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Le Plan décrit l'échéancier suivant pour la mise en oeuvre des mesures de prédédouanement : « Nous négocierons, d'ici décembre 2012, un accord de prédédouanement visant les modes de transport terrestre, ferroviaire et maritime en vue d'établir le cadre juridique et les autorisations réciproques nécessaires qui permettront à l'Agence des services frontaliers du Canada et au Service des douanes et de protection de la frontière des États-Unis d'exécuter leurs processus liés à la sécurité, à la facilitation et à l'inspection dans l'autre pays. Parallèlement, et dans le cadre de ces négociations, les pouvoirs des agents d'inspection décrits dans l'Accord entre le Canada et les États-Unis relatif au prédédouanement dans le domaine du transport aérien seront revus et modifiés par les deux pays afin qu'ils soient comparables aux pouvoirs exercés par les agents des aéroports du pays d'accueil. « L'Agence des services frontaliers du Canada effectuera le prédédouanement intégral des biens et des voyageurs à Massena (New York). Les négociations en vue d'atteindre ce résultat prendront fin d'ici décembre 2012. « Le Service des douanes et de protection de la frontière des États-Unis mettra en place, d'ici septembre 2012, un projet pilote visant à faciliter le passage du fret routier à au moins un endroit au Canada, lequel sera choisi par les deux pays. Si cette expérience donne des résultats positifs, nous pourrions envisager de l'étendre à d'autres endroits dans les deux pays. « L'Agence canadienne d'inspection des aliments et le Service de salubrité et d'inspection des aliments des États-Unis mèneront d'ici juin 2012 un projet pilote d'un an visant à établir un mécanisme d'examen et d'approbation préalables de la certification officielle de prédédouanement et d'autres formules possibles liées aux activités d'inspection des importations de viande fraîche. Les résultats de ces projets, qui seront évalués d'ici septembre 2013, guideront l'évolution future de cette approche. « Le Service des douanes et de protection de la frontière des États-Unis effectuera à Vancouver (C.-B.) le prédédouanement intégral des voyageurs et des biens qui les accompagnent, à bord des paquebots de croisière et des trains de passagers à destination des États-Unis. Les négociations sur ce point se termineront d'ici la fin de 2012. « D'ici juin 2012, nous trouverons et développerons des solutions permettant de surmonter les obstacles opérationnels à l'efficacité des opérations de prédédouanement du Service des douanes et de protection de la frontière des États-Unis dans les aéroports canadiens (par exemple, l'emplacement des activités de contrôle de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien et les niveaux de service du Service des douanes et de protection de la frontière des États- Unis). La mise en oeuvre des solutions acceptées par les deux pays débutera en décembre 2012.
En vue de mettre sur pied un système de douane unique, le Plan mentionne l'intention de « fournir [...] aux exportateurs un guichet unique au moyen duquel ils pourront soumettre par voie électronique tous les renseignements nécessaires pour se conformer aux règlements douaniers et autres. »
Cuba Les vérités de Cuba![]() Ces derniers jours, des médias et des représentants de certains gouvernements traditionnellement engagés dans la subversion contre Cuba ont déclenché une nouvelle campagne d'accusations, en se saisissant sans le moindre scrupule d'un fait lamentable : le décès d'un prisonnier de droit commun qui, peut-être uniquement parce qu'il s'agit de Cuba, est devenu une nouvelle aux répercussions internationales. La méthode employée est toujours la même, que l'on cherche en vain à imposer à coups de répétitions médiatiques pour diaboliser Cuba, en l'occurrence à partir de la manipulation délibérée d'un événement totalement inhabituel dans notre pays, contrairement à d'autres pays. Le soi-disant « prisonnier politique » purgeait une peine de quatre ans d'incarcération au terme d'un procès juste et équitable pendant lequel il était en liberté, pour avoir brutalement battu sa femme en public, agressé des policiers et avoir résisté violemment à son arrestation. Cette personne est morte des suites d'une défaillance multi-organique associée à une insuffisance respiratoire sévère malgré avoir reçu tous les soins nécessaires, y compris les médicaments et le traitement spécialisé à la salle de soins intensifs du principal hôpital de Santiago de Cuba. Pourquoi certaines autorités espagnoles et de l'Union européenne se sont-elles empressées de condamner Cuba sans même tenter de s'informer sur ce sujet ? Pourquoi recourent-elles toujours et d'avance aux mensonges lorsqu'il s'agit de Cuba ? Pourquoi, en plus de mentir, censurent-elles la vérité ? Pourquoi refuse-t-on à la voix et à la vérité de Cuba, sans aucun scrupule, le moindre espace dans les médias internationaux ? C'est faire preuve d'un grand cynisme et faire du deux poids deux mesures. Quel qualificatif donneraient-ils à la brutalité policière déclenchée récemment contre le mouvement des « indignés » en Espagne et dans la plupart des pays de cette « Europe cultivée et civilisée » ? Qui s'est inquiété de la situation dramatique de surpopulation dans les prisons espagnoles, dont la population d'immigrés s'élève à plus de 35 % du total des détenus dans le pays, d'après le dernier rapport disponible du syndicat des prisons ACAIP daté du 3 avril 2010 ? Qui a pris la peine d'enquêter sur la mort, en juin 2011, au Centre pénitencier de Teruel, en Espagne, de Tohuami Hamdaoui, un prisonnier de droit commun d'origine marocaine décédé après une grève de la faim volontaire de plusieurs mois ? Qui s'est inquiété du fait que Tohuami Hamdaoui clamait son innocence ? Le porte-parole chilien qui ose nous calomnier a-t-il perdu la mémoire ou la notion de la réalité lorsqu'il affirme que le prisonnier décédé était un dissident politique qui avait passé 50 jours en grève de la faim ? Il doit garder des souvenirs de l'époque où il était dirigeant étudiant lié aux militaires putschistes de Pinochet qui ont massacré son peuple et ont étendu les disparitions et les tortures à l'ensemble du cône sud à travers le « Plan Condor », mais on ne lui connaît pas de déclarations sur la brutale répression contre les étudiants qui manifestent pacifiquement pour leur droit humain à l'éducation universelle et gratuite. Serait-il de ceux qui ont voulu rebaptiser la dictature « régime militaire » dans les livres scolaires. S'est-il prononcé sur la Loi antiterroriste appliquée contre les Mapuches en grève de la faim ? Le gouvernement des États-Unis, principal instigateur de tout effort visant à discréditer Cuba, ne pouvait pas manquer dans cette campagne, ceci dans le seul but de justifier leur politique d'hostilité, de subversion et de blocus économique, politique et médiatique contre le peuple cubain. On ne peut qu'être impressionné par l'hypocrisie des porte-parole des États-Unis, un pays qui affiche un piètre bilan en matière de droits de l'Homme, aussi bien sur son territoire que dans le reste du monde. Le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies a reconnu que de graves violations sont commises chaque jour dans ce pays en matière de droits humains : les droits de la femme, la traite des personnes, la discrimination raciale et contre les minorités ethniques, l'abandon des détenus, le profilage racial et les fréquentes erreurs judiciaires dans les procédures de condamnation à la peine de mort, l'exécution de mineurs et de malades mentaux, les abus du système de détention migratoire, les morts à la frontière sud militarisée, les actes atroces commis contre la dignité humaine et les assassinats de personnes innocentes perpétrés par les troupes de l'armée US sur les populations civiles en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et ailleurs, les arrestations arbitraires et les tortures pratiquées dans le centre de détention illégal de la Base navale de Guantanamo, qui usurpe une partie de notre territoire.
Quelques semaines plus tôt, l'Afro-américain Troy Davis avait été exécuté –malgré les nombreuses preuves qui démontraient qu'une erreur judiciaire avait été commise – sans que la Maison-Blanche ou le Département d'État ne lève le petit doigt. Aux États-Unis, 90 prisonniers ont été exécutés de janvier 2010 à ce jour, et 3 222 détenus attendent leur exécution dans le couloir de la mort. Le gouvernement n'hésite pas à réprimer brutalement tous ceux qui osent dénoncer l'injustice du système. Cette nouvelle attaque contre notre pays démontre une claire intention politique qui n'a rien d'une préoccupation légitime pour la vie des Cubaines et des Cubains. On nous fustige avec la complicité de puissants groupes politico-financiers comme le Groupe Prisa et celui géré par la CNN en espagnol, dans le meilleur style des mafias de Miami. On dénonce délibérément le gouvernement cubain, que l'on accuse sans qu'il y ait eu la moindre enquête sur la réalité des faits. On condamne d'abord et, éventuellement, on juge ensuite. Il ressort dans le cas présent que ni les autorités, qui ont fait preuve de précipitation et de maladresse en abordant ce sujet, ni l'appareil au service de l'agression médiatique contre Cuba n'ont même pas pris la peine de confirmer cette information. Peu importe la vérité si ce que l'on prétend c'est de fabriquer artificiellement et vendre une fausse image de soi-disant violations flagrantes et systématiques des libertés à Cuba qui puisse justifier un jour une intervention dans le but de « protéger des civils cubains sans défense ». L'intention d'imposer une matrice d'opinion diabolique pour prouver une dégradation sensible de la situation des droits humains à Cuba et construire une soi-disant « opposition victimisée qui meurt dans les prisons » – où on lui refuse même l'accès aux services de santé –, est on ne peut plus évidente. Le monde entier connaît la vocation humaniste de nos médecins et de notre personnel de la santé en général, qui ne lésine pas sur les efforts ni sur les maigres moyens dont dispose notre pays – dans une large mesure à cause du criminel blocus qu'endure notre peuple depuis plus de 50 ans – pour sauver des vies et améliorer l'état de santé de notre peuple et d'autres peuples dans tous les confins de la Terre. Cuba suscite le respect et l'admiration des peuples et de nombreux gouvernements, qui reconnaissent son oeuvre sociale dans l'île et dans le monde. Les faits valent plus que mille mots. Les campagnes anticubaines n'entameront ni la Révolution cubaine ni son peuple, qui continuera de perfectionner son socialisme. La vérité de Cuba est celle du pays où l'être humain est ce qu'il y a de plus précieux : une espérance de vie à la naissance de 77,9 ans en moyenne ; une couverture de santé gratuite pour tout le peuple ; un taux de mortalité infantile de 4,9 pour chaque mille naissances vivantes, un taux qui dépasse les standards étasuniens et qui est le plus faible du continent, légèrement inférieur à celui du Canada ; toute une population alphabétisée et ayant plein accès à tous les niveaux de l'enseignement, de manière gratuite ; un taux de participation aux élections générales de 2008 de 96 % ; un processus démocratique de discussion des Orientations économiques et sociales préalablement au VIe Congrès du Parti.
L'histoire démontrera une nouvelle fois que le mensonge, même répété, ne deviendra jamais une vérité, car comme l'a dit notre héros national José Marti, « un principe juste du fond d'une grotte est plus puissant qu'une armée ».
Haïti Le fantoche, le dictateur et le président:
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![]() Jean-Claude Duvalier salue le président d'Haïti et la première Dame sous le regard de l'ancien président américain, Bill Clinton, 13 janvier 2012. |
« Baby Doc » Duvalier est retourné en Haïti le 16 janvier 2010, après vingt-cinq ans d'exil. Son arrivée aurait pris tout le monde par surprise, cependant il est maintenant clair que la France et les États-Unis lui avaient donné le feu vert. Le silence relatif du gouvernement d'Obama sur le retour de Duvalier contraste avec le tapage qu'il a fait pour empêcher, avec force, le retour de Jean-Bertrand Aristide,[2][3] le premier président démocratiquement élu d'Haïti. Ce contraste sent la duplicité. Rappelons que sous Duvalier (et son père, François), les tontons macoutes, sa milice privée détestée[4], ont assassiné, torturé ou fait disparaître près de 50 000 Haïtiens.[5]. Dans le même temps, Duvalier a détourné des centaines de millions de dollars[6], dont la plus grande partie a servi à se payer une vie de grand luxe pendant son exil.[7] Malgré les appels à son arrestation et à son inculpation des survivants et des avocats haïtiens ainsi que des organisations internationales de défense des droits, Duvalier peut circuler comme bon lui semble dans les rues d'Haïti et même dîner dans les meilleurs restaurants avec des gens comme Sean Penn.
Que symbolise Duvalier ? Pour l'élite d'Haïti, il représente une forme de nostalgie totalitaire. Il existe une espèce de culte entourant Duvalier, un rappel de l'époque de la « bourgeoisie macoutisée », selon l'expression du journaliste Kim Ives [8], quand il y avait une alliance entre les élites et les forces paramilitaires terroristes. Mais le duvaliérisme était aussi une bonne chose pour la politique et l'économie des États-Unis qui, dans les années 1960, avaient besoin de François (« Papa Doc ») Duvalier pour contrer l'influence révolutionnaire communiste de Cuba. Sous Jean-Claude (« Baby Doc »), ils ont été capables d'ouvrir les ressources et les marchés haïtiens aux entreprises américaines, d'augmenter le nombre des ateliers de misère et de jeter les bases de l'instauration des politiques économiques néolibérales.
C'est là qu'interviennent le président Martelly, sélectionné par les États-Unis, et « Papa » Bill Clinton. Comme nous l'avons déjà indiqué dans Black Agenda Report[9], le candidat de droite Martelly a été choisi par le gouvernement Obama pour devenir président d'Haïti lors d'une élection imposée de force, entachée d'irrégularités et avec un faible taux de participation des électeurs. Plus important encore, Martelly est le visage – et l'épine dorsale – de la résurgence du duvaliérisme. Ses affinités avec Duvalier sont bien connues, tout comme son animosité envers l'ancien président Aristide.[10] Il a des liens historiques avec les loyalistes de Duvalier, envisage une « amnistie » Duvalier, [11] et est en train de rétablir l'armée haïtienne. De plus, ses interactions erratiques et agressives avec ses constituants et ses collègues politiques – et, en particulier, ses menaces contre les journalistes haïtiens – sont un début d'indication de ses tendances répressives.
Mais il est un bon fantoche. Comme nous le rappelle Ezili Danto du Haitian Lawyers Leadership Network : « Martelly est simplement un outil que vont utiliser ceux qui « connaissent le mieux les schémas de privilège et de domination », plus que n'importe quel politicien haïtien intéressé pourrait jamais rêver de l'être. Martelly est la valve qui libère la pression de surface accumulée tout en renforçant la narration du « Haïtien violent ». Une brillante manoeuvre des Américains et des Européens. « Une évidence ». Pour le moment, il va ouvrir Haïti à l'occupation et à l'exploitation économique permanentes des États-Unis tout en terrorisant les Haïtiens qui résisteront. Alors que les États-Unis consolident leur présence militaire dans l'hémisphère occidental, la domination d'Haïti est importante. Pour beaucoup, c'est une des raisons qui expliquent l'occupation militaire actuelle par une force criminelle sous le commandement de l'ONU, la MINUSTAH, la plus grande force militaire onusienne dans un pays qui n'est pas en guerre. C'est aussi la raison de l'imposante nouvelle ambassade américaine en Haïti, la quatrième plus grande ambassade américaine dans le monde.
Et puis, il y a Bill Clinton. Clinton est le visage « gentil » de la domination américaine d'Haïti.[12] Avec son initiative pour transformer Haïti en un paradis pour les touristes occidentaux tandis que les Haïtiens seront une main-d'oeuvre à bon marché dans les ateliers de misère où seront fabriqués des marchandises occidentales,[13] Clinton est l'arbitre d'une nouvelle phase de néolibéralisme. Il dicte pratiquement la politique haïtienne. En fait, dans une scène des plus absurdes de népotisme de l'histoire politique d'Haïti, le premier ministre d'Haïti, Gary Conille, est l'ancien chef de cabinet de Clinton. Il a également une longue histoire familiale avec les Duvalier : son père était un ministre de Baby Doc.[14] Comme @dominique_e a dit récemment sur Twitter, tout est en place pour « tuer Haïti avec le néolibéralisme ».
La semaine dernière, Glen Ford faisait remarquer sur une radio américaine : « On parle le plus souvent d'Haïti comme d'une tragédie alors qu'en fait c'est une scène de crimes horribles, commis principalement par les États-Unis pendant deux siècles. »[15 ] Avec le fantoche, le dictateur et le président sur scène, il est difficile d'imaginer une cohorte plus sinistre pour entraîner Haïti sur la voie de l'exploitation américaine.
1.
http://www.amnesty.org/en/library/info/AMR36/007/2011/en
2.
http://www.thegrio.com/news/us-urges-aristide-to-delay-return-to-haiti.php
3.
http://www.ezilidanto.com/zili/2011/03/obama-fears-lavalas-returns-duvalierists-refuses-aristide/
4. http://thepublicarchive.com/ ?p=2816
5. http://www.coha.org/tonton-macoutes/
6.
http://www.soros.org/initiatives/justice/articles_publications/publications/duvalier-factsheet-20111213
7.
http://www.csmonitor.com/World/Americas/2011/0119/How-strong-are-charges-against-Haiti-s-Jean-Claude-Duvalier-Very-say-experts
8.http://www.haiti-liberte.com/archives/volume4-27/A Class Analysis of
Baby Doc.asp
9.
http://blackagendareport.com/content/fools-and-sycophants-haiti's-presidential-selection
10.
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cifamerica/2011/mar/22/haiti-jean-bertrand-aristide
11.
http://www.haiti-liberte.com/archives/volume4-40/As%20Inauguration%20Nears.asp
12. http://www.uruknet.info/?p=79976
13. https ://nacla.org/node/6781
14.
http://www.haiti-liberte.com/archives/volume5-7/The%20Neo-Liberal.asp
15.
http://blackagendareport.com/content/haiti-raped-us-2004-and-still-bleeding
(Traduction : LML)
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