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Numéro 52 - 2
mai 2012
Premier Mai 2012
Des actions partout au
Québec pour
la défense commune des droits de tous!
Premier
Mai
2012
• Des actions partout au
Québec pour la
défense commune des droits de tous!
• Les travailleurs d'Alma
marquent le Premier
Mai avec leur Marche de l'énergie
Les
étudiants
plus résolus que jamais
• Coup de force pour
interdire la grève
défait par les étudiants au
Cégep de l'Outaouais
• La ministre de
l'Éducation refuse
d'entendre la proposition des
fédérations
étudiantes
Premier
anniversaire
de
l'élection
frauduleuse de la majorité
conservatrice
• Un
moment
déterminant pour le Canada
Premier Mai 2012
Des actions partout au Québec pour la
défense commune des droits de tous!
Des manifestations et rencontres ont eu lieu dans
plusieurs villes du Québec : Alma,
Québec,
Montréal, Gatineau, Sherbrooke, Rimouski et
plusieurs autres.
Ce sont les lockoutés de Rio Tinto Alcan
à
Alma qui ont tenu le premier rassemblement.
À 8 heures du matin,
24 travailleurs lockoutés par Rio Tinto
Alcan
depuis le 31 décembre ont commencé
la Marche de
l'énergie en direction de
l'Assemblée nationale à
Québec. À midi, les travailleurs
d'Alma ont
été les hôtes du rassemblement
du Premier Mai pour
le Saguenay-Lac-Saint-Jean.
À Québec, la
Coalition de Québec et
Chaudière-Appalaches opposée
à la tarification et
à la privatisation des services publics a
organisé une
manifestation à midi contre l'offensive
antisociale des
libéraux de Jean Charest. Sous le
thème «
Défendre nos droits, célébrer
nos victoires
», près de mille travailleurs,
retraités,
étudiants et gens de tous
horizons et leurs organisations ont marché
à la
défense de la dignité du travail et
en appui à la
lutte des étudiants pour le droit à
l'éducation.
Tout au long de la marche, des orateurs ont
présenté les
revendications chères au peuple du
Québec : pour des
retraites dans la dignité, pour le droit de
s'organiser, pour un
revenu décent, contre la pauvreté,
pour des services publics de qualité et
universels, contre la
hausse des frais de scolarité.
L'intimidation de l'État a
aussi été dénoncée.
À l'Assomption, dans la région de
Lanaudière, plus de 200 travailleurs mis
à pied d'Aveos
et des travailleurs syndiqués du fabricant
d'appareils
électroménagers Mabe qui seront mis
à pied d'ici
deux ans ont rejoint les travailleurs de l'usine
Électrolux qui
doit fermer ses portes en 2013. Ils se sont
rassemblés devant
les portes de cette usine
pour dénoncer les fermetures. Ils ont
marché dans les
rues de l'Assomption pour montrer leur opposition
à la
destruction de l'économie socialisée
au profit des
monopoles.
À
Montréal, ce sont
plus de 2000 personnes
qui se sont rassemblées en début de
soirée au Parc
Molson pour célébrer le Premier Mai.
Les étudiants
ont donné le ton à la manifestation.
Prenant la parole
avant le début de la marche, les
porte-paroles de la Coalition
large de l'Association pour une solidarité
syndicale
étudiante (CLASSE), de la
Fédération étudiante
universitaire du
Québec (FEUQ) et de la
Fédération étudiante
collégiale du Québec (FECQ) ont
réitéré que la lutte que les
étudiants
mènent contre la hausse est une lutte
à la défense
des droits de tous et toutes et fait partie de la
lutte du peuple
québécois pour une alternative.
D'une seule voix les
représentants
étudiants ont salué les grandes
batailles que le peuple a
menées dans son histoire qui ont
forgé le Québec
d'aujourd'hui. « Tous les acquis sociaux
qu'on a, la
santé, l'éducation, pour la nouvelle
génération, sont issus des luttes
passées »,
a dit l'un d'entre eux.
Voici ce que les autres orateurs ont dit :
« J'ai
été récemment en
tournée, à Alma,
où il y a un lockout, il y a d'autres
conflits de travail au
Québec, et je pense qu'on va réussir
à gagner, en
se serrant les coudes, tous ensemble,
étudiants, travailleurs,
citoyens. »
« Il y a des gens avant nous qui ont pris
la rue
non seulement le Premier Mai, mais tout au long de
l'année pour
se battre pour des choses auxquelles ils croyaient
et, bien humblement
cette année, la génération
des jeunes a
réussi à peut-être donner un
peu d'espoir à
un Québec qui en avait bien besoin, qu'un
autre Québec
était possible. »
« La lutte aujourd'hui des
étudiants, c'est
en
solidarité également avec celle des
travailleurs, pour
permettre aux fils et aux filles des travailleurs
d'avoir une
accessibilité aux études qui leur
est promise. C'est pour
permettre à tout le monde, partout à
travers la province
du Québec, de rêver encore toujours
plus. Le gouvernement
du Québec essaie
de taire ce rêve-là d'avoir un
Québec plus juste et
plus équitable. Nous ne sommes pas dupes
monsieur Charest, nous
savons que cette attaque à
l'éducation n'est qu'un pas de
plus pour transformer la société. Ce
que vous nous
promettez c'est un pillage collectif de notre
éducation, de nos
ressources naturelles, de notre
société. »
« Cette société est la
nôtre
et nous lutterons et résisterons car nous
sommes les
maîtres du Québec. Nous sommes dans
cette mobilisation la
démocratie vivante, nous sommes les
porteurs de
l'égalité, de la justice sociale et
des projets de
société. Nous sommes la
société, notre
résistance est notre force. »
Puis la bannière de tête «
NOUS
» a ouvert la marche, suivie des contingents
d'étudiants,
de travailleurs, d'enseignants, des familles et
d'organisations de
défense des droits. Il y avait des
contingents de la
Fédération interprofessionnelle de
la santé du
Québec (FIQ), des syndicats d'enseignants
de plusieurs
institutions collégiales et universitaires,
des travailleurs de métiers, de
Québec solidaire et du
Parti marxiste-léniniste (Voir la
déclaration du PMLQ pour
le Premier Mai). Les manifestants
ont marché sur
les rues Beaubien et Iberville jusqu'à la
rue Rosemont,
salués par les gens sur les balcons et les
commerçants et
klaxonnés par les automobilistes.
I l y avait
aussi un militant
contingent de travailleurs venus dénoncer
le projet de loi 60 du
gouvernement Charest qui est une attaque en
règle contre la
santé et la
sécurité au travail.
À la fin de la marche, des orateurs ont
dénoncé l'attaque contre le bien
commun qu'est
l'offensive antisociale brutale du gouvernement
Charest et
réitéré que l'économie
doit servir
l'ensemble de la société.
Plus tôt dans l'après-midi, à
16 h
30, plus de 1000 personnes, en grande
majorité des jeunes, se
sont rassemblées au métro Champ de
Mars pour une
manifestation anti-capitaliste. On avait
l'impression qu'il y avait
pratiquement plus de policiers avec chiens,
chevaux et bicyclettes que
de manifestants. La manifestation a
été
déclarée illégale
moins d'une heure après son départ,
ce qui a
été le feu vert pour le
déclenchement d'une
attaque brutale contre les manifestants. Environ
100 personnes ont
été arrêtées.
Le peuple exige une nouvelle direction pour le
Québec et dans ses actions et
manifestations il réagit et
élève la voix. Notre avenir est dans
notre défense
commune des droits de tous !
À Québec
 

À Montréal

 
 
  
 
 
  
  
Sept-Iles;
Sherbrooke
 
St-Jérôme;
Shawinigan
 

Les travailleurs d'Alma marquent le Premier Mai
avec leur Marche de l'énergie
Les travailleurs en lockout de Rio Tinto à
Alma
ont été les hôtes
cette année de l'activité du Premier
Mai au
Saguenay-Lac-Saint-Jean et ils
ont commencé la journée en donnant
le départ de
leur « Marche de
l'énergie » qui va les mener à
l'Assemblée
nationale jeudi le 3 mai.
À 8 heures du matin le Premier Mai, plus
de 200
travailleurs ont
salué les 24 marcheurs, 22 hommes et 2
femmes, au départ
de leur marche
vers l'Assemblée nationale où sera
déposée
leur pétition demandant au
gouvernement du Québec d'arrêter
immédiatement
l'achat par Hydro-Québec
de l'hydro-électricité produite par
RTA pendant le
lockout. Les travailleurs dénoncent Charest
pour avoir
signé une
entente secrète avec Rio Tinto quand
celui-ci a acheté
Alcan en 2007.
Entre autres choses, l'entente considère un
lockout comme
étant un cas
de force majeure qui permet à RTA de se
soustraire aux
obligations
contractuelles qu'il a signées au moment de
l'achat et il force
Hydro-Québec à acheter toute
l'hydro-électricité
produite par RTA et non
utilisée pendant un lockout, ce qui a
permis d'utiliser les
ressources
hydro-électriques du peuple pour financer
le lockout actuel. Les
travailleurs vont marcher environ 210
kilomètres.
« C'est un marathon de marche pour nous et
nous
avons rendez-vous à
8 heures devant l'Assemblée nationale le
jeudi 3 mai, a dit au Marxiste-Léniniste
Marc
Maltais, le président du syndicat qui
représente les
lockoutés. Nous
serons nombreux à les accueillir à
leur arrivée.
Nous remettrons alors
au député du Lac-St-Jean Alexandre
Cloutier notre pétition signée. Le
député
va lire et déposer la
pétition pendant la période de
questions et nous aurons
à ce moment une
délégation de travailleurs dans la
galerie qui est
ouverte au public.
Nous avons organisé des activités de
mobilisation ce
jour-là pour nous
assurer que les parlementaires et le maximum de
gens vont entendre
parler
de nous. »
Les travailleurs ont voulu placer leur action
dans le
fil de
l'histoire en la faisant débuter dans le
village
d'Hébertville, qui est
la première municipalité à
avoir été
fondée au Lac-Saint-Jean et que les
gens appellent le berceau de la région.
La marche a
été
préparée
méticuleusement du point de vue
santé,
sécurité, nourriture et repos
des marcheurs. Chaque travailleur va marcher 54
kilomètres et
les
marcheurs sont divisés en équipes
qui se relaient
à tour de rôle pour
permettre à chacun de se reposer. Trois
véhicules les
escorteront en
tout temps, dont une roulotte pour le repos. Un
travailleur à
qui un
journaliste a demandé comment il allait
être capable de
faire cette
longue marche a fièrement répondu :
« C'est le
groupe qui va me porter.
» Le Marxiste-Léniniste salue
les marcheurs de
la Marche de l'énergie qui
énergisent tout le monde par leur action
audacieuse.
Sur l'heure du midi, les travailleurs d'Alma ont
été les hôtes du
rassemblement du Premier Mai auquel ont
participé plus de 400
personnes
venues de toute la région. Il y avait
là des travailleurs
du secteur
privé et public membres du Syndicat des
Métallos, du
Syndicat des
communications, de l'énergie et du papier
(SCEP), des
Travailleurs
canadiens de l'automobile (TCA), de la
Confédération des
syndicats
nationaux (CSN), de syndicats d'enseignants et
d'autres syndicats. Les
participants comptaient aussi des membres de
plusieurs groupes
communautaires, bon nombre d'étudiants et
même des
représentants du
diocèse. Les orateurs pour l'occasion ont
été Marc
Maltais, Jean-Marc
Crevier, le directeur régional de la FTQ,
et Engelbert
Cottenoir, le
président du Conseil central de la CSN pour
le
Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Marc Maltais a expliqué au LML qu'un
des
points
principaux de
son allocution était un appel à
faire de la lutte d'Alma
et des
ressources naturelles un enjeu dans les prochaines
élections
provinciales.
« Il n'y a pas de doute que cette question
sera un
enjeu ici à Alma
lors des prochaines élections, mais cette
question
dépasse
le cadre de
la région et pourrait bien devenir un enjeu
électoral
dans tout le
Québec. Les ententes secrètes sont
inacceptables et celle
que le
gouvernement Charest a signée avec
Hydro-Québec et Rio
Tinto Alcan sur
l'achat de l'hydro-électricité
produite par RTA est ce
qui fait
perdurer le conflit actuel à Alma.
Ça ne permet pas d'en
arriver à une
solution du conflit. Nous disons que les
gouvernements doivent faire
partie de la solution des problèmes. Nous
n'avons rien contre
recevoir
des tapes amicales dans le dos, mais ce qui est le
plus
nécessaire c'est
d'en
arriver à une solution. Nous n'acceptons
pas que le gouvernement
Charest plaide la neutralité alors qu'il
est complice du
lockout. »
Marc a aussi remercié les travailleurs qui
se
sont
présentés en grand
nombre lors de cette journée internationale
de la classe
ouvrière sans
égard à leurs affiliations
syndicales, et il a dit que
cette unité par
delà les
bannières de chacun est un des
accomplissements de la lutte
à Alma. Il
a salué la lutte des étudiants et
dit que la question se
pose ici
encore : le gouvernement a la
responsabilité de contribuer
à la
solution du conflit au lieu d'attaquer les
étudiants.
Jean-Marc Crevier et Engelbert Cottenoir ont dit
que le
choix d'Alma
pour le rassemblement du Premier Mai est
très approprié
parce que la
lutte des travailleurs d'Alma est la lutte de
tous. Ils ont aussi
salué
les étudiants et Crevier a dit que les
étudiants qui se
battent sont
les travailleurs de demain et que les travailleurs
en sont
extrêmement
fiers.
Les travailleurs d'Alma ont été
très contents de recevoir cet appui
à leur combat à l'occasion du
Premier Mai. L'un d'entre
eux a dit à un
journaliste que cet appui qui vient du milieu est
un grand
encouragement à poursuivre leur combat,
d'autant plus que c'est
pour le
milieu que les travailleurs d'Alma se battent.
À titre d'information
Hébertville - le berceau du Lac-Saint-Jean
« La naissance d'Hébertville,
c'est la
naissance du Lac-Saint-Jean, et le
Lac-Saint-Jean,
c'est mon pays ». Mgr. Victor Tremblay,
historien, fondateur de
la Société historique du Saguenay.
Histoire et
fondation:
Contexte du développement
-
Hélène
Girard, mars 2012 -
Revenons avant 1849, les garçons du
Québec
s'exilent en
grand nombre aux États-Unis pour gagner
leur vie, étant
donné que les familles sont nombreuses et
que la terre à
cultiver fait cruellement défaut, on manque
d'espace à
leur offrir. Les prêtres
québécois voient partir
leurs jeunes avec tristesse et décident de
prêcher et
d'oeuvrer en faveur d'un retour à la terre
et pour cela, une
seule
façon de sortir de l'impasse, c'est
d'ouvrir de nouveaux
territoires à la colonisation.
C'est ainsi que Nicolas-Tolentin Hébert,
alors
curé de Kamouraska, participe avec ses
confrères du
collège de La Pocatière à la
fondation d'une
association de colonisation qui se nomme «
ACIK », soit
l'Association des comtés de
L'Islet-Kamouraska. M. Hébert
devient l'âme et l'agent principal de
l'association et s'embarque
sur le grand fleuve à l'été
de 1849 avec 44 hommes
afin de procéder à l'exploration des
cantons que le
gouvernement lui a concédés.
Fondation
Cette première expédition oeuvre
pendant
trois mois à faire
des abattis afin d'ouvrir un sentier entre
Laterrière et la
chute des Aulnaies. Ce sont les débuts du
Chemin Kénogami
qui deviendra le premier lien routier reliant le
Saguenay et le
Lac-Saint-Jean.

Le lettre
«H» stylisée
suggère subtilement
la forme d'un berceau. Le berceau est
là pour rappeler
qu'Hébertville est la
première municipalité
jeannoise à avoir
vu le jour. C'est donc le berceau
du Lac-Saint-Jean.
|
Toutes ces personnes retournent passer l'hiver
dans leur
famille sur la
côte sud et au printemps de 1850, M. le
curé Hébert
revient cette fois, avec 75 hommes recrutés
dans sa paroisse et
celles avoisinantes comme à L'Islet et
à
Rivière-Ouelle. Cette main-d'oeuvre
travaille sans relâche
jusqu'en novembre à abattre des arbres pour
bâtir des
camps et des entrepôts, on continue à
défricher un
chemin le long des lacs Kénogami et
Kénogamichiche, on
veut arriver bientôt au dessus de la chute,
là où
M. Hébert a vu le potentiel d'un
établissement permanent.
On vit sous la tente, c'est le festival des
mouches
noires, on oublie
le sens du mot confort et, comble de courage, 14
de ces hommes
décident de passer l'hiver 1850-51. Ils
préparent les
billots qui serviront au printemps de 1851 pour
construire deux moulins
absolument nécessaires à la survie
de la colonie, soit:
un
moulin à scie pour préparer le bois
et construire des
maisons et un moulin dit à
«farine» pour moudre le
grain et fabriquer le pain. Une petite chapelle
est aussi
établie cette année-là au
dessus de la chute. Un
nouveau pays est né (...)
C'est également en 1851 que les
premières
familles sont
arrivées. Les jeunes hommes ayant pris
épouses
décident maintenant de s'installer de
façon permanente
dans le nouveau pays. (...)
Hébertville, telle une maman
généreuse, a
favorisé la formation de six
paroisses-filles en partageant son
territoire: Métabetchouan,
St-Gédéon, Alma,
St-Bruno, Hébertville-Station et
Lac-à-la-Croix.
(www.hebertville.qc.ca)

Les étudiants plus
résolus
que jamais
Coup de force pour interdire la grève
défait
par les étudiants au Cégep de
l'Outaouais
Le 1er mai, la Cour
supérieure à Gatineau a
déclaré : « Les
étudiants n'ont aucun droit
à la grève. » Elle a
ordonné la reprise des
cours au Cégep de l'Outaouais pour le
lendemain. Elle a
également interdit tout piquetage autour
des pavillons et tout
blocage des portes.
Le 2 mai, près de 500 étudiants ont
renforcé leurs piquets de grève aux
deux entrées
du cégep et à toutes les portes.
Vers 8 heures, la
direction du cégep a été
obligée d'annoncer
la levée des cours pour la journée.
Le coup de force pour interdire la grève
des
étudiants et la reprise des cours n'a pas
duré deux
heures. Les étudiants entendent reprendre
leur piquet de
grève jeudi.

La ministre de l'Éducation refuse
d'entendre la
proposition des fédérations
étudiantes
Mardi le 1er mai, la ministre de
l'Éducation Line Beauchamp a rejeté
du revers de la main
les propositions des fédérations
étudiantes. Elle
l’a fait avec une déclaration qui donne
l’impression que ce
n’est pas le gouvernement qui est accusé
d’intransigeance par
son refus de même parler aux
étudiants pendant douze
semaines. « Je suis déçue de
voir que les leaders
étudiants n'ont pas bougé, de voir
que, dans ce qu'ils
appellent une contre-proposition, qui ressemble
plus à une
justification de leur position, ils continuent de
revendiquer le
gel », a déclaré la ministre.
Que dire de
l'« offre globale »
présentée par elle et le
premier ministre la semaine
précédente, qui était
en réalité une hausse dans la hausse
et que Jean Charest
lui-même avait qualifiée de «
maintien ferme de
notre position »? C'est comme si Line
Beauchamp ne savait pas que
le mouvement historique de grève et de
manifestations qui en est
à sa douzième semaine n'avait pas
comme revendication
principale l'annulation de la hausse de 1625 $ des
droits de
scolarité! Autrement dit, ce que dit la
ministre de
l'Éducation, c'est que le gouvernement a le
pouvoir d'imposer
ses
politiques antisociales, un point c'est tout. Or,
elles ne sont
acceptées ni par le mouvement
étudiant, ni par la
population.
Dans la soirée du mardi 1er mai, les
étudiants à Montréal ont
poursuivi leur
manifestation quotidienne. Ils étaient
présents en grand
nombre et se sont faits très bruyants, et
ce malgré le
fait que beaucoup d'entre eux avaient
participé aux
manifestations du Premier Mai plus tôt dans
la journée.
Ils continent de déjouer les tactiques
policières qui
consistent à déclarer la marche
« illégale
» pour ensuite justifier les arrestations ou
à tenter de
coincer les manifestants pour les forcer à
se disperser. Les
étudiants ne se sont pas laissés
prendre une seule fois
et les manifestations quotidiennes se poursuivent
jusque dans la nuit.
Dimanche soir, ils étaient près de
10 000
à
manifester dans les rues de Montréal et
lundi soir ils
étaient aussi nombreux. Il y a
également des
manifestations importantes à Sherbrooke et
devant
l'Assemblée nationale à
Québec.
La proposition des étudiants
L'alternative à la hausse proposée
par la
Fédération étudiante
collégiale du
Québec (FECQ) et la
Fédération étudiante
universitaire du Québec (FEUQ) se
résume en ces points :
1. établir un organisme de surveillance
indépendant, la
CÉUQ, qui aura pour mandat d'assurer la
cohérence du
réseau universitaire ainsi que
l'évaluation des besoins;
2. indexer à 3 % les enveloppes
périphériques
à la mission des universités afin de
dégager 189
M$ pour financer les activités
d'enseignement et de recherche
des universités;
3. analyser les relations entre les entreprises
et le
monde
universitaire, notamment en ce qui a trait aux
échanges de
brevets et aux ententes de partenariats;
4. imposer un moratoire de deux ans sur le plan
de
financement des
universités afin de compléter
l'évaluation
réelle des besoins des universités
et que,
conséquemment, soit suspendue l'injection
des nouveaux fonds
prévus tant de la part étudiante que
de la part des
contribuables;
5. imposer un moratoire de cinq ans sur la
création de campus
délocalisés dans le but
d'évaluer les besoins
réels du réseau, sa cohérence
et de voir en quoi
ces campus répondent de manière
pertinente à ces
besoins;
6. tenir des états généraux
sur
l'éducation
universitaire durant cette période pour y
tenir une
réelle consultation sur les objectifs des
universités,
leurs missions, ainsi que le développement
et la qualité
du réseau;
7. geler les frais de scolarité au niveau
de 2012
pour maintenir
l'accessibilité aux études.
« En voulant injecter plus de 850 millions
$ dans
les
universités, le gouvernement libéral
de Jean Charest est
en train de remplir une piscine dont la toile est
percée. Et il
le fait en endettant les étudiants et leur
famille. Prenons un
grand respire, et pour une fois, faisons les
choses dans l'ordre
», explique Martine Desjardins,
présidente de la FEUQ.
« Ce sont des mesures simples et
précises
que tout
gouvernement qui se dit responsable devrait
appliquer afin de s'assurer
d'un réseau universitaire sain et de
qualité. Et ce
faisant, nous permettrons aux étudiants et
à leur famille
de souffler un peu, eux qui ont déjà
eu une augmentation
de 30 % des frais de scolarité dans les
cinq dernières
années. Investissons dans l'avenir de
manière
intelligente », rajoute Léo
Bureau-Blouin,
président de la FECQ.
À Québec
À Québec dimanche, près d'un
millier
d'étudiants ont manifesté devant
l'Assemblée
nationale. Anne-Marie Desmeules, une des
organisatrices de la
manifestation, a dit : « Je suis mère
de deux enfants,
monoparentale, travailleuse à temps plein,
donc j'ai pas le
temps de me déplacer à
Montréal pour manifester.
J'ai amené la manif ici en me disant qu'il
y a plein de gens qui
sont contre la hausse, mais qui sont un peu
disséminés
à travers la ville »,
explique-t-elle.
« J'ai un enfant, je suis allée
à
plusieurs
manifestations, j'ai vu la répression
policière, mais
ça ne m'empêchera pas d'aller
manifester. Parce qu'il ne
faut pas non plus entrer dans le jeu de la peur
», a
souligné pour sa part Marilou André.
« L'offre de
Charest n'est vraiment pas satisfaisante. Il y a
plusieurs
étudiants qui n'ont plus rien à
perdre, dans le sens
qu'ils ont déjà perdu leur session.
Mais ce
sacrifice-là n'aura pas servi à rien
», a-t-elle
poursuivi. Elle dit croire que l'unité du
mouvement
étudiant lui permettra de remporter la
lutte. «
Maintenant,
il reste à Charest à faire un pas.
On n'a rien à
perdre, on l'attend. »
Déclaration d’artistes, médecins,
avocats
et
économistes
Mardi, plus de 200 artistes, médecins,
avocats et
économistes ont signé la
déclaration « Nous
sommes avec les étudiants. Nous sommes
ensemble ». «
Ce conflit entre le gouvernement et le mouvement
étudiant se
projette en effet bien au-delà des chiffres
et des tarifs: c'est
d'abord un conflit de valeurs et de visions, donc
de
société. D'un côté, on
s'entête
à imposer des politiques sociales,
économiques et
environnementales régressives; de l'autre,
une jeunesse nouvelle
se lève, se rassemble et marche au nom de
ses idéaux : la
justice sociale, la solidarité et le
respect. Ce cri de la
jeunesse, qui nous pousse à rompre avec
l'immobilisme, à
recouvrer notre capacité collective d'agir
et à
travailler pour le bien commun, nous l'entendons
», lit-on dans
la
déclaration.
Profs contre la hausse
Des profs opposés à la hausse des
droits
de
scolarité se sont réunis pour une
septième
rencontre du réseau affinitaire Profs
contre la hausse, le 26
avril. L'assemblée a alors
décidé de diffuser ce
communiqué.
« Par l'astuce de la ‘trêve’,
expressément exigée par la ministre
Line Beauchamp le 23
avril dernier, nous comprenions clairement le jeu
qu'elle jouait :
vider la table de négociation de
façon frauduleuse,
mensongère et violente, en associant la
CLASSE à la
manifestation d'hier soir déclarée
illégale. C'est
fait. Nous, la septième assemblée
des Profs contre la
hausse, condamnons cette manipulation de l'opinion
publique en
période pré-électorale
orchestrée par le
gouvernement.
« Nous accusons le gouvernement de Jean
Charest de
mentir
délibérément à la
population en
travestissant la vérité dans un
objectif
pré-électoral en affirmant qu'il
attendait les
étudiantEs alors qu'il leur gardait la
porte fermée.
« Nous tenons le gouvernement de Jean
Charest
responsable du
gâchis actuel. Depuis quelques années
déjà,
Jean Charest refuse d'écouter les
étudiantEs et, tout en
affirmant le contraire, tente de tourner la
population contre les
jeunes et leurs alliéEs. Il s'agit d'un jeu
dangereux.
« Depuis quelques jours, une pluie
d'injonctions
tombe sur les
institutions d'enseignement, créant de la
division entre les
étudiants, les professeurEs et les
administrations. L'harmonie
qui existait dans ces institutions est aujourd'hui
rompue. Après
le judiciaire, voici que l'anti-émeute
entre dans nos
écoles. Par ces mesures, le gouvernement se
déresponsabilise.
« Nous, Profs contre la hausse, refusons
catégoriquement
d'abandonner nos institutions et nos
étudiants qui les
fréquentent aux mains du gouvernement de
Jean Charest qui
dilapide le bien collectif tout en
instrumentalisant ce conflit qu'il a
lui-même envenimé.
« Nous, Profs contre la hausse, ordonnons
et
exigeons de Jean
Charest de cesser la violence actuelle et de
mettre
immédiatement fin à l'intimidation.
« L'heure n'est plus à la
négociation. Il vous faut
reculer et retirer cette hausse massivement
contestée.»
Communiqué du Cégep de l’Outaouais
Réunis en assemblée
générale
le 19 avril
dernier, c'est à l'unanimité que les
enseignantes et
enseignants du Cégep de l'Outaouais ont
salué les trois
principes qui ont guidé la direction
générale et
ses proches collaborateurs depuis le début
de la grève
étudiante, principes qui ont
été officiellement
endossés par l’ensemble du conseil
d'administration et qui ont
été repris d'une même voix par
les
représentants de toutes les parties
impliquées lors du
point de presse du 20 avril.
La volonté expresse du conseil
d'administration
et de la direction du Cégep de l'Outaouais
d'éviter la
judiciarisation du conflit, avec les tensions
insoutenables qu'elle a
suscitées ailleurs, et le fait de
l'affirmer publiquement
constituent pour les enseignantes et les
enseignants des gestes
courageux.
Le communiqué conjoint des
étudiants, des
professeurs et
membres du personnel et de la direction du
cégep se lit comme
suit:
«Voilà maintenant plusieurs semaines
que le
conflit
étudiant divise, oppose, s'enlise. Suite
à la
récente judiciarisation du conflit, le
Cégep de
l'Outaouais, dans une action de discussion
concertée des
étudiants, du conseil de grève, des
professeurs ainsi que
de la direction, émet la position suivante,
considérant
que :
« La démocratie et la
délibération en
assemblée populaire est un principe
fondamental et reconnu par
l'institution ;
« La sécurité et
l'intégrité physique
et psychologique des étudiants, des
enseignants et des membres
du personnel sont une préoccupation
centrale et que chaque
décision s'est toujours et se doit encore
de la respecter ;
« Le Cégep se soucie de
l'après-grève afin
d'assurer la qualité de l'éducation,
de briser la
polarisation des camps et de favoriser le retour
d'un climat propice
à l'enseignement ;
« Les récents
événements
démontrent
que les injonctions déposées
à l'endroit des
universités et cégeps du
Québec ne
représentent pas une solution efficace au
conflit, celles-ci
augmentant plutôt les tensions entre les
camps et contribuant
à l'instauration d'un climat difficile ;
« Le Cégep de l'Outaouais affirme
que :
« Afin de promouvoir le respect de la
démocratie et l'importance du dialogue ;
«Afin d'assurer un climat
sécuritaire et
respectueux,
malgré la grève ;
« Afin d'ouvrir une porte aux
négociations
et de trouver un
retour en classe le plus rapidement possible en
réduisant les
tensions ;
« Le Cégep de l'Outaouais postule
que le
recours à une injonction n'est pas la
solution souhaitée
afin de mettre un terme à ce conflit dans
les plus brefs
délais et espère des
négociations et un recours au
dialogue dès que faire se peut. »
Rappel
Vendredi dernier, le 27 avril, le premier
ministre Jean
Charest a fait
une « offre globale » aux
étudiants qui était
en réalité une hausse dans la
hausse. Il a refusé
d'annuler la hausse des frais de scolarité
de 1625$. Les
étudiants ont répondu le jour
même par une
manifestation de 20 000 personnes pour
déclarer leur rejet
catégorique de manque de bonne foi et de
cette imposition du
diktat Charest. La Coalition large de
l'Association pour une
solidarité syndicale étudiante
(CLASSE) a rejeté
l'offre à l'unanimité le samedi 28
avril. Les
associations membres de la
Fédération étudiante
universitaire du Québec (FEUQ) et de la
Fédération
étudiante collégiale du
Québec (FECQ) tiennent des
assemblées et cette semaine, les deux
fédérations
ont fait une contre-proposition au gouvernement
qui indique
concrètement où l'argent peut
être trouvé
pour que la hausse soit annulée.
L'éducation est un droit !
Appuyons la juste lutte des étudiants !

Premier anniversaire de
l'élection
frauduleuse de la majorité conservatrice
Un moment déterminant pour le Canada
Cela fait un an aujourd'hui que
Stephen Harper a obtenu
sa majorité frauduleuse. Depuis
l'élection, il s'est servi de sa
majorité, obtenue avec le vote de seulement
23,4 % des
électeurs
inscrits, pour accélérer la
destruction nationale sur
tous les fronts.
Une chose est claire cependant : ce n'est pas le
pays
que le peuple veut.
Le peuple se bat pour un Canada qui correspond
à
ses aspirations,
pour l'avenir qu'il veut pour lui et les
générations
à venir, et pour un
monde où l'humanité vit dans la paix
et la
prospérité.
Les
travailleurs du secteur
manufacturier et des mines résistent aux
tentatives des
monopoles de
leur extorquer des concessions et de
détruire leur niveau de
vie, leurs
conditions de travail, leurs pensions, leurs
communautés et leur mode de vie. Les
travailleurs du secteur
public
combattent pour leur dignité et leur
sécurité et
pour défendre les
services publics. Les étudiants du
Québec se rebellent
contre l'offensive du
gouvernement contre le droit à
l'éducation. Tous ensemble
nous luttons contre l'affirmation du
droit de monopole au détriment du droit
public et contre la
destruction
du pouvoir décisionnel souverain du peuple.
Les propriétaires du capital ont le
gouvernement
Harper et les gouvernements provinciaux à
leurs ordres. Ils ont
intensifié leur lutte de classe contre la
classe ouvrière
sans se
soucier du déséquilibre, de
l'insécurité et
de la dislocation que cela
cause. Les Canadiens et les
Québécois montrent en
pratique par leur
résistance déterminée pour
défendre leur
dignité
qu'ils sont à la hauteur du combat qui les
attend. Si les
propriétaires
du capital et leurs représentants
politiques refusent tout
équilibre
dans les rapports de production et persistent
à utiliser
l'État pour
financer et servir les intérêts
privés contre
l'intérêt public, la
classe ouvrière et ses alliés vont
faire encore une fois
ce qu'ils ont fait par le passé en temps de
crise : ouvrir une
voie
nouvelle en élevant la lutte de classe au
niveau requis pour
défendre
leurs droits et engager l'économie et la
société
dans une nouvelle
direction.
L'équilibre axé sur la
reconnaissance des
droits des travailleurs
offre une solution aux crises dans
l'économie et les rapports de
production. La classe ouvrière moderne
refuse d'être une
main-d'oeuvre esclave qui regarde passivement les
prédateurs monopolistes
internationaux détruire le pays qu'elle a
construit à la
sueur de son
front. Les propriétaires du capital et
leurs gouvernements
refusent de
reconnaître cette réalité.
C'est pourquoi ils
doivent faire face aux
conséquences d'avoir un mouvement
de la classe ouvrière qui s'organise pour
donner une nouvelle
direction
au Canada, pour établir un équilibre
par la
résolution de la
contradiction antagoniste entre la classe
ouvrière et les
propriétaires
du capital, au profit des producteurs
véritables de la richesse.
Les
travailleurs sont tout à fait capables de
prendre contrôle
de leurs affaires et des affaires
économiques et politiques du
pays.
Aujourd'hui, nous assistons au début d'un
processus de
résolution des
problèmes politiques, économiques et
sociaux de
l'époque moderne, sans
l'ingérence intéressée des
propriétaires du
capital.
Il y a un an
Il y a un an une majorité des Canadiens
ne voulaient pas d'une majorité
conservatrice à
l'élection fédérale du
2 mai 2011. C'est pourquoi 60 % des
électeurs qui se sont
prévalus de
leur droit n'ont pas voté pour Harper et
que 39 % des
électeurs
inscrits ont refusé de voter. Mais à
cause
du système politique anachronique que nous
avons, à cause
de
l'utilisation de différentes
méthodes de manipulation
électorale par
les conservateurs, de la désinformation qui
a favorisé la
majorité
conservatrice et de l'échec du mouvement
syndical à
s'unir autour des
revendications indépendantes que la classe
ouvrière,
Harper a pu s'emparer du contrôle de
l'État pour le compte
des monopoles
avec le vote de seulement 23,4 % des
électeurs inscrits. C'est
une
majorité obtenue par la fraude, mais le
gouvernement Harper
l'invoque
pour justifier toutes ses politiques. Les gens
sont indignés par
les
révélations sur la manipulation
électorale
avec appels automatisés et le microciblable
et, pendant ce temps,
Stephen Harper se promène dans le monde
pour dire aux autres
qu'ils
doivent être « démocratiques
». Il y a
maintenant presqu'à tous les
jours des révélations scandaleuses
au sujet de la
corruption dans le
gouvernement, mais cela rend Harper plus
arrogant, pas moins.
Avec l'élection du gouvernement
majoritaire
frauduleux de Stephen Harper, le projet
d'établir les
États-Unis des monopoles d'Amérique
du Nord a maintenant
le vent dans
les voiles. Aujourd'hui, la classe ouvrière
se trouve en face
d'une
alliance consolidée des monopoles et des
institutions
gouvernementales
du Canada et des États-Unis. La
présence
du personnel militaire américain en sol
canadien est devenue la
norme
et la souveraineté réalisée
avec la guerre de 1812
s'est depuis
longtemps envolée en fumée.
Depuis qu'il est majoritaire, le gouvernement
Harper
révise toute la
réglementation de l'économie
canadienne pour mieux servir
les intérêts
monopolistes privés et éliminer
l'intérêt
public. Ce que son
gouvernement avait de la difficulté
à accomplir quand il
était
minoritaire se fait maintenant en vitesse
accélérée.
Cela comprend l'abolition de la Commission
nationale du blé et
du
contrôle des agriculteurs sur leur
production, les lois de retour
au
travail pour criminaliser la résistance des
travailleurs et la
destruction ouverte des institutions de ce qu'on a
jadis
appelé le
gouvernement responsable.
La dictature des monopoles sur la direction de
l'économie et les
affaires politiques au service de la quête
de domination mondiale
de l'impérialisme
américain signifie que
le Canada est devenu une base du Homeland Security
des
États-Unis
militairement, économiquement et
politiquement. La nouvelle
raison
d'État du gouvernement Harper est de
tout justifier au nom de l'intérêt
national du Canada qui
est devenu
synonyme de la sécurité
intérieure des
États-Unis.
C'est décidément un moment
déterminant pour le Canada et c'est aux
Canadiens, pas au
gouvernement Harper, de définir le genre de
Canada qu'ils
veulent.
Lisez Le
Marxiste-Léniniste du mai qui
contiendra d'autres
articles sur cette majorité frauduleuse du
gouvernement Harper.

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca
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