Non aux préparatifs de guerre!

Le nouveau «principe de responsabilité
mutuelle» inventé par le Canada


Le 5 décembre, les pays envahisseurs ont tenu une rencontre en Allemagne pour discuter de l'avenir de l'Afghanistan. À cette rencontre, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, qui joue de plus en plus le rôle du méchant clown dans la mise en oeuvre de l'ordre du jour belliciste du gouvernement Harper, a annoncé le nouveau « principe de responsabilité mutuelle ».

« Le Canada est fermement convaincu que, pour que la transition et la transformation réussissent, l'Afghanistan et la communauté internationale doivent accepter pleinement le principe de responsabilité mutuelle, a dit Baird. C'est là une lourde responsabilité pour le gouvernement démocratiquement élu d'Afghanistan. ».

Il a clairement expliqué que « le principe » de « responsabilité mutuelle » exige la reddition sans condition de l'Afghanistan aux définitions anglo-américaines et européennes de la démocratie qui exige une économie de libre-marché, leur définition des droits humains et leur définition de la primauté du droit.

Baird a déclaré que « la responsabilité mutuelle implique que le gouvernement afghan s'engage résolument à oeuvrer sans relâche pour instaurer la paix en Afghanistan et dans la région. Il doit bâtir une société fondée sur la démocratie représentative, sur la primauté du droit, sur une gouvernance efficace et transparente, de même que sur le respect intégral des droits de la personne, en particulier des femmes, tout en incluant une protection contre l'extrémisme religieux. »

Puis, pour bien se couvrir, Baird est allé rencontrer de manière impromptue des femmes afghanes en même temps que la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, et la vice-présidente de la Commission européenne, Catherine Ashton, comme si cela allait donner une légitimité à ce principe concocté.

Pour ce qui est de la partie « mutuelle », il a dit: « En contrepartie, la communauté internationale doit continuer à aider l'Afghanistan à s'acquitter de ses responsabilités afin de fournir à ses citoyens la sécurité, des perspectives économiques et un État viable et responsable. Le Canada est prêt à collaborer avec les autres membres de la communauté internationale pour appuyer le gouvernement de l'Afghanistan dans cette importante entreprise. »

Gardant à l'esprit comment le gouvernement du Canada négocie avec la Première Nation Attawapiskat, la phrase suivante est très révélatrice :

« Il est évident que cela implique des besoins financiers considérables, et nous avons la responsabilité envers nos citoyens de veiller à ce que tous les investissements portent des fruits, dans un contexte exempt de corruption et de gaspillage. »

Évitant toute référence à des accusations possibles de prise de possession d'un pays souverain. Baird veut nous rassurer que « L'Afghanistan a demandé un engagement à long terme de la communauté internationale. » Puis il nous réassure que « ... le Canada a une vision claire de son engagement jusqu'en 2014 ; d'ailleurs, son engagement se poursuivra au-delà. Il est important de rester concentré sur la réussite de cette transition. Dans ce contexte, le Canada apporte une contribution de taille. Par nos engagements actuels, nous continuons à soutenir des programmes de santé et d'éducation pour les femmes et les enfants afghans, à fournir de l'aide humanitaire, à appuyer les forces de sécurité afghanes à titre de deuxième contributeur à la Mission de formation de l'OTAN en Afghanistan, à renforcer la primauté du droit et la protection des droits de la personne, et à promouvoir la coopération dans la région. »

Étant donné les conditions des Premières Nations pour lesquelles le Canada a une responsabilité sociale directe, ancestrale et découlant des traités, les femmes et les enfants d'Afghanistan ont de quoi s'inquiéter avec ce nouveau « principe de responsabilité mutuelle » du Canada. Va-t-on maintenant voir ce « principe » concocté être invoqué pour justifier d'autres invasions et agressions par l'alliance militaire agressive de l'OTAN dirigée par les États-Unis, pour justifier la prise de possession de pays pour s'assurer qu'ils fassent partie du système impérialiste d'États au sein de la sphère d'influence des impérialistes anglo-américains, en collusion et en rivalité avec leurs partenaires/rivaux européens et asiatiques ?

Le grand peuple afghan ne s'est encore jamais soumis à un pouvoir étranger, peu importe sa provenance. C'est une vaine prétention de la part du gouvernement Harper qu'être « un pays aligné » aux États-Unis fait du Canada « un pays modèle ». Bien au contraire, le gouvernement Harper intensifie les préparatifs pour une guerre impérialiste cataclysmique. Cela ne doit pas passer !

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D'autres provocations américaines contre l'Iran

La plus récente provocation des États-Unis contre l'Iran et contre la diplomatie internationale a eu lieu le 6 décembre, lorsque les États-Unis, qui ont rompu les relations diplomatiques avec l'Iran le 7 avril 1980, ont officiellement inauguré sur le Web une soi-disant ambassade que l'Iran a immédiatement bloquée, rapporte l'agence de nouvelles Fars.

En octobre, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a déclaré que les États-Unis planifient d'ouvrir cette « ambassade virtuelle » d'ici la fin de cette année, dans le prétendu but de fournir aux Iraniens un accès en ligne à de l'information sur les visas et l'éducation aux États-Unis. Elle a dit que l'ambassade a été conçue pour promouvoir les « contacts entre les peuples ». « Je suis ravie d'annoncer l'ouverture en ligne de l'ambassade virtuelle américaine à Téhéran en tant qu'une nouvelle opportunité stimulante d'échange entre les peuples d'Iran et des États- Unis », a déclaré la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland, dans un communiqué.

Le porte-parole du ministère des Relations extérieures de l'Iran, Ramin Mehmanparast, a dit que l'ambassade virtuelle américaine pour l'Iran n'enverra pas au peuple iranien le message américain, rapporte jeudi l'agence de nouvelles semi-officielle Mehr.

Le lancement de l'ambassade virtuelle est une forme d'aveu de la part des États-Unis que ce fut, il y a trois décennies de cela, une mauvaise décision de couper les liens avec l'Iran, a déclaré Mehmanparast.

Le législateur iranien Hassan Ghafourifard a dit que le lancement de l'ambassade virtuelle américaine vise à créer un fossé entre le peuple iranien et son gouvernement, rapporte le site Web de la radio-télévision iranienne IRIB. Les Iraniens ne sont pas intéressés à maintenir quelconque lien avec l'ambassade virtuelle américaine, a déclaré Ghafourifard. Faisant référence au lancement de l'ambassade virtuelle américaine en tant que « complot » contre l'Iran, il a dit que « la nation iranienne connaît et reconnaît les complots américains dans toutes leurs formes », écrit l'IRIB.

Un autre législateur iranien, Heshmatollah Falahatpisheh, a déclaré que le lancement de l'ambassade virtuelle américaine est « une forme d'avis public pour attirer les espions (iraniens) aux États-Unis ». L'objectif derrière l'établissement de l'ambassade virtuelle américaine est d'exercer une pression politique sur l'Iran, a déclaré Falahatpisheh, qui dirige les Comité des relations étrangères du parlement iranien.

La Maison Blanche a répondu en condamnant l'Iran. « Nous condamnons les efforts du gouvernement iranien pour nier à son peuple la liberté d'accéder à l'ambassade virtuelle récemment inaugurée », déclare le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, dans un communiqué.

Par ailleurs, le 8 décembre, l'Iran a exhorté les Nations unies à condamner la violation de son espace aérien par un drone américain sans pilote et a demandé la mise en place de « mesures claires et efficaces » pour mettre fin à de tels « actes dangereux et illégaux » contre l'Iran.

Dans sa lettre, Mohammad Khazaee, le représentant permanent de l'Iran auprès des Nations unies, fait également appel à l'intervention du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

La lettre a été envoyée à Vitaly Churkin, l'ambassadeur russe à l'ONU qui détient durant décembre la présidence par rotation du Conseil de sécurité de l'ONU, et à Nasser A. Al-Nasser, le président de la 66e session de l'Assemblée générale de l'ONU.

« Selon les directives de mon gouvernement, j'ai l'honneur d'attirer votre attention sur les opérations clandestines et provocatrices contre la République islamique d'Iran par le gouvernement des États-Unis, qui se sont accrues et intensifiées ces derniers mois », indique l'ambassadeur iranien dans la lettre.

« Dans cette même tendance, récemment un avion espion américain sans pilote RQ-170, portant un numéro de série spécifique, a violé l'espace aérien iranien », a-t-il dit.

« Cet avion a volé 250 km à l'intérieur du territoire iranien, jusqu'à la région au nord de la ville de Tabas, où il a fait face à une intervention rapide et énergique de la part des Forces armées de la République islamique d'Iran. »

Les médias iraniens rapportent que l'armée iranienne a abattu un drone américain de reconnaissance RQ-170 dans l'est de l'Iran après qu'il ait transgressé la frontière iranienne. Les représentants américains ont nié que le drone a été abattu par l'Iran, affirmant plutôt qu'il s'est écrasé en raison de problèmes mécaniques.

Le drone RQ-170 est un avion sans pilote qui a été utilisé pour la reconnaissance et la surveillance par les États-Unis en Afghanistan, rapporte Xinhua.

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Bulletin du 12 décembre 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca