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Préparatifs
de
guerre contre la Syrie et l'Iran
Dénonçons les criminels de
guerre
que sont Harper et
compagnie!
Établissons un gouvernement anti-guerre!
Les Canadiens doivent défendre le
principe que
préparer la
guerre est un crime de guerre tout aussi grave
que les autres. La
guerre d'agression, qui est le crime de guerre
suprême, ne peut
avoir lieu sans la préparation des
conditions objectives et
subjectives.
Défendre ce principe signifie qu'il faut
tenir le
gouvernement
canadien responsable des préparatifs de
guerre contre la Syrie
et
l'Iran. Tous ceux qui concilient avec ces
préparatifs de guerre
sous un prétexte ou un autre doivent
aussi être tenus
responsables.
Les préparatifs de guerre contre la
Syrie et
l'Iran s'ajoutent
à la liste des crimes de guerre
déjà
perpétrés par la dictature
fédérale et ses conciliateurs,
liste qui, en plus de
l'Afghanistan,
comprend désormais la guerre d'agression
contre la Libye. Le
bellicisme de la dictature Harper était
étalé au
grand jour à la cérémonie
du
24 novembre à Ottawa, avec la
glorification de la guerre
contre la Libye comme une grande victoire et
avec triomphalisme
répugnant, de style nazi.
En tant qu'État annexé au
système
impérialiste d'États dominé
par les États-Unis, qui comprend les
alliances agressives que
sont l'OTAN et NORAD, la dictature
fédérale de Harper
prépare le
pays et ses forces armées à une
guerre contre la Syrie et
contre
l'Iran. Il s'agit d'un crime de guerre
monstrueux de la part de
tous ceux impliqués directement et de
ceux qui concilient avec
Harper.
Le 20 novembre, la dictature Harper a
annoncé
qu'un navire de
combat canadien resterait en
Méditerranée jusqu'à
la fin
de 2012, pour servir à « des
évacuations et
des blocus
maritimes advenant que la violence de la Syrie
dégénère en guerre
civile ». Le gouvernement a dit que
le NCSM
Vancouver, qui a participé
à la guerre d'agression
contre la
Libye, sera réaffecté et
intégré à
l'opération « Active
Endeavour » de l'OTAN en
Méditerranée jusqu'au
début de
2012 et sera ensuite relevé par le NCSM
Charlottetown jusqu'à la fin de
l'année.
L'opération
« Active Endeavour », qui
a prétendument
pour mission
de combattre le terrorisme en
Méditerranée, a
commencé en octobre
2001.
Le ministre de la guerre, Peter MacKay, a dit
au
réseau CTV
que le Canada est prêt à
s'impliquer dans une guerre
d'agression
contre la Syrie. L'armée canadienne est
« prête
à toute
éventualité », a-t-il
dit. Une attaque contre
la Syrie ne
serait possible qu'après « une
série de
sanctions
(internationales) graduées. [...] Je
pense qu'il est clair pour
un grand nombre de dictateurs que leur
comportement ne sera pas
toléré. Mais comment nous agirons
et quelle sera la
prochaine
étape, cela dépendra de ce que
certains appellent
l'échelle de
progression », a dit MacKay.

Cette « échelle de
progression » est en
référence à
l'ingérence active des États-Unis
et de l'Europe en Syrie
où ils
cherchent à fomenter une guerre civile
réactionnaire et
aux
préparatifs de guerre à
l'extérieur de la Syrie
qui consistent à rassembler les forces de
l'OTAN
nécessaires à une invasion. Ces
préparatifs comprennent une
désinformation pour gagner de
l'appui, sinon pour s'assurer qu'il n'y ait pas
d'opposition
organisée à l'aventure militaire
pour renverser le
régime
syrien et en établir un qui serait
directement annexé au
système impérialiste
d'États sous la conduite des
États-Unis.
La destruction de l'opinion publique contre la
guerre
d'agression se fait suivant la tactique
colonialiste de diviser pour
régner.
Dans le monde contemporain d'une superpuissance
unique, cela veut
dire financer et armer des groupes d'opposition
à
l'intérieur du
pays ciblé. La base de cette opposition
peut être des
différends
tribaux, religieux ou nationaux ou tout
simplement une opposition
empressée de prendre le pouvoir avec
l'appui de
l'impérialisme
étasunien. Le régime
attaqué se défend avec
force et on assiste
alors à une escalade vers une guerre
civile réactionnaire
et des
appels à une intervention internationale.
Au Canada, un soutien important aux
préparatifs
de guerre de
la dictature fédérale vient de
ceux qui, sous la
bannière de la
« responsabilité de
protéger »,
appuient l'appel à
l'agression étrangère pour
arrêter l'effusion de
sang d'une
guerre civile réactionnaire, comme pour
la Libye et la Syrie.
Cela comprend aussi ceux qui appellent au
renversement du régime
iranien. L'impérialisme américain
convoite l'Iran et veut
s'en
emparer au détriment de ses rivaux
européens. Il
dénigre le
régime iranien uniquement pour des
raisons
intéressées. Il omet
le contexte d'une société qui a
connu le renversement de
son
gouvernement par un coup d'État
orchestré de
l'étranger et qui a
souffert en conséquence de la
cruauté de la dynastie
Pahlavi, le
chah d'Iran. Depuis le renversement du chah en
1979, la
société
iranienne connaît un processus dynamique
où font rage la
lutte de
classe et des contradictions et conflits
attribuables à la
transformation d'une société
ancienne avec ses
privilèges
aristocrates et sa petite production en une
économie
socialisée
moderne qui voit la croissance d'une classe
capitaliste indigène
désirant profiter des ressources
naturelles du pays et de la
grande production, d'une section qui lie son
destin aux monopoles
mondiaux et d'un mouvement ouvrier qui grandit
et qui gagne en
expérience.
Ceux qui concilient avec les ambitions
guerrières
de la
dictature Harper abandonnent toute
réflexion consciente et toute
analyse de la guerre impérialiste. Ils
refusent de
reconnaître la
vérité que la
responsabilité des Canadiens de
protéger les
peuples du monde réside dans
l'organisation et le
développement
d'un gouvernement anti-guerre ici même au
pays. Elle commence par
la formation d'un gouvernement qui prend la
responsabilité de
protéger le droit public et les droits de
tous et de garantir
ces
droits en opposition au droit de monopole, en
préparant aussi
les
conditions pour une alternative centrée
sur l'être humain.
Toute
autre interprétation des
responsabilités internationales
du
Canada est une fraude et un prétexte pour
nous embrouiller dans
l'annexion à la machine de guerre
impérialiste de
l'empire
américain.
Ceux qui concilient avec les ambitions
guerrières
de Harper
oublient que la véritable
responsabilité de
protéger vient des
peuples eux-mêmes qui s'organisent pour
défendre leurs
droits. Le
peuple est son propre libérateur. Ceux
qui concilient avec la
guerre oublient que le système
impérialiste
d'États déploie des
espions et des agents partout pour provoquer
l'anarchie et le
chaos, comme le « groupe
intégré de la
sécurité » de la
police canadienne qui a envoyé des
espions et des agents au sein
des groupes qui organisaient l'opposition aux
rencontres du G20
en 2010 en Ontario.
Ceux
qui concilient avec la
guerre oublient que les principes
de l'indépendance et de la
souveraineté des nations, le
droit de
ne pas être attaqué par une grande
puissance
impérialiste et la
nécessité d'un équilibre
international
fondé sur l'avantage
réciproque et non sur la loi du plus fort
sont le
précieux héritage de la victoire
antifasciste de la
Deuxième
Guerre mondiale. Il ne faut à aucun prix
que ces principes
soient
abandonnés sous l'influence de la
résurgence du fascisme
et sous
la pression du système
impérialiste d'États
dominé par les États-Unis qui veut
restaurer l'anarchie,
la dictature et un état
constant de guerre imposé par la loi du
plus fort.
Ceux qui concilient avec les ambitions
guerrières
de Harper oublient que, dans les années
1960 et 1970, le Canada
a également
été la cible d'incitations
à la guerre civile
quand la GRC et des
agents militaires des États-Unis ont
tenté
d'écraser la juste
lutte du peuple québécois pour ses
droits nationaux et de
la
transformer en une lutte dominée par un
terrorisme aveugle, par
l'anarchie et le chaos. La dictature
fédérale de
l'époque a
imposé la Loi sur les mesures de
guerre sous
prétexte de
combattre le terrorisme et a
déployé l'armée dans
les rues du
Québec pour arrêter des militants
et intimider ceux qui
s'engageaient à défendre les
droits de tous. En 1979, la
Commission MacDonald sur les méfaits de
la GRC a exposé
le
recours au terrorisme d'État et
l'ingérence dans les
organisations populaires afin de
détourner la classe
ouvrière et
ses alliés de l`édification du
nouveau. Les personnes
progressistes à l'époque ont
été fermement
solidaires de la lutte
de libération nationale du Québec
contre
l'impérialisme étasunien
et le colonialisme anglo-canadien. Il s'agissait
de s'opposer
consciemment aux espions de la GRC et de
l'armée
américaine qui
incitaient à la guerre civile
réactionnaire avec des
attentats
terroristes et autres sales manoeuvres pour
écraser la lutte de
libération nationale du Québec, le
mouvement ouvrier et
les
luttes de tous pour leurs droits, y compris les
femmes et les
Premières Nations. À
l'époque, il existait un
réel danger de
guerre civile réactionnaire et
d'intervention de l'armée
américaine d'un côté ou de
l'autre dans le but
d'annexer à la
fois le Canada et le Québec sous
prétexte de
défendre la sécurité
nationale des États-Unis et de la
responsabilité de
protéger les
civils.
La responsabilité des Canadiens est de
se
défendre contre la
subversion et l'ingérence de la dictature
fédérale
et de
l'impérialisme étasunien pour que
la classe
ouvrière et ses
alliés puissent défendre les
droits de tous et
résoudre les
problèmes économiques, politiques
et sociaux qui existent
présentement au pays. Cela veut dire
être conscient des
tentatives de la police politique d'infiltrer et
de perturber les
organisations du peuple et leurs luttes à
la défense des
droits
de tous et pour une alternative centrée
sur l'être humain.
Il
faut aussi être conscient que la
« communauté
internationale » déploie des
espions et des agents et
soudoie des groupes et des individus dans le but
d'arrêter le
progrès de la société et,
si nécessaire,
inciter à la guerre
civile réactionnaire pour provoquer un
changement de
régime
favorable à l'empire étasunien.
Concilier avec les ambitions guerrières
de la
dictature fédérale,
c'est oublier que le monde entier est aux prises
avec un système
impérialiste d'États sous la
conduite des
États-Unis.
Concilier avec les ambitions guerrières,
c'est
oublier que les
pays plus petits et moins puissants sont
extrêmement
vulnérables
face à la subversion impérialiste
et à
l'incitation de divisions
qui peuvent mener à une guerre civile
réactionnaire.
La conciliation avec les ambitions
guerrières
mène à l'abandon
des principes de non-ingérence dans les
affaires internes des
nations et des peuples souverains.
La conciliation avec les ambitions
guerrières nie
la vérité que
les peuples sont leurs propres
libérateurs et qu'ils sont en
mesure de renverser leurs oppresseurs. Ayant
oublié cela, il y a
conciliation avec les guerres d'agression
dirigées par les
États-Unis sous prétexte de
protéger les peuples
de leurs propres
régimes.
Concilier avec les ambitions guerrières,
c'est
détourner les
peuples de leurs luttes à la
défense de leurs droits pour
plutôt
s'engager dans quelque mouvement illusoire de
solidarité avec
ceux qui luttent pour leurs droits et qui
refusent l'ingérence
de
l'impérialisme. Cela mène au
sabotage de ces luttes.
La conciliation avec les ambitions
guerrières
signifie en
pratique le refus de s'engager dans des luttes
ici au pays pour
mobiliser la classe ouvrière et ses
alliés pour
défendre les
droits de tous, contester le droit de monopole
et s'engager dans
une lutte organisée, consciente et
conséquente pour une
alternative centrée sur l'être
humain au Canada.
Non
à l'agression contre la Syrie et
l'Iran !
Dénonçons les criminels de guerre
de Harper !
Dénonçons ceux qui concilient avec
les criminels de
guerre de
Harper !
Organisons et luttons pour un gouvernement anti-
guerre !

À titre d'information
Le gouvernement Harper dépense
un demi milliard de dollars pour le
programme
de satellites militaires des États-Unis
Le gouvernement Harper prétend que, au
nom de
l'équilibre budgétaire,
il doit couper plus de 200 million de dollars
affectés au
financement
d'importants programmes publics comme les
programmes de recherche et
d'études en environnement, notamment le
réseau de
stations de surveillance
de l'ozone d'Environnement Canada. Cependant, il
continue de
militariser
l'économie et de payer aux riches des
centaines de millions de
dollars en
préparatifs de guerre et pour
l'intégration toujours plus
poussée des forces armées du
Canada à la machine de guerre des
États-Unis.
Par exemple, le gouvernement a récemment
annoncé qu'il offrira
477 millions $ pour participer
à un système de
communications
par satellite du département de la
Défense des
États-Unis, système dont les
coups atteignent des dépassements
exorbitants. Selon le
département de la
Défense des États-Unis, le
système Wideband Global
Satellite (WGS) est un
système de communication servant aux
« combattants
des États-Unis,
alliés et partenaires de coalitions au
cours de tous niveaux de
conflits,
hormis une guerre nucléaire ».
Le but du
système WGS est d'avoir en
place au moins neuf satellites militaires
au-dessus de
différentes régions du
monde pour fournir une bande passante haute
fréquence aux forces
américaines et alliées partout
où elles se
trouvent.
Les États-Unis avaient prévu
avoir le
système en place pour son propre
usage en 2004. Cependant, selon un rapport de
2011 du gouvernement
américain, des problèmes de
production et de
contrôle de qualité ont ralenti
le développement des trois premiers
satellites. En
conséquence, le premier
satellite n'a été lancé
qu'en octobre 2007 et
n'a pas été opérationnel
au-dessus de l'océan Pacifique avant
avril 2008. Le
deuxième satellite, placé
au-dessus du Moyen-Orient et de l'Afghanistan, a
été
déclaré opérationnel
en juin 2009, et le troisième, au-dessus
de l'océan
Atlantique, en mars 2010.
Les trois prochains satellites doivent
être lancés en
2012 ou en
2013 – et le quatrième ne le sera
pas avant 2013. Il
devrait y avoir
un délai de deux ans entre le
sixième et le
septième satellite. Les coûts
prévus pour ce programme étaient
de
1,3 milliards $ US, mais
ils ont maintenant dépassé
3,5 milliards $ US.
L'armée
américaine a demandé au
Congrès
469 millions $ US pour le
WGS rien que pour l'année
budgétaire en cours.
Il semble probable que par ce cadeau du Canada
au
département de
Défense des États-Unis, les
monopoles d'armements et de
défense canadiens
cherchent à devenir partenaires du
projet, si ce n'est pas
déjà le cas. Au
parlement, le ministre associé de la
Défense nationale,
Julian Fantino, a
justifié le fait d'offrir des centaines
de millions de dollars
provenant du
produit social du Canada à la machine de
guerre des
États-Unis en déclarant
que cela aidera le gouvernement Harper à
mener des guerres
d'agression
plus efficaces. « Nos efforts
déployés en
Afghanistan et en Libye ont
démontré que la capacité
d'échanger des
renseignements entre l'état-major et
nos éléments
déployés est essentielle au
succès d'opérations militaires
modernes. Ce gouvernement compte répondre
à cette
exigence tout en
respectant la valeur de l'argent des payeurs de
taxes. Ainsi, nous
avons
cherché à conclure une entente
avec nos alliés qui
permet à nos Forces
canadiennes d'avoir accès à une
constellation
internationale de
satellites ».
L'Australie, selon les agences de presse, a
accepté de participer au projet
en 2007 et a contribué plus de 800
millions $ US pour
payer le
sixième satellite afin d'avoir
accès à une partie
de la bande passante du
système. En plus du Canada et de
l'Australie, la
Nouvelle-Zélande, le
Luxembourg, le Danemark et les Pays-Bas ont
également
exprimé leur
intérêt à participer au
projet.
Par
ailleurs, le 2 novembre,
Fantino a annoncé un contrat de
31,1 millions $ à MacDonald,
Dettwiler et
associés Ltd. (MDA)
pour la contruction de deux systèmes
non-classifiés de
connaissance de la
situation par télédétection
(URSA). Selon la
documentation
gouvernementale, « L'URSA est un
système mobile et
déployable qui
permettra aux Forces canadiennes de
télécharger des
images provenant
directement de satellites commerciaux, notamment
le
Radarsat-2 canadien, au moment où
ils survolent une zone
d'intérêt,
pour ainsi être en mesure d'obtenir des
données
cartographiques et des
renseignements de surveillance à jour de
leurs
théâtres d'opérations. Cette
capacité vise à aider les
commandants
déployés à la planification
de
missions et à la prise de
décisions tactiques dans les
moments cruciaux. Les
Forces canadiennes feront l'acquisition de deux
systèmes URSA.
L'un sera
utilisé dans le cadre de
déploiements internationaux,
tandis que l'autre
servira lors d'opérations au pays, ainsi
qu'à des fins de
formation.
MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. sera le
fournisseur de ces
systèmes ».
Le gouvernement Harper tente de dissimuler ses
efforts
visant à
militariser l'espace et la croissance de ses
préparatifs de
guerre sous couvert
de la création d'emplois. Il
présente la militarisation
de l'économie comme
un développement positif pour le peuple
canadien. Selon la
documentation : « La Politique
des retombées
industrielles et
régionales (RIR) s'appliquera à ce
contrat, ce qui
signifie que MDA sera
tenue de réinvestir au Canada 100 %
de la valeur du
contrat,
augmentant encore ainsi davantage les
retombées de cet achat
dans les
régions partout au pays. Ce contrat fait
partie de plus de 60
achats
d'envergure assujettis à la Politique des
RIR, ce qui
représente des
engagements de plus de 21 milliards de
dollars en RIR
d'entrepreneurs importants du domaine de la
défense ». Kerry-Lynne
Findlay, député conservateur pour
Delta-Richmond Est,
renchérit :
« Il s'agit d'une bonne nouvelle pour
Richmond puisque ce
projet
permet de maintenir environ 23 emplois
spécialisés
et améliore la
valeur de notre expertise technologique[...].
Améliorer
l'équipement des
Forces armées et mettre l'accent sur la
reprise
économique représentent les
principaux engagements de notre gouvernement, et
cette annonce confirme
que nous respectons nos
engagements ».
Cette annonce fait partie du projet de soutien
conjoint
des Forces armées
du gouvernement Harper (PSSC). Selon le
gouvernement, « le
but du
PSSC est de permettre aux Forces canadiennes
d'avoir accès
à des
renseignements de surveillance fiables, justes
et en temps opportun au
sein
de leurs zones de déploiement
d'intérêt ». La
première phase du projet
consiste à mettre en oeuvre le
système URSA.
(Postmedia
News,
ministère de la Défense
nationale)

La Ligue arabe prend des mesures
sans précédent pour isoler la
Syrie

Des milliers de femmes
syriennes rassemblées
dans le quartier de
Bab Touma, à Damas, le
24 novembre 2011.
Sur le petit
cercueil on
peut y lire : « Le peuple
syrien pleure la mort de la
Ligue
arabe. »
Les agences de nouvelles rapportent que la
Ligue arabe
prend des sanctions économiques contre
la Syrie à la réunion de son
Conseil économique et
social. Il s'agit d'une
procédure sans précédent
dans l'histoire de cette
organisation, déclare, SANA, l'agence
de nouvelles
syrienne.
Les mesures sont proposées comme un
nouvel
échéancier pour que la
Syrie se conforme aux exigences des
impérialistes. C'est une
façon de
menacer de représailles le gouvernement
syrien s'il ne signe pas
un
protocole acceptant la visite de 500
observateurs.
Certains rapports réaffirment que le
peuple
syrien considère ces actions comme une
ingérence
flagrante dans ses affaires internes,
écrit Prensa Latina.
Les mesures comprennent l'interdiction des vols
commerciaux des
compagnies aériennes régionales,
l'arrêt des
échanges commerciaux et
financiers et le gel des avoirs du gouvernement,
des actions qui sont
préjudiciables aux intérêts
du peuple syrien,
souligne SANA.
Les médias syriens rapportent
également
que la Russie rejette toute intervention
étrangère en
Syrie, y compris les sanctions, une position
exprimée par le
porte-parole du ministère des Affaires
extérieures Alexandre Lukashevich.
Selon Lukashevich, la Russie croît que le
problème de la Syrie ne peut
être résolu que par un dialogue
national et non par des
représailles
politiques et économiques.
À Beyrouth, le premier ministre libanais
Najib
Mikati a réaffirmé que
son gouvernement rejette toute décision
de la Ligue arabe visant
à isoler la
Syrie ou tout autre État de la
région. Le Liban ne
participera pas à ces
actions contre la Syrie, a dit le premier
ministre.
Les agences de nouvelles rapportent des
manifestations
dans
plusieurs villes de Syrie en appui au
président Bachar al-Assad
et son
processus de réforme et condamnant les
actions
étrangères contre le
pays.
« En ce moment, des milliers de
personnes
manifestent au square
Saba Bahrat à Qamishli pour exprimer leur
soutien aux
décisions nationales
et à la défense de leur
souveraineté et de leur
pays », rapporte
vendredi Prensa Latina.

L'OTAN dissimule ses préparatifs
d'intervention militaire en
Syrie
Les États-Unis ont décidé
de se
soustraire à certaines obligations du
Traité sur les forces armées
conventionnelles en Europe
(FCE). Plus
particulièrement, les États-Unis
n'informeront plus la
Russie de leurs plans
de redéploiement de leurs forces, lit-on
dans un article de
Vadim
Trukhachev publié dans la Pravda.
Voici des extraits
de
l’article.
* * *
« Les États-Unis ont
annoncé
aujourd'hui à Vienne avoir
suspendu l'application de certains de leurs
engagements pris à
l'égard de la
Russie dans le cadre du Traité sur les
forces conventionnelles
en Europe.
Cette annonce a été faite
après que les
États-Unis et leurs alliés au sein
de
l'OTAN aient essayé pendant quatre ans de
trouver une solution
diplomatique suite à l'adoption du
moratoire russe à
l'égard de
29 pays signataires sur l'application du
traité en 2007.
Depuis 2007, la
Russie refuse d'accepter des inspections et a
cessé de partager
des
renseignements avec les autres membres du FCE au
sujet de ses forces
militaires tel que stipulé par le
Traité », a
déclaré mardi la porte-parole du
Département d'État, Victoria
Nuland.
[...]
Les commentaires de la diplomate
américaine
ressemble à une nouvelle
tentative de tout embrouiller. Mentionnons que
la version initiale du
Traité
FCE a été signée en 1990,
alors qu'existaient
l'OTAN et le Pacte de
Varsovie. Le document prévoyait une
réduction du nombre
de chars
d'assaut, de véhicules blindés,
d'artillerie (d'un
calibre supérieur à 100 mm),
d'avions de combat et
d'hélicoptères, ainsi qu'un
échange de
renseignements.
Une version renouvelée du traité
a
été signée en 1999. Cette
nouvelle
version reflétait les changements qui
avaient eu lieu en Europe,
tels que la
dissolution du Pacte de Varsovie et l'expansion
de l'OTAN. Cependant,
seulement la Russie, la Biélorussie,
l'Ukraine et le Kazakhstan
ont ratifié le
nouveau traité. La Russie a
redéployé une partie
importante de ses
armements au-delà des Monts Oural, mais
les pays occidentaux n'ont pas
respecté le nouveau traité.
L'expansion de l'Alliance de
l'Atlantique Nord
s'est poursuivie et l'OTAN s'est
rapprochée des
frontières russes.
À la fin de 2007, Vladimir Poutine a
décidé de suspendre la
participation de la Russie au CFE jusqu'à
ce que les
alliés européens aient
ratifié la nouvelle version du
traité. Les
Américains ont refusé de s'y
engager. Maintenant ils ont décidé
de ne pas informer la
Russie au sujet du
redéploiement de ses forces, ce qui
constitue de toute
évidence une nouvelle
violation du traité de la part des
États-Unis.
Quelles seront les conséquences pour la
Russie
suite à cette décision des
États-Unis ? C'est la question que Pravda.Ru
a
posée au
directeur du Centre des prévisions
militaires, Anatoy Tsyganok,
sollicitant
ainsi son expertise en la matière.
« Les États-Unis cesseront
d'informer
la Russie au sujet de leurs
redéploiements militaires. Techniquement,
les Américains
peuvent déployer
leurs troupes en Lettonie, en Lituanie et en
Estonie, des pays qui n'ont
pas
adhéré au traité. Les pays
Baltes se
transformeront-ils en centre militaire non
contrôlable à proximité des
frontières
russes ? »
« Lorsque la Russie a suspendu sa
participation au traité CFE, elle
avait le droit de dire que certains nouveaux
membres de l'OTAN, dont
les
pays Baltes et la Slovénie, n'avaient
jamais signé le
traité. Maintenant
l'OTAN cible la Pologne, la République
tchèque, la
Hongrie, la Lituanie et
tous les anciens membres du Pacte de Varsovie.
« Quand la réunification de
l'Allemagne fut décidée en 1990,
l'Allemagne et la France se sont engagées
selon une annexe de
l'entente à
ce que l'OTAN n'aille pas au-delà de
l'Oder (l'Oder est un
fleuve qui sépare
l'Allemagne et la Pologne – ndlr). Cependant,
l'Ouest ne respecte pas
cette
annexe. Il ne s'en tient qu'à l'entente
comme telle, mais
l'entente ne souffle
mot de la non-expansion de l'Alliance de
l'Atlantique Nord. Il s'agit
d'une
supercherie de la part des États-Unis et
de ses alliés
aux dépens de la
Russie.
« Pourquoi après quatre ans
les
États-Unis ont-ils décidé
de ne
plus informer la Russie de leurs
redéploiements
militaires ? »
« Il semblerait que cette
décision
soit liée à la situation qui
prévaut en Méditerranée.
Nous pourrions conclure
que l'OTAN a l'intention
de créer un bloc militaire près
des frontières au
sud de la Russie dans le but
de frapper la Syrie. Ce sera sans doute le sujet
de la réunion
de l'OTAN au
mois de décembre. Ils tenteront
d'analyser les actions de la
Syrie dans
l'éventualité d'une
opération militaire de l'OTAN
contre ce pays, comme
cela est arrivé en Libye.
« La Russie représente-t-elle
un
obstacle aux opérations de
l'OTAN contre la Syrie ? Les
États-Unis tentent-ils de nous
dissimuler quelque chose en ce
moment ? »
« Oui, la Russie est un obstacle.
Nous avons
une base navale à
Tartous, en Syrie. Cette base est
protégée par un
système important de
défense aérienne, donc les
possibilités d'une
agression navale de la part de
l'OTAN et d'Israël sont minces. S'ils
décident d'attaquer,
ce sera sans doute
à partir de l'Arabie saoudite. Donc, les
États-Unis
doivent cacher leur
jeu.
« Une autre question pèse
dans la
balance. Il y a environ 120 000
citoyens russes vivant en Syrie. Un grand nombre
serait des femmes
russes
ayant épousé des Syriens. La
Russie pourrait utiliser ce
fait pour s'ingérer
dans les événements en Syrie. En
outre, 20 % du
complexe de défense
de la Russie disparaîtrait si celle-ci
perdait le marché
syrien. Il est fort
possible qu'ils regroupent les forces de l'OTAN
pour se préparer
à une
guerre contre la Syrie, et qu'ils ne veulent pas
en alerter la
Russie. »

Prédictions pour un Grand Moyen-Orient
Écrivant pour Asia Times Online,
Pepe
Escobar délimite les
relations de pouvoir en Afrique du Nord et en
Asie occidentale comme
suit :
« La Syrie est l'allié
clé
incontesté de l'Iran dans le monde arabe,
alors que la Russie et
la Chine sont ses principaux alliés
géopolitiques. La Chine, pour l'instant,
a dit clairement que
toute solution
pour la Syrie doit être
négociée.
« La seule et unique base navale de
la Russie
en Méditerranée est
dans le port syrien de Tartous et ce n'est pas
par hasard que la Russie
y a
installé à Tartous son
système S-300 de
défense aérienne, l'un des
meilleurs
systèmes de missiles sol-air toute
altitude au monde, comparable
aux
missiles américains Patriot. Le
remplacement par le
système S-400 encore
plus sophistiqué est imminent.
« Selon le point de vue de Moscou et
de
Téhéran, un changement de
régime à Damas
est impensable. Cela signifie
l'expulsion virtuelle des marines russe et
iranienne de la
Méditerranée.
La base militaire
de l'OTAN
en Libye
« Pourtant
déjà des mouvements clés
par l'Occident sont en
marche selon les
diplomates à Bruxelles, qui ont
confirmé à Asia
Times Online que les anciens
« rebelles »
libyens qui essaient
actuellement de former un gouvernement
crédible ont
déjà donné le feu vert
pour que l'OTAN construise une importante base
militaire dans la
Cyrénaïque.
« L'OTAN n'a pas le dernier mot en
la
matière. C'est décidé par
le patron, le Pentagone, intéressé
à mettre en
relief Africom, en coordination
avec l'OTAN. Au moins 20 000 soldats seront
déployés
sur le terrain en Libye, dont au moins
12 000 sont des
Européens. Ils seront responsables
de la
'sécurité intérieure'
de la Libye mais seront aussi en état
d'alerte pour de possibles
autres
campagnes militaires ciblées sur nuls
autres que la Syrie et
l'Iran. »
Le point de vue
iranien
Selon Escobar, pour Téhéran
toutes les manoeuvres actuelles ne sont qu'une
couverture
« humanitaire » pour une
opération
anti-chiite et anti-iranienne. Il
écrit :
S'il est vrai que la plus récente
« coalition des
volontaires » (qui, en passant,
est une répétition du
modèle libyen) est contre le
régime de
Bachar al-Assad en Syrie, elle représente
aussi une guerre
chrétienne-sunnite
contre les chiites, qu'ils soient la
minorité alaouite en Syrie
ou les majorités
chiites en Iran, en Irak et au Liban.
Cela fait partie intégrante de
« l'opportunité
stratégique »
identifiée par le puissant lobby
israélien à
Washington : si nous
frappons sur le lien entre Damas et
Téhéran, nous portons
un coup fatal
au Hezbollah au Liban. Les idéologues
croient maintenant pouvoir
faire passer cela dans l'opinion publique
mondiale comme faisant partie
du printemps arabe, aujourd'hui
métamorphosé en «
hiver
arabe », après avoir
été
métamorphosé en
contre-révolution arabe durant
l'«été arabe».
Le rôle de
la Maison
des Saoud et du Conseil
de coopération des
États arabes du Golfe
La Maison des Saoud, la Jordanie et
l'étoile montant du Qatar sont
très à l'aise
à
faire le sale boulot des États-Unis et
d'Israël,
écrit Escobar. « La
Maison des Saoud, le chef de file du CCG, a
envahi Bahreïn avec
1500
soldats pour écraser les manifestations
pro-démocratie
très semblables à
celles de l'Égypte et de la Syrie La
Maison des Saoud a
aidé la dynastie
sunnite d'al-Khalifa au pouvoir au Bahreïn
à pratiquer la
torture généralisée dans
une population
composée à 70 % de chiites.
Les Bahreïnis
confirment que tous ceux torturés ont
été
forcés d'avouer des liens directs
avec la « maudite »
Téhéran.
« En Égypte, la Maison des
Saoud a
appuyé Moubarak même
après qu'il ait été
destitué. Maintenant
elle soutient, avec jusqu'ici plus
4 milliards $US, une junte militaire
qui veut essentiellement
garder le pouvoir, sans contrôle, sous une
façade
« démocratique ».
« La Maison des Saoud ne peut
coexister avec
une Égypte
pleinement démocratique. Quiconque croit
la prétention de
la
Maison des Saoud à vouloir
défendre les droits humains et
la démocratie au
Moyen-Orient devrait se faire interner.
« La Ligue arabe, qui est
également un
prolongement de la Maison des
Saoud, a donné son assentiment au
bombardement d'un État
membre par l'OTAN.
Elle a suspendu la Syrie le 12 novembre,
comme elle l'a fait pour
la
Libye le 22 février parce que,
contrairement à la
Libye, les visées
américaines et européennes au sein
du Conseil de
sécurité des Nations unies
ont été dûment
bloquées par les vetos de la
Russie et de la Chine.
« Bienvenue à la 'nouvelle'
Ligue
arabe où, si vous
ne vous êtes pas prosternés devant
l'autel du CCG, vous
êtes condamnés à
un changement de régime.
« Vénérer le CCG ne
peut pas
être comparé à
vénérer le
Pentagone et l'OTAN. La Jordanie et le Maroc
sont membres du dialogue
méditerranéen de l'OTAN, et le
Qatar et les Emirats arabes
unis (EAU) sont
membres de l'Initiative d'Istanbul de
coopération de l'OTAN. En
outre, la
Jordanie et les EAU sont les seuls pays arabes
contribuant des troupes
à
l'OTAN en Afghanistan.
« Ivo Daalder, l'ambassadeur de
l'administration Obama auprès de
l'OTAN, a déjà ordonné
à la Libye de se
joindre au Dialogue méditerranéen,
aux côtés du Maroc, de la Jordanie,
de l'Égypte, de
la Tunisie, de l'Algérie,
de la Mauritanie et d'Israël. Et plus
tôt ce mois-ci, il a
dit au Conseil de
l'Atlantique quelles sont les conditions
nécessaires pour une
attaque contre la Syrie :
« une nécessité
urgente » (voulant
donner l'impression
qu'Assad va raser Homs) ; « le
soutien
régional »
(qui va venir à la vitesse de
l'éclair de la Ligue
arabe/CCG) et un mandat de
l'ONU (qui ne viendra pas, comme l'ont
clairement indiqué la
Russie et la
Chine).
« Donc on peut s'attendre exactement
à
cela de 'la
coalition des volontaires', des
opérations clandestines dont on
blâmera le régime d'Assad, le
soutien immédiat de
la Ligue arabe/CCG, et
probablement une action unilatérale parce
que, via l'ONU, c'est
impensable. »
Prédictions
pour un
Grand Moyen-Orient
Selon Escobar,
« la Russie sait que si le modèle
actuel libyen est
reproduit en Syrie, le Liban étant
déjà sous un
blocus de facto de l'OTAN, la
Méditerranée
sera en effet devenue ce rêve, un lac de
l'OTAN, qui est le code
pour un
contrôle total par les États-Unis.
« Moscou voit aussi que, dans le
grand
Moyen-Orient conçu par
les États-Unis (n'hésitons pas
à le dire
« grand », allant de la
Mauritanie au Kazakhstan), les seuls pays qui ne
sont pas liés
à l'OTAN
dans une myriade de
« partenariats » sont, en
dehors de la
Syrie, le Liban, l'Érythrée, le
Soudan et l'Iran.
« Pour le Pentagone, c'est du
'repositionnement'.
Si, par exemple, vous quittez l'Irak, vous
allez ailleurs dans 'l'arc
d'instabilité',
préférablement le
Golfe. Il y a déjà 40 000 troupes
américaines dans
le Golfe, dont
23 000 au Koweït. Une armée
secrète pour le
Pentagone et la CIA est
formée par l'ancien Blackwater,
'repositionné' sous le
nom
Xe, dans les EAU. Une OTAN du Golfe est
née. Y a-t-il des
preneurs
pour une OTANCCG ?
« Lorsque les
néo-conservateurs
américains règnaient sur le monde,
il y a seulement
quelques années de cela, la devise
était: "Les vrais
hommes vont à Téhéran." Une
mise à jour
s'impose. Disons
plutôt : "Les vrais hommes vont
à
Téhéran en passant par
Damas seulement s'ils ont les couilles pour
regarder Moscou en
face."
(Traduction :
LML)

Bulletin du 28 novembre 2011
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