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Numéro 49 - 26 avril
2012
Arrêtez de criminaliser la
jeunesse du Québec
Assez, c'est assez! Non à
l'anarchie et la violence
de Charest! L'éducation est un droit!
- Parti marxiste-léniniste du
Québec (PMLQ) -
Manifestation de 15 000
étudiants à Montréal mercredi le 25 avril 2012 (Montreal Openfile)
Arrêtez
de
criminaliser
la
jeunesse
du
Québec
• Assez, c'est assez! Non à l'anarchie
et la violence de Charest! L'éducation est un droit! -
Parti marxiste-léniniste du Québec
(PMLQ)
• Les étudiants et leurs alliés
dénoncent la nouvelle provocation et poursuivent leur lutte
Prises
de
position
• Où s'en va Line Beauchamp? -
Fédération du personnel professionnel des collèges
• Une entente s'impose! -
Communiqué conjoint du Collège de
Valleyfield
Opinions
des
lecteurs
• Les libéraux sont inaptes à
gouverner!
• Un cri des entrailles de la
société
• La logique des intérêts
privés que défend le gouvernement Charest
• Le génie de la CAQ
• Qui va arrêter la violence contre nos
jeunes?
• De nouvelles formes de gouvernance s'imposent
• Propos tenus par les députés
libéraux à Gatineau: Place au renouveau!
Arrêtez de criminaliser la jeunesse
du Québec
Assez, c'est assez! Non à l'anarchie et la
violence
de Charest! L'éducation est un droit!
- Parti marxiste-léniniste du
Québec (PMLQ) -
Le PLMQ joint sa voix
à celle des
Québécois et Québécoises qui
dénoncent vigoureusement la violence et le chaos que le
gouvernement Charest continue de créer dans le dossier de
l'éducation. L'arrogance du gouvernement est sans borne. La
ministre de l'Éducation Line Beauchamp continue de croire
qu'elle peut choisir les représentants des
étudiants avec lesquels elle veut négocier et qu'elle
peut dicter ce qui va être négocié. Le gouvernement
croit qu'il peut attaquer une manifestation de 15 000 jeunes sans
conséquence et dire que c'est la faute des
«casseurs». Ça ne passe pas !
Le refus du gouvernement de négocier de bonne foi
et d'annuler la hausse des frais de scolarité est inacceptable.
C'est pourquoi l'État criminalise les manifestations
étudiantes et ne veut parler que de « violence des
casseurs », de « perturbations économiques »
causées par les étudiants, et autres contes de
fées. Tout le monde peut voir que c'est
une ruse puisque la police attaque les manifestations pacifiques
d'expression politique et la ministre ne veut rien négocier.
En ce qui concerne l'accusation que la CLASSE a un but
autre que défendre les intérêts des
étudiants, qu'elle a un objectif de « cause sociale
» comme le dit la ministre de l'Éducation, loin d'isoler
la CLASSE cela jette le ridicule sur la ministre. Seulement ceux qui
défendent les intérêts privés des monopoles
et des financiers peuvent pousser
l'ignorance et l'arrogance jusqu'à dire que la défense du
droit à l'éducation est la cause privée d'un
groupe particulier d'étudiants.
Le gouvernement Charest et sa ministre n'ont rien
à proposer aux étudiants et à la
société sauf l'anarchie et la violence. Pris au
désespoir, Charest fait flèche de tout bois. Ce sont des
gestes de violence, de vengeance, de rancoeur à l'endroit des
étudiants parce qu'il n'a pas réussi à briser
l'unité de leurs représentants et organisations. C'est
tout
à l'honneur des étudiants de défendre fermement
leur unité, leurs demandes, leurs droits et leurs principes avec
autant de détermination.
Le PMLQ dénonce fermement les grands
médias monopolisés, la police de Montréal et la
Sûreté du Québec qui ont passé la
soirée à réduire le débat à une
question « de casseurs », probablement les leurs, pour
justifier l'intervention, la brutalité et les arrestations
massives. La manifestation de 15 000 personnes dans la soirée de
mercredi à
Montréal n'était pas une soirée de casse. Des
milliers de personnes se sont rassemblées pour protester contre
la décision unilatérale de la ministre Beauchamp
d'exclure la CLASSE des négociations. Les policiers ont
déclenché une attaque contre les manifestants pour
ensuite déclarer la manifestation illégale. Ce fut un
véritable état de siège dans les
rues du centre-ville. On a vu des centaines de policiers et
l'antiémeute charger contre les manifestants, avec le poivre de
Cayenne, des bombes assourdissantes, un hélicoptère et
tout l'arsenal policier que les Québécois
détestent tant. Il n'y a rien qui puisse justifier ces attaques
contre nos étudiants et notre jeunesse, monsieur le ministre
de la Jeunesse autoproclamé !
Le gouvernement Charest doit être
condamné.
Il n'est pas apte à gouverner
Par la décision unilatérale de la ministre
Beauchamp d'exclure la CLASSE, le gouvernement a complètement
exposé son refus de débloquer l'impasse dans laquelle il
place les étudiants et la population. Les étudiants et
leurs dirigeants ont tout fait ce
qu'ils avaient à faire pour défendre le droit à
l'éducation depuis le début du conflit. Respectez-les !
Avec tout l'argent qui a coulé avec la police,
l'antiémeute, les arrestations, les injonctions, les retards et
annulations de sessions scolaires, les agents provocateurs
embauchés, les agences de sécurité privées
et gardiens de sécurité mobilisés, la perturbation
que cela cause et entraînera dans les cégeps et
universités, l'insécurité totale qu'il crée
au
Québec, il y a longtemps que le gouvernement aurait pu
régler le conflit. Alors que cherche-t-il ? Qui défend-il
? Pas les étudiants ni la population du Québec. Il agit
ainsi uniquement parce qu'il veut imposer son ordre du jour antisocial
et antinational, au service des monopoles et des intérêts
privés contre les intérêts de la vaste
majorité de la
population.
La jeunesse est le bien le plus précieux du
Québec. Le gouvernement Charest doit porter l'entière
responsabilité pour les attaques contre les jeunes et la
violence dans les rues de Montréal. Tout le monde voit que la
crise est le résultat du refus obstiné du premier
ministre de négocier avec ceux qui défendent le droit
à l'éducation et personne
n'est dupe des prétextes qu'il invoque pour utiliser les gaz et
les matraques contre la jeunesse. Le simulacre d'ouverture de la
ministre de l'Éducation, qui n'a passé qu'une heure en
rencontre avec les délégués des associations
étudiantes pour ensuite déclarer l'expulsion de la
CLASSE, organisation qui compte le plus grand nombre de membres en
grève, est la goutte qui fait déborder l'ordre public.
Le gouvernement a créé une situation
intolérable pour la jeunesse qui se bat pour défendre
l'avenir de l'éducation. Le fait qu'il compte sur la violence de
la police et de l'escouade antiémeute pour atteindre ses fins
montre la faillite totale de ce gouvernement.
Le PMLQ appelle le peuple du Québec à
appuyer vigoureusement les étudiants.
Non à la hausse des frais de
scolarité !
Que Charest et sa ministre de l'Éducation démissionnent !

Montréal le 25
avril 2012

La ministre
de l'Éducation expulse la CLASSE des « négociations
»
Les étudiants et leurs alliés
dénoncent la nouvelle provocation et poursuivent leur lutte
Les étudiants du cégep de Limoilou
à Québec manifestent contre l'exclusion de la CLASSE des
négociations avec le gouvernement Charest le 25 avril 2012.
Le 25 avril en fin d'après-midi, la ministre de
l'Éducation Line Beauchamp a annoncé lors d'un point de
presse que la CLASSE s'était « exclue elle-même de
la table de discussion » étant donné qu'elle avait
annoncé sur son site Web une manifestation pour mardi soir qui
fut par la suite déclarée illégale et
ponctuée par « des gestes graves de
vandalisme, de violence », selon la ministre. Elle a poursuivi en
disant que d'autres manifestations étaient annoncées sur
le site de la CLASSE « sur un ton provocateur ». Elle s'en
est pris aux mots « qu'on pourrait mettre dans la
catégorie des blasphèmes et vous ne m'entendrez pas les
dire dans un micro avec mon statut de député. » La
phrase
assassine est celle-ci: «Osti de grosse manif ce soir pour la
fin de la trêve ».
Les étudiants et leurs alliés ont
immédiatement dénoncé cette nouvelle provocation
dont personne n'est dupe. Comme l'a souligné le porte-parole de
la CLASSE, la ministre s'est trouvé l'excuse qu'elle cherchait
pour exclure la CLASSE des négociations, négociations
auxquelles la ministre n'a participé qu'une heure. Les
représentants qui
souhaitaient parler de la hausse des droits de scolarité se sont
fait répondre par les négociateurs que ceux-ci n'avaient
aucun mandat pour aborder le sujet. Les
deux seules offres qui ont été mises sur la table
après 40 heures de négociations sont une bonification de
l'aide financière aux études et la mise sur pied d'une
commission (temporaire) qui aurait suggéré des
recommandations à la ministre en matière de gestion des
universités.
En après-midi mercredi le 25 avril, plus de 300
personnes ont répondu à l'appel de la CLASSE et
manifesté à la place Émilie-Gamelin pour
commémorer la fin de la session. Elles ont été
atterrées d'apprendre l'exclusion de la CLASSE.
En soirée on attendait 1 000 étudiants au
centre-ville de Montréal, mais il est venu 15 000 personnes pour
dénoncer la nouvelle provocation de la ministre. Encore une
fois, les services policiers ont invoqué de soi-disant «
casseurs » pour déclencher la violence contre les
étudiants. Des escouades de policiers s'en sont pris aux
étudiants et
ce sans que le caractère illégal de la manifestation ne
soit annoncé. Dans une plus totale confusion, les médias
monopolisés qui ont cautionné toute cette
brutalité contre les jeunes ont annoncé tour à
tour que la manifestation avait été
déclarée illégale à 20 h 30, 21 h et 22 h
15.
Le porte-parole du Service de police de la Ville de
Montréal, Ian Lafrenière, a déclaré:
« C'est un noyau dur. Ce n'est pas la majorité des
personnes. ». Ce qui n'a pas empêché les policiers
de procéder à une autre arrestation de masse. Selon les
reportages près de 100 personnes ont été
arrêtées mercredi soir.
Montréal le 25
avril 2012 (McGill Daily)

Prises de position
Où s'en va Line Beauchamp?
- Fédération du personnel
professionnel des collèges, 25 avril 2012 -
La Fédération du personnel professionnel
des collèges (FPPC-CSQ), affiliée à la Centrale
des syndicats du Québec (CSQ), réagit très
négativement à la décision de la ministre de
l'Éducation d'exclure la CLASSE de la table de
négociation et se pose de sérieuses questions sur les
capacités de Line Beauchamp
de dénouer l'impasse dans ce dossier.
Le président de la FPPC-CSQ, M. Bernard
Bérubé, n'en revient tout simplement pas de la tournure
qu'ont pris les événements aujourd'hui, après plus
de onze semaines de grève.
« Nos membres sont littéralement
consternés par l'exclusion de la CLASSE des négociations.
Ils ont l'impression que le motif invoqué par la ministre, pour
en arriver là, ne tient tout simplement pas la route et lui sert
plutôt de prétexte pour mettre fin à une
négociation à laquelle elle n'a jamais cru. L'exclusion
de la CLASSE n'est ni plus ni moins le seul moyen que Line Beauchamp a
trouvé pour fuir ses propres responsabilités »,
dénonce M. Bérubé.
Un gouvernement qui renoue avec ses vieilles pratiques
de confrontation
Le président syndical rappelle d'ailleurs que la
ministre s'est toujours refusé de parler de négociations
avec les étudiants, préférant utiliser le terme
discussions.
« À la lumière de ce qui vient de se
passer, nous ne pouvons que douter de la bonne foi de la ministre.
Surtout qu'elle fait partie d'un gouvernement qui, par le passé,
a été reconnu coupable à au moins deux reprises
par la Commission des relations du travail de mauvaise foi en
négociation. Cela a été le cas lors
des négociations avec les responsables de service de garde en
milieu familial, ainsi qu'avec les travailleuses et les travailleurs du
secteur public en 2005. Nous avons donc l'impression que ce
gouvernement est en train de renouer avec ses anciennes pratiques, ses
vieilles tactiques de confrontation et de mauvaise foi
qui avaient hanté son premier mandat », soupçonne
M. Bernard Bérubé.
Le chaos qui s'installe
Le président de la FPPC-CSQ croit que les
derniers événements sont d'autant plus graves que le
chaos est en train de s'installer à l'intérieur des murs
de nos institutions collégiales.
« Ce qui se passe n'a plus aucun sens. Nous
assistons à une ribambelle d'injonctions qui suivent les unes
derrière les autres et qui vont dans tous les sens. C'en est
même rendu que nous avons des collèges qui demandent des
injonctions pour faire annuler d'autres injonctions. La situation est
en train de virer en
véritable tour de Babel juridique parce que nos dirigeants
politiques refusent d'assumer leurs responsabilités. C'est
triste mais tout se passe comme si le gouvernement Charest,
après avoir perdu toute crédibilité politique dans
ce dossier, avait décidé de faire perdre toute
crédibilité aux tribunaux également »,
s'indigne
M. Bérubé.
Le personnel professionnel déchiré
M. Bernard Bérubé déplore que le
climat dans les collèges s'envenime de plus en plus pendant que
les administrations, dépassées par la situation, ne
savent plus comment réagir.
« Le personnel professionnel se sent lui aussi
déchiré et ne comprend pas qu'on ait pu laisser le climat
se détériorer à ce point », conclut le
président de la FPPC-CSQ, M. Bernard Bérubé.
La FPPC-CSQ représente près de 1 200
professionnelles et professionnels répartis dans 34
collèges. Elle regroupe exclusivement des professionnelles et
professionnels de cégep. La CSQ représente plus de 190
000 membres, dont près de 130 000 font partie du personnel de
l'éducation. Elle est l'organisation syndicale
la plus importante en éducation au Québec. La CSQ est
également présente dans les secteurs de la santé
et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des
loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

Une entente s'impose!
- Communiqué conjoint du
Collège de Valleyfield, 24 avril, 2012 -
La Direction
générale et les trois
syndicats du Collège de Valleyfield invitent la ministre
Beauchamp à convenir d'une entente avec les associations
étudiantes, afin de trouver rapidement une solution à la
crise actuelle.
Bien que nous apprenions hier que la ministre ouvre la
porte au dialogue, nous souhaitons qu'elle fasse tout en son pouvoir
pour le maintenir avec toutes les fédérations
étudiantes jusqu'à ce qu'une solution satisfaisante soit
trouvée et que les étudiants choisissent de retourner en
classe.
Constatant que le temps presse et qu'il faut rapidement
trouver une issue à la crise qui secoue actuellement le
réseau collégial et universitaire, la direction
générale et les trois syndicats du Collège de
Valleyfield se sont entendus pour adopter la proposition suivante :
CONSIDÉRANT que la mission du Collège de
Valleyfield est de favoriser l'accès à un enseignement de
qualité pour la population de la
Vallée-du-Haut-Saint-Laurent;
CONSIDÉRANT que le Collège de Valleyfield
vise à rendre l'étudiant autonome en développant
chez lui la maîtrise de ses processus d'apprentissage, son
jugement critique et sa responsabilité face à son projet
d'études et à son rôle de citoyen;
CONSIDÉRANT que la hausse des droits de
scolarité universitaire est une mesure qui pourrait avoir un
impact direct sur l'accessibilité à l'éducation
postsecondaire, et qui pourrait avoir une incidence sur la
fréquentation des programmes préuniversitaires et
techniques ainsi que sur les choix de vie professionnelle
et personnelle de milliers d'étudiants;
CONSIDÉRANT que la hausse des droits de
scolarité universitaire favorise l'endettement des
étudiants québécois et de leur famille;
CONSIDÉRANT que l'enseignement postsecondaire
doit être rendu accessible au plus grand nombre tout en
maintenant un programme d'aide financière aux études
adapté aux familles de classe moyenne;
CONSIDÉRANT que les étudiants du
collège de Valleyfield sont en grève depuis le 20
février 2012 et que chaque jour supplémentaire de
suspension des cours rend complexe la planification de la reprise de la
session ;
CONSIDÉRANT que nous assistons actuellement
à des débordements inquiétants ;
CONSIDÉRANT que nous devons nous assurer que le
climat sera propice aux apprentissages lors du retour en classe ;
CONSIDÉRANT que les étudiants du
collège de Valleyfield affiliés à la CLASSE,
mouvement qui représente plus de la moitié des
étudiants des collèges présentement en
grève, sont en attente d'être invités par la
Ministre à la table de concertation et que nous pensons que
cette invitation pourrait permettre de
dénouer l'impasse dans laquelle se retrouve le Collège de
Valleyfield actuellement;
C'est d'une voix unanime que la Direction du
Collège de Valleyfield, le syndicat des enseignantes et des
enseignants, le syndicat des professionnels non enseignants et le
syndicat du personnel de soutien, invitent le gouvernement du
Québec à ouvrir rapidement et sans condition le dialogue
avec tous les représentants
des associations étudiantes afin de trouver une solution
à la crise actuelle et ainsi permettre aux étudiants de
retourner en classe le plus rapidement possible.

Opinions des lecteurs
Les libéraux sont inaptes à gouverner!
Bravo aux représentants des trois grandes
associations étudiantes pour leur décision de maintenir
le cap sur la hausse des frais de scolarité et de refuser de
poursuivre les discussions avec la ministre de l'Éducation sans
la présence des représentants de tous les
étudiants en grève. C'est l'entêtement du
gouvernement
à maintenir sa décision de hausser les frais de
scolarité envers et contre tous et son refus d'en discuter avec
les étudiants qui est la cause de la « rupture des
négociations », pas les prétendus «
débordements » dans les rues comme la ministre cherche
à le faire par une hypocrisie on ne peut plus transparente.
C'est
le refus du gouvernement d'entendre les centaines de milliers
d'étudiants, enseignants, parents, administrations scolaires et
la population en général qu'il faut blâmer pour
l'anarchie et la violence, pas les jeunes qui réclament leurs
droits.
Les libéraux ont fait la démonstration
qu'ils sont inaptes à gouverner. Ils ont montré qu'ils
sont incapables, ou qu'ils refusent, en tant que gouvernement de mettre
de côté leurs intérêts partisans au profit du
bien public. Ils usent de manoeuvres et de manigances pour imposer leur
diktat et saborder toute tentative
de résolution politique du problème du financement de
l'éducation post-secondaire en faveur du bien public. Ils font
preuve d'une irresponsabilité criminelle en créant un
climat d'anarchie et de violence qui incite les couches
arriérées à attaquer les jeunes que le
gouvernement traite d' « enfants gâtés » qui
parasitent
sur le travail des « contribuables ».
Le gouvernement Charest doit rectifier la situation
immédiatement ou céder la place. Line Beauchamp a
démontré qu'elle a ni l'aptitude ni la disposition
à trouver une solution qui soit acceptable pour les partis
concernés et pour le bien public. Elle doit être
relevée de ses fonctions.
[Signé]

Un cri des entrailles de la société
Le mouvement de résistance des étudiants
à la hausse des frais de scolarité est l'expression du
besoin d'une nouvelle direction pour le Québec. La grande
bataille qui se mène est entre la nécessité
d'ouvrir une voie au progrès de la société et le
blocage par ceux qui ont usurpé le pouvoir par la corruption et
qui
servent les intérêts privés d'une minorité.
Vive la lutte des étudiants!
[Signé]

La logique des intérêts privés que
défend le gouvernement Charest
Les « perturbations économiques et sociales
» et le « boycottage » des cours doivent cesser,
« la loi c'est la loi », répète la ministre
de l'Éducation comme un record brisé. La ministre
Beauchamp, qui refuse de s'asseoir avec les étudiants depuis
onze semaines, qui a ensuite cherché toutes sortes de
prétextes pour
saborder les discussions une fois qu'elle s'est vue obligée de
rencontrer les représentants étudiants, sort maintenant
l'idée que les négociations ne peuvent pas avoir lieu
s'il y a des « perturbations économiques et sociales
». En fait, plus tôt cette semaine elle a
déclaré une « trêve »
unilatérale pour « donner la chance
à la négociation ». Elle a d'abord dit que cela
signifiait que les manifestations et occupations devaient cesser tant
que duraient les négociations. Puis elle a dit que les
étudiants devaient retourner à leurs cours et mettre fin
à la grève tout en déclarant du même souffle
qu'elle n'avait pas l'intention de discuter de l'abandon
de la hausse des frais de scolarité avec les
représentants étudiants. Et maintenant elle invoque une
catégorie juridique, les « perturbations
économiques et sociales », qui, dit-elle, sont «
incompatibles avec la négociation ».
D'où vient cet énoncé ? Pourquoi la
ministre parle-t-elle en ces termes ? Le gouvernement parle de «
perturbations économiques » seulement quand les
travailleurs font la grève ou que les étudiants
réclament leurs droits. Le gaspillage des fonds publics par la
corruption du gouvernement ou la perte de 40 milliards $
des fonds de pension par la Caisse de dépôt et de
placement, cela n'est pas de la « perturbation ». Quand Rio
Tinto décrète un lockout et met toute la ville d'Alma
et la région du Saguenay à l'envers ou que les monopoles
forestiers ferment des villes
entières et forcent les familles à se refaire une vie
ailleurs ou à mourir de faim, ça c'est
normal selon ce gouvernement.
[Signé]

Le génie de la CAQ
« La loi c'est la loi » dit ce gouvernement
honteux qui jongle avec l'idée de « forcer » les
étudiants à retourner en classe. Selon le
représentant de la Coalition Avenir Québec Gérard
Deltel, Jean Charest doit intervenir et tout simplement «
interdire le boycottage des cours ». Deltel confond le premier
ministre
du Québec et le roi Canute !
[Signé]

Qui va arrêter la violence contre nos jeunes?
- Une enseignante de Montréal -
Des étudiants de
l'Université de Sherbrooke dénoncent la violence
sanctionnée de l'État contre la
jeunesse le 25 avril 2012. (C.
Beauvais)
La faillite des politiques du gouvernement Charest est
exposée jour après jour, minute après minute,
par la violence commise contre les jeunes et contre ceux qui
manifestent leur opposition à ses mesures antipeuple.
La rage dans le coeur de tout le peuple
québécois, témoin et victime des matraques, des
gaz et de l'arrogance de Charest est tout à fait
légitime. Les blessures sont collectives. Comment fait-on pour
dépasser la colère et le sentiment d'impuissance
créés par ces images de notre jeunesse attaquée
par les forces répressives
de l'État ? Comment un peuple se remet de cela ?
Je n'ai pas les réponses, mais je sais
qu'à l'heure actuelle, la cohérence se trouve dans le
mouvement étudiant et ses alliés qui, malgré
l'écoeurante violence de Charest, confrontent son ordre du jour
antisocial et se battent pour un avenir meilleur pour la jeunesse du
Québec.
Notre sécurité repose dans la lutte
collective pour nos droits, pour l'élaboration d'un projet
d'édification nationale qui réponde aux aspirations des
Québécois.
Charest doit cesser et interdire toute forme de violence
envers les manifestants et créer les conditions pour une
discussion nationale sur l'avenir de l'éducation. Il est
à la tête de l'État, il en a le pouvoir. Sinon, il
n'a pas sa place en tant que dirigeant du Québec. L'Opposition
ouvrière et celle de l'ensemble du
peuple du Québec doivent se consolider pour le forcer à
rendre des comptes et se placer en position de fournir une alternative
à la destruction qu'opère son gouvernement.
Une enseignante de
Montréal

Au coeur de la lutte étudiante
De nouvelles formes de gouvernance s'imposent
La violence déchaînée contre les
étudiants cette semaine est la réponse du gouvernement
Charest aux préoccupations des étudiants et des grandes
sections de la population sur comment résoudre les
différends qui touchent aux diverses questions sociales
actuelles, dans ce cas-ci l'éducation. La question demeure
entière : la démarche démocratique des
étudiants est bafouée, à tel point que les
représentants officiels des étudiants et par le fait
même la voix collective des étudiants ne sont même
pas reconnus par le gouvernement en tant qu'interlocuteurs
légitimes, en tant que porte-paroles dûment nommés
par le collectif qu'ils
représentent.

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Cette façon de faire du gouvernement Charest est
conforme à l'approche généralisée aux
« relations de travail » aujourd'hui, c'est-à-dire
que les intérêts privés, dans leurs efforts pour
subjuguer tout intérêt public aux leurs, imposent
présentement une façon de faire qui est une rupture avec
les arrangements que
nous avons connus jusque-là. Ces arrangements
représentaient un certain accommodement des travailleurs et du
peuple selon lequel les gouvernements reconnaissaient, du moins en
principe, les représentants des forces en présence,
s'« assoyant » avec eux dans un processus de «
négociations » élaboré en bonne et
due forme. Lorsque ces pourparlers achoppaient, des moyens de
pression, dont le retrait de sa force de travail, étaient
prévus pour faire pression sur l'employeur, etc. Une nouvelle
politisation des intérêts privés fait en sorte que
la volonté populaire ne peut trouver d'expression légale
et se trouve ainsi bloquée de
jouer un rôle pour trouver des solutions aux problèmes
sociaux actuels. Entretemps, les mesures prises ou mises en place par
le biais des gouvernements permettent, entre autres, aux
intérêts privés de piller directement et sans
entrave le trésor public.
Un argument qui est mis de l'avant depuis le
début par le gouvernement libéral pour expliquer le
dégel et la hausse vertigineuse des frais de scolarité
est qu'il s'agit d'améliorer le rendement des
universités. Mais de quel rendement s'agit-il si le facteur
humain - la génération montante - est la première
à en
être la victime ? Aussi, les sommes ainsi augmentées
seront-elles concentrées dans la recherche au service
d'intérêts privés, comme c'est la tendance
croissante dans les universités ? La question se pose, d'autant
plus que la population québécoise vient de se faire
imposer une « taxe santé » - 200 $ pris à
même les impôts individuels - alors
que tout le monde sait que cela ne changera absolument rien aux
conditions inhumaines qui règnent présentement dans le
domaine des soins de santé. En d'autres mots, nous payons
directement les riches au nom de la « santé ».
Ferons-nous de même au nom du « rendement » des
universités ?
La résistance des étudiants qui se donnent
corps et âme dans cette lutte — le facteur humain/conscience
sociale à l'oeuvre — comme d'autres luttes de résistance
qui se mènent actuellement au Québec, placent la question
du débat public et de la représentativité des
collectifs au premier rang. Les représentants des
travailleurs et des étudiants doivent être reconnus comme
les représentants légitimes de leurs collectifs
respectifs. Plus encore, les représentants de ces collectifs
doivent avoir voix au chapitre sur les décisions concernant
leurs champs d'activité et les questions touchant à leur
vie et à la société en général.
Comment
résoudre cette question est au coeur de comment défendre
le droit public et combattre les blocages et l'anarchie que les
intérêts privés, par le biais des gouvernements en
place, imposent présentement à la société
toute entière.
Un enseignant de
Gatineau

Propos tenus
par les députés libéraux à Gatineau
Place au renouveau!

Sherbrooke le 25
avril 2012
|
Au lendemain d'une manifestation venue huer Charest
alors qu'il est
venu à Gatineau pour parler à ses partisans de son Plan
Nord, les cinq
députés libéraux ont tenu des propos qui
révèlent bien qu'ils n'ont
plus un iota de stature d'hommes et de femmes d'État au sens
moderne du
mot. Le député de Hull-Aylmer, Marcel Proulx, a dit que
les
manifestations
des étudiants étaient du « terrorisme pur et simple
», et d'autres ont
accusé les syndicats et les « groupes marginaux »
d'alimenter le «
climat de déchéance actuel » et d'amener « un
sentiment de terreur
parmi la communauté étudiante».
Ce discours périmé des cinq
députés a eu
lieu au moment même de la
marche de 250 000 personnes dans les rues de Montréal à
l'occasion de
la Journée de la Terre. Les manifestants y ont mis de l'avant
leurs
préoccupations pour le bien collectif qu'est notre environnement
mais
aussi pour les collectifs humains qui refusent que des décisions
affectant
leur vie soient prises sans qu'ils aient voix au chapitre et sans que
les conséquences néfastes de ces décisions sur
leurs vies soient prises
en considération. Aujourd'hui, il y a cette prise de conscience
que ces
vieux arrangements qui les marginalisent du débat politique ne
répondent plus à ce dont la société a
besoin. Ces vieux arrangements
permettent
aux monopoles internationaux de dicter les conditions de travail et de
vie des travailleurs et du peuple. Les gens trouvent aussi socialement
irresponsable que ces mêmes compagnies viennent endommager des
écosystèmes et mettre en danger la santé et la
sécurité des gens comme
si de rien n'était. Ils s'opposent, comme le font
présentement les
étudiants,
à ce que le gouvernement prenne une mesure antisociale
après l'autre
sous prétexte qu'en bout de ligne, tout le monde en
bénéficiera, alors
que tout le monde sait que c'est faux. Les jeunes en particulier
tiennent un discours axé sur l'avenir de l'éducation et
par le fait
même, sur l'avenir de la société en
général.
Devant toute cette conscience sociale dans toute sa
splendeur humaine,
des « élus » tiennent, de leur côté, un
discours qui condamne toute
cette prise de conscience et offre à la place un discours qui
plonge
encore toujours plus profondément dans l'anticonscience. Si huer
est du
terrorisme, alors que dire des séances interminables de
huées dans
l'enceinte
de l'Assemblée nationale et du parlement! Les
députés libéraux sont
tellement dépassés par les événements
qu'ils disent encore « groupes
marginaux » — dans certains cas des partis politiques en bonne et
due
forme — et voient des « instigateurs » partout comme
prétexte pour
délégitimer le mouvement des étudiants et le
mouvement en général et
prendre
de nouvelles mesures de criminalisation contre eux.
Il faut condamner ces propos diffamatoires qui n'ont
jamais
semblé si
anachroniques, puisqu'elles ne servent en fin de compte qu'à
condamner
tous ceux qui n'acceptent pas les plans antisociaux de Charest et qui
veulent briser leur marginalisation pour assumer leurs
responsabilités
sociales. Le Parti libéral a toutes les allures d'un «
clan » qui
défend
« les siens », alors qu'une conscience grandissante crie
haut et fort
qu'aujourd'hui, c'est la société entière qui est
notre famille élargie,
et que le sort de la planète relève de nous. Ces forces
archaïques non
seulement bloquent tout renouveau, mais cherchent à
complètement
détruire le tissu social et toute notion même de
société. C'est le loup
qui crie
« Au loup! ». Ça ne doit pas passer!
Pierre Soublière

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Marxiste-Léniniste
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