Opposition à l'offensive antisociale du gouvernement Charest


L’éducation n’est pas un privilège!
La société doit garantir le droit
des jeunes à l’éducation


Le 10 novembre 2011 est la journée nationale d'opposition au dégel des frais de scolarité au Québec. Le mouvement étudiant québécois dans son ensemble rejette avec force et tout le mépris qu'il mérite le décret imposé par le Parti libéral du Québec dans le dernier budget instituant une hausse des frais de scolarité des universités de 75 % sur cinq ans. Cela constitue une augmentation de 325 $ par année pendant cinq ans dès 2012, soit 1625 $ au total. Comme d'habitude, les seules solutions des gouvernements au service des riches et de leur idéologie libérale sont que le peuple continue de payer encore davantage les riches.

Pourtant, le premier ministre Charest sait très bien que les attaques de son gouvernement contre les étudiants ont été condamnées par les travailleurs et toute la population, qui appuient les étudiants dans leur lutte contre les attaques répétées à l'éducation. Depuis 2003, le gouvernement libéral a utilisé la police pour attaquer des occupations étudiantes, des manifestations et différentes actions des étudiants. Il a également saboté le mouvement étudiant à coup de décrets. Le gouvernement Charest a adopté une mesure après l'autre pour criminaliser toute participation à la résolution des problèmes du système d'éducation. C'est ce qu'il a fait avec ses lois antiouvrières et antisyndicales, toutes passées sous le bâillon envers et contre tous, avec comme conséquence d'affaiblir la capacité des travailleurs et de leurs organisations à faire valoir leurs droits.

Le Parti libéral du Québec entend poursuivre sa politique de dégel des frais de scolarité pour que « les étudiants fassent leur part ». En 2011, les frais de scolarité à l'université pour le baccalauréat ont déjà été augmentés de 30 % par rapport à 2007. Cette hausse a été cautionnée par Pauline Marois lors de son couronnement comme cheffe du PQ. Le Parti Québécois de Marois, bien connu pour son rôle dans les désinvestissements en éducation dans les années 90, propose de conserver la hausse actuelle et de geler les frais de scolarité jusqu'à la tenue d'un sommet sur l'éducation. C'est la tendance du PQ, qui remonte au temps du gouvernement de Lucien Bouchard, à vouloir mener l'offensive antisociale mais par « consensus », comme lors des sommets économiques pour atteindre le « déficit zéro ». C'est la même position que le Parti libéral, mais en donnant un répit de quelques mois au dégel des frais de scolarité.

Imposer des frais au niveau collégial ?

Pour ajouter l'insulte à l'injure, les partis des riches parlent maintenant d'imposer des frais de scolarité dès le niveau collégial. Sachant que ces frais existent déjà sous l'appellation de « frais afférents », ce « questionnement » n'est rien qu'une vaste fraude.

De toute évidence, aucun parti des riches ne propose des mesures pour résoudre ce problème criant aux niveaux collégial et universitaire. C'est une prérogative peu réglementée qui permet aux CEGEPs et aux universités d'imposer des frais supplémentaires aux frais de scolarité sous diverses justifications. En bout de ligne, les frais afférents n'ont servi qu'à contourner le « gel » des frais de scolarité. Ces frais varient d'un établissement d'éducation à l'autre.

Face à tout cela, les étudiants rejettent les efforts odieux du gouvernement de leur faire porter le fardeau du sous-financement de l'éducation. Les étudiants refusent de se voir imposer le fardeau de la crise économique. Depuis plus de quinze ans, les gouvernements soumettent l'éducation, la santé et tous les services et programmes sociaux à une brutale offensive antisociale pour payer les riches. Cette offensive s'intensifie avec la crise économique, et la soi-disant crise budgétaire, alors que le gouvernement Charest poursuit sa politique de payer les monopoles. Pendant que les ressources humaines et naturelles sont bradées par les monopoles, le Parti libéral du Québec, le PQ et l'ADQ proposent de poursuivre l'offensive antisociale et refusent de reconnaître que l'éducation est un droit et non un privilège.

Contrairement à ce que les partis des riches avancent, l'éducation est un droit et la société doit le garantir en pratique. Les discours qui présentent les coûts de l'éducation comme l'affaire des étudiants est une fraude totale. C'est la négation du fait que tous les êtres humains font partie de la société et sont en droit de lui faire des réclamations. Les étudiants, les professeurs, les professionnels luttent, avec l'appui de la classe ouvrière et du peuple, pour que le droit à l'éducation soit garanti.

Le Parti marxiste-léniniste du Québec propose de fournir une nouvelle direction pour le Québec avec le programme d'exiger que l'État arrête de payer les riches et fasse de nouveaux investissements dans les programmes sociaux. L'éducation est un droit et le système d'éducation doit reposer sur ce principe. C'est pourquoi nous proposons les mesures suivantes :

1- Investir massivement en éducation ;

2- Imposer un gel immédiat des frais de scolarité pour les baisser progressivement et ensuite les abolir ;

3- Transformer progressivement le système de prêts et bourses en programme national de bourses pour s'assurer que chaque étudiant ait droit à un moyen de subsistance ;

4- Abolir les frais afférents ;

5- Imposer un plafond aux frais de scolarité pour les étudiants internationaux, leur faciliter l'accès au travail et réduire leurs frais de scolarité.

Il est temps de fournir une nouvelle direction pour le Québec !
Exigeons que l'État cesse de payer les riches !
Exigeons des nouveaux investissements dans les programmes sociaux !
La gratuité scolaire est la seule façon de garantir le respect du droit à l'éducation !


À Québec le 22 octobre (Photo: ASSÉ)

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Bulletin du 7 novembre 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca