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Cuba
Libération de René Gonzalez
Déclaration du parlement cubain
- 11 octobre 2011 -

«Prêt
à me battre jusqu'à la mort» furent les
premières paroles du patriote et combattant antiterroriste cubain
René Gonzalez à sa sortie de prison, au
pénitencier Marianna en Floride, le matin du 7 octobre 2011.
Accompagné
ici de sa fille et de son père venus l'accueillir.
Le 7 octobre dernier, l'antiterroriste cubain
René Gonzalez Sehwerert a été libéré
de la prison Marianna, dans le nord de la Floride, après avoir
passé 13 longues années d'injuste
incarcération.
Depuis son emprisonnement en septembre 1998, René
Gonzalez Sehwerert et ses compagnons Gerardo Hernandez Nordelo, Ramon
Labañino Salazar, Antonio Guerrero Rodriguez et Fernando
Gonzalez Llort ont été soumis à des conditions
d'enfermement cruelles et dégradantes, y compris l'interdiction
de visites familiales. Toute la haine déversée contre eux
n'a pas pu briser leurs convictions, et c'est avec un courage et une
fermeté admirables qu'ils ont observé un comportement
exemplaire en tant que détenus.
Cette attitude digne et loyale de nos cinq compatriotes,
qui en aucun cas et sous aucune circonstance n'ont renoncé
à leurs principes, ajoutée au revanchisme politique qui a
marqué les procès à l'issue desquels les Cinq ont
été condamnés, poussèrent la juge Joan
Lenard à imposer un nouveau châtiment injustifié
à René en rejetant, le 16 septembre, une motion qui
demandait qu'il lui soit permis, à sa sortie de prison, de
retourner à Cuba auprès de sa famille et de son peuple.
La décision de la juge assortie de
l'interdiction, pour René, après sa sortie de prison, de
« s'associer ou de se rendre dans des lieux de
fréquentation d'individus ou de groupes
terroristes », consignée dans la condamnation qui lui
a été infligée à la demande expresse du
gouvernement, prouve irréfutablement que les terroristes
anticubains continuent de jouir de la totale impunité et du
soutien des autorités nord-américaines.
Pendant plus de 50 ans, les administrations US
successives ont pris sous leur aile le terrorisme contre Cuba et ont
donné protection et sécurité à des
individus et des organisations terroristes sur leur propre territoire.
Dans ce pays, les responsables de tant de morts et de souffrances
vivent dans la normalité la plus absolue ont un accès
privilégié aux médias et bénéficient
d'une impunité totale pour organiser et promouvoir le terrorisme
contre notre pays. Le seul fait que la juge et le gouvernement des
États-Unis aient reconnu cette réalité confirme
l'état de nécessité qui a contraint Cuba à
infiltrer les rangs des groupes terroristes, et prouve que les lourdes
peines infligées aux Cinq n'avaient d'autre but que de
protéger les vrais terroristes qui, comme Luis Posada Carriles,
vivent en toute tranquillité en Floride.
Il ne fait aucun doute que le gouvernement des
États-Unis est parfaitement conscient que le fait d'obliger
René à résider sur son territoire l'expose
à de graves risques pour sa vie et son intégrité
physique. Les autorités nord-américaines sont tenues pour
responsables de ce qui pourrait arriver.
La cause des Cinq est de plus en plus connue dans le
monde. Des milliers d'hommes et de femmes de toutes les latitudes et de
toutes les couches sociales se sont joints à la campagne pour sa
libération, y compris de nombreux députés et
organes législatifs. Au nom des Cinq et de leurs familles, qui
sont également victimes de cette injustice, merci à
toutes et à tous pour votre soutien en faveur de leur
libération.
Le chemin n'a pas été facile et ne l'est
toujours pas, car nous avons affaire au revanchisme, à la haine
et à l'opiniâtreté dont les États-Unis ont
toujours fait preuve vis-à-vis de Cuba, frustrés de ne
pas avoir réussi à faire plier notre peuple. Par
ailleurs, nous sommes confrontés à une censure
pernicieuse autour de cette affaire de la part des médias, qui
ont rarement parlé de cette injustice.
Nous croyons fermement en la solidarité de tout
un peuple, et que les causes justes et la vérité
primeront sur le mensonge et l'injustice. C'est pourquoi nous
lançons un appel à tous les députés et aux
membres de parlements, aux forces et aux mouvements politiques et
sociaux épris de justice et de vérité, à
tous les hommes et femmes dignes de la planète, afin qu'ils
exercent toute leur influence pour que le président Obama fasse
ce qu'il doit faire : permettre à René de retourner
au sein de sa famille, et faire libérer ses quatre compagnons de
lutte et de captivité.
Faisons tout notre possible pour que justice soit
faite !
Commission des Relations internationales
Assemblée nationale du Pouvoir populaire
La Havane, le 11 octobre 2011

Déclaration du Comité des
États-Unis
pour la liberté des Cinq
- 7 octobre 2011 -
René Gonzalez, un des cinq hommes, connus sous le
nom des « Cinq Cubains », sortira aujourd'hui de
la prison fédérale à Marianna, Floride.
René sortira la tête haute après plus de
13 ans d'incarcération, en ayant purgé avec
dignité sa peine absolument injuste. Il a été un
prisonnier modèle, bien qu'il ait dû supporter
l'humiliation d'être inhumainement privé des visites de
son épouse pendant plus de 11 ans.
Le gouvernement des États-Unis, incapable de
consentir à René ne serait-ce que la petite victoire de
sa libération, s'acharne à le punir ainsi que sa famille,
en exigeant qu'il accomplisse en Floride trois années de
liberté surveillée, alors que René n'a aucune
famille en Floride. De ce fait, sa vie sera mise en danger par les
véritables groupes terroristes qu'il a permis d'infiltrer.
Ce danger ne saurait être
sous-estimé : la congressiste pour la Floride, Ileana
Ros-Lehtinen, citée par le Miami Herald de lundi, traite
René « d'ennemi des États-Unis »
qui a « du sang américain sur les mains ».
Ces accusations totalement infondées constituent une
évidente incitation à la violence et démontre
clairement la nécessité d'autoriser le retour
immédiat de René à Cuba.
Le fait même d'exiger qu'un homme, que le
gouvernement a traité d'« espion » et de
« menace pour la sécurité
nationale », reste aux États-Unis, au lieu de le
déporter immédiatement, démontre de façon
suffisamment claire les raisons de cette accusation et l'acharnement
contre René. Le gouvernement n'a jamais pensé, ni une
seule minute, que René et ses compagnons étaient des
« espions », ou une « menace contre la
sécurité nationale. S'il en avait été
ainsi, ils auraient renvoyé René à Cuba par le
premier avion. Au lieu de cela, le châtiment imposé
à René et à ses frères a pour but de
protéger les terroristes qui sont au service des
intérêts du gouvernement des États-Unis, en tentant
de déstabiliser le gouvernement cubain et de renverser la
Révolution.
Cuba a souffert le fléau du terrorisme, pas
seulement depuis le 11 septembre, mais depuis plus de 50 ans. Un
fléau qui au cours du temps a tué
3 478 personnes, en majorité des Cubains, mais aussi
beaucoup d'autres, dont 11 Guyanais et 5 Coréens du
Nord, assassinés en 1976 dans l'explosion d'une bombe
à bord du vol 455 d’un avion de Cubana, et le jeune Italien
Fabio di Celmo, tué par l'explosion d'une bombe dans un
hôtel en 1997. Par ailleurs, des milliers de personnes ont
été blessées gravement par les terroristes.
René et ses compagnons – Gerardo Hernandez,
Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero et Ramon Labañino – peuvent
être fiers d'être venus aux États-Unis,
désarmés, et d'avoir risqué leur vie pour
combattre ce fléau, en infiltrant des groupuscules
d'extrême-droite, basés à Miami, responsables de
ces actes terroristes, et pour révéler leurs
préparatifs d'attentats. Dès le début, le
gouvernement des États-Unis a aidé à organiser,
à financer et à diriger les actions de ces groupes
terroristes, et il les a protégés des conséquences
de leurs actes. Ce gouvernement a poursuivi cette collaboration avec
l'injuste châtiment de René et de ses quatre frères.
Ce même gouvernement
a persisté jusqu'à aujourd'hui en rejetant la juste
demande d'extradition présentée par le Venezuela,
concernant Luis Posada Carriles, le plus tristement
célèbre de tous les terroristes, responsable non
seulement de l'explosion en vol de l'avion qui, en 1976, faucha la vie
de 73 personnes, mais aussi de la torture de nombreux
Vénézuéliens, quand il était membre de la
police secrète de ce pays.
Si le gouvernement des États-Unis veut continuer
à proclamer qu'il est engagé dans une « guerre
contre le terrorisme », il peut concrétiser cette
proclamation en réalisant quelques actions très
simples : permettre à René Gonzalez de revenir
à Cuba immédiatement, libérer le reste des Cinq
Cubains et leur permettre de revenir également à Cuba,
extrader Luis Posada Carriles au Venezuela et incarcérer tous
les autres terroristes bien connus à Miami. Tant qu'il n'aura
pas réalisé ces actions, toute proclamation de
« lutte contre le terrorisme » du gouvernement
des États-Unis sera nulle et non avenue.

La nouvelle injustice contre René confirme
que le gouvernement des États-Unis reconnaît
la présence de terroristes sur son territoire
- Allocution prononcée par
Mercedes Lopez Acea, membre du Bureau politique du Parti, à la
cérémonie nationale pour la Journée des victimes
du terrorisme d'État, le 6octobre 2011-

Mercedez
López Acea
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Général d'armée Raul Castro Ruz,
Familles des victimes du terrorisme d'État contre
Cuba,
Familles de nos cinq Héros,
Camarades :
Il y a justement un an aujourd'hui, dans cette
même salle, notre président, le général
d'armée Raul Castro Ruz, à l'occasion de la
première commémoration de la Journée des victimes
du terrorisme d'État, dressait le bilan de la longue et
douloureuse histoire d'attentats terroristes perpétrés
contre le peuple cubain, cautionnés par les hautes
sphères des gouvernements des États-Unis successifs, qui
ont réservé les premiers rôles dans ces actions
à la CIA, avec la participation active d'organisations
contre-révolutionnaires mercenaires.

Un acte terroriste
détruit le navire La Coubre
à La Havane
le 4 mars 1960. L'attentat fit de nombreux morts et blessés. |
Raul a évoqué les incendies, les
bombardements, les sabotages – dont l'attentat contre le cargo La
Coubre et le jardin d'enfants Le Van Than –, la séquestration
d'avions, de bateaux et de citoyens cubains, les attentats contre nos
bureaux à l'étranger et l'assassinat de diplomates, les
mitraillages contre des installations et les nombreux projets
d'attentat contre le commandant en chef Fidel Castro Ruz.
Il a aussi rappelé l'organisation, le financement
et le ravitaillement des bandes armées, l'invasion de Playa
Giron, l'Opération Mangouste, la guerre biologique contre les
cultures, le bétail et les êtres humains, et en
particulier l'introduction délibérée de
l'épidémie de dengue hémorragique, les attentats
à la bombe contre des installations touristiques... Une longue
histoire de souffrance et de douleur causée à notre
peuple par l'impérialisme nord-américain !
Aujourd'hui 6 octobre, marque les 35 ans d'un
des crimes les plus abominables de cette histoire de terreur contre
Cuba : le crime de la Barbade. La destruction en plein vol d'un
avion de Cubana, le vil assassinat de 73 personnes innocentes –
des citoyens guyanais, coréens et cubains, pour la plupart dans
la fleur de l'âge, dont l'équipe junior d'escrime – secoua
toutes les fibres de la nation.
La patrie a choisi ce jour pour rendre hommage aux
5 577 Cubains et Cubaines qui sont morts ou sont
restés handicapés à vie à cause d'actes
terroristes perpétrés pendant plus de 50 ans contre notre
pays avec le parrainage, la complicité et la participation
directe des autorités des États-Unis.
Le bilan dressé par le camarade Raul il y a un
an, avec des chiffres et des arguments irréfutables, me
dispensent de revenir sur les détails d'événements
qui ont profondément marqué l'histoire. Par ailleurs,
comme il le signalait lui-même, « il serait impossible
de recueillir dans un seul discours la série interminable de
plans, d'actions et d'attaques ourdis et perpétrés contre
notre pays ».
C'est pour cette raison que je me limiterai aux
événements survenus ces douze derniers mois. Et je dois
dire que notre peuple a passé une année de plus à
réclamer en vain la justice. L'un des auteurs du crime de la
Barbade et de bien d'autres exactions contre Cuba, Orlando Bosch, est
décédé à Miami après avoir joui
d'une liberté totale, et après avoir été
gracié par le président George Bush père. Ce
pardon lui fut accordé comme une rétribution pour les
services criminels qu'il avait rendus pendant des années. Mais,
qui était le directeur de la CIA au moment du sabotage de
l'avion de Cubana ? George Bush père.

Le terroriste
anti-cubain soutenu par les États-Unis, Luis
Posada Carriles, se promène librement à Miami.
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Qu'est-il advenu cette année-là de Luis
Posada Carriles, le commanditaire du crime ? Il fut accusé
de délits mineurs, ceci dans le but de dilater le procès
jusqu'à l'absurde, un procès que notre presse a
appelé « la farce d'El Paso ». Il fut
finalement acquitté de toutes les charges. Dire qu'un criminel
comme Posada Carriles est innocent est un outrage non seulement au
peuple cubain, mais à l'humanité entière. Nous
exigeons qu'il soit extradé vers le Venezuela pour que la
justice soit rendue. Cet assassin avoué doit être
jugé pour ses crimes !
Les États-Unis ont-ils rayé Cuba de leur
soi-disant liste des « pays sponsors du
terrorisme », une mesure infâme qui ne fait que
discréditer encore plus le gouvernement US ?
Non ! Ils ont une nouvelle fois inscrit Cuba sur
cette liste pour tenter de justifier leurs sanctions et leur blocus
génocide.
Les États-Unis, le plus grand promoteur du
terrorisme d'État dans le monde – qui a largué des bombes
atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, qui a déclenché une
guerre qui coûta la ivie à 4 millions de Vietnamiens,
qui a soutenu des dictatures sanguinaires et l'
« Opération Condor », qui est responsable
des massacres en Afghanistan, en Irak et en Libye –, ce même pays
qui bafoue les traités internationaux en la matière et
qui a deux poids deux mesures dans sa prétendue
« guerre contre le terrorisme », ne peut se
prévaloir de la moindre autorité morale pour dresser une
telle liste.
La vérité historique, c'est qu'aucun pays
autant que Cuba n'a été victime de ce fléau
engendré pendant 50 ans depuis le territoire des
États-Unis. C'est précisément pour cette raison,
et en vertu des principes défendus par notre Révolution,
que notre pays a condamné énergiquement le terrorisme
sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu'en
soient les auteurs, les lieux et les buts, et souscrit aux
13 conventions internationales pertinentes en matière de
lutte contre le terrorisme.
Certains politiciens nord-américains comme la
congressiste Michelle Bachmann ont beau faire des déclarations
non fondées et irresponsables à cet égard,
toujours est-il qu'en réalité jamais le territoire cubain
n'a servi ni ne servira jamais pour organiser, financer ou
exécuter des actes terroristes contre aucun pays, y compris les
États-Unis.
Un an de plus s'est écoulé, et la
proposition de notre gouvernement adressée aux autorités
étasuniennes en vue de signer un accord de coopération
dans cette sphère est restée sans réponse. Nous
nous demandons bien pourquoi, si c'est dans l'intérêt du
peuple des États-Unis ! Il ne fait aucun doute qu'il n'y a
aucune volonté politique de changer les choses.
La preuve de ce nous avançons est ce qui est
arrivé aux cinq Héros cubains. Gerardo, Ramon, Antonio,
Fernando et René ont dû supporter 365 jours de plus
de leur injuste emprisonnement. Ils ont déjà purgé
une cruelle peine de 13 ans. Jusqu'à quand durera cette
injustice ?
Ils n'auraient pas dû passer un seul jour en
prison : ils ne cherchaient pas à recueillir des
informations classifiées ni de données concernant la
sécurité nationale, et aucun de leurs actes
n'était dirigé contre les intérêts des
États-Unis. Leur mission était de contribuer à
empêcher les actions des groupes terroristes qui agissent en
toute impunité contre Cuba depuis la Floride. Les procès
arbitraires eurent lieu à Miami – la capitale de la terreur
anticubaine –, dans un climat hostile, attisé par une campagne
de presse féroce financée par le gouvernement yankee. Il
y a suffisamment d'informations, d'arguments et de documents qui
prouvent le caractère profondément biaisé et
inique de ces procès.
Que dire des conditions dans lesquelles ils ont
passé ces près de 5 000 jours et nuits ? Les
séjours au « trou », les longues
périodes d'isolement, les nombreuses occasions où ils ont
été privés de la visite de leurs avocats, les
années passées loin de leur famille. Combien bas sont
tombés les représentants de l'empire en s'acharnant sur
les Cinq, faisant de leur emprisonnement une vendetta politique contre
tout un peuple !
Mais ils n'ont pas réussi à les faire
plier, malgré les pressions et les abus. En dépit des
peines injustes et des traitements inhumains, cruels et
dégradants qu'ils ont endurés, ces hommes ont maintenu un
comportement exemplaire, sans faire la moindre concession à
leurs convictions, donnant un exemple de dignité et de
fermeté.
À cette situation s'ajoute à
présent une nouvelle injustice, des représailles
supplémentaires. Demain, René Gonzalez sortira de prison
après avoir purgé la peine qui lui avait
été infligée. Mais on lui refuse le droit de
rentrer à Cuba et de retrouver sa femme, ses enfants et ses
parents.
Derrière cette décision de la juge Joan
Lenard se trouve le gouvernement des États-Unis, occupé
à traquer avec un zèle maladif nos combattants
antiterrorismes alors qu'il a toujours accueilli sous son aile des
individus et des organisations terroristes aujourd'hui basés sur
son territoire, et qui sont responsables de la mort, de la douleur et
de la souffrance de milliers de Cubains.
Une nouvelle injustice contre les Cinq est commise en la
personne de René. L'obliger à cohabiter avec les
éléments terroristes de Miami, de véritables
assassins impunis, met sa vie en danger. Nous rendons responsable le
gouvernement des États-Unis des conséquences qui
pourraient découler de cette décision brutale et
maladroite, notamment en ce qui concerne la sécurité et
l'intégrité physique de René.
La condition supplémentaire imposée par la
juge lui interdisant, après sa sortie de prison, « de
s'associer avec/ou de se rendre des endroits spécifiques
susceptibles d'être fréquentés par des individus ou
des groupes terroristes » est absurde ! C'est illogique
car on oblige René à résider à l'endroit
où ces groupes pullulent et agissent en toute impunité.
Ceci prouve que le gouvernement des États-Unis sait parfaitement
qui et où sont les terroristes.
Quelle entité gouvernementale informera
René sur les lieux fréquentés par des terroristes.
Le gouvernement des États-Unis leur a-t-il interdit d'approcher
René ? Avec cette clause ratifiée par la juge, le
gouvernement US reconnaît la présence sur son territoire
de terroristes aux états de service bien remplis d'actions
criminelles contre Cuba, et confirme le deux poids deux mesures
appliqué dans sa « croisade contre le
terrorisme ».
Nous réitérons, comme l'a clairement
indiqué un éditorial paru dans le quotidien Granma,
l'organe officiel de notre Parti, le 28 septembre :
« Même s'il est désormais impossible de
réparer l'injustice après tant d'années
d'emprisonnement et d'acharnement politique, la seule action un tant
soit peu honorable pour le gouvernement des États-Unis serait de
permettre le retour immédiat de René à Cuba,
d'annuler les peines infligées à Gerardo, Ramon, Antonio
et Fernando, et de leur permettre de revenir définitivement dans
leur Patrie ».
On ne connaît que trop bien le traitement injuste
et inhumain réservé à nos cinq compatriotes,
Héros de la République de Cuba, qui luttaient pour
protéger contre le terrorisme aussi bien le peuple cubain que
celui des États-Unis. La solidarité internationale en
faveur de leur cause a augmenté d'année en année.
Des chefs d'État et de gouvernement, des hauts fonctionnaires
gouvernementaux, dix Prix Nobel, de nombreuses personnalités,
des organisations et mouvements sociaux des quatre coins de la
planète ont joint leur voix pour exiger la liberté des
Cinq.
Ce combat sera chaque jour encore plus intense. Il
s'impose à présent de dénoncer de toutes nos
forces le châtiment supplémentaire que l'on prétend
infliger à René et de réclamer au président
Obama de réparer une fois pour toutes cette injustice, et de
permettre le retour immédiat de René à Cuba, et de
faire usage de ses facultés constitutionnelles pour mettre un
terme aux condamnations vindicatives imposées à Gerardo,
Ramon, Antonio et Fernando.
Tel est le sentiment de millions de Cubaines et de
Cubains, et nous n'aurons de cesse de nous battre jusqu'à ce
qu'ils reviennent tous parmi nous, auprès de leurs être
chers et de leur peuple. Comme l'a souligné le camarade Fidel
dans ses Réflexions intitulées « Le
déshonneur supervisé d'Obama », les Cinq
symbolisent la résistance inébranlable des patriotes
cubains. Les Cinq, tout comme leur peuple, n'abdiqueront jamais !
Aujourd'hui où nous commémorons le 35e
anniversaire de l'abominable sabotage de l'avion de Cubana au large des
côtes de la Barbade, et où nous rendons hommage aux
victimes du terrorisme d'État déclenché par le
pouvoir impérial contre ce peuple héroïque, nous
exigeons justice !
Gloire éternelle à nos héros et
martyrs !
Liberté pour les Cinq !
La patrie ou la mort !
Nous vaincrons !

Le terrorisme d'État soutenu par
les États-Unis
Les Cubains marquent la Journée nationale des
victimes du terrorisme d'État
 
Vigile pour les
victimes du terrorisme d'État à la Tribune
anti-impérialiste à La Havane, le 6 octobre 2011.

Photo de Fabio di
Celmo, un touriste
canadien tué dans un attentat à la
bombe à La Havane en 1997.
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Le 6 octobre était le 35e anniversaire de
l'attentat contre un vol de la compagnie Cubana au-dessus de la
Barbade, orchestré par le terroriste soutenu par les
États-Unis Luis Posada Carriles. À La Havane, des
centaines de Cubains, surtout des jeunes et des étudiants, ont
tenu une vigile à la mémoire de toutes les victimes du
terrorisme d'État contre le peuple cubain et dont les
gouvernements étasuniens ont été complices. La
vigile s'est tenue au monument de la Tribune anti-impérialiste
José Marti avec ses 73 drapeaux noirs, un pour chacune des
personnes tuées dans l'explosion du vol d'Air Cubana,
symbolisant les milliers de Cubains tués ou blessés par
le terrorisme d'État soutenu par les États-Unis. Le
monument est situé en face de la Section des
intérêts étasuniens à La Havane, comme pour
surveiller les véritables auteurs de ces crimes haineux et pour
leur rappeler que le peuple cubain n'oubliera jamais. Les participants
à la vigile ont rendu hommage aux milliers de compatriotes qui
ont été tués ou blessés par des actes
terroristes parrainés par les gouvernements étasuniens
depuis le triomphe de la Révolution le 1er janvier 1959.
Les participants ont également demandé la
libération immédiate et inconditionnelle des cinq
combattants antiterroristes cubains, René González,
Gerardo Hernández, Fernando González, Antonio Guerrero et
Ramón Labañino, injustement emprisonnés aux
États-Unis depuis 13 ans pour avoir tenté de
contrecarrer des plans terroristes contre Cuba à partir du
territoire des États-Unis. Entre-temps, à Miami, le
terroriste Luis Posada Carriles, l'homme responsable de l'attentat
contre le vol d'Air Cubana et de nombreux autres actes de terrorisme
contre Cuba et d'autres pays latino-américains, vit en homme
libre, avec toute liberté de poursuivre ses complots contre
Cuba. Telle est la politique grotesque de deux poids deux mesures des
États-Unis dans leur « guerre contre la
terreur ».

Haut à gauche: Le
président cubain Raul Castro et d'autres membres du Bureau
politique et du Comité central du Parti
communiste cubain assistant à un événement durant
la Journée des victimes du terrorisme d'État. Haut
à droite:
Ricardo Alarcon, président de l'Assemblée nationale
cubaine, à la vigile à la Tribune
anti-impérialiste de La Havane.
Bas: Chorale lors d'un événement culturel. Sur la
bannière: «Nous exigeons la justice!»

Jamais nous ne renoncerons
à combattre le terrorisme
- Granma international, 6 octobre 2011 -
Il y a trente-cinq ans, un
monstrueux acte terroriste, organisé et perpétré
au su du gouvernement des États-Unis, privait brutalement
73 personnes de la vie, par le sabotage en plein vol d'un avion de
ligne cubain. Les Martyrs de la Barbade – c'est sous ce nom que les
connaît notre peuple – s'ajoutaient ainsi aux nombreuses victimes
pour lesquelles nous réclamons encore justice.
Aujourd'hui encore, le gouvernement des
États-Unis refuse de juger un des principaux auteurs de cet acte
criminel, Luis Posada Carriles, qui a pourtant reconnu les faits et
reste un terroriste actif.
Cuba est un des pays où le fléau du
terrorisme s'est déchaîné de manière brutale
et impitoyable. Depuis plus de cinquante ans, il lui a fallu faire face
à une politique de terrorisme d'État systématique.
Toutes les variantes ont été
appliquées contre le peuple cubain, de l'agression militaire,
des bombardements, des incendies, des détournements d'avions et
de bateaux, de l'enlèvement de citoyens aux attentats contre les
sièges diplomatiques, à l'assassinat de diplomates,
à l'attaque armée de dizaines d'installations cubaines,
aux vils complots contre la santé de la population (guerre
biologique, introduction de fléaux dans les principales cultures
du territoire). L'ennemi a recouru aux procédés les plus
immondes pour détruire la vie sociale et économique de la
nation.
À ceci s'ajoutent les actions du blocus
économique, commercial et financier, de nature
génocidaire, auxquelles plusieurs générations de
Cubaines et de Cubains ont dû faire face.
Cette politique s'est nourrie et se nourrit aussi des
mensonges diffusés par les grands groupes de presse pour
diaboliser Cuba et fabriquer des prétextes justifiant l'escalade
des sanctions internationales. L'objectif est de monter de toutes
pièces des situations prouvant que les gens sont
mécontents, que le gouvernement ne fonctionne pas et qu'il se
produit des actes de désobéissance civile, ceci pour
obtenir les fameuses « aides aux populations
civiles » qui, comme on l'a vu, constituent une nouvelle
modalité politique d'intervention.
À ces agissements criminels s'ajoutent encore les
centaines d'attentats perpétrés contre les dirigeants de
la Révolution : le commandant en chef Fidel Castro et
d'autres dirigeants de haut rang.
Il suffirait aussi de rappeler que, en seulement
18 mois, depuis l'approbation de l'opération Mangouste,
entre 1962 et 1963, mise en oeuvre par le gouvernement de John F.
Kennedy, plus de 5 700 actions terroristes ont été
perpétrées contre Cuba dont environ 700 contre des
installations industrielles.
Cette politique de terrorisme d'État a
coûté la vie à 3 478 Cubains et
laissé 2 099 autres handicapés à vie.
En outre, le gouvernement des États-Unis persiste
à faire figurer Cuba dans les pays commanditaires du terrorisme,
pour tenter de justifier aux yeux de l'opinion mondiale sa politique
criminelle d'agression.
Cuba et sa Révolution ont fait face
systématiquement et courageusement au terrorisme. Notre pays
constitue un exemple de conduite sans tache face à cette
politique d'agression barbare. Ce ne sont pas les exemples qui manquent
pour le démontrer.
Dès septembre 1973,
Cuba a signé un accord sur la piraterie aérienne,
maritime et autres délits avec le gouvernement des
États-Unis. Le leader de la Révolution cubaine, Fidel
Castro Ruz, affirma dans son discours d'adieux aux victimes du crime de
la Barbade que « ceci représente, de la part de notre
pays, une importante contribution à la solution du grave
problème mondial des détournements d'avions ».
Au moment le plus tendu de l'histoire des relations
bilatérales, sous l'administration Reagan, lorsque la
plate-forme politique néoconservatrice connue sous le nom de
Programme de Santa Fe établissait le principe selon lequel
« il faut faire payer cher à La Havane le coût
de son défi », les autorités cubaines ont
rassemblé des preuves montrant qu'il se préparait un
attentat contre le président Reagan et n'ont pas
hésité un instant à mettre ces informations
à la disposition des autorités des États-Unis.
Dans son discours du 20 mai 2005, publié sous le
titre de « La conduite différente », le
camarade Fidel a expliqué comment le gouvernement cubain a
remis, le 6 mai 1998, à l'administration Clinton, par
l'intermédiaire de l'écrivain et Prix Nobel Gabriel
Garcia Marquez, des informations sur des plans terroristes visant des
lignes aériennes commerciales desservant Cuba, depuis
l'Amérique centrale.
Au début du mois de juin de cette
année-là, une délégation d'officiers du
Bureau fédéral d'investigations (FBI) est venue à
La Havane, à qui ont été remises des informations
et des témoignages précieux, abondants et
détaillés sur les agissements de terroristes sur le sol
nord-américain, avec des ramifications en Amérique
centrale. Le FBI a constaté les inestimables renseignements
contenus dans ces quelque 200 dossiers.
Néanmoins, aucun terroriste n'a été
détenu. Aucun signe d'action. La seule réponse, en moins
de trois mois : l'arrestation des cinq Héros, la principale
source de cette précieuse information, qui par leur conduite
courageuse, humaine et éthique au service d'une cause juste et
nécessaire, ont évité que beaucoup d'autres crimes
comme celui de la Barbade ne soient perpétrés, et qui ont
sauvé la vie de centaines de Cubains, de Nord-américains
et de personnes d'autres nationalités.
L'injuste emprisonnement, le procès arbitraire et
truqué, la façon inhumaine dont ils ont été
traités, les dangers et les tensions dans les prisons, sont de
cruelles évidences de la politique étasunienne de deux
poids deux mesures dans sa soi-disant lutte contre le terrorisme. Sa
plus récente expression apparaît dans le traitement que
l'on prétend imposer à René Gonzalez, en lui
ordonnant une mise en « liberté
surveillée » pendant 3 ans, après sa
sortie de prison demain, alors qu'il a déjà passé
13 ans sous les verrous.
Ce gouvernement a très peu de respect pour
lui-même ; il respecte très peu ses propres morts du
11 septembre, en maintenant ces hommes en prison, alors qu'ils
n'ont rien fait d'autre qu'empêcher que ne se produisent des
événements comme ceux de ce jour-là, et en leur
imposant, comme le prescrit le texte de la sentence de la juge de
Miami : « comme une condition spéciale
supplémentaire à la liberté surveillée, il
est interdit à l'accusé de s'approcher ou de se rendre
dans des lieux spécifiques ou l'on sait que se trouvent ou que
fréquentent des individus ou des groupes
terroristes » ; c'est-à-dire qu'une
autorité judiciaire reconnaît que dans une ville (Miami)
du pays qui a lancé la croisade contre le terrorisme, des
individus d'une extrême violence vivent et continuent de
conspirer sans la moindre interdiction des autorités.
Nous les Cubains, sommes fiers d'être solidaires.
La coopération de Cuba avec les États-Unis en
matière de terrorisme a été permanente. Au moment
où se sont produits les faits criminels de cet acte monstrueux
du 11 septembre 2001, Cuba a été parmi les premiers
pays qui, quelques instants plus tard, ont réagi en condamnant
cet acte barbare. Notre pays a offert au peuple nord-américain
sa coopération immédiate en proposant des
facilités pour l'utilisation de tous ses aéroports face
à la gravité de la situation du contrôle du trafic
aérien étasunien à ce moment-là ;
également par l'envoi de plasma sanguin et de médecins
spécialistes.
Le 6 octobre a été
déclaré officiellement à Cuba Journée des
victimes du terrorisme d'État, afin de donner un sens et rendre
un hommage éternel aux victimes, et affirmer la position
inébranlable et ferme de ce bout de terre des Caraïbes. Le
gouvernement et le peuple cubains réitèrent leur
détermination de condamner et de faire face au terrorisme sous
toutes ses formes et toutes ses manifestations, en particulier le
terrorisme d'État, quels qu'en soient les auteurs, les lieux et
les buts.
Notre pays a souscrit aux 13 conventions
internationales existantes dans ce domaine, et il respecte strictement
les engagements et les obligations émanant des
résolutions de l'Assemblée générale et du
Conseil de sécurité des Nations unies ;
l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire a approuvé en
2001 la Loi contre les actes de terrorisme ; la
même ligne de conduite de coopérer avec les
États-Unis dans cette matière a été suivie
et a été ratifiée en novembre et décembre
2001, en mars 2002 et en juillet 2009. Elle a été
exprimée de nouveau dans plusieurs discours du président
du Conseil d'État et du Conseil des ministres, et encore une
fois récemment par le ministre des Relations extérieures
devant l'Assemblée générale des Nations unies.
Cuba n'a reçu aucune réponse de la part du gouvernement
des États-Unis.
C'est pourquoi on ne peut que s'indigner de l'attitude
du gouvernement des États-Unis face aux assassins qui se
promènent librement dans les rues de Miami, notamment Luis
Posada Carriles après le scandaleux procès que a abouti
à son acquittement et à sa protection par les
États-Unis, comme auparavant Orlando Bosch Avila, à qui
George Bush père avait accordé la grâce
présidentielle malgré toutes les preuves de son
activité terroriste.
La douleur causée à notre peuple se
multiplie face à l'impunité. Aujourd'hui encore, nous
pleurons avec les êtres chers des victimes de l'abominable crime,
mais nous continuerons de faire valoir la phrase de Fidel lors des
obsèques des victimes : Quand un peuple énergique et
viril pleure, l'injustice tremble !

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