|
Numéro 24 - 9
mars
2012
Entente secrète entre
Rio
Tinto Alcan et le gouvernement du Québec
Le gouvernement Charest doit
révoquer l'entente et rendre des comptes
à l'ensemble du
Québec!
 
(L. Wiatrowski,
STAA,
E.R. Pelletier)
Entente
secrète
entre
Rio
Tinto
Alcan
et
le gouvernement du Québec
• Le gouvernement Charest
doit révoquer
l'entente et rendre des comptes à
l'ensemble du Québec
- Pierre Chénier
• La vérité
sort de la bouche du
ministre du Plan Nord: le gouvernement
libéral prend position en
faveur du droit de monopole - Normand
Chouinard
• Des métallos de
Toronto se rendent
à Alma
• Un appui des mineurs en
Turquie
• Grande manifestation
à Alma le 31
contre le lockout à RTA
Mouvement
d'opposition
aux frais de scolarité
• Les étudiantes
donnent le ton à
la Journée internationale de la femme!
Entente secrète entre Rio
Tinto
Alcan et le gouvernement du Québec
Le gouvernement Charest doit
révoquer l'entente et rendre des comptes
à l'ensemble du
Québec!
- Pierre Chénier -
Le journal Le Devoir a rendu publique
l'entente secrète qui accompagnait
l'entente signée en
décembre 2006 entre Alcan et le
gouvernement du Québec.
Cette entente dite de continuité a
été
transférée à Rio Tinto Alcan
lorsque celui-ci a
acheté Alcan en 2007. Entre autres choses,
la partie
publique de l'entente étend les
privilèges
hydroélectriques de RTA dans le temps et en
quantité
d'énergie garantie. En plus, elle offre 400
millions $ d'argent
public en prêt sans intérêt et
des avantages fiscaux
de 112 millions $ en échange
d'investissements dans la
région, de création d'emplois
temporaire reliée
aux nouveaux investissements et du
maintien du siège social de l'entreprise
à
Montréal. Comme les travailleurs d'Alma
l'ont fait remarquer,
l'entente n'assure pas un plancher d'emplois
permanent dans la
région. Les dirigeants de RTA à Alma
ont admis
l'existence de l'entente secrète et
réclamé une
enquête pour établir d'où est
venue la fuite. Le
gouvernement Charest avait d'abord nié
qu'il y
ait entente secrète attachée
à l'entente de
continuité mais en 2009 il a
été rendu public
qu'une entente secrète comprenait
notamment l'autorisation pour RTA de fermer des
usines sans subir de
pénalités. Le Devoir affirme
maintenant que
l'entente secrète permet aussi à RTA
de se soustraire
à ses obligations contractuelles en
invoquant un cas de «
force majeure » causée par le lockout
qu'il a
lui-même imposé aux travailleurs
d'Alma !
Une partie du
document concerne la définition de «
force majeure
» et ses implications pour les obligations
de Rio Tinto. Voici ce
qu'écrit Le
Devoir:
« L'expression force majeure au premier
paragraphe signifie tout événement
imprévisible,
irrésistible, et échappant au
contrôle d'une partie
qui retarde, interrompt ou empêche
l'exécution totale ou
partielle par cette partie de ses obligations en
vertu des
présentes ; sans restreindre la
portée de ce qui
précède, l'un ou l'autre des
événements
suivants constitue un événement de
force majeure :
guerre, embargo, insurrection, invasion,
émeute,
rébellion, troubles sociaux,
épidémie, inondation,
incendie, explosion, foudre, tremblement de terre,
verglas, orage,
sabotage, conflit de travail, grève,
piquetage ou lockout (y
compris les conflits de travail, grèves,
piquetage et lockout
chez la partie
invoquant la force majeure), ainsi que tout acte,
omission et toute
contrainte par une Cour ou par une autorité
publique. »
« La partie affectée par un cas de
force
majeure voit ses obligations suspendues dans la
mesure seulement et en
autant qu'elle agisse avec diligence raisonnable
afin d'éliminer
ou de corriger les causes et les effets de cette
force majeure. Cependant,
le
règlement
des
conflits
de
travail,
grève, piquetage et
lockout est laissé à
l'entière
discrétion de la partie affectée
qui fait face à
cette difficulté. » (Notre
souligné)
L'entente secrète stipule qu'en
cas de
lockout, RTA peut se soustraire à son
obligation selon laquelle il doit utiliser toute
l'électricité qu'il produit à
des fins
industrielles. Le document stipule aussi que dans
un tel cas,
Hydro-Québec n'a d'autre choix que
d'acheter toute
l'électricité de RTA qui est en
surplus et qu'elle l'achètera au tarif L de
4,5 cents du
kw/heure alors que le coût de production de
l'hydroélectricité produite par RTA
est estimé
à 1 cent le kw/heure. Le gouvernement du
Québec a admis
qu'Hydro-Québec achète en ce moment
toute
l'électricité en surplus de RTA
même si la
société d'État n'en a pas
besoin. Selon les
médias, Rio
Tinto aurait reçu plus de 10 millions $
d'Hydro-Québec
pour son électricité juste en
janvier 2012 tandis que les
travailleurs sont en lockout.
Le gouvernement du Québec et les
dirigeants de
RTA Alma ont répondu à la
publication de l'entente
secrète en passant du déni à
la
désinformation. En réponse à
une question de la
presse lui demandant s'il confirmait que le
gouvernement du
Québec permet à RTA de se
dégager de ses
obligations en cas de lockout, le premier ministre
Charest
a dit : « Rio Tinto est un acheteur net
d'énergie et
lorsque nous avons conclu ces ententes, ce
n'était pas dans la
perspective d'une grève ou d'un lockout.
Ça n'a jamais
été anticipé comme ça.
»
Son
ministre des Ressources
naturelles Clément
Gignac a fait une performance de patinage
très peu artistique en
répondant aux questions d'un
député de
l'opposition sur les ententes secrètes. Il
a refusé de
confirmer que l'entente prévoit le lockout
comme un cas de force
majeure. « Ce n'est pas vrai qu'au niveau
politique, a-t-il
ajouté, on va
commencer à s'immiscer dans des contrats
d'Hydro-Québec
avec des sociétés commerciales selon
l'évolution
des relations de travail. » Le ministre a
jugé bon de
ne pas mentionner que cette entente n'a rien d'un
simple accord
commercial entre Hydro-Québec et RTA mais
est une entente
signée par RTA, Hydro-Québec et le
gouvernement
du Québec qui établit les conditions
de la continuation
des opérations de RTA au
Saguenay-Lac-St-Jean. C'est un document
politique sur les arrangements entre le
Québec et un monopole
international dont tout un pan a été
caché
à la classe ouvrière et à la
nation du
Québec.
Comme l'ont bien démontré les
travailleurs
d'Alma, RTA planifiait ce
lockout depuis longtemps. Il est tout à
fait inacceptable de
maintenant
parler d'une «force majeure», qui se
définit comme
étant «un événement
imprévisible,
irrésistible, et échappant au
contrôle d'une
partie». Les travailleurs en lockout sont
par ailleurs
indignés qu'un gouvernement
qui a comme devoir de défendre
l'intérêt public
fasse si peu de cas de leurs intérêts
qu'il libère
un monopole
international de ses obligations contractuelles si
celui-ci
décrète un lockout. Il a ensuite le
front de se
prétendre
«neutre» ou impuissant à y
changer quelque chose.
S'ajoute à cela le fait que ce gouvernement
fait exactement la
même chose dans toutes ses tractations
secrètes qui se
font présentement dans le cadre du Plan
Nord. Cela montre bien
que la position des travailleurs d'Alma concernant
les ententes
secrètes sur l'électricité
est une ligne
tracée dans le sable pour tous les
travailleurs du Québec
et tous ceux et celles qui veulent défendre
les
intérêts du Québec.
Les dirigeants de Rio Tinto Alcan disent que le
secret
est nécessaire si on ne veut pas que des
informations qui
peuvent être utilisées par des
compétiteurs ne
tombent dans leurs mains. Ils ont dit que bien que
l'information
révélée par Le Devoir soit
vraie, ils
n'ont pas invoqué un cas de « force
majeure » et
n'ont pas intention de le
faire. Selon eux, cela leur appartient de droit
puisque l'entente
secrète leur accorde tout pouvoir
discrétionnaire d'imposer un lockout et de
jeter les
travailleurs à la rue selon leur bon
désir, et ce,
jusqu'à ce que RTA ait
réalisé les objectifs qu'il
s'est fixés avec le lockout.
Pour nous, les choses sont bien
différentes. Ces
révélations nous montrent que nous
devons intensifier
notre combat à la défense des droits
des travailleurs
d'Alma et rendre les gouvernements redevables de
leurs actions.
Non aux ententes secrètes
! Oui
au droit
public ! Non au droit de monopole !

La vérité sort de la bouche du
ministre
du Plan Nord: le gouvernement libéral prend
position en faveur
du droit de monopole
- Normand Chouinard -
Une semaine seulement après que le
gouvernement
ait déclaré en chambre sa
volonté de «
rester neutre » dans le lockout à
l'aluminerie d'Alma, qui
a mis 780 ouvriers sur le pavé, quelques
jours seulement
après que le premier ministre Jean Charest
ait lui-même
promis aux travailleurs de faire pression sur Rio
Tinto Alcan pour
accélérer le
règlement du conflit, le ministre des
Ressources naturelles et
de la Faune Clément Gignac, qui est
également responsable
du Plan Nord, s'est ouvertement porté
à la défense
du droit du monopole RTA de faire passer ses
intérêts
privés avant le bien public des gens du
Saguenay-Lac-Saint-Jean
et de l'ensemble du Québec.

|
Selon les informations, le ministre Gignac aurait
défendu le droit de RTA de sous-contracter
à sa guise au
nom de l'efficacité et de la
compétitivité,
quelles qu'en soient les conséquences pour
le niveau de vie des
travailleurs et dans la région. Il a
donné comme exemple
d'efficacité et de succès de la
sous-traitance le cas de
la compagnie
Héroux-Devtek, fabricant de trains
d'atterrissage pour le
monopole Bombardier aéronautique. Il
affirme que la
sous-traitance permet une meilleure
compétitivité pour
les entreprises dans le contexte actuel de la
mondialisation de
l'économie, reprenant ainsi mot pour mot le
discours officiel de
RTA. Le ministre a aussi profité de sa
sortie publique
pour critiquer la tournée mondiale
qu'effectue en ce moment le
syndicat des travailleurs d'Alma pour obtenir de
l'appui dans leur
lutte et informer les travailleurs des autres
usines de RTA de la
situation à Alma. Il a dit être
«
dérangé d'avoir du monde en croisade
à travers la
planète pour un débat
idéologique et qu'on essaie
de démoniser la sous-traitance ».
En réponse à cette sortie du
ministre, le
directeur québécois du Syndicat des
Métallos,
Daniel Roy, explique que le « ministre
mélange des poires
et des bananes ! Chez RTA, on ne parle pas de
faire fabriquer des
composantes distinctes par un sous-traitant, mais
bien d'avoir
côte à côte des travailleurs de
RTA et des
sous-traitants qui font le
même boulot, mais dont un est payé
à la
moitié du salaire de l'autre. C'est une
forme de clause orphelin
pour payer les nouveaux employés moins
cher. » Plus
précisément, l'objectif de RTA est
de faire travailler
ces employés non syndiqués dans des
quarts de travail
différents pour éviter des frictions
avec les
employés syndiqués.

|
Aussi illogiques que soient les propos du
ministre, ils
montrent une chose : le gouvernement Charest n'est
pas « neutre
» dans le conflit qui oppose les
travailleurs d'Alma au monopole
mondial Rio Tinto Alcan. Déjà, le
fait qu'il laisse
Hydro-Québec acheter
l'électricité
excédentaire de RTA, qui ni plus ni moins
qu'un feu ver à
RTA de faire ce qu'il veut,
avait montré que le gouvernement n'est pas
«neutre».
Et plus généralement, rappelons que
c'est
le Parti libéral qui, en 2004, a
modifié l'article 45 du
Code du travail, qui facilitait l'utilisation de
la sous-traitance.
Puis la semaine dernière, nous apprenions
que l'entente
secrète qui a accompagné
l'acquisition d'Alcan par Rio
Tinto en 2005 libère le monopole de
plusieurs obligations en cas
de lockout
et conserve ses privilèges
hydro-électriques quoi qu'il
fasse.
Voici ce que disait le premier ministre Jean
Charest aux
travailleurs d'Alma venus le rencontrer à
son passage dans la
région dans le cadre de sa tournée
de promotion du Plan
Nord : « Comme père de famille, je
veux que les
travailleurs soient au travail et qu'ils soient
bien payés. Je
veux des conditions de travail qui soient bonnes,
alors, allons
trouver ce qui ne va pas. Il me semble anormal que
les deux parties ne
soient pas à la table en ce moment. »
La farce est maintenant exposée, et ce
n'est pas
par hasard que cela se fasse dans le cadre de la
promotion du Plan
Nord. Par leur résistance au diktat du
monopole, les
travailleurs de RTA à Alma exposent un peu
plus les
prétentions du gouvernement Charest de
défendre
l'intérêt général de la
société québécoise
dans ses tractations
secrètes avec
les monopoles mondiaux. Comme le disent les
travailleurs d'Alma, ce sont
eux qui ont pris la responsabilité sociale
de défendre
leur communauté et les
intérêts du Québec,
justement parce que le gouvernement ne le fait
pas.
Soutenons les travailleurs d'Alma ! Exigeons que
le
gouvernement Charest rende des comptes pour ses
tractations
secrètes avec les monopoles mondiaux !

Des métallos de Toronto se rendent
à Alma

Les
métallos de
Toronto expriment leur appui aux travailleurs
d'Alma. Tout à
fait à droite: Carolyn Egan,
présidente
du Syndicat des Métallos pour la
région du Grand Toronto.
Le 5 mars un autobus transportant une
cinquantaine de
métallos de la région de Toronto
s'est rendu à
Alma pour soutenir les travailleurs de Rio Tinto
en lockout.
« Nous devons répondre à
cette
attaque contre les communautés et à
ces tentatives de Rio
Tinto d'éliminer de bons emplois pour les
générations futures », a dit
la présidente
du conseil du Syndicat des Métallos pour la
région de
Toronto Carolyn Egan. « C'est pourquoi nous
nous rendons à
Alma, Québec. C'est
pour nous tenir aux côtés de nos
confrères et
consoeurs et leurs familles et leur apporter notre
appui au nom des 13
000 métallos du Toronto
métropolitain. »

Un appui des mineurs en Turquie
L'appui international pour les travailleurs
d'Alma
continue de
grandir. Nurettin Akçul, président
général
du Syndicat des travailleurs
des mines de la Turquie (Türkiye Maden-Is), a
récemment
fait parvenir une lettre
à Leo Gerard, président
international du Syndicat des Métallos,
dans laquelle il fait
part de
l'appui du Syndicat des mineurs de la Turquie
à la lutte des
travailleurs d'Alma et donne aussi de
l'information sur qui se passe en
Turquie. Le Syndicat des travailleurs des mines
est la plus grande organisation syndicale au pays
et représente
plus de
20 000 mineurs. La lettre dit, en partie :
« [...] Nous avons décidé de
nous
investir pleinement dans cette
lutte importante. Vous savez sans doute que mon
syndicat n'organise pas
directement les travailleurs de Rio Tinto. Par
contre, l'une des
compagnies où nous sommes organisés
entretient de fortes
relations
commerciales avec ce géant multinational.
Voilà pourquoi mon syndicat s'est
déjà
engagé de façon active dans une
autre campagne concernant Rio Tinto en Californie,
aux
États-Unis, il y
a quelques années.
« Selon nous, cette campagne doit aller
au-delà des simples
expressions de solidarité. Dans cet esprit,
j'ai visité
en personne
l'usine où des produits sont
expédiés vers Rio
Tinto. J'ai rassemblé
tous nos membres et je leur ai expliqué
dans les moindres
détails ce
qui se passe présentement à Alma.
Soyez assurés
qu'ils ont exprimé leur plein appui et
solidarité. Je
vous ai fait
parvenir des photos de cette rencontre. J'ai aussi
communiqué
auprès de
la direction de la compagnie notre engagement et
notre
détermination
vis-à-vis cette campagne de longue haleine.
« [...] Veuillez transmettre notre
solidarité et notre appui à vos
membres en lockout à Rio Tinto d'Alma. Si
nous voulons
connaître le
succès dans nos luttes, le mouvement
syndical dans son ensemble
doit
être uni et ne pas lâcher prise. Les
travailleurs des mines
de la
Turquie continueront de se tenir coude à
coude
avec vous. »

Grande manifestation à Alma le 31
contre le
lockout à RTA

Cliquer sur l'image pour l'affiche grandeur
réelle.

Mouvement d'opposition aux frais
de
scolarité
Les étudiantes donnent le ton à la
Journée internationale de la femme!
À Montréal, près de 1 500
personnes
ont répondu à l'appel des
étudiantes de se joindre
à elles pour le 8 mars pour défendre
le droit à
l'éducation publique et exiger que le
gouvernement Charest
annule sa décision de hausser les frais de
scolarité de 1
625 $. Sous les klaxons d'appui des
automobilistes, les
étudiants
se sont rendus au bureau du ministère de
l'Éducation, sur
la rue Fullum, et sont ensuite allés
rejoindre une autre
manifestation organisée pour le 8 mars.
 
Manifestation
à Montréal le 8 mars,
Journée internationale de la
femme
(LML)
La violence des policiers et du gouvernement qui
se
cache derrière cette violence pour ne pas
répondre de ses
politiques antisociales a été
dénoncée de
façon particulièrement vigoureuse,
compte tenu de
l'attaque policière contre la manifestation
de la journée
précédente durant laquelle un jeune
étudiant a
été grièvement
blessé à l'oeil. Une vingtaine
d'étudiants ont
été blessés lors de la
manifestation du 7 mars
à Montréal.
  
Violence
policière contre les étudiants
à Montréal
le 7 mars
(Photos:
tagtélé)
Le premier ministre Jean Charest, qui
refuse depuis le début de reconnaître
les
préoccupations des étudiants et
même de les
rencontrer, a dit à la presse que les
étudiants devaient
« subir les conséquences » de
leur refus de
dévoiler à l'avance le lieu des
manifestations.
Il s'est porté à la défense
des policiers et de la
brutalité policière, ce qui est
devenu la marque de
commerce de ce gouvernement libéral en
contradiction avec le
peuple.

Le porte-parole de la Coalition large de
l'Association
pour une solidarité syndicale
étudiante, Gabriel
Nadeau-Dubois, a dit que l'objectif principal de
la journée a
été atteint, soit de faire une
action de blocage devant
les bureaux de la Conférence des recteurs
et principaux des
universités du Québec
(CRÉPUQ), rue Sherbrooke
Ouest. Il a
dénoncé l'intervention
policière qu'il qualifie de
disproportionnée. Quant au blocage de
l'accès à
l'édifice, il était
inévitable, selon lui.
« Il faut comprendre que les
étudiants n'ont pas beaucoup
de moyens de se faire entendre, alors ça
implique de descendre
dans la rue, d'aller jusqu'à bloquer
l'accès à des
bureaux symboliques », a-t-il dit.
Le refus de donner l'itinéraire de la
manifestation au SPVM est
très justifiable, selon lui. « Les
étudiants sont
méfiants envers les forces
policières, a-t-il dit. [...]
Le SPVM se servirait de l'itinéraire pour
prendre les
étudiants en souricière. »
À la manifestation du 8 mars, pendant que
les
étudiants marchaient dans les rues de
Montréal, les
hélicoptères survolaient bruyamment
le centre-ville et il y avait des policiers
à cheval, à
vélo et en voiture et l'escouade
anti-émeute aux aguets.
 
Manifestation
étudiante à Sherbrooke le 8
mars, journée
internationale de la femme. (LML)
À Sherbrooke, l'association
étudiante du
Cégep a aussi organisé une
manifestation en appui aux
demandes des étudiants. Les porte-parole en
ont profité
pour souligner les conséquences de la
hausse sur les conditions
de vie et d'études des femmes.

À
droite: vote
de grève à l'Université
Concordia de
Montréal le 6 mars (The
Concordian)

Lisez Le
Marxiste-Léniniste
Site web: www.pccml.ca
Courriel: redaction@cpcml.ca
|