Joignez-vous à la bataille contre
le monopole mondial basé en Europe et ses tentatives de
détruire l'aluminerie au Québec et d'abaisser le niveau
de vie de tous les travailleurs.
Les travailleurs et les communautés du
Québec et du Canada sont du côté des 800 membres de
la section locale 9490 du Syndicat des Métallos à
l'aluminerie d'Alma et des gens d'Alma et de la région du
Saguenay-Lac-Saint-Jean dans leur lutte pour défendre leurs
alumineries et leurs conditions d'emploi.
Le monopole mondial Rio Tinto, avec un revenu brut
dépassant 60 milliards $ en 2010, s'est emparé des
alumineries d'Alcan en 2007 et se sert maintenant de son pouvoir
de monopole pour poursuivre sa campagne antisociale pour soutirer des
concessions aux travailleurs, à la région et au
gouvernement. Le monopole mondial et ses alliés
néolibéraux, avec leur conception du monde anti-peuple et
antinationale, se servent de leur contrôle de la production
mondiale de l'aluminium pour justifier l'injustifiable. Les
travailleurs qui produisent l'aluminium et le peuple
québécois qui fournit l'énergie
hydro-électrique qui rend le processus extrêmement
productif n'accepteront pas qu'une partie toujours plus grande de la
richesse qu'ils produisent soit siphonnée hors de la
communauté, dans les poches de l'oligarchie financière
internationale.

Les oligarques de Rio Tinto prennent les gens de la
région pour des valises et croient qu'ils vont lever les bras
à la simple mention du mot « concurrence
internationale » ou devant les menaces de
déménager la production ailleurs dans son empire mondial.
Sauf que ces arguments intéressés et ces menaces ne sont
pas nouveaux. Les travailleurs les ont vaincus dans le passé et
ils les vaincront encore par l'organisation et la résistance.
Les travailleurs et les communautés demandent un
équilibre basé sur leurs droits. Les travailleurs d'Alma
ont proposé un équilibre basé sur une production
de 430 000 tonnes d'aluminium par année avec un plancher
d'emploi de 780 travailleurs. Ils demandent que ce rapport soit
maintenu pour le bien de leurs membres, de la communauté et de
l'économie. Pour réaliser cet équilibre à
court terme, ils ont proposé que si la production augmente, le
nombre de travailleurs peut rester à 780 et si la production
baisse durant la période couverte, le rapport actuel est
maintenu, ce qui veut dire une réduction des effectifs. Les
travailleurs croient également que la sous-traitance doit
être limitée au minimum parce que cette pratique
antiouvrière a pour effet direct de réduire la
réclamation globale des travailleurs à la valeur qu'ils
produisent (à cause de la baisse des salaires et des avantages
sociaux que cela représente quand il s'agit de travailleurs non
syndiqués).
Que le monopole mondial Rio Tinto mette en lockout des
travailleurs disposés à établir un juste
équilibre à l'avantage réciproque pour eux et les
propriétaires et dirigeants de la compagnie, cela est
inacceptable. C'est ni plus ni moins qu'une déclaration de
guerre contre les travailleurs, la région et le Québec.
Les gens se rallient en nombre grandissant à la section locale
9490 du Syndicat des Métallos pour exiger un équilibre
à l'avantage réciproque et exprimer leur mépris
pour les directeurs de Rio Tinto, leurs laquais et leur lockout
contreproductif et destructeur.
Secteur manufacturier oui !
Destruction nationale non !
Tous pour l'établissement d'un équilibre à Alma
basé sur la reconnaissance
des droits des travailleurs et de la communauté !
Rallions-nous derrière les travailleurs de la section locale
9490 et la région
du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans leur juste lutte à la
défense de leurs droits !

Un appel à se rallier aux travailleurs d'Alma
dans la lutte pour leurs droits
- Entrevue avec Marc Maltais,
président du Syndicat
des travailleurs de l'aluminium d'Alma -
LML : Dans la semaine
qui a précédé le lockout, les travailleurs des
trois accréditations du Syndicat des travailleurs de l'aluminium
d'Alma (section locale 9490 du Syndicat des Métallos) ont
rejeté les offres finales de Rio Tinto. On a dit que ces offres
étaient bonifiées par rapport à l'offre
précédente que les travailleurs avaient rejetée de
façon très massive. Quel a été le
résultat du vote sur les offres finales et en quoi
différaient-elles de l'offre précédente ?

Marc Maltais
|
Marc Maltais : Quelques jours avant le
lockout, soit les 29 et 30 décembre, les travailleurs ont
rejeté les dernières offres finales de l'employeur.
À l'accréditation bureau, l'offre a été
rejetée à 71 %, à l'accréditation
Centre de réfection des cuves à 98 %, et à
l'accréditation horaire à 88 %. Le taux de
participation moyen à ces assemblées a été
de 92 %.
Un des changements dans les offres de l'employeur, c'est
que dans l'offre finale, Rio Tinto disait nous protéger contre
la sous-traitance au niveau de l'opération, c'est-à-dire
au niveau de la production. Dans la convention actuelle, il n'y a pas
de clause de sous-traitance en ce qui concerne la production. Notre
principal problème à l'heure actuelle en ce qui concerne
la sous-traitance c'est à l'entretien que nous l'avons. Il y a
bien une clause de sous-traitance dans la convention actuelle en ce qui
concerne l'entretien mais les mailles sont tellement grandes qu'on peut
y passer des éléphants. Ce qui a pour conséquence
que d'année en année, on voit l'augmentation des heures
qui sont données à des firmes externes.
Donc, on nous a présenté une clause
de protection face à la sous-traitance pour la production. Mais
du même souffle Rio Tinto nous a dit que la sous-traitance dans
l'usine il y en aura toujours plus, que l'avenir de l'aluminerie c'est
toujours plus de sous-traitance. Donc, la question que nous posons
à l'employeur c'est que s'il nous propose une clause qui nous
protège, quelle est sa valeur si Rio Tinto est
déterminé à accroître la sous-traitance de
toute façon? La réponse est trop évidente.
Si on négocie une clause qui ne nous protège pas
réellement, alors nous venons d'accepter les conditions de
l'employeur en ce qui concerne la sous-traitance. C'est un des gros
aspects de la négociation actuelle qui est très important
parce qu'il a de grands impacts, notamment sur les mouvements de
main-d'oeuvre et les fonds de pension à long terme. C'est un
affaiblissement du syndicat parce qu'on cherche à réduire
nos effectifs syndiqués à ce que l'entreprise appelle le
« core », les opérations essentielles de production,
et même cela va être remis en question.
Prends la situation présente avec le lockout.
C'est déjà difficile à l'heure actuelle avec le
nombre de syndiqués que nous avons de mener un combat efficace.
À l'heure actuelle, Rio Tinto fait rentrer 200 sous-traitants et
cadres en plus des scabs pour opérer l'usine ; imagine s'il
y en avait 400. Les 200 cadres, en fait, ce sont pour beaucoup des
retraités qu'ils sont allés chercher, des nominations
qu'ils ont faites dans les derniers mois. Ce ne sont pas des cadres qui
sont établis de longue date, ce sont des cadres qui sont mis
là en préparation du conflit. Ils sont allés
chercher des cadres retraités à Arvida. Il y en a
là-dedans qui n'ont jamais vu un pont roulant comme on en a ici.
Nos équipements à Alma sont ultra modernes. Et ce sont
ces gens-là qui vont opérer l'usine. J'imagine qu'ils ont
placé les gens qui connaissent le mieux l'usine, les vrais
cadres, aux opérations critiques, mais qu'est-ce qu'on va dire
aux autres : vas-y mon homme, aie confiance ! C'est
sécuritaire ça ?
On voit bien que nos demandes ont de grandes
répercussions sur l'avenir.
LML : Le syndicat dit que
Rio Tinto n'est pas en mode négociation mais en mode
provocation. Peux-tu nous en dire plus ?
MM : Toutes ces accusations de vandalisme et
d'intimidation que Rio Tinto fait contre nous sont des mensonges et
c'est de la provocation ça aussi. Rio Tinto suit la
théorie selon laquelle plus tu répètes un mensonge
souvent, plus ça va devenir une vérité. Le
syndicat a toujours dénoncé le vandalisme, le saccage et
l'intimidation. Quand la compagnie se plaint que nous avons
vandalisé les équipements, il ne faut pas qu'elle oublie,
et d'ailleurs elle le sait très bien, que les équipements
brisaient avant la négociation, qu'ils brisaient pendant la
négociation et qu'ils vont briser encore après la
négociation. Si ce n'est pas le cas, alors pourquoi avoir des
personnes qui s'occupent de l'entretien dans l'usine ? D'ailleurs
la compagnie n'enquête même pas sur les incidents dont elle
parle. C'est juste de la propagande. Dans une société
où on n'hésite pas à juger les syndicats comme
étant tous des fiers-à-bras, c'est facile pour eux de
dire n'importe quoi.
Nous avons des soupçons sérieux à
l'effet que Rio Tinto fait entrer des scabs dans l'usine.
Moi-même j'en ai pris un en flagrant délit, un faux agent
de sécurité qui faisait de la patrouille en motoneige.
C'est certain qu'il y a plein de scabs dans cette usine-là. Nous
avons fait des demandes au ministère du Travail pour qu'il
envoie des inspecteurs à l'usine. Rio Tinto fait entrer des gens
par hélicoptère. En plus, on voit des gens qui courent
dans le bois avec des lampes de poche et d'autres qu'on fait entrer en
motoneige. Si Rio Tinto n'a rien à cacher, alors pourquoi
utiliser ces méthodes ?
LML : Quelle est la
situation du point de vue appui de la population ?
MM : On se souvient que des
présidents de la chambre de commerce sont sortis publiquement
contre nous. Cela n'empêche pas qu'il y a plein de commerces qui
viennent nous porter du café et des muffins, du bois de
poêle, qui nous offrent des bons d'achat, viennent jaser avec
nous et nous encouragent. Nous en sommes maintenant à 800
personnes sur notre page Facebook (1700
en date du 10 janvier -- ndlr) et nous en gagnons
environ une centaine par jour. Il y a toutes sortes de monde qui nous
appuie. Les gens reconnaissent que nos travailleurs ne demandent
presque rien pour eux-mêmes. Ce que nous voulons c'est partager
les bonnes conditions que nous avons. Il y a des retraités de
Rio Tinto qui viennent nous encourager sur les lignes de piquetage. Nos
travailleurs sont mobilisés comme jamais. Ils appuient leur
syndicat et sont déterminés à avoir gain de cause.
Nous faisons du piquetage 24 heures sur 24 et 7 jours
par semaine. En ce moment, nous sommes sous le coup d'une injonction
interlocutoire provisoire valable jusqu'au 10 janvier qui nous dit de
ne pas piqueter à moins de 500 pieds de la
propriété et limite le nombre des piqueteurs à 20.
LML : Que veux-tu dire en
conclusion ?
MM : Le dernier conflit de travail à
l'usine remonte en 1979 et là aussi c'était un
lockout. Ce n'est pas vrai qu'on est plus dur qu'ailleurs ici à
Alma. Si ce qu'on nous propose a du bon sens on est capable de traiter
de la chose et d'en arriver à une entente, mais on a affaire
avec du monde intraitable. Un travailleur l'autre jour m'a
demandé quand est-ce qu'ils vont en avoir assez ces
gens-là comme Rio Tinto. Je lui ai répondu que le matin
où tu vas devoir déposer 100 $ dans une boîte
avant d'aller faire ton quart de travail, que tu vas payer pour
travailler, ils vont te demander de déposer 120 $. Il n'y a
pas de limites à leurs demandes. Les gens se rendent compte que
le syndicat d'Alma se bat contre cette mutation de l'économie
qui nous pousse tous vers le bas et c'est pourquoi nous invitons tout
le monde à nous rallier.

Les travailleurs de nuit chassés manu militari
par une firme de sécurité privée

Vers 0 h 45 le matin du samedi
31 décembre, un peu moins de 24 heures avant
l'échéance de la convention collective, environ 150
agents de sécurité employés par Rio Tinto Alcan
ont investi les lieux de l'usine et ont ensuite brutalement
expulsé les travailleurs qui étaient sur leur quart
horaire. Les agents de sécurité sont passés
à l'action à peine 15 minutes après la fin
des négociations en présence d'un médiateur du
gouvernement, négociations qui devaient reprendre le lendemain.
«Ils ont sorti le monde en maudits sauvages, a dit le
président du STAA Marc Maltais en entrevue avec Le Quotidien.
Ils
leur ont donné des sacs de poubelles dans lesquels
étaient leurs vêtements et leur ont dit de partir
sur-le-champ. C'est un lock-out déguisé.»
Les travailleurs ont dû quitter avec leurs
vêtements contaminés, la peau contaminée. Tout cela
sous une forte présence policière. Les travailleurs ont
dénoncé cet assaut et ont immédiatement
dressé des lignes de piquetage devant l'usine.
Après la compagnie a dit que les travailleurs
seraient payés pour leur quart horaire, comme si de rien
n'était. Autrement dit, inutile que le syndicat fasse un grief
pour cette violation flagrante des droits de ses membres puisque les
travailleurs ont été payés.
LML dénonce cette attaque menée
sous la supervision de la police et des médias et d'autres qui
ont ensuite cherché à donner l'impression que ce sont les
travailleurs qui font le grabuge. La compagnie a même
invoqué des bris d'équipements, qui sont pourtant chose
courante, comme prétexte pour cette expulsion brutale.
Il est clair que la compagnie choisit d'agir avec
impunité pour créer un nouveau
« normal » à l'usine. Non seulement les
travailleurs sont-ils forcés de se soumettre aux droits des
gestionnaires sans restriction, mais elle use de violence de
façon délibérée pour atteindre ses fins.

Militante manifestation contre l'achat
d'électricité
de Rio Tinto par le gouvernement sous prétexte
d'une «entente secrète»
Le mercredi 4 janvier, plus de 600 travailleurs
sont allés manifester devant la Centrale hydro-électrique
de l'Île Maligne et les bureaux d'Énergie
électrique pour protester contre les échanges
d'énergie entre Rio Tinto Alcan (RTA) et Hydro-Québec
pendant le lockout. Énergie électrique est une division
de Rio Tinto qui s'occupe des barrages et de la distribution de
l'électricité. Les manifestants ont demandé que le
gouvernement Charest intervienne pour interdire à
Hydro-Québec d'acheter les surplus d'énergie que RTA a
dégagés en amputant sa production d'aluminium du
2/3 pendant le lockout. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, avec ses six
centrales, trois sur la rivière Péribonka et trois sur la
rivière Saguenay, RTA dispose d'équipements qui peuvent
produire en moyenne un peu plus de 2000 mégawatts annuellement,
soit l'équivalent de 90 % de l'électricité
nécessaire à sa production d'aluminium au Québec.
Le réseau de RTA dispose de quatre interconnexions avec celui
d'Hydro-Québec. Un accord entre les deux sociétés
prévoit des échanges d'énergie selon les saisons
et les besoins respectifs de chacun. Les travailleurs estiment qu'en
amputant sa production d'aluminium de deux tiers, RTA rend disponible
une quantité d'énergie de près de 500 MW. La
responsable des relations publiques de RTA, Claudine Gagnon, a dit que
les éventuels surplus seront entièrement acheminés
au réseau d'Hydro-Québec.
Les travailleurs de Rio Tinto s'opposent fermement
à ce transfert d'énergie à la faveur du lockout et
le considèrent comme une mesure d'affaiblissement du rapport de
force du syndicat face à Rio Tinto. Ils dénoncent la
déclaration du porte-parole du ministre des Ressources
naturelles qui a dit qu'il s'agit d'une entente privée entre
Hydro-Québec et RTA et que de demander à
Hydro-Québec de cesser d'acheter les surplus de RTA à
cause du lockout serait de l'
« ingérence » dans cette entente. De son
côté, Hydro-Québec a déclaré via un
de ses porte-paroles que l'entente contractuelle avec RTA sur les
surplus d'électricité sera respectée et qu'elle
doit demeurer confidentielle.
« Le gouvernement, en acceptant que RTA vende
cette énergie-là au gros tarif à
Hydro-Québec, est complice d'un conflit de travail qui risque de
perdurer, a répliqué Marc Maltais, le président du
Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA) en lockout. Le
rapport de force traditionnel dans un conflit, c'est que l'employeur se
prive de ressources et de revenus et les travailleurs se privent d'un
salaire, ce qui aide les deux parties à faire leur deuil et
à entendre raison à un moment donné. »
Plusieurs autres travailleurs et représentants
syndicaux ont participé à la manifestation. Au nom du
Syndicat des employés d'Énergie électrique
Québec, son président Pierre Simard a lui aussi
dénoncé les ventes d'énergie à
Hydro-Québec pendant le conflit car cela permet à RTA de
bénéficier économiquement du conflit de travail.
Il s'est engagé à développer l'appui pour les
travailleurs en lockout. Le président du syndicat des
employés de métier d'Hydro-Québec au
Saguenay-Lac-Saint-Jean, Yvan Tremblay, a rappelé le
référendum régional de novembre 2005 à
l'échelle de la région où 92,5 % des
électeurs ont voté pour que les ressources naturelles
soient gérées par la région et pour que
l'énergie privée produite dans la région à
des fins industrielles serve uniquement au développement
industriel de la région. Le représentant des Travailleurs
canadiens de l'automobile au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Denis Lepage, a
dit que « si la compagnie pense que son lockout va passer
comme du beurre sur une tranche de pain, elle se trompe royalement. Ce
n'est pas vrai qu'ils vont passer sur le dos des gens d'Alma sans
d'abord passer sur le dos de toute la région. » Le
député néo-démocrate de
Jonquière-Alma, Claude Patry, lui-même ancien
président du Syndicat national des employés(es) de
l'Aluminium d'Arvida, a dit qu'on pourrait se diriger vers une grosse
crise et a lancé l'appel à tous d'appuyer les
travailleurs de RTA.
Marc Maltais a exprimé au nom des travailleurs en
lockout sa fierté devant le succès de la manifestation
qui a dû se tenir loin de l'usine en vertu de l'injonction qui
interdit toute manifestation ou piquetage à moins de 150
mètres de celle-ci.
« Nous respectons l'injonction, mais c'est
essentiel de faire connaître notre opinion. Le droit de
manifester reste présent et cela a été fait d'une
manière pacifique. Nous avons eu plusieurs appuis importants et
ils seront déterminants pour le combat que nous menons face
à RTA. »
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