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Numéro 50 - 29 avril
2012
Mouvement d'opposition à la
hausse des frais de scolarité
Les étudiants rejettent l'offre arrogante du
gouvernement par des manifestations massives

Près de 20
000 étudiants ont réagi à l'«offre
globale» de Jean Charest dans les rues de Montréal,
vendredi le 27 avril.
Mouvement
d'opposition
à
la
hausse
des
frais
de scolarité
• Les étudiants rejettent l'offre
arrogante du gouvernement par des manifestatiosn massives
• Les étudiants ont la conscience
claire! Tous unis contre la hausse!
• Stratégie
policière pour les manifestations étudiantes -
Christine Dandenault
Mouvement d'opposition à la hausse
des frais de scolarité
Les étudiants rejettent l'offre arrogante du
gouvernement par des manifestations massives
«
Charest, dehors! On va t'trouver une job dans le
Nord! » Voilà l'esprit des manifestations qui se tiennent
depuis mercredi 25 avril, débutées d'abord pour
dénoncer l'exclusion de la CLASSE des négociations avec
la ministre Line Beauchamp, puis en réponse à la
soi-disant blague lancée par le premier ministre à
l'ouverture du salon du Plan
Nord le vendredi 20 avril, et finalement en réaction à la
prétendue offre du premier ministre Jean Charest aux
étudiants du Québec : une hausse dans la hausse, sur 7
ans au lieu de 5 ans. Non, c'est non ! Assez, c'est assez !
Des milliers de personnes,
étudiants,
travailleurs, familles, aînés, personnes de tous les
milieux, se rassemblent à tous les soirs depuis mercredi, au
parc
Émilie-Gamelin à Montréal, pour protester contre
le
gouvernement Charest et son refus de défendre le bien public.
Samedi soir, le 28 avril, pour une cinquième soirée
consécutive, plus de 5 000 étudiants et leurs
alliés ont marché dans
les rues du centre-ville de Montréal et du Plateau-Mont-Royal,
pour condamner le nouvel affront du gouvernement Charest envers les
étudiants avec son offre déposée la veille.
Malgré la
forte présence policière, à chevaux, à
bicyclettes, en rangs sur les bords de rue et en voitures, les
marcheurs
ont fait entendre leur
message clairement tout au long du parcours. La police a tenté
cette fois de causer problème en déclarant que les
manifestants ne pouvaient pas marcher à contre courant sur les
rues. Mais les manifestants ont poursuivi leur marche, applaudis et
klaxonnés par les résidants et les automobilistes, jusque
vers minuit.
Les
dernières nouvelles sur le rejet massif de l’offre de Charest
sont que les délégués de la Coalition large de
l’Association pour une solidarité syndicale étudiante
(CLASSE) ont rejeté à l’unanimité l’arrogante
offre du gouvernement. Les délégués se sont
prononcés dans le cadre de leur congrès à
Québec. Cela fait encore une fois
échec à toutes les tentatives
désespérées du gouvernement et consorts de diviser
les étudiants et de leur faire abandonner leurs demandes.
Une manifestation s’est déroulée dans les
rues de
Québec dimanche après-midi, en même temps que le
congrès de la CLASSE, pour montrer l’opposition des
étudiants. Les manifestants se sont réunis au parc
Saint-Roch pour se rendre devant l’Assemblée nationale. En
soirée, une sixième marche est aussi prévue
à Montréal.
Ce même jour, dimanche,
désespéré par leur
échec à casser le mouvement, le congrès du Parti
libéral du Québec a annoncé qu’il déplace
son conseil général qui doit avoir lieu les 4, 5 et 6 mai
prochain de Montréal à Victoriaville. Les
explications sont pour le moins révélatrices : «
Logistiquement, l’emplacement du Centre Mont-Royal à
Montréal aurait pu devenir difficile d’accès si jamais
une manifestation devait avoir lieu », a déclaré le
directeur des communications du PLQ, Michel Rochette.
Avant la tenue de leur congrès, la CLASSE avait
déclaré : « Les prochaines assemblées
générales se pencheront sur cette offre, afin de
permettre aux étudiants et aux étudiantes de prendre
position sur le sujet, mais il ne faut pas se faire d'illusions : ce
n'est pas avec des modifications cosmétiques du genre que l'on
mettra fin à la crise actuelle. On peut sérieusement se
demander si Jean Charest ne cherche pas des moyens d'envenimer encore
plus la situation. »
« Les étudiants et les étudiantes
savent compter.
Ce qu'on nous offre, c'est une plus grosse hausse, répartie sur
deux ans de plus. Le gouvernement ne fait absolument aucun compromis.
C'est de la poudre aux yeux », a ajouté Jeanne Reynolds,
co-porte-parole de la CLASSE, rappelant que la proposition de Jean
Charest fera passer la hausse de 1625 $ en 5 ans à 1778 $ en 7
ans.
Dans un point de presse tenu à l'Assemblée
nationale le vendredi 25, et qui se voulait une adresse à la
population, le premier ministre Charest et sa ministre de
l'Éducation Line Beauchamp ont présenté le 27
avril au matin une « offre » aux étudiants.
Cette nouvelle « offre » comprend un
étalement de la
hausse de 1 625 $ sur sept ans au lieu de cinq. L'augmentation
étant indexée, on parle donc de 1 785 $, selon les
calculs du gouvernement. L'offre porte également sur une
bonification de l'aide financière qui consiste à majorer
de 35 000 $ à 45 000 $ le seuil de revenu familial en
deçà duquel un étudiant reçoit le montant
maximum en bourse.
Le premier ministre a profité du point de presse
pour lancer ces
banalités et lieux communs habituels qui ont été
rejetés par les étudiants et la population depuis
longtemps. « Quand on a tout le portrait, on en arrive à
une conclusion : le moment est venu de réintégrer les
cours et de permettre aux étudiants de terminer leur session
», a dit Jean Charest. Pour donner l'impression que cette
nouvelle offre est un cadeau inattendu pour les étudiants, il a
ajouté : « Je veux que les Québécois sachent
qu'on a toujours été ouverts. Parce qu'on a voulu
justement respecter la confidentialité, ça donnait
l'impression que le gouvernement était obtus, têtu,
n'écoutait pas. »
« Notons-le : la majorité des
étudiants suivent
leurs cours. La majorité des étudiants vont finir leur
session dans les délais prescrits. Le mouvement étudiant
n'est pas monolithique », a-t-il ajouté pour poursuivre
l'effort pour diviser les étudiants. Charest refuse d’admettre
que les étudiants sont en grève et qu’ils refusent de
reculer.
Les réactions à l’offre n'ont pas
été
longues à venir. Dans le seul après-midi suivant
l’annonce de Charest, 21000 étudiants ont voté en faveur
de la reconduction de la grève. Des manifestations se sont
tenues à Québec devant l'Assemblée nationale et
à Montréal. En soirée, près de 20 000
étudiants et alliés se sont rassemblés à la
Place Émilie-Gamelin à 20 h 30. À Québec,
la police a procédé à 80 arrestations simplement
parce que les étudiants avaient dévié de leur
itinéraire de marche. On leur a remis une contravention de 444 $
pour s'être trouvé sur la chaussée. À
Montréal, on rapporte 85 arrestations le premier soir des
marches. Mais ces arrestations de masse ne semblent pas du tout freiner
l'ardeur des manifestants puisque les manifestations nombreuses se sont
poursuivies à tous les soirs.
« Déjà, plus de 21 000 personnes ont
reconduit la
grève et rejeté l'offre de Jean Charest depuis son
annonce ce matin. Si la tendance se maintient, cette offre pourrait
bien être massivement rejetée par les étudiants et
les étudiantes », a ajouté l'autre co-porte-parole
de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois. « J'ai l'impression que le
gouvernement ne cherchait pas à convaincre les étudiants
aujourd'hui [27 avril], mais plutôt à marquer des points
dans l'opinion publique », affirme Léo Bureau-Blouin,
président de la Fédération étudiante
collégiale du Québec (FECQ).
Pour sa part, la Table de concertation étudiante
du
Québec (TaCEQ) rejette catégoriquement la proposition du
gouvernement Charest. Près de 1000 étudiants ont
répondu à l'appel de la TaCEQ en manifestant à
Québec contre l'offre du premier ministre qui ne présente
aucune solution crédible à la crise sociale actuelle.
Dans de telles conditions, une manifestation par jour sera
organisée, dès la semaine prochaine, jusqu'au
renouvellement d'un véritable dialogue avec le gouvernement,
annonce l'organisation.
Le premier ministre propose d'abolir le crédit
d'impôt,
d'augmenter le taux d'indexation des frais de scolarité et
d'étaler la hausse sur sept ans. « Les étudiant-e-s
n'ont pas fait autant de sacrifices pour un simple étalement de
la hausse. L'annonce d'une indexation additionnelle ajoute l'insulte
à l'injure sur la question de la hausse des frais de
scolarité », déclare Paul-Émile Auger,
secrétaire général de la TaCEQ.
Montréal
  

 
À
Montréal, dans la soirée du mercredi 25 avril.
Outaouais

Haut: Assemblée générale
à l'extérieur du Cégep de l'Outaouais à
Hull le 30 mars 2012. Bas gauche: Manifestation à
l'Université du Québec en Outaouais le 18 avril 2012.
Droite: Rassemblement à Gatineau le 28 avril 2012.
Sherbrooke

 


Marche en direction
du Palais de Justice à Sherbrooke le 27 avril 2012 pour
dénoncer la fausse «offre» et les injonctions.
Québec
 
À
Québec le mercredi 25 avril 2012, après l'annonce de
l'exclusion de la CLASSE des négociations.
Les alliés dénoncent la nouvelle
provocation
« L'annonce du gouvernement de ce matin est une
véritable insulte à l'intelligence des
Québécois et relève de la plus pure
démagogie », a déclaré Gaétan
Ménard, secrétaire-trésorier du Syndicat canadien
des communications, de l'énergie et du papier (SCEP).
« Le maintien de la hausse des frais est une
position de fermeture complète. Ce gouvernement fait de la
petite politique sur le dos des étudiants. Son arrogance et son
refus de négocier avec les étudiants consistent en fait
à un appel au trouble. »
« L'éducation postsecondaire est un bien
social qui devrait être accessible à tous plutôt
qu'une marchandise à acheter et à vendre », a-t-il
ajouté.
« La détermination et la solidarité
des étudiants sont une source d'inspiration pour le mouvement
syndical, conclut Gaétan Ménard. Le SCEP félicite
toutes les personnes qui militent pour l'éducation publique.
Continuez votre lutte ! »
« Le premier ministre affirme qu'il est grotesque
de penser que le gouvernement laisse pourrir la situation à des
fins électoralistes. Nous lui indiquons qu'il est grotesque de
vouloir court-circuiter les représentantes et les
représentants des associations étudiantes et de
négocier sur la place publique », affirme le
président de la Centrale des
syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent
« Les propositions recyclées
présentées aujourd'hui par le gouvernement ne
règleront pas le problème de l'accessibilité aux
études supérieures et de l'endettement étudiant.
De véritables solutions incluraient un moratoire sur la hausse
actuelle et l'organisation d'états généraux pour
discuter du financement des universités. « Il est
déplorable que
ces propositions ne s'attaquent pas aux vrais problèmes et ne
prennent pas en considération les préoccupations
évoquées depuis le début par les
représentants étudiants », ajoute Réjean
Parent.
Pour les groupes membres de la Coalition opposée
à la tarification et à la privatisation des services
publics, « il devient urgent de ramener le débat à
son enjeu principal, à savoir l'accessibilité aux
études ». « En détournant l'attention vers le
conflit et la gestion de celui-ci, le gouvernement occulte les
réelles préoccupations que sont l'impact de
la hausse sur l'accès aux études et sur le niveau
d'endettement, la marchandisation du bien commun, les choix à
faire en matière de finances publiques, etc. »
« Afin de dénouer l'impasse, il est grand
temps que le gouvernement s'assoit avec l'ensemble des associations
étudiantes, puisqu'elles détiennent toutes une
légitimité démocratique sans équivoque. Un
gouvernement élu par moins du quart des personnes inscrites sur
les listes électorales et affichant un taux d'insatisfaction de
73 % est bien mal
placé pour faire la leçon », explique Denis
Letourneux, vice-président de la vie politique de la
Fédération autonome de l'enseignement (FAE).
Régine Laurent, présidente de la
Fédération interprofessionnelle de la santé du
Québec (FIQ), a répondu à l'affirmation du premier
ministre qu'il n'accepterait de négocier qu'avec ceux et celles
qui partagent les mêmes valeurs que lui. « Le
problème, c'est que les valeurs de ce gouvernement ne sont pas
celles de la grande majorité de la
population du Québec. Les libéraux ne logent pas à
l'enseigne de la solidarité, de la justice, de
l'équité et de la démocratie, les valeurs qui sont
réellement défendues par les Québécoises et
les Québécois, y compris les étudiantes et les
étudiants présentement dans la rue. »
Conscients que leur lutte fait partie de la lutte du
peuple
avec les travailleurs au premier rang, les étudiants et leurs
alliés se préparent également à participer
à la marche du 1er mai.
L'éducation est un droit !
Appuyons la juste lutte des étudiants !
(Photos: LML, McGill Daily)

Les étudiants ont la conscience claire!
Tous unis contre la hausse!
Le dimanche matin, 29 avril, un site facebook qui
défend la position
du gouvernement pour la hausse des frais de scolarité a
exigé la
démission du représentant étudiant de la CLASSE,
Gabriel Nadeau-Dubois.
Rapidement, certains grands médias ont commencé à
répéter à qui mieux
mieux cette histoire. Cela
fait clairement partie des tentatives du gouvernement de diviser les
étudiants et de soulever le doute sur leurs représentants
légitimes. À
l'Assemblée nationale cette semaine, le premier ministe Jean
Charest,
la ministre Line Beauchamp et le ministre de la Justice Robert Dutil
ont tour à tour
essayé
de personnaliser la lutte des étudiants.
En réalité ce qu'ils veulent attaquer
c'est la démocratie des
étudiants qui, dans leurs assemblées
générales, discutent, échangent,
débattent, se font leurs idées pour ensuite prendre des
décisions et
les défendre. Ce sont des assemblées souveraines qui
décident de la
marche à suivre, des positions à adopter, de qui
les défendra et comment. Et c'est cela qui irrite tant le
gouvernement Charest qui n'a aucune leçon à leur donner.
De plus, c'est une ingérence totale dans les
affaires de la CLASSE.
Premièrement, il appartient aux étudiants membres de la
CLASSE de
choisir leurs représentants dans leurs
délibérations et assemblées
générales. Et c'est ce qu'ils font. Il n'appartient
à personne d'autre
de leur dire où, quand et comment le faire.
La réponse du porte-parole de la CLASSE a
été on ne peut plus
claire. Il a expliqué simplement que «les comités
de la CLASSE sont
des comités ouverts, et il est possible pour tout membre de la
CLASSE
de se présenter sur tout comité, y compris le
comité médias. Il est
possible d'avoir des élections à tout
moment, que ça soit au début ou à la fin de la
grève. La CLASSE est une
coalition large, il y a beaucoup d'associations, beaucoup de
débat. »
La semaine dernière, certains médias ont
soulevé que les
étudiants étaient matures, qu'ils faisaient preuve de
maturité. Qui a
des doutes là-dessus ? Les étudiants de cégeps et
universités doivent
étudier, travailler, certains supportent même leur
famille, ils
s'organisent pour se nourrir, se vêtir, étudier,
réussir leurs
études. Rien de plus mature ! Pourquoi ne pas parler
plutôt de
l'immaturité de Charest qui tente toujours de diviser les
étudiants, de
les provoquer, de se moquer d'eux et qui refusent de défendre le
bien
public ?
Les tentatives de diviser les étudiants ne
passent
pas. Les étudiants ont la
conscience claire de la justesse de leur lutte pour le droit à
l'éducation
et défendre les intérêts de la
société. Ils savent hors de tout doute
que c'est ce qui est nécessaire et requis pour que le
Québec puisse
s'épanouir.

Stratégie policière pour
les manifestations étudiantes
- Christine Dandenault -
Ayant échoué à détourner
l'attention du public du fait que c'est le refus du gouvernement
Charest qui est la cause de la colère qui monte chez les
étudiants et parmi la population, les médias persistent
à faire des histoires à propos de « casseurs
», du danger de violence et de la sécurité des
manifestants. Le chef du Service
de Police de la Ville de Montréal (SPVM) propose même d'en
faire une science avec sa notion que « 98 % des manifestants sont
pacifiques et 2 % sont des casseurs ». C'est la thèse qui
est répétée depuis mercredi.
Comment cela se présente ? Le fait est qu'il y a
une quantité énorme, des centaines de policiers de la SQ
et de la ville de Montréal qui sont là avec leur arsenal
anti-manifestant : matraques, casques, gaz lacrymogènes,
bicyclettes, poivre de Cayenne, un hélicoptère qui
survole bruyamment dans le ciel de Montréal
à tous les soirs jusque dans la nuit et des paniers à
salade cachés dans les ruelles « au cas où ».
L'au-cas-où arrive parce que la police est là. Les
manifestants marchent avec enthousiasme et militantisme pour
dénoncer le gouvernement Charest. Puis la police, pour bloquer
l'entrain, utilise ses tactiques, soit pour diviser
la manifestation, soit pour créer une souricière et
encercler les manifestants.
 
 
 
 
Le déploiement
policier à Montréal dans la soirée du mercredi 25
avril. (McGill Daily)
Vendredi soir, les manifestants marchaient sur la rue
Sherbrooke pour ensuite prendre Saint-Laurent vers le sud. Au coin
d'Ontario, la police avait fait un barrage avec autobus et deux
rangées de policiers pour bloquer le passage aux manifestants.
C'était une provocation et un piège. Cela crée la
tension et la colère.
Mais les manifestants ont gardé leur calme, se sont assis, puis
relevés pour déclarer qu'ils ne reculeraient pas. C'est
peu après que la police a déclaré la manifestation
illégale. C'est leur stratégie. Le prétexte
évoqué est qu'il y a des casseurs, des gens qui sont un
danger pour les autres. Mais qui sont les casseurs ? La police peut
être ?
Les reportages sont
spécialisés pour interviewer des spécialistes des
mises en scène et de l'approche de la police,
répétant les mêmes entrevues tout au long de la
soirée, attendant « LA » justification de
l'intervention, sans présenter de prise de vue de ces casseurs.
Alors la mise en scène est
celle que
veut provoquer la police, rien d'autre.
Pour les nombreux manifestants
présents, il n'y a pas de problème sauf l'arrogance et la
violence des agissements et propositions de Jean Charest pour maintenir
l'impasse au Québec en attendant de trouver une majorité
silencieuse quelque part qui viendra le sortir du pétrin.
Le problème, c'est la hausse des frais de scolarité et la
proposition de Jean Charest qui, après 11 semaines de
grève
étudiante, passa outre les représentants
étudiants et les négociations entreprises, pour
présenter une hausse dans la hausse !
Assez, c'est assez ! Non à la
hausse des frais de scolarité !

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Marxiste-Léniniste
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