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Numéro 42 - 14 avril
2012
Opposition à la hausse des frais
de scolarité
Les étudiants ne cessent de récolter
de nouveaux appuis!
- François Lazure, Cause commune
101 -
  
Dès le début, plusieurs artistes ont pris
position en faveur des étudiants. Malgré les paroles
mesquines de plusieurs éditorialistes et chroniqueurs qui, comme
des gérants d'estrade, se prononcent sur tout dans la vie
même s'ils ne sont nulle part et ne connaissent rien, les
étudiants qui vivent la vraie situation défendent leur
droit à l'éducation.
Leur démocratie à la base consulte tout le monde avant de
prendre une décision collective respectant la règle de la
majorité. On le voit, c'est un mécanisme qui
libère beaucoup d'énergie, de conviction, de
créativité, d'abnégation et de confiance. Notre
société est bien chanceuse d'avoir une telle
relève.
Le pouvoir répète que ce n'est pas la
majorité qui est en grève, suggérant qu'elle est
pour la hausse. Qu'il fasse un référendum parmi les
étudiants et il verra bien que seulement une poignée
approuve la hausse, de pair avec le patronat. Le mouvement s'essouffle,
dit-il. C'est pourquoi la ministre ordonne aux directions de prendre
toutes les
mesures pour que les cours reprennent ? Ce pouvoir qui dicte,
méprisant et sourd, recueille un taux d'insatisfaction d'environ
70 % lors de chaque sondage : c'est toute la population qui est
essoufflée ! C'est en utilisant les menaces et les tribunaux
pour « régler » des problèmes sociaux et
politiques que ce parti qui décide sans consulter veut avoir
le dernier mot. L'État, c'est ce parti. Pour cette raison, les
jeunes grévistes ne se battent pas contre la démocratie,
mais bien contre l'absence de démocratie. Sur ce plan, la
défaite du gouvernement est acquise depuis longtemps, comme est
acquise la défaite de sa propagande qui devait monter les jeunes
contre les « contribuables » ou les
« babyboomers », c'est-à-dire leurs parents et leurs
grands-parents.
Cette détermination à tenir bon
malgré la campagne de peur, de la menace d'une fin du monde ou
d'un « enfer » ne sert pas à rien.
Ce refus du gouvernement d'agir comme un gouvernement responsable qui
fonde ses décisions sur le consentement des gens visés
par ses politiques, force des personnes importantes de la
société à rompre le silence, comme on le verra
plus bas. C'est un autre gain pour les étudiants sachant garder
leur style pacifique qui n'effraie pas l'opinion publique. Cela suscite
le respect des gens qui sont parfois mélangés concernant
le fond de l'affaire et qui se posent des questions. Parce que les
jeunes ne cassent pas tout sur leur passage et
qu'ils savent éviter les actes de
désespérés, cela énerve les gérants
d'estrade assis dans les gradins de la vie. Ils haussent le ton et
s'emportent chaque jour davantage contre les étudiants et les
personnes affichant ouvertement leur appui. Ils font pitié
à voir. Comme le dit un proverbe : les chiens aboient, mais la
caravane passe !
Des personnalités connues sortent de leur mutisme
Ces derniers jours, l'ancien ministre ayant
établi l'assurance-maladie (Claude Castonguay) déclarait
que les nouvelles mesures de prêts étudiants
annoncées par le gouvernement ne rendraient pas les
études supérieures plus accessibles, demande pourtant
exprimée clairement par les
étudiants. L'ancien ministre de l'Éducation (Jacques-Yvan
Morin) a affirmé que tous les efforts accomplis concernant
l'accessibilité aux études depuis la Révolution
tranquille sont menacés par cette hausse de 75 % en cinq ans. Un
sociologue de renom ayant participé à la fondation du
réseau des polyvalentes et des cégeps (Guy Rocher) s'est
prononcé pour la gratuité, rappelant à tout le
monde que c'était là un objectif annoncé
dès 1965. Selon lui, la société recule en ramenant
le coût des droits de scolarité en 2017 pour les
étudiants à leur valeur de 1968. Pourquoi dire aux jeunes
qu'il leur faut nécessairement des études
supérieures dans notre « économie du savoir
» pour
ensuite aggraver l'endettement individuel comme condition pour les
faire ? S'endetter alors qu'on nous répète sans cesse que
la famille canadienne a une dette moyenne équivalant à
153 % de son revenu, nous suppliant ensuite de payer nos dettes avant
la prochaine récession ! C'est complètement irrationnel.
Les voix de ces personnes devraient
inciter le gouvernement à prendre une autre direction. C'est son
entêtement qui lui fait perdre la face, pas le fait de changer
d'idée.
 
Les deux mains sur le volant, le ministre de la Jeunesse
(et premier ministre) garde cependant le cap, ce qui jette de l'huile
sur le feu. Son argument principal est étrange : il a
été démocratiquement élu, dit-il. Alors,
pourquoi il n'utilise pas son rôle de représentant
élu de la jeunesse pour être du côté de la
jeunesse au lieu de se braquer contre
elle ? Faudrait-il penser changer le titre de cette fonction pour
Ministre contre la jeunesse ?
La ministre de l'Éducation est aussi
inquiétante : faisant fi de toutes ces voix importantes qui
montent pour se joindre à celles des étudiants, elle
refuse de rencontrer les représentants démocratiquement
élus par ces derniers.
Pourquoi une personne démocratiquement
élue refuse-t-elle de rencontrer une autre personne
démocratiquement élue pour se pencher ensemble sur un
problème commun ? Est-ce pour avoir le dernier mot ? Chose
certaine, un tel comportement n'est pas démocratique et fait
perdre tout respect.
Ceci dénote aussi de la faiblesse, se traduisant
par l'admiration de la ministre pour les injonctions. Incapable de
convaincre, elle veut contraindre. Ce qui ne fera pas disparaître
le bien-fondé de la demande étudiante ni
n'écartera les conséquences négatives
mentionnées plus haut par les personnalités connues.
Ce recours aux tribunaux est présenté par
la ministre comme la preuve que notre système est
démocratique. Si c'était le cas, le recours aux tribunaux
ne serait pas un besoin pour le gouvernement. Et le résultat
aggrave la situation qui inquiète déjà les
personnalités s'étant prononcées.
Quand chacun s'arrête pour y penser, cela saute
aux yeux
Imaginez : dans notre genre de démocratie,
où officiellement règne la volonté de la
majorité, celui qui perd au vote à l'assemblée
étudiante va à la cour et parvient à faire imposer
sa volonté à tout le monde ! Dans une démocratie,
la minorité se rallie à la majorité ; au
Québec, la majorité peut être ralliée de
force à la minorité... Quel est le nom de ce
système où la minorité mène la
majorité par le recours aux tribunaux ?
Chose encore plus étrange, il n'y a qu'une sorte
de minorité qui gagne en cour : celle qui a perdu son vote
contre la grève étudiante protégeant le droit
à l'éducation, protégeant les jeunes contre le
recul à 1968, contre l'endettement accru et
l'inaccessibilité croissante. De plus, cette victoire juridique
contre les défenseurs du droit à l'éducation
est célébrée par la minorité comme
étant... la victoire du droit à l'éducation !
Finalement, le renversement de la volonté démocratique
majoritaire par une personne appelée juge est porté aux
nues et célébré par la ministre comme
étant... la preuve de l'existence de notre système
démocratique ! C'est jouer avec les mots.
Par contre, le contraire est impossible. Un jeune
favorable à la grève et qui a perdu son vote ne gagnera
jamais en cour. Dans ce cas, le résultat démocratique est
maintenu et la majorité contre la grève mène la
minorité. Le recul vers 1968 peut alors avoir lieu. Comme dans
le cas précédent où la cour impose la
minorité perdante qui mène la
majorité gagnante au vote pour la grève contre ce recul !
Bref, le recul gagne ou le recul gagne...
C'est le monde à l'envers ! Comment cela est-il
possible ? Tentons de comprendre pourquoi tout marche sur la tête.
Grève ou boycottage ?
Parti au Brésil promouvoir la braderie de notre
nation, le ministre de la Jeunesse Jean Charest a affirmé :
« Ce n'est pas une grève. Le gouvernement n'est pas
l'employeur des étudiants et les étudiants ne sont pas
des employés du gouvernement du Québec. » Le
demi-million d'employés du
gouvernement (fonctionnaires, infirmières, profs) sait
d'expérience que l'employeur Charest peut enlever le droit de
grève quand cela ne fait pas son affaire, pour imposer ensuite
sa loi, ses conditions de travail et de salaires (décembre
2005). Le demi-million se souvient que le décret de Charest fut
condamné l'année suivante par un organisme
relevant de l'ONU pour avoir ainsi violé deux lois
internationales. Il ne s'est jamais excusé ni n'a jamais
rectifié l'injustice qu'il a causée. Avoir le droit de
grève ne signifie pas automatiquement que nous pouvons
l'exercer. Avec lui, vous n'avez pas le droit de grève
même quand vous l'avez.

La
«
grève
de la faim » n'est pas dans le
Code
du
travail.
Selon leur logique tordue,
il faudrait désormais parler
d'un...« boycottage de l'estomac » !
...
En
disant
que la
grève étudiante n'est
pas une grève,
le
phénomène appelé
briseurs de grève
étudiante n'existe
plus.
En
fait,
il
existe, mais maquillé
sous l'expression «
quelqu'un
qui veut son droit à l'éducation » !

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La thèse du ministre de la Jeunesse est la
suivante : les étudiants n'étant pas des employés
de quelqu'un, ils ne font donc pas une grève. La preuve ? La
grève étudiante n'est pas mentionnée dans le Code
du travail, ce que les juges confirment. Quel est le rapport entre la
grève étudiante et le Code du travail ? Aucun, puisque
les étudiants ne
sont pas des salariés !
Pourquoi chercher la grève étudiante dans
un livre qui ne concerne pas les étudiants ? C'est comme
chercher la description d'un fruit dans un livre parlant des
légumes ! La définition officielle du mot grève
dans ce Code est : « cessation concertée de travail
par un groupe de salariés ». Or, les étudiants
ne sont pas des salariés du
gouvernement. Charest se tue à nous le dire, et on a compris.
Conséquence : la grève étudiante n'est pas une
grève de salariés. Conclusion : la grève
étudiante est une grève d'étudiants, puisqu'elle
n'est pas dans le Code du travail. C'est tout ce que cela signifie.
Le dictionnaire parle de grève étudiante,
sans faire référence à un Code du travail. Ce qui
est parfaitement logique. Le ministre de la Jeunesse ne
connaît-il pas l'existence du dictionnaire, ce code de la
définition des mots ? Les juges non plus semble-t-il, puisqu'ils
font la même erreur que Charest : nier l'existence de la
grève étudiante,
reconnue dans le dictionnaire, en se basant sur un autre livre qui n'en
parle pas !
Ce qui amène ces gens à faire une
deuxième erreur : qualifier la grève étudiante de
boycottage. Est-ce décrit dans le Code du boycottage ? Non,
puisqu'il n'existe pas. Quel est l'argument justifiant cette
appellation ? Aucun, à part le fait de répéter que
ce n'est pas une grève régie par le Code du travail, donc
que ce n'est pas une grève. Ce qui
nous ramène au point de départ ! Bref, on tourne en
rond...
La « grève de la faim » n'est pas
dans le Code du travail non plus. Selon leur logique tordue, il
faudrait désormais parler d'un...« boycottage de l'estomac
» ! Le dictionnaire donne une définition de boycottage
qu'on peut illustrer de façon rapide et simple afin de saisir la
nuance : les employés d'un restaurant font la grève
tandis que les clients
font un boycottage du restaurant. Si le dictionnaire parle de
grève étudiante, il ne dit jamais boycottage
étudiant.
Ce qui est bien logique : on s'instruit, on ne mange pas
les connaissances.
Le jeune a le droit, la société a le
devoir
L'éducation est une activité, un travail
d'apprentissage de connaissances et de compétences pour grandir,
pour devenir : pour être. Tous savent que les étudiants
travaillent fort au cégep et à l'université. En
fait, l'éducation est un droit qui appartient à chaque
jeune de la société. Sans donner
l'éducation à la jeunesse, à sa relève, la
société ne pourrait pas se reproduire ni poursuivre son
évolution.
C'est comme dans la relation parent/enfant dans une
famille : le parent a le devoir de nourrir son enfant, et l'enfant a le
droit d'être nourri par son parent. L'enfant a le droit tandis
que le parent a le devoir. On retrouve ce même rapport
fondamental dans la vie sociale, cette grande famille : la
relève a le droit tandis que la société a le
devoir.
Puis l'un devient l'autre. Le droit vient
forcément avant le devoir ; on ne peut remplir son devoir que
plus tard, une fois son droit satisfait. Par exemple, l'enfant a le
droit d'être nourri ; devenu adulte, il a maintenant le devoir de
nourrir le sien. Il a reçu son dû ; maintenant, il fait sa
part. On ne peut pas demander à l'enfant de faire sa part
avant d'avoir eu ce qui lui est dû.
Même chose dans la société : la
relève a le droit d'être instruite afin que, devenue
adulte, elle doive à son tour assurer les conditions
d'études à la nouvelle relève qui pousse. Il lui
faut donc avoir son droit en premier ; elle fait seulement sa « juste
part
» après.
Cette relation élémentaire, tout le monde
la comprend. Sauf John Kennedy, qui pensait cette relation à
l'envers en déclarant au début des années 1960 :
« Ne vous demandez pas ce que la société peut
faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour la
société. » Une grossière erreur de
perspective, ce qui donne
une société qui a tous les droits et dont les membres
n'ont que des devoirs.
On sait où cela a mené ce pays. Et pour
comprendre d'un seul coup son rapport aux autres peuples, il suffit de
relire la citation de Kennedy en remplaçant « la
société » par « les États-Unis
». Voilà pourquoi des universitaires parlent de l'Empire
pour désigner ce pays.
Conséquence
Cette pensée à l'envers de Kennedy est
aussi celle de l'autorité au Québec. L'autorité
dit que la grève étudiante n'existe pas, étant un
boycottage. Puisqu'on boycotte un produit, cela signifie que
l'éducation est une marchandise, pas un droit.
L'université n'est pas le lieu permettant la satisfaction du
droit : c'est là où
on consomme une marchandise. Comme un restaurant de connaissances !
Voilà pourquoi le jargon à la mode parle du cégep
comme étant « une offre de services » et
des étudiants comme une « clientèle
». Et comme au restaurant, il faut payer pour l'avoir. Le jeune
doit payer ce qui lui est dû. Il doit payer son droit. Cela
va aussi loin que de dire « droits de scolarité
».
C'est comme si le parent donnait une facture à
son bébé après le repas ! On le voit, tout est
ainsi complètement déshumanisé. C'est ce que les
profs ont en tête quand ils parlent de la marchandisation de
l'éducation.
Avec cette pensée à l'envers, la
pensée néo-libérale comme on dit, le
gréviste étudiant est transformé par la magie des
mots en un client qui boycotte ses cours. Le discours officiel embarque
ensuite pour dire que le jeune client a le droit de boycotter le
produit offert, mais qu'il ne peut pas empêcher l'autre jeune qui
veut consommer ses cours
de le faire. Le premier a la liberté d'expression, mais il ne
peut brimer la liberté de consommation de l'éducation du
second qui ne veut pas boycotter. Ce sont deux droits qui peuvent
coexister, disent les juges qui ont une logique de marchandisation sans
s'en rendre compte.
Voilà pourquoi le piquetage qui bloque
l'accès à l'institution est maintenant appelé
« intimidation » par le premier ministre depuis
quelques jours. Il désigne ainsi le client qui ne veut pas
consommer l'éducation offerte en boycottant avec des pancartes
(« liberté d'expression »), mais qui interdit
l'entrée au client qui veut entrer
consommer (« droit à l'éducation »). Et
beaucoup de pression est exercée sur la direction et les profs
pour qu'ils préparent les repas de connaissances au nom du libre
accès à « l'offre de services».
C'est un appel à franchir les lignes de piquetage des jeunes qui
défendent le droit à l'éducation contre le recul
à 1968, etc., en disant que
la « liberté d'expression » du consommateur
piqueteur ne doit pas empiéter sur le « droit à
l'éducation » du consommateur studieux.
C'est là que devient importante cette
référence continuelle au Code du travail. Dans ce livre
qui parle de la grève des salariés, le vote majoritaire
pour la grève oblige la minorité qui est contre à
se rallier. Elle n'a pas le droit d'entrer au travail. Si ceux qui ont
voté contre la grève entrent quand même, parce que
le patron le veut bien, les
grévistes les appellent « scabs » ou briseurs de
grève. En disant que la grève étudiante n'est pas
une grève, le phénomène appelé briseurs de
grève étudiante n'existe plus. En fait, il existe, mais
maquillé sous l'expression « quelqu'un qui veut son droit
à l'éducation » ! C'est comme dans le temps
où nos aïeux faisaient la grève et que le Code du
travail n'existait pas encore. Les grèves étaient un
crime régi par le Code criminel, et celui qui entrait devenait
« quelqu'un qui veut son droit au travail ». Les
grévistes piqueteurs bloquant l'accès à la
compagnie faisaient donc de « l'intimidation ».
Charest fait-il ici un excès de langage en
reprenant ce mot ? Ou annonce-t-il qu'il veut traiter nos enfants comme
des criminels ? Surtout qu'il a fait référence à
« l'intimidation comme dans la construction ». Nos
enfants grévistes seraient des fiers-à-bras ? Bien
sûr, cette façon de voir de l'autorité fond comme
neige au soleil si on
s'en tient au dictionnaire, et qu'on admet qu'une grève
étudiante est une grève et que l'éducation est un
droit, un dû.
Écouter le nouveau
On comprend bien que deux conceptions si
éloignées l'une de l'autre rendent difficile une
négociation entre les deux parties. Les jeunes grévistes
pensent à l'endroit et parlent donc du droit, ce qui
représente une humanisation des rapports entre nous. Le droit
est une valeur très précieuse. C'est celle de la
relève
de la société, un signe du changement qui commence. Elle
fait une grève pour le bien de la société.
Le devoir de la société consistant
à combler le droit de sa relève, l'autorité ne
peut plus faire la sourde oreille. C'est comme si ce qui est
dépassé ne voulait pas aider le nouveau à venir au
monde. De cette façon, l'autorité manque à son
devoir.
En tenant son bout, le nouveau fait du bien à la
société et à son évolution. Le plus
frappant dans tout cela est de voir combien la relève est
prête à faire des sacrifices personnels pour nous faire
avancer tous. L'existence de cette résilience, d'être
capable de passer à travers ce tsunami d'hostilité, de
mensonges et de menaces est déjà un grand pas
en avant pour la société et nous donne espoir en
l'avenir. En restant unis et convaincus, les jeunes envoient un message
qui touche le coeur de l'opinion publique. Tous ceux qui sont proches
d'eux sauront les soutenir, peu importe le dénouement de ce
conflit, une étape de la gestation sociale. Et ceux qui
hésitaient jusqu'ici ne manqueront pas de
faire un geste. On peut espérer également que d'autres
personnalités élèveront la voix rapidement afin de
dénouer l'impasse.
Nous avons besoin d'un gouvernement intégrant le
nouveau qui se lève afin d'en accélérer la
croissance. Dans cette optique, les propositions des organisations
étudiantes concernant le développement universitaire
doivent être accueillies avec beaucoup de respect par le
gouvernement puisque, tout le monde en convient, leurs
représentants à tous
les niveaux sont des jeunes articulés, sérieux et
dévoués. Ils connaissent leur dossier parce qu'ils le
vivent. On voit qu'ils agissent en adultes. Ce n'est pas un groupe de
pression, mais bel et bien la relève qui commence à
assumer son devoir.
Ces jeunes qu'on attendait ? Ils sont arrivés !


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