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Opposition
à
l'offensive
antisociale
du
gouvernement
Charest
L'éducation est un droit!
Les étudiants du Québec
réitèrent leur détermination à faire
échec à la hausse des droits de scolarité

Montréal,
le
10 novembre 2011 (Kunal
Shah)
Le jeudi 10 novembre, 30 000 étudiants et
alliés provenant de
tous les coins du Québec ont manifesté dans les rues de
Montréal
pour dire Non ! à la hausse des droits de scolarité
décrétée
par le gouvernement Charest. Les étudiants et leurs nombreux
alliés, notamment avec l'appui des centrales syndicales et de
nombreux groupes de travailleurs de l'éducation et de la
santé,
se sont rassemblés à la place Émilie-Gamelin et
ont marché dans
les rues du centre-ville en direction des bureaux du premier
ministre. Plus de 200 000 étudiants du post-secondaire
étaient en
grève pour l'occasion, sur 400 000 dans tout le Québec.
Le gouvernement Charest impose une hausse de 1625 $
des
droits de scolarité sur cinq ans, poursuivant l'offensive contre
les systèmes d'éducation et de santé et les
programmes sociaux
sous prétexte d'« assainissement des finances
publiques ». Les étudiants refusent de faire les
frais de
ces politiques pour payer les riches. Ils sont très conscients
que la société doit assumer sa responsabilité
envers les besoins de ses membres et garantir l'éducation en
tant que droit.

  
 
 
« Aujourd'hui, dans les rues de
Montréal, c'est l'avenir
du Québec qui se lève et se met en marche », a
lancé Simon
Gosselin, secrétaire général de la Table de
concertation
étudiante du Québec (TaCEQ).
« La mobilisation d'aujourd'hui envoie un
message clair
au gouvernement libéral : sa hausse des frais de
scolarité
ne passe pas », a indiqué Gabriel Nadeau-Dubois,
porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale
étudiante
(ASSÉ). « Le gouvernement Charest et les quelques
organisations patronales qui le soutiennent sont isolés contre
un
front commun et populaire. »
« C'est étonnant de voir la
composition d'associations
qui ont voté la grève. Ce ne sont pas des habitués
des
manifestations qui votent des grèves, c'est l'ensemble des
étudiants qui sont prêts à mettre la
pression », explique
Martine Desjardins, présidente de la Fédération
étudiante
universitaire du Québec (FEUQ).
De façon tout à fait honteuse, la
Conférence des recteurs et
principaux des universités du Québec (CREPUQ) a
déclaré que la
hausse était « raisonnable » et qu'elle
allait être
accompagnée d'une bonification du programme de prêts et
bourses.
Pour les étudiants, cela ne fera qu'aggraver l'endettement.
Selon
Léo Bureau-Blouin, président de la
Fédération étudiante
collégiale (FECQ), « 80 % des étudiants
n'ont pas accès
à l'aide financière. Dès qu'une famille fait 60
000 $, elle
en est écartée. »
Les médias rapportent par ailleurs que le
gouvernement du
Québec a payé pour acheter les noms des principales
associations
étudiantes et certaines expressions comme
« grève
étudiante » sur le moteur de recherche Google, afin
de
promouvoir le point de vue gouvernemental. Plusieurs internautes
qui recherchaient les acronymes FEUQ, FECQ ou ASSÉ ont vu
apparaître une publicité pour le site gouvernemental
www.droitsdescolarite.com.
Il en faudra plus pour rallier la population à
l'agenda
antisocial des libéraux car il est plus que clair que les
étudiants refusent de se laisser enfoncer dans la dette et
l'appauvrissement et qu'ils ont l'appui de la population. Les
associations étudiantes ont annoncé leur intention
d'intensifier
la mobilisation et que les mandats de grèves des associations
locales se multiplient.
Appuyons la juste lutte des étudiants pour leurs
droits !

Bulletin du 14 novembre 2011
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