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Numéro 27 - 15 mars
2012
Mouvement contre la hausse des frais
de scolarité
Les étudiants exposent un
gouvernement en contradiction avec les besoins de la
société
Mouvement
contre
la
hausse
des frais de scolarité
• Les étudiants exposent un gouvernement
en contradiction avec les besoins de la société
À titre
d'information
• La politisation d'intérêts
privés en éducation: le couvert de la philanthropie
- Geneviève Royer
15 mars:
Journée internationale contre la brutalité
policière
• La fin de la brutalité
policière est intimement liée à la reconnaissance
des droits de tous et toutes - Serge Lachapelle
Mouvement contre la hausse des frais de
scolarité
Les étudiants exposent un gouvernement en
contradiction avec les besoins de la société
Le mouvement de grève et de manifestation des
étudiants du Québec contre la hausse des frais de
scolarité continue de prendre de l'ampleur. Les associations
étudiantes rapportent que plus de 175 000 sont en grève
en date du 15 mars. Cette semaine des
milliers d'enseignants ont manifesté pour signaler leur appui au
mouvement de
protestation et de plus en plus de travailleurs de différents
secteurs de l'économie expriment leur appui aux
étudiants. Ils font échec à la thèse de
l'offensive antisociale qui dit que c'est par «
responsabilité envers les générations futures
» que le gouvernement attaque les systèmes publics de
santé et d'éducation.
Le gouvernement du Québec refuse toujours de
discuter avec les étudiants ou même de reconnaître
leurs revendications. Rappelons que la seule sortie publique du premier
ministre Jean Charest concernant le mouvement grandissant contre la
hausse des frais de scolarité a été de
féliciter les corps policiers pour leur intervention qui
a fait une vingtaine de blessés !
Lors du gala des Jutra le 11 mars, plusieurs
artistes et artisans du cinéma arboraient fièrement leur
petit carré rouge, symbole d'appui à la lutte des
étudiants. Quelques-uns ont profité de la remise de leurs
trophées pour saluer la lutte des étudiants et ce sous
les longs applaudissements de la salle. La ministre de la Culture
Christine St-Pierre,
présente au gala, a exprimé l'arrogance d'un gouvernement
en contradiction avec les besoins de la société quand
elle a rétorqué aux artistes : « Si le gouvernement
flanche sur les droits de scolarité, il devra faire des coupes
dans la culture. »
Plusieurs syndicats ont pris position en faveur des
étudiants. « Les étudiants et les
étudiantes, ce sont nos filles et garçons, rappelle le
président de la CSN-Construction, Aldo Miguel Paolinelli. Ils
mènent actuellement une lutte exemplaire. Ils résistent
courageusement contre l'imposition d'un système politique et
économique qui nous ramènerait
des décennies en arrière. Ils le font sur la base de
mandats démocratiques et de façon pacifique. Les
écouter n'est pas suffisant. Nous devons les soutenir de toutes
nos forces. Ils ont raison de défendre l'éducation comme
un joyau collectif qu'il nous faut préserver. »
Présentement en tournée dans les
régions, les dirigeants de la FTQ ont également
salué la ténacité des étudiants. «
Des solutions au financement public de l'éducation existent ;
des présentations en ce sens ont été faites au
ministre Bachand lors des consultations budgétaires et il n'en
tient qu'à lui d'engager les négociations », a
déclaré le
secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer.
Les professeurs aussi ne sont pas en reste et les appuis
viennent de partout. À Québec et Sherbrooke, on a mis sur
pied des organisations permettant de cristalliser cet appui. Dans un
manifeste des professeurs contre la hausse et intitulé «
Nous sommes tous des étudiants », on lit : «
Au-delà des revendications légitimes liées
à la précarité de la
condition étudiante, c'est l'avenir de l'éducation et de
la société québécoise qui est en jeu dans
le conflit qui oppose les étudiants au gouvernement. Cette
grève s'inscrit dans le prolongement des nombreuses
contestations qui ont émergé au cours des
dernières années à l'égard de la
subordination du bien public aux intérêts privés
avec le concours
d'un État scandaleusement complaisant. »
Comme l'a mentionné Suzanne Brais,
vice-présidente du syndicat des professeures et professeurs de
l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
(SPUQAT) : « C'est évident quand on regarde les images,
que les étudiants manifestent de façon pacifique, festive
même. On ne peut pas seulement regarder passer la parade. Le
discours du
gouvernement et de certains médias est dépassé.
Les étudiants, eux, ont une position qui se tient socialement.
La violence n'est pas justifiable, les manifestants sont pacifiques,
ils exercent leur droit démocratique. Qu'on soit pour ou contre
la hausse, on ne peut justifier cette violence ».
La violence contre les étudiants en a
choqué plus d'un. Les interventions dans les lignes ouvertes et
dans les nombreux courriers du lecteur ne laissent planer aucun doute
sur
le fait que la population rejette cette diversion et donne son appui
aux demandes légitimes des étudiants. Plusieurs se
préparent d'ailleurs à participer à la
manifestation
familiale du 18 mars qui se tiendra à Montréal,
Québec, Sherbrooke et Alma.
Appuyons la juste lutte des
étudiants !
Tous à la manifestation du 18 mars !
Dimanche
le
18 mars
Manifestations
familiales
simultanées
Montréal,
Québec,
Sherbrooke et Alma
Montréal : 13 h - Parc La Fontaine coin Cherrier
Québec : 13 h - Cégep Limoilou (campus Québec)
Sherbrooke : 13 h - Devant l'hôtel de ville, Wellington et
Frontenac
Alma: 11 h 30, départ autobus cégep Saint-Félicien
Jeudi
le
22 mars
Manifestation
nationale
à Montréal

Pour plus
d’informations :
www.nonauxhausses.org
/ www.bloquonslahausse.com /
www.1625canepassepas.ca
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À titre d'information
La politisation d'intérêts privés
en éducation:
le couvert de la philanthropie
- Geneviève Royer -
En 2008, L. Jacques Ménard, président du
conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns et président de
BMO Groupe financier, Québec, a publié le livre Si on
s'y mettait dans lequel il défend plusieurs thèses
du Manifeste pour un Québec lucide, dont l'ancien
premier ministre Lucien Bouchard était un des
signataires.
Suite à la parution de ce livre, Ménard
crée le Groupe d'action sur la persévérance et la
réussite scolaires au Québec. Le groupe d'action qu'il
préside comprend des représentants d'instances
régionales (3), du milieu des affaires (6), de la «
société civile » (7), du gouvernement (7) et
d'organismes provinciaux (4)
Le 17 mars 2009, le Groupe déposait un rapport
intitulé « Savoir pour pouvoir : entreprendre un chantier
national sur la persévérance scolaire »
Le rapport d'une soixantaine de pages propose une
série d'actions concrètes afin que le Québec
puisse rejoindre les provinces et les pays qui affichent les meilleurs
taux de diplomation. L'introduction du rapport précise : «
C'est littéralement l'urgence d'agir qui nous a poussés,
comme citoyens, à mettre sur pied cette initiative civile dont
le but
ultime est de hausser, de façon marquée et dans un
délai précis, le taux d'obtention du DES ou du DEP au
Québec. Une initiative de politique publique certes, mais
d'abord et avant tout une initiative citoyenne [...] Le Groupe d'action
que j'ai rassemblé pour indiquer les grandes orientations de la
démarche, et dont je remercie chaleureusement
chacun des membres, a fait la preuve que le Québec est capable
de réunir les plus grands spécialistes d'un domaine
précis, les dirigeants d'organismes concernés, les gens
d'affaires et les responsables administratifs du gouvernement pour
élaborer dans un temps record des modèles d'action
performants et parfaitement adaptés. »
Le cabinet conseil McKinsey, qui fait partie du groupe,
est chaleureusement remercié par Ménard. On lit sur le
site de l'entreprise que « l'équipe McKinsey du bureau de
Montréal a soutenu le travail du Groupe d'action sur la
persévérance et la réussite scolaires. Au coeur
des travaux, l'équipe a effectué la recherche et les
analyses, consolidé
les recommandations du Groupe et orchestré la rédaction
du rapport ‘Savoir pour pouvoir : Entreprendre un chantier national
pour la persévérance scolaire' ». McKinsey, dont le
siège social est à Paris, a été liée
aux compagnies Enron et Worldcom.
Moins d'une semaine après le dépôt
du rapport du groupe soit le 27 mars 2009, le gouvernement Charest,
par le biais du Secrétariat à la jeunesse, lançait
sa Stratégie d'action jeunesse 2009-2014. Le ministère
de l'Éducation (MELS) annonce aussi que cette stratégie
« propose une nouvelle approche afin d'intensifier et de bonifier
l'action
gouvernementale sur cette importante problématique :
l'initiative conjointe entre le gouvernement et la
Fondation-Lucie-et-André-Chagnon... totalisant des
investissements supplémentaires de 50 millions de dollars.
» Soit 25 M $ des coffres de l'État et 25 M $ de la
Fondation. La même journée, Ménard publiait un
communiqué où il saluait la
nouvelle : « Le partenariat entre le gouvernement du
Québec et la Fondation Lucie et André Chagnon
annoncé aujourd'hui par le premier ministre du Québec
permettra la mise en place d'une structure de soutien essentielle aux
régions dans la lutte contre le décrochage, comme nous
l'avions recommandée dans notre rapport Savoir pour
pouvoir. »
Notons que la Fondation Chagnon fait partie du groupe de
Ménard sur la persévérance scolaire.
Quelques mois plus tard, en septembre et octobre 2009,
l'Assemblée nationale du Québec sanctionnait deux projets
de lois présentés en mars, instituant des fonds
privés-publics dans les secteurs de l'éducation et des
services sociaux, les projets de loi 6 et 7, qui y instituait la
participation de la Fondation Chagnon (Voir LML du
17 décembre 2009). Selon l'Observatoire Chagnon, ce
partenariat dans le projet de loi 7 Loi instituant le fonds pour
le développement des jeunes enfants dans la lutte au
décrochage scolaire coûtera 25 000 000 $ en fonds publics
et le même montant à la Fondation Chagnon. Toujours selon
l'Observatoire,
ces différents partenariats entre le gouvernement du
Québec et la Fondation Chagnon totalisaient, en 2010, 1 milliard
50 millions $.
Depuis 2009, plusieurs groupes sont nés suite
à ces ententes. Un de ceux-ci est la Fondation Mobilys, 2009,
organisme de bienfaisance (dont Ménard et son fils sont
respectivement président et vice-président du conseil
d'administration) et spécialisée dans le
développement de vitrines interactives — pages Facebook, par
exemple — a reçu en
2011 1,5 million sur 3 ans du MELS. Sur le site de l'organisme, on
sollicite son financement avec les arguments suivants ;
« Pourquoi financer la Fondation Mobilys ?
« — L'entreprise privée doit jouer un
rôle significatif pour stimuler la persévérance
scolaire des jeunes et pour s'assurer d'une relève
qualifiée et compétente.
« — Parce que Mobilys permet aux entreprises
d'impliquer leurs employés de manière simple et efficace.
« — Parce qu'à chaque dollar investi, le
ministère de l'Éducation contribue également,
doublant aussi l'impact du privé. »
En décembre 2009, suite à une entente de
partenariat avec le Secrétariat à la jeunesse et la
Fondation Lucie et André Chagnon, le groupe Réunir
Réussir était créé. Il a pour mandat de
gérer le fonds de 50 M $ pour la réussite scolaire.
Avenir d'enfants, lui aussi organisme à but non
lucratif créé en octobre 2009 « visant à
soutenir le développement global des enfants de 5 ans ou moins
qui vivent en situation de pauvreté afin de favoriser la
réussite de leur entrée scolaire » gère une
somme de 400 millions $ sur dix ans ; 250 millions viennent de la
Fondation Lucie et André
Chagnon et 150 millions du Fonds pour le développement des
jeunes enfants sous la responsabilité du ministère de la
Famille et des Aînés.
En janvier 2010, le monopole Rio Tinto annonçait
un investissement de 15 millions $ sur 5 ans dans son programme
Ensemble pour la persévérance scolaire. « Nous
avons été interpellés par le haut taux de
décrochage scolaire et le cri d'alarme lancé par M. L.
Jacques Ménard et la ministre de l'Éducation, Michelle
Courchesne, a déclaré
Jacynthe Côté, chef de la direction de Rio Tinto Alcan
lors d'un déjeuner-causerie de la Chambre de Commerce du
Montréal métropolitain... Le programme Ensemble pour la
persévérance scolaire appuiera des organismes
communautaires qui ont fait leurs preuves en matière
d'encouragement à la persévérance scolaire et qui
oeuvrent dans les
régions où Rio Tinto Alcan est présent. »
L'introduction de partenariats public-privé en
éducation va beaucoup plus loin que la question
financière. Des individus comme Ménard ou Chagnon ont une
position privilégiée dans la société, par
leur richesse et par les liens qu'ils ont avec l'establishment.
Ils ont aussi leur propre perspective de l'avenir du
Québec, qui est dictée par leur vision centrée sur
le capital où le privé a préséance sur le
domaine public. Ainsi, L. Jacques Ménard, lors de la parution de
son livre, disait : « Je propose au fond que nos gouvernements
gouvernent au lieu de prendre leur propre pouls de sondage en sondage.
Que les dirigeants d'entreprise assument les risques inhérents
à leur rôle et nous mènent vers une richesse
suffisante pour soutenir les ambitions de nos jeunes. Que les chefs
syndicaux redeviennent des leaders provocateurs de changement
plutôt que de se replier sur le passé et leurs
supposés droits acquis. »
Dans son rapport « Savoir pour pouvoir »
à l'action 9, Incorporer dans le système
d'éducation des mesures incitatives et des outils de gestion de
la performance ciblant la persévérance scolaire, en
s'appuyant sur la loi récemment promulguée à cet
effet, il dit : « La rigidité des conventions
collectives constitue un obstacle de taille à
la mise en place de mesures incitatives efficaces. »
Charest remet donc entre des mains privées des
centaines de milliers de dollars issus de l'économie
socialisée (sans parler des totales exemptions d'impôts
pour les fondations) et ces individus non élus profitent de leur
position privilégiée pour décider où cet
argent doit être investi. Claude Chagnon, aîné des
fils et président et chef de
l'exploitation de la Fondation, dit dans une entrevue à L'Actualité
: « Le Québec n'en est qu'à ses débuts en la
matière [la nouvelle philanthropie]. Mais le temps où les
fondations se contentaient de recevoir des demandes et de signer des
chèques est révolu. » Quant à Rio Tinto,
les métallos d'Alma ont à juste titre souligné
l'hypocrisie du monopole qui se vante d'investir dans la relève
alors qu'il tente d'hypothéquer l'avenir de toute une
région en voulant la soumettre à sa soif de profits et de
domination.
Qui paie les musiciens commande la danse, dit le dicton.
Le peuple du Québec refuse de remettre le contrôle de la
partie de sa richesse sociale qui doit être investie en
éducation et en programmes sociaux entre les mains d'une
minorité riche, qui profite de sa position pour imposer sa
vision
antisociale et intéressée dans les services publics. Les
arrangements qu'ont faits le gouvernement Charest et l'Assemblée
nationale avec Ménard et la fondation Chagnon politisent leurs
intérêts privés et accentuent la marginalisation
des efforts que font les travailleurs des services publics pour
défendre des programmes et une éducation publiques qui
permettent à tous d'exprimer leur humanité. La
richesse est créée par le travail de la classe
ouvrière du
Québec et c'est cette dernière qui doit se placer en
position de décider où elle doit être investie.

15 mars: Journée internationale
contre la brutalité policière
La fin de la brutalité policière est
intimement liée
à la reconnaissance des droits de tous et toutes
- Serge Lachapelle -
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Manifestation contre la brutalité
policière
MONTRÉAL
Jeudi 15
mars - 17 h
Carré Berri
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Le 15 mars se tiendra la 16e Journée
internationale contre la brutalité policière. Au fil des
ans, la participation prend de l'ampleur. Diverses actions et
réunions se tiendront dans plusieurs pays. À
Montréal, la Convergence contre la répression politique
et policière (CCRPP) invite la population à une
manifestation qui partira du Carré Berri à
17 heures.
Jamais la pertinence d'une telle journée n'est
apparue avec autant d'évidence. Ce qui ressort également
d'une façon claire et limpide, c'est que toute cette
brutalité et cette violence sont intimement liées au
refus
de reconnaître les droits de tous et toutes. Tous ceux et celles
qui osent se dresser contre l'agenda antisocial des monopoles et du
gouvernement, tous ceux et celles qui refusent de concilier avec les
institutions anachroniques doivent composer avec la violence de
l'État, la désinformation des médias
monopolisés, l'appareil juridique et politique. C'est la seule
réponse que peuvent donner les forces réactionnaires
condamnées par l'histoire.
Les étudiants sont actuellement victimes de cette
violence. Malgré l'appui grandissant dont ils
bénéficient, le gouvernement Charest refuse de
répondre à leurs demandes légitimes. Pire encore,
le premier ministre a refusé de condamner la
brutalité policière lors de la manifestation du 7 mars.
Il a repris les justifications des médias monopolisés qui
sont répétés ad nauseam depuis quelques
années en disant : « Les étudiants, lorsqu'ils
manifestent, refusent malheureusement de travailler avec les policiers
pour s'assurer de la sécurité des gens qui manifestent.
» De quelle sécurité parle-t-il quand on a vu les
étudiants attaqués par les policiers à coups de
matraques, de poivre de
cayenne, de gaz lacrymogènes et même de bombes
assourdissantes qui a blessé gravement un étudiant ?
« Quand a-t-on décidé qu'on pouvait
réprimer aussi durement la jeunesse ? Quand a-t-on
décidé que ça ne valait pas la peine de laisser la
jeunesse manifester et s'exprimer ?, de demander Martine Desjardins,
présidente de la Fédération étudiante
universitaire du Québec (FEUQ). M. Charest est aussi ministre
responsable des dossiers jeunesse,
mais on l'oublie, parce que la défense de la jeunesse ne fait
pas partie des priorités. »
La présidente de la FEUQ a rappelé que
lorsqu'une étudiante partisane de la hausse avait dit avoir subi
de l'intimidation, la ministre Line Beauchamp avait promptement
dénoncé la situation. « Là, on voit un
excès de zèle de la part du Service de police de la Ville
de Montréal (SPVM) et le gouvernement condamne la violence sans
reconnaître
qu'il y a eu des excès de la part des forces de l'ordre. »
Pour le comité légal du regroupement des
associations étudiantes appelé CLASSE, il est clair que
les stratégies agressives et disproportionnées de la
police dans le cadre des manifestations étudiantes a bien
sûr comme objectif la démobilisation
généralisée. Un message est clairement
lancé par le SPVM et la Sûreté du Québec :
Si vous prenez
la rue pour afficher votre dissidence politique, vous vous confronterez
à nos matraques, à notre poivre de cayenne qui
brûleront vos yeux, à nos gaz lacrymogènes qui
s'attaqueront à votre vue et vos voies respiratoires, à
nos grenades assourdissantes qui laisseront des marques dans votre
chair et à nos insultes. Et si vous résistez un peu plus,
vous
séjournerez dans nos prisons, les charges qui pèseront
contre vous compromettront vos plans d'avenir et vous empêcheront
de continuer votre lutte.
À ces menaces antidémocratiques et
profondément injustes, continuons ardemment nos manifestations
et nos actions à la défense de nos droits. Ne nous
laissons pas décourager par la riposte psychologiquement et
physiquement violente de l'État parce qu'elle ne fait qu'exposer
l'absence de justesse et de légitimité des politiques
antisociales de
ce gouvernement !
Non à la brutalité policière ! Non
à la criminalisation de la dissidence ! En avant pour une
société moderne qui reconnaîtra les droits de tous
et toutes !

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Marxiste-Léniniste
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Courriel: redaction@cpcml.ca
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