scolarité
à celui des autres provinces canadiennes et
des États-Unis, le
discours étant « Partout ailleurs au
Canada et au États-Unis, on paye plus
cher qu'au Québec, le Québec doit
donc s'ajuster ».
En échange étudiant, nous avons la
chance de rencontrer
des gens de partout dans le monde et d'avoir une
vision plus globale
sur cette question. L'idée nous est donc
venue de partager cette
vision plus large en créant ce blogue.
C'est notre façon
de s'impliquer
à distance pour une cause qui nous tient
à coeur. »
L'adresse du site : http://jetudiela.wordpress.com/
Des étudiants du Chili
déclarent :
« Nous sommes tous
québécois! »
Le 24 mai, la Fédération des
étudiants de l'Université du Chili a
émis une
déclaration signée par des
académiciens et des
dirigeants étudiants pour ajouter leur voix
à la
dénonciation de la persécution du
mouvement
étudiant au Québec avec la loi 78 du
gouvernement Charest.
Les signataires notent que la loi 78 est la plus
dure
depuis la Loi des mesures de guerre
d'octobre de 1970 et
qu'il s'agit d'une attaque contre les droits et
libertés
fondamentaux, dénoncée comme telle
partout au
Québec. Ils soulignent que les nombreuses
atteintes aux droits
des étudiants et de leurs
organisations de défense
représentent aussi une menace
pour le droit de s'exprimer et la liberté
d'association pour
tous.
« Le peuple québécois, par sa
solidarité active, a accompagné le
peuple chilien depuis
de longues années. C'est pourquoi
aujourd'hui nos sentiments
nous appellent à exprimer et
démontrer notre grande
solidarité avec ses organisations
étudiantes et leurs
dirigeants, avec les centrales syndicales du
Québec et avec
tout son mouvement citoyen.
« Nous le faisons par solidarité,
mais
également parce que nous comprenons que
quelque soit les
attaques contre les libertés dans n'importe
quel endroit du
monde mondialisé, c'est une attaque contre
nos propres
libertés. La loi Hinzpeter du gouvernement
chilien s'inscrit
dans la même perspective répressive
et
antidémocratique.
« La lutte des étudiants, des
académiciens et des travailleurs
québécois est
également la nôtre. »
Taïwan
Des
étudiants de
Taïwan qui luttent pour le droit à
l'éducation
expriment leur appui aux étudiants du
Québec, avril 2012

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca
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