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Numéro 58 - 17 mai
2012
Tous à la manifestation de masse
du 22 mai à Montréal
Non à la loi spéciale du
gouvernement Charest
qui criminalise la jeunesse!
Grande manifestation
Montréal
Le mardi 22 mai - 14 h
Place des
Festivals
• Parce que nous voulons tous et toutes une
meilleure société
• Parce
que
la
tarification
n'aide en rien la construction d'une
société égalitaire
• Parce que nos
services publics doivent rester publics
• Parce que
l'éducation est un droit!
Ensemble,
bloquons
la
hausse!
Information:
www.bloquonslahausse.com
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• Opposons-nous
à la loi spéciale du gouvernement Charest qui criminalise
les jeunes! - Parti marxiste-léniniste du
Québec
• Bravo les Jeunes! - La
rédaction du Marxiste-Léniniste
• Manifestations de masse à
Montréal, Québec et ailleurs le 16 mai
• L 'adoption d'une loi spéciale
décuple la détermination des étudiants à
obtenir la satisfaction de leurs justes revendications -
Serge Lachapelle
Opposons-nous à la loi spéciale du
gouvernement Charest qui criminalise les jeunes!
- Parti marxiste-léniniste du
Québec -
Le Parti marxiste-léniniste du Québec
(PMLQ) condamne le gouvernement Charest pour sa décision
d'adopter une loi spéciale qui criminalise les étudiants,
les enseignants et tous ceux et celles qui participent à la
désobéissance civile pour protester contre la hausse des
droits de scolarité. Le refus du gouvernement de négocier
un règlement
politique à la crise et sa décision de recourir
plutôt
à la criminalisation sont inacceptables et ne feront qu'aggraver
la situation.
Le PMLQ déplore les arguments irrationnels et
intéressés qui servent à justifier la
criminalisation de la jeunesse. Le gouvernement, les médias et
les divers experts cités répètent comme un dogme
que les institutions démocratiques doivent être
respectées, sinon ce sera l'anarchie. Ils blâment donc
directement les étudiants pour l'anarchie et la
violence qui existent aujourd'hui au Québec.
En fait, c'est l'usurpation de ces institutions par les
gouvernements au service des intérêts privés des
monopoles et le recours aux pouvoirs policiers qui sont responsables de
l'anarchie et de la violence dans lesquelles la société
s'enlise. Nous condamnons cette loi spéciale qui prive la
société civile de sa capacité de négocier
un règlement qui soit
juste. Le recours aux pouvoirs policiers, qui comprennent les lois
répressives, la police, les tribunaux et les prisons, est ce qui
mène à l'anarchie et à la violence, pas les justes
revendications des étudiants !
Cela n'échappe à personne qu'aujourd'hui,
les institutions publiques ont été usurpées pour
payer les riches et lancer une offensive antisociale brutale pour
détruire les programmes sociaux, attaquer les syndicats, signer
des ententes secrètes et vendre le Québec. À tous
les jours, les escroqueries utilisées pour atteindre cette fin
sont exposées, et
pourtant les gouvernements et les médias blâment les
étudiants qui se tiennent debout pour dire que ces escroqueries
ne sont pas acceptables. Ce sont les étudiants qui
défendent le système d'éducation et qui veulent
voir le Québec s'épanouir, pas Jean Charest. Ce sont les
étudiants qui défendent leur avenir, pas Jean Charest.
Ne laissons pas le droit de monopole supplanter le droit
public ! Le droit de monopole est le droit policier, la dictature des
riches sur la majorité. Il est absurde de blâmer les
étudiants pour l'échec des institutions
démocratiques à gagner leur respect. Le blâme
appartient à ceux qui détruisent les institutions
publiques pour les soumettre à des
intérêts privés.
Plus le gouvernement Charest échoue à
établir son diktat, plus il criminalise la vie politique, le
droit de conscience et la désobéissance civile. Sa
hantise de voir les étudiants décider de défier
les lois draconiennes qu'il se propose d'adopter montre qu'il a
mauvaise conscience. Tous ensemble contre ce projet de loi et contre
l'utilisation des
pouvoirs policiers, appuyons les étudiants et rejoignons-les
dans la défense des intérêts du Québec !
Les jeunes, avec leur esprit de résistance
exceptionnel et leur défi de ce qui est injuste,
représentent le changement dont la société a
besoin. Ils vont nettoyer les gouvernements corrompus comme celui de
Jean Charest avec ses escroqueries pour payer les riches, et son
intensification de l'offensive antisociale.
Pour un Québec moderne qui
défend les droits de tous!
Opposons-nous à la loi spéciale!
Opposons-nous à l'utilisation des pouvoirs policiers!
Vive la juste cause de notre belle jeunesse – une société
qui sert les intérêts de tous!

Bravo les Jeunes!
- La rédaction du
Marxiste-Léniniste -
Le Marxiste-Léniniste félicite
les jeunes pour le courage de leurs convictions et leur refus de se
laisser intimider par le poltron Jean Charest et son gouvernement. Les
étudiants expliquent avec éloquence pourquoi ce qu'ils
proposent
pour l'éducation supérieure est bon pour le
Québec. Ils ont démontré une
fidélité inébranlable au bien commun sur cette
question. Depuis le début ils mettent
de l'avant des propositions pour que la société puisse
résoudre le problème du financement de l'éducation
supérieure de manière à ouvrir les perspectives
d'épanouissement du Québec. Cela comprend leur
proposition d'une commission nationale d'enquête sur le
financement de
l'éducation supérieure. Ils insistent que l'enquête
et l'information doivent être sous le contrôle du peuple
pour que la société puisse tirer les conclusions qui
s'imposent. Cela est devenu nécessaire à cause des
ententes secrètes, de la désinformation et
de la trahison dans les négociations qui sont devenues la
façon de faire de ce gouvernement. Seuls ceux
qui ont quelque chose à cacher peuvent être contre une
telle proposition.
Le rejet de cette proposition par
le premier ministre et
son gouvernement montre justement qu'ils ont quelque chose à
cacher - ce qu'ils font avec les fonds publics décernés
à l'éducation. Qui profite des P3 et des ententes
secrètes avec les monopoles ? L'incapacité du premier
ministre et de son gouvernement à défendre leur plan
néolibéral
en montrant sur la base des faits qui cela sert explique pourquoi ils
optent pour la lâcheté et recourent aux pouvoirs policiers
pour défendre leur pouvoir. Ils sont incapables d'argumenter
leurs convictions et d'expliquer au peuple pourquoi le
néolibéralisme est bon pour le Québec parce que,
justement, il ne l'est pas.
Tous et toutes en appui aux jeunes qui cherchent
à briser le marasme de la crise existentielle que les riches et
de leurs représentants au gouvernement imposent à la
société. Que les travailleurs, parents et grands-parents
les soutiennent activement, car sans l'énergie et la conviction
de la jeune génération, le mouvement ouvrier, le
mouvement pour
la justice sociale et le mouvement pour un environnement naturel et
social sain seront incapables de se défendre.
L'avalanche néolibérale n'agit que par la tricherie et
les ententes secrètes pour cacher ce qui est fait au peuple.
À bas la corruption néolibérale !
À bas la lâcheté des pouvoirs policiers et de ceux
qui ne peuvent défendre la société civile par la
négociation parce qu'ils ont quelque chose à cacher !
Vive la jeunesse courageuse du Québec ! Elle a
démontré non seulement le courage de ses convictions,
mais
aussi qu'elle a la capacité organisationnelle dont a
besoin une société civile. Soutenons-la face à
l'accroissement des pouvoirs policiers.

Manifestations de masse à Montréal,
Québec et ailleurs le 16 mai
 
Le soir du 16 mai il y avait plus de 5 000
étudiants au début de la marche nocturne à
Montréal. Ils étaient
plus de 10 000 plus tard dans la soirée.
Le premier ministre Jean Charest a annoncé en
conférence de presse en soirée du mercredi 16 mai que son
gouvernement déposera une loi spéciale qui aura pour
effet de suspendre les sessions des 14 cégeps et 11
facultés universitaires qui sont en grève jusqu'en
août, à moins que des ententes n'interviennent
dans les établissements. Les cours reprendraient en août
et la session d'automne commencerait en octobre.
La loi comprendra aussi des mesures « pour
empêcher que les cours soient perturbés », le
premier ministre déclarant que « la loi sera dissuasive
pour l'immédiat et pour l'avenir ». La loi garantira
l'accès aux cégeps et aux universités en
prévoyant des infractions comportant des amendes importantes
pour ceux
qui y contreviendraient, a-t-il dit.
Après avoir refusé de négocier et
après avoir recouru à la police, aux gaz
lacrymogènes et à la matraque, Jean Charest a le front de
dire qu'il veut défendre le droit à l'éducation et
garantir l'accès à l'éducation dans le cadre du
respect des lois et de la démocratie.
La colère des étudiants et de leurs
alliés s'est peu à peu transformée en
détermination à poursuivre leur juste lutte pour le droit
à l'éducation. Hier, ils ont tenu trois manifestations
dont une à 23 hre qui a rassemblé plus de 10 000
personnes. Aux cris de « Ce n'est pas une loi qui va nous faire
plier » et « Charest,
si tu savais, ta loi où on se la met », ils ont envahi
les rues du centre-ville. Les forces policières ont à
nouveau invoqué un incident pour déclarer la
manifestation illégale et procéder à l'arrestation
de plus de 100 manifestants. Des actions se sont également
tenues à Québec et Sherbrooke. De nombreuses actions sont
également prévues aujourd'hui.
Montréal
 
Des milliers d'étudiants ont manifesté dans les rues de
Montréal le soir du 16 mai, la 22e marche nocturne. Sous
la bannière «La loi spéciale n'est que le
début de la grève» ils ont vigoureusement
dénoncé la loi Charest et déclaré
leur conviction dans la justesse de leurs revendications à la
défense de leur droit à l'éducation. Encore une
fois, ils ont dû affronter une présence policière
massive, l'escouade anti-émeute et la violence policière.
(McGill Daily)
Québec
À Québec,
des milliers d'étudiants sont descendus dans la rue,
déterminés à obtenir satisfaction de leurs
revendications
et indignés par la loi de «retour à
l'école» du gouvernement Charest. Ils ont marché
sous la bannière «La lutte continue!»
et «Solidarité contre la hausse». Ils ont
scandé des slogans contre la corruption du gouvernement Charest
et demandé
sa démission. Il y a eu un sit-in au coin des rues Charest et
Saint-Vallier où les étudiants ont observé un
moment de
silence pour tous ceux et celles qui ont été
blessés ou emprisonnés à cause de la violence
policière que le
le gouvernement laisse s'abattre sur les étudiants. (N. Phébus)

L 'adoption d'une loi spéciale décuple
la
détermination des étudiants à obtenir
la
satisfaction de leurs justes revendications
- Serge Lachapelle -
Dans une autre de ces mises en scène visant
à
épater la galerie, le premier ministre Jean Charest a tenu un
point de presse en compagnie de la nouvelle ministre de
l'Éducation, Michelle Courchesne, du président de la
Fédération des cégeps, Jean Beauchesne et de Luce
Samoisette, présidente de la Conférence des
recteurs et des principaux des universités du Québec
(CREPUQ) et aussi rectrice de l'Université de Sherbrooke, pour
annoncer l'adoption prochaine d'une loi spéciale visant à
mettre un terme à la grève étudiante. Il est clair
que la mise en scène avait pour objectif de donner un vernis de
légitimité à cette loi tout à
fait illégitime.
On pourrait rire si la situation n'était pas si
dramatique pour les milliers d'étudiants qui voient leur
accès à l'éducation menacé par cette
hausse,
d'entendre le premier ministre défendre l'accès à
l'éducation et ce, au mépris de décisions
démocratiques prises en assemblées
générales.
Il a poursuivi sur la voie habituelle de la provocation
en déclarant que : « Malgré les blessés,
malgré la violence, malgré la démission de la
ministre Beauchamp, les associations étudiantes ne sont pas
prêtes à de réelles ouvertures. » Inutile de
dire que le premier ministre n'avait rien à dire sur la violence
policière
qui s'est encore manifestée hier (17 mai) par l'arrestation de
plus de 100 personnes au coeur du centre-ville.
La réaction des associations étudiantes et
des alliés des étudiants ne s'est pas fait attendre.
« Si le but de cette loi-là est de calmer
les choses, on va assister à un échec. Cette
loi-là va plutôt mettre le feu aux poudres,
littéralement », a lancé la co-porte parole de la
CLASSE, Jeanne Reynolds en point de presse, quelques minutes
après celui de la ministre Courchesne et du premier ministre
Charest.
« Le gouvernement libéral semble être
un gouvernement qui préfère frapper la jeunesse, qui
préfère ridiculiser la jeunesse plutôt que de
l'écouter », a pour sa part déclaré l'autre
co-porte parole, Gabriel Nadeau-Dubois.
Le président de la FECQ, Léo
Bureau-Blouin, a évoqué « une grande frustration
pour des milliers de jeunes qui vont s'en souvenir ». « Ce
n'est pas à coups de matraques ou de lois qu'on va mettre fin
à ce conflit politique ! », a-t-il ajouté.
Il a réitéré que l'organisation
étudiante avait déjà donné le mandat aux
services juridiques de la Fédération de contester le
projet de loi. Les autres associations étudiantes feront de
même.
Il a aussi déploré que le gouvernement ne
se soit pas montré ouvert à la proposition qu'il lui a
soumise il y a quelques jours et qu'il avait évoquée plus
tôt dans la journée.
« Le gouvernement, avec la mise en place d'une loi
spéciale, avec son entêtement face à la hausse des
frais de scolarité, vient mettre ce soir un fossé
important entre lui et la jeunesse du Québec. Encore une fois,
le gouvernement a choisi de faire l'autruche en se cachant
derrière une loi spéciale plutôt que de
vraiment discuter avec la jeunesse du Québec, plutôt que
de faire face à ces responsabilités », a pour sa
part déclaré la présidente de la FEUQ, Martine
Desjardins.

Les étudiants
en
grève occupent le pavillon Judith-Jasmin de l'Univesité
du Québec à Montréal pour protester contre
la reprise de certains cours à cause d'une injonction. (MontrealManif)
« Ce gouvernement est passé maître
dans l'art de dire quelque chose en privé et de faire exactement
le contraire sur la place publique, dans un grand cirque de relations
publiques. Il est évident que la loi spéciale qui a
été présentée était
déjà écrite, que le gouvernement avait
déjà pris la décision de l'imposer
unilatéralement. Comment un gouvernement qui prétend
être celui de tous les Québécois peut-il imposer de
telles mascarades pour servir ses intérêts
idéologiques ? », demande la présidente de la FEUQ
« Dans le dossier de la hausse des droits de
scolarité, la Fédération a démontré
noir sur blanc que la hausse n'était pas nécessaire, que
l'argent existait ailleurs et qu'elle aurait des impacts majeurs sur
l'accessibilité, et il a été possible de constater
que la décision d'augmenter les droits de scolarité
était simplement
idéologique. Même dans ce cadre, la
Fédération a tenté de démontrer des
alternatives pour favoriser une sortie de crise. Rien n'y a fait. Le
gouvernement n'a jamais bougé d'un iota jusqu'à
l'imposition de cette loi spéciale. Le gouvernement utilise
l'État pour légitimer une position idéologique
», s'insurge Martine
Desjardins.
Elle a qualifié les mesures proposées par
le gouvernement Charest de « mesures palliatives ». Un
bachelier québécois termine son parcours universitaire
avec une dette de 14 000 $, a-t-elle rappelé, ajoutant que la
hausse prévue allait porter à près de 5000 $ le
coût de la scolarité universitaire, tous frais confondus.
Malgré la bonification des bourses pour les moins bien nantis,
quelque 50 000 autres verront leur endettement augmenter, a-t-elle
déploré.
Tous deux ont regretté que le gouvernement ait
attendu à la mi-avril pour entamer des discussions avec les
étudiants, alors qu'ils étaient déjà en
grève depuis 10 semaines.
Le déroulement de la prochaine campagne
électorale ne sera pas de tout repos pour les libéraux, a
par ailleurs averti Mme Desjardins. « On a déjà un
plan mis en place. »
La Table de concertation étudiante du
Québec (TaCEQ) a également condamné cette loi
spéciale. Le premier ministre « appelle à la paix
sociale, à la démocratie et à la
sécurité, alors que ce sont des milliers de jeunes, de
professeurs et de chargés de cours qui subiront de profonds
traumatismes dûs à la forte répression
qui s'en suivra », rappelle Paul-Émile Auger,
secrétaire général de la TaCEQ.
« La TaCEQ appelle de nouveau à
négocier sur la hausse des droits de scolarité. Ce n'est
pas la première fois que le gouvernement essaie de contourner la
résolution d'une crise sociale profonde en faisant miroiter un
semblant de solution qui ne fait qu'envenimer la situation. Cette loi
est inacceptable et n'est
absolument pas une solution au problème »,
déplore-t-il.
Le Conseil central du Montréal
métropolitain-CSN considère qu'il s'agit d'un jour
sombre pour la démocratie québécoise.
« Au lieu de favoriser le dialogue, le
gouvernement s'est entêté, n'a jamais fait le moindre
compromis, a multiplié les déclarations insultantes et
incendiaires, a minimisé l'importance du mouvement
étudiant, a traité ses représentants avec
condescendance, a nié la légitimité de leurs
assemblées démocratiques et
a encouragé l'abus des recours judiciaires », lit-on dans
le communiqué du Conseil central.
« Le résultat est là,
désolant : la démocratie étudiante est
ravalée au rang de phénomène dérangeant au
profit d'un parti qui exerce le pouvoir de façon autoritaire et
inconsidérée. »
Le président de la Fédération du
personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ), Bernard
Bérubé, a profité de l'ouverture le 17 mai du
Congrès de son organisation syndicale, qui se déroule
jusqu'à vendredi à Matane, pour commenter les derniers
développements.
« Ce n'est pas une superinjonction sous forme de
loi spéciale qui va rétablir un climat propice à
l'éducation dans les collèges. La situation ressemble
déjà à une véritable Tour de Babel
juridique et la seule sortie de crise que propose Jean Charest est de
s'appuyer encore plus sur les tribunaux, sans égard aux
conséquences pour les étudiants et le personnel
concernant la suite des choses », a-t-il dit.
« Ce n'est pas parce qu'il n'y a plus de
manifestations à l'extérieur que l'ambiance à
l'intérieur est propice à l'apprentissage. C'est loin
d'être le cas. La tension demeure élevée à
la fois chez les étudiants, le personnel et la direction. Cette
crise est un véritable gâchis par la faute d'un
gouvernement qui a refusé
de négocier sérieusement avec les étudiants
dès le départ, préférant laisser pourrir la
situation en espérant que la contestation s'essoufflerait avec
le temps », analyse le président de la FPPC-CSQ.
« Le recours abusif aux forces policières
armées de matraques et de gaz contre nos propres jeunes n'a pas
ébranlé que les étudiants. Il a également
choqué et traumatisé nos propres membres. Ces derniers
n'en reviennent pas que le gouvernement ait
préféré envoyer la police envahir les campus
plutôt que de respecter
la démocratie étudiante et de négocier
sérieusement avec les représentants des étudiants
», déplore M. Bérubé.
« Ce coup de force est un aveu de faiblesse
», affirme pour sa part le président de la
Fédération nationale des enseignantes et enseignants du
Québec (FNEEQ), Jean Trudelle. « Ça me laisse
beaucoup d'amertume. Je ne sais pas comment nos gens vont
réagir. Il y a quelque chose dans tout cela qui est
extrêmement
déprimant. »
« Je les ai écoutés avec attention
et je ne les crois pas. Il y a dans ce qu'ils ont dit une somme de
démagogie qui me renverse. On a évoqué le
pseudoconsensus du 6 décembre alors que c'est faux, on a
parlé d'accessibilité comme s'il s'agissait simplement
d'ouvrir les portes. On n'a rien sur le fond de la question.
Le gouvernement n'a fait que souligner à grands traits rouges
ses supposées avancées alors qu'il oublie de dire que
c'est arrivé après deux mois de conflit », a-t-il
dit.
Selon lui, les enseignants des cégeps qui doivent se rencontrer
aujourd'hui seront trop enragés pour discuter du détail
de la suspension de la session jusqu'en
août, a-t-il ajouté.
Le président de la Fédération
québécoise des professeurs d'université, Max Roy,
a trouvé « extrêmement dommage » que les
considérations des étudiants n'aient pas
été prises au sérieux. Selon lui, ce sera
très difficile pour les professeurs d'université, qui
tiennent un point de presse ce matin, de reprendre la session
au mois d'août et septembre, moment consacré à la
recherche, aux demandes de subvention ou aux déplacements.
Tout le monde se prépare pour la grande
manifestation du 22 mai.
L'éducation est un droit !
Appuyons la juste lutte des étudiants !

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Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca
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