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Numéro 46 - 22 avril
2012
22 avril: Jour de la terre 2012
L'importance d'humaniser
l'environnement social et naturel
Les humains viennent de la Terre Mère. Elle est
notre demeure et la source de tout ce dont nous avons besoin pour
survivre, comme l'air et l'eau. Elle est aussi la source d'abondantes
richesses que nous transformons en produits utiles par notre travail.
Pourquoi les humains voudraient-ils polluer et dépouiller la
Terre Mère qui est source de vie ?
La réponse à cette question troublante est
non pas dans la conscience de vouloir lui faire du mal, mais dans
l'anticonscience de faire des choses sans considération pour les
« dommages collatéraux ». Combien de fois avons-nous
entendu dire que « c'est le marché qui décide
» ? Plus qu'il ne le faut. Laisser les marchés ou les
monopoles décider
est une forme d'anticonscience et avec elle c’est non seulement la
Terre Mère qui devient un dommage collatéral mais aussi
les humains qui l'habitent.
Avec l'arrivée de la grande
production industrielle, les humains ont dépassé les
limites de l'anticonscience pour entrer dans une ère où
la science et la conscience sociale jouent un rôle central dans
leur existence. Aujourd'hui la conscience des conséquences de
nos actions doit être à la mesure de la grande production
moderne et des rapports que
nous établissons entre nous en conséquence, à
l’échelle du territoire souverain comme à
l'échelle de la planète. Les considérations
étroites du profit personnel et les notions anticonscientes
à propos du « marché » sont
dépassées par la réalité de l'ère
moderne. Nous avons atteint l'étape où la conscience
sociale et la responsabilité sociale doivent guider
tous nos actes et sous-tendre toutes nos considérations, surtout
en économie et en politique.
La conscience sociale et la responsabilité
sociale sont directement liées au facteur humain et ne peuvent
exister sans lui. La conscience sociale est nécessairement
humaine. En pratique cela veut dire que notre constitution et les lois
fondamentales qui régissent les rapports entre individus, entre
les individus et les collectifs et avec la société en
général
doivent être l’expression du facteur humain/conscience sociale.
Le problème est que notre constitution, les lois
fondamentales et l'organisation politique et économique sont
archaïques et sont l’expression de l'anticonscience. Sinon comment
expliquer la réaction violente du gouvernement au Québec
contre les étudiants et les enseignants qui défendent
l'éducation publique, qui sont les porteurs de la
responsabilité
sociale d'élever le niveau d'éducation de l'ensemble de
la population et pas seulement de ceux qui peuvent se le permettre ?
Comment expliquer le chômage, la pauvreté, le
privilège de classe et le destruction de la Terre Mère
suivant le diktat du marché et de l'intérêt
étroit du profit des monopoles, sans égard aux
conséquences humaines et naturelles ?
Comment expliquer les préparatifs de guerre et la participation
aux guerres d'agression des États-Unis, qui sont la plus
destructrice des activités humaines ?
Le peuple en tant que force sociale et productive ne
décide pas ou ne contrôle pas les affaires politiques et
économiques du pays. Notre constitution, nos arrangements
politiques et les rapports que nous établissons entre nous dans
l'économie sont anticonscients et archaïques. Ils ne
reflètent pas le caractère social du mode de vie
d'aujourd'hui ni
le nécessaire facteur humain/conscience sociale. Les
arrangements actuels ne sont pas conçus pour investir le peuple
du pouvoir de décider des choses qui ont une incidence sur son
existence, qui affectent l'économie et la Terre Mère. Ils
sont des vestiges du privilège de classe et de l'appropriation
privée de la propriété sociale
hérités du XIXe siècle
et aujourd'hui entre les mains de monopoles mondiaux et des
représentants de leurs politiques néolibérales, au
service des objectifs étroits de l’Empire.
La manipulation grossière des affaires
politiques, le privilège de classe, l'argent et les monopoles
décident de qui forme les gouvernements. Les monopoles, le
privilège de classe, l'argent et le statut social
décident de la direction des affaires politiques et
économiques. La prérogative de l'exécutif
contrôle les leviers de l'État et des monopoles. Le
droit de monopole et le diktat étroit de l'intérêt
privé et de l'argent décident de toutes les questions
importantes du développement, et cela comprend la destruction
délibérée du secteur manufacturier, la spoliation
de l'environnement et les bouleversements dans la vie des gens.

On n'a qu'à regarder les crises
économiques qui résultent de l'avidité et du
marché hors de contrôle que l'oligarchie financière
manipule à son avantage. On n'a qu'à regarder la
fracturation comme nouvelle méthode d'exploitation
débridée du gaz naturel, du pétrole et des sables
bitumineux de l'Alberta. Les monopoles de l'énergie et leurs
créanciers
et despotes politiques ont créé une rage du profit
semblable à la folie des prêts hypothécaires et des
obligations sans valeur il n’y a pas longtemps aux États-Unis.
Avec les sables bitumineux, les monopoles de
l'énergie foncent avec une anticonscience aveugle. Ils refusent
de calmer la folie de l'extraction à outrance des sables
bitumineux et de lui favoriser la prévoyance et l'exploitation
consciente, comme en optant pour le raffinage du pétrole
déjà produit en Alberta comme base pour construire une
industrie
pétrochimique socialement responsable. Ils
préfèrent le gain à court terme par l'extraction
furieuse et l'expédition du bitume vers les États-Unis et
l'Asie par voie de gigantesques oléoducs et pétroliers,
risquant la catastrophe à chaque instant.
La grande production industrielle, la distribution et le
commerce mondial sont de magnifiques inventions de la pensée et
de l'activité humaines. Mais ils sont le produit spontané
de la pensée et de l'activité humaines, guidées
par une conscience minimale des conséquences ou « dommages
collatéraux » pour les humains et la Terre Mère. Il
ne s'agit
donc pas de tourner le dos à ces réalisations mais de
voir à nous doter d'une conscience sociale, de
considérations politiques et économiques et d'une
organisation qui correspondent au grand caractère social de nos
inventions scientifiques et productives. L'anticonscience et les
considérations étroites du passé sont en rupture
d'harmonie avec le grand
caractère social de la réalité d'aujourd'hui qui
réclame une économie humanisée et durable qui
suffit à ses besoins et qui se développe dans tous les
secteurs, et sur laquelle les véritables producteurs exercent un
contrôle conscient. Cela veut dire que nous devons nous organiser
pour humaniser l'environnement social et naturel. Nous devons faire
valoir
le facteur humain/conscience sociale dans toutes nos
considérations politiques, économiques et sociales. Cela
veut dire s'engager dans la politique pratique pour changer notre
façon de nous gouverner dans l'économie et dans la
société.
En ce Jour de la terre 2012, mettons-nous au défi
de nous organiser pour humaniser l'environnement social et naturel et
prendre le contrôle de nos vies, de nos affaires politiques et de
notre économie !
Reléguons au passé l'anticonscience du
privilège de classe et des monopoles, ils sont des reliques et
sont en contradiction avec le monde nouveau !
Défendons le facteur humain/conscience sociale !

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