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International
La Libye et le gros mensonge:
des organisations des droits
humains qui
servent à déclencher des guerres
- Mahdi Darius Nazemroaya, Global
Research, le
24 septembre 2011-
 
La guerre contre la Libye est basée sur une
fraude. Le Conseil de
sécurité des Nations unies a adopté deux
résolutions contre la Libye sur la
base d'allégations non prouvées, spécifiquement
que le colonel Mouammar
Kadhafi a massacré son propre peuple à Benghazi et en
Libye. Ces
allégations ont été largement répandues
mais toujours vaguement expliquées.
C'est sur la base de ces allégations que la Libye a
été référée au Conseil de
sécurité au siège de l'ONU à New York et
expulsée du Conseil des droits de
l'homme à Genève.
Ces allégations au sujet d'armées de
mercenaires africains en Libye et
d'attaques aériennes contre des civils ont aussi
été utilisées dans le cadre
d'une vaste campagne médiatique contre la Libye. Ces deux
allégations ont été discréditées
puis écartées, mais les allégations de
massacres, néanmoins, ont été utilisées
dans un cadre légal, diplomatique et
militaire pour justifier la guerre de l'OTAN en Libye.
Les droits humains comme
prétexte pour la guerre :
la
LLDH et ses allégations non prouvées
Une des principales sources
des allégations que Kadhafi a massacré son propre peuple
est la Ligue
libyenne des droits de l'homme (LLDH). La LLDH a joué un
rôle
déterminant pour que l'ONU s'implique par ses allégations
spécifiques faites
à Genève. Le 21 février, la LLDH a obtenu la
coopération de
70 autres ONG pour envoyer des lettres au président Obama,
à la haute
représentante de
l'Union européenne Catherine Ashton et au
secrétaire général de l'ONU
Ban-ki Moon, demandant une action internationale contre la Libye en
invoquant la doctrine de la « responsabilité de
protéger ».
Seulement 25 membres de cette organisation affirment en fait 7tre
des groupes des droits humains.
La lettre se lit comme suit.
***
Nous, les organisations non gouvernementales, des droits
humains et
humanitaires soussignées, vous exhortons à mobiliser les
Nations unies et la
communauté internationale et intervenir immédiatement
pour faire cesser les
atrocités de masse perpétrées par le gouvernement
libyen contre son propre
peuple. Le silence inexcusable ne peut continuer.
Comme vous le savez, dans les derniers jours, les forces
du colonel
Mouammar Kadhafi ont estimé avoir tué
délibérément des centaines de
protestataires pacifiques et passants innocents partout au pays. Dans
la seule
ville de Benghazi, un médecin a rapporté avoir vu au
moins 200 cadavres.
Des témoins rapportent qu'un mélange de commandos
spéciaux, de
mercenaires étrangers et de loyaux du régime ont
attaqué des manifestants
avec des couteaux, des fusils d'assaut et des armes lourdes.
Des tireurs embusqués font feu sur des
manifestants pacifiques.
L'artillerie et des hélicoptères de combat ont
été utilisés contre des foules de
manifestants. Des voyous armés de marteaux et
d'épées ont attaqué des
familles dans leur maison. Des représentants d'hôpitaux
rapportent de
nombreux cas de victimes atteintes à la têtes et à
la poitrine,
dont une frappée par
un missile anti-aérien. On rapporte que des chars d'assaut sont
présents dans
les rues et écrasent des passants innocents. Des témoins
rapportent que des
mercenaires abattent des gens sans discrimination à partir
d'hélicoptères et des toits.
Des femmes et des enfants ont été vus sautant du pont
Giuliana à Benghazi
pour s'échapper. Plusieurs d'entre eux ont été
tués en touchant l'eau alors
que d'autres se sont noyés. Le régime libyen tente de
cacher tous ces crimes
en coupant le contact avec le monde extérieur. Les journalistes
étrangers se
voient refuser l'entrée. Internet et les lignes
téléphoniques ont été coupés ou
perturbés.
« Il n'y a pas de doute ici sur les
intentions. Les médias du
gouvernement ont publié des menaces ouvertes, promettant que les
manifestants feront face à une 'réponse violente et
furieuse'. »
Ainsi, le gouvernement de la Libye commet des violations
grossières et
systématiques du droit à la vie tel que garanti par la
Déclaration universelle
des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits
civils et
politiques. Les citoyens tentant d'exercer leurs droits à la
liberté
d'expression et d'assemblée sont massacrés par le
gouvernement.
De plus, le gouvernement de la Libye commet des crimes
contre
l'humanité, tel que défini par l'article 7 du Statut
de Rome de la Cour
pénale internationale. Le massacre en masse de civils innocents
par le
gouvernement libyen équivaut à des offenses
particulièrement odieuses qui
constituent une grave atteinte à la dignité humaine.
Tel que confirmé par
de nombreux témoignages oraux et vidéos rassemblés
par des organisations
des droits humains et agences de nouvelles, l'assaut du gouvernement
libyen
contre sa population civile ne constitue pas des
événement isolés ou
sporadiques. Au contraire, ces actions constituent une politique et une
pratique généralisée d'atrocités, commises
intentionnellement, incluant le
meurtre, la persécution politique et autres actes inhumains
qu'on associe à
des crimes contre l'humanité.
La responsabilité de
protéger
Selon le document final du
Sommet mondial de 2005, vous avez une responsabilité claire et
sans
équivoque de protéger le peuple de la Libye. La
communauté internationale,
par le biais des Nations unies, a la responsabilité d'utiliser
les moyens
diplomatiques, humanitaires et autres moyens pacifiques
appropriés, en
accord avec les chapitres VI et VII de la Charte, pour aider à
protéger la
population libyenne. Parce que les autorités libyennes
échouent
manifestement à protéger leur population des crimes
contre l'humanité,
lorsque ces moyens pacifiques se révèlent
inadéquats, les États membres sont tenus de prendre une
action collective, opportune et
décisive, par le biais du Conseil de sécurité, en
accord avec la Charte de
l'ONU, notamment le chapitre VII.
De plus, nous vous demandons instamment de convoquer une
session
d'urgence du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, dont les membres
ont un devoir, selon la résolution 60/251 de
l'Assemblée générale, de s'intéresser aux
situations de violations flagrantes et
systématiques des droits
de l'homme. La session doit :
- Appeler l'Assemblée générale
à suspendre l'adhésion de la Libye au
Conseil, conformément à l'article 8 de la
Résolution 60/251, qui
s'applique aux États membres qui commettent des violations
flagrantes et
systématiques des droits de l'homme.
- Condamner énergiquement et demander un
arrêt immédiat du massacre
de la Libye contre ses propres citoyens.
- Dépêcher immédiatement une mission
internationale d'experts
indépendants pour recueillir les faits pertinents et documenter
les violations
de la loi internationale des droits humains et crimes contre
l'humanité, afin
de mettre fin à l'impunité du gouvernement libyen. La
mission doit inclure
une enquête médicale indépendante sur les morts et
une enquête sur
l'ingérence illégale du gouvernement libyen dans
l'accès à et au traitement
des blessés.
- Appeler le haut-commissaire aux droits de l'homme de
l'ONU et la
procédure spéciale pertinente du Conseil à
surveiller de près la situation et intervenir au besoin.
- Appeler le Conseil à demeurer saisi de la
question et à se pencher à la
situation libyenne lors de sa prochaine 16e session
régulière en mars.
Les États membres et les hauts fonctionnaires des
Nations unies ont une
responsabilité de protéger le peuple de Libye de ce que
sont des crimes
évitables. Nous vous exhortons à utiliser tous les moyens
et leviers disponibles pour faire cesser les atrocités partout
au pays.
Nous vous exhortons à envoyer un message clair
que, collectivement, la
communauté internationale, le Conseil de sécurité
et le Conseil des droits de
l'homme ne seront pas des spectateurs de ces atrocités de masse.
La
crédibilité des Nations unies -- et plusieurs vies
innocentes -- sont en
jeu.[1]
***
Selon Médecins pour les droits de l'homme :
« [Cette lettre a été] préparée
sous la direction de Mohamed Eljahmi,
le défenseur libyen bien connu des droits humains et le
frère du dissident
Fathi Eljahmi, affirmant que les atrocités largement
répandues commises par
la Libye contre son propre peuple équivalent à des crimes
de guerre,
obligeant les États membres à prendre des mesures par le
biais du Conseil
de sécurité sous la doctrine de la responsabilité
de protéger. »[2]
Les signataires de la lettre incluent Francis Fukuyama,
United Nations
Watch (qui veille aux intérêts d'Israël et qui, selon
des
sources israéliennes, a
organisé la session entière contre la Jamahiriya arabe
libyenne), la
commission de B'nai B'rith Human Rights, le Directorat
démocratique
cubain, et un ensemble d'organisations en contradiction avec les
gouvernements du Nicaragua, de Cuba, du Soudan, de la Russie, du
Venezuela et de la Libye. Certaines de ces organisations sont
considérées
hostiles car ce sont des organisations créées pour mener
des campagnes de
démonisation des pays en désaccord avec les
États-Unis, Israël et l'Union
européenne. Aux fins de consultation, se reporter à
l'annexe pour la liste
complète des signataires.
La Ligue libyenne des droits de l'homme (LLDH) est
liée à la
Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH),
qui est basée en
France et a des liens avec la National Endowment for Democracy (NED).
La FIDH est active dans de nombreux endroits en Afrique et participe
à des
activités sur le continent africain impliquant le National
Endowment for
Democracy. La FIDH et la LLDH ont également émis un
communiqué
conjoint le 21 février 2011. Dans le communiqué,
deux organisations
ont demandé à la communauté internationale de
« se
mobiliser » en mentionnant la Cour pénale
internationale, tout en
tenant des propos contradictoires, affirmant notamment que plus de 400
à
600
personnes ont trouvé la mort depuis le 15 février
2011.[3] Bien sûr,
cela est inférieur d'environ 5500 par rapport à
l'affirmation selon laquelle
6000 personnes ont été massacrées à
Benghazi. La lettre conjointe a
également promu cette fausse opinion selon laquelle 80 % du
soutien
de Kadhafi provient de mercenaires étrangers, ce qui s'est
avéré faux après
6 mois de combats.
Selon le secrétaire général de la
LLDH, le Dr Slimane Bouchuiguir, les
prétentions concernant des massacres à Benghazi n'ont pu
être validées par
la LLDH lorsqu'on a exigé de lui des preuves. Lorsqu'on lui a
demandé
comment un groupe de 70 organisations non gouvernementales à
Genève
peuvait appuyer les prétentions de la LLDH à
Genève, le Dr Buchuiguir a
répondu qu'il existe entre elles un réseau de relations
étroites. C'est une
mauvaise plaisanterie.
La spéculation ne peut être la preuve ni le
motif pour commencer une
guerre dont une campagne de bombardements qui dure depuis environ
6 mois et qui a enlevé la vie à de nombreux
innocents, y
compris des enfants et des personnes âgées. Ce qui est
important à noter ici
est que le Conseil de sécurité a décidé
d'imposer des sanctions à la
Jamahiriya arabe libyenne sur la base de cette lettre et des
prétentions de la
LLDH. Pas une seule fois le Conseil de sécurité et les
États membres en
faveur de la guerre se sont-ils donné la peine d'enquêter
sur les allégations.
Lors d'une séance à New-York, l'ambassadeur de l'Inde
auprès de l'ONU a
justement souligné ce fait lorsque son pays s'est abstenu lors
du vote. Ainsi,
une soi-disant « guerre humanitaire » a
été lancée sans aucune
preuve.
[Note de l'éditeur de Global Research :
UN
Watch
qui
a activement promu la déclaration de la LLDH a des liens
informels
avec le Département d'État américain. Il a
été créé en 1993 durant
l'administration Clinton et est présidé par Morris B.
Abram,
un ancien
représentant permanent américain auprès des
Nations unies à Genève. UN
Watch est officiellement affilié à l'American Jewish
Committee (AJC), une
organisation qui agit comme puissant lobby politique
pro-israélien basé à
New-York.]
La relation secrète
entre la LLDH et le Conseil de
transition
Les prétentions de la Ligue libyenne des droits
de
l'homme (LLDH) ont été coordonnées pour
coïncider avec la formation du
Conseil de transition. Cela devient évident lorsque la relation
étroite et
louche entre la LLDH et le Conseil de transition est
révélée au grand jour.
Logiquement, l'administration Obama et l'OTAN ont dû aussi faire
partie de
cela.
Quel que soit le Conseil de transition et quelle que
soit l'intention de
certains de ses partisans, il est évident qu'il est
utilisé comme un outil par
les États-Unis et d'autres. Par ailleurs, cinq membres de la
LLDH ont été ou
sont devenus des membres du Conseil de transition
presqu'immédiatement
après la diffusion des prétentions contre la Jamahiriya
arabe libyenne. Selon Bouchuiguir, Mahmoud Jibril et Ali Tarhouni sont
au nombre des
individus
ayant des liens avec la LLDH ou qui en sont membres.
Dr. Mahmoud Jibril est une figure du régime
libyen qui a été introduit
parmi les milieux gouvernementaux libyens par Saif Al-Islam Kadhafi. Il
s'est vu accordé de manière antidémocratique la
position de premier ministre
du Conseil de transition. Son implication avec le LLDH soulève
de vraies
questions concernant l'organisation.
D'autre part, l'économiste Ali Tarhouni deviendra
le ministre du pétrole
et des finances pour le Conseil de transition. Tarhouni est l'homme de
Washington en Libye. Il a été préparé pour
son poste aux États-Unis et a été
présent à toutes les grandes réunions sur les
projets de changement de
régime en Libye. En tant que ministre du Pétrole et des
Finances, ses
premiers gestes ont été de privatiser et quasiment
remettre les ressources
énergétiques et l'économie de la Libye à
des sociétés étrangères et aux
gouvernements de la coalition dirigée par l'OTAN contre la
Libye.
Le secrétaire général de la LLDH,
Sliman Bouchuiguir, a même admis
que de nombreux membres influents du Conseil de transition sont ses
amis.
Une vraie question d'intérêts surgit. Pourtant, la
relation secrète entre la
LLDH et le Conseil de transition est beaucoup plus qu'une question de
conflit d'intérêts. C'est une question de justice et de
manipulation.
Qui est Sliman
Bouchuiguir ?
Sliman Bouchuiguir
est un inconnu pour la plupart des gens mais il a rédigé
une thèse de
doctorat qui a été largement citée et
utilisée dans les cercles stratégiques aux
États-Unis. Cette thèse a été
publiée en 1979, sous le titre The
Use
of Oil as a Political Weapon : a Case Study
of the
1973 Arab Oil Embargo (L'utilisation du
pétrole comme une
arme politique : Une étude du cas de l'embargo
pétrolier arabe de
1973). La thèse porte sur l'utilisation du pétrole comme
arme
économique par les Arabes mais peut facilement être
appliquée aux Russes,
aux Iraniens, aux Vénézuéliens et à
d'autres. Elle
examine le développement
économique et la guerre économique et peut
également être appliquée à de
vastes régions, y compris toute l'Afrique.
La thèse analytique de Bouchuiguir reflète
une importante ligne de
pensée à Washington, ainsi qu'à Londres et
Tel-Aviv. Elle est à la fois
l'incarnation d'une mentalité préexistante qui inclut les
arguments du
conseiller américain en matière de sécurité
nationale, George F. Kennan,
pour maintenir une position de disparité grâce à
une guerre constante
multifacettes entre, d'une part, les États-Unis et ses
alliés et, d'autre part, le
reste du monde. La thèse peut s'appliquer aux Arabes ou à
d'autres afin de
les empêcher de devenir des puissances économiques ou une
menace. En
termes stratégiques, les économies rivales sont
étiquetées comme des
menaces et « des armes ». Tout cela a une
connotation sérieuse.
Par ailleurs, Bouchuiguir écrit sa thèse
à l'Université George
Washington sous la direction de Bernard Reich. Reich est un politologue
et
professeur de relations internationales. Il a travaillé et
occupé des postes
dans des endroits comme le Collège américain des
renseignements sur la
défense, l'École des opérations spéciales
des forces armées américaines, le
Collège militaire des Marines et le Centre Siloé à
l'Université de Tel-Aviv.
Il a été consultant pour le Moyen-Orient auprès de
l'Institut du corps
diplomatique du département d'État américain et a
reçu des subventions
dans le cadre du Programme d'octroi de bourses pour le soutien à
la
recherche universitaire en matière de défense et du Fonds
allemand de
subventions Marshal. Reich a également été ou est
actuellement membre de
l'équipe éditoriale de périodiques tels que
Israël Affairs (1994-présent), Terrorism :
an
International Journal (1987-1994) et The New Middle East (1971-1973).
Il est également évident que Reich est
lié à des intérêts israéliens. Il a
même écrit un livre sur la relation spéciale entre
les États-Unis et Israël. Il a
aussi été un partisan du « nouveau
Moyen-Orient »
favorable à Israël. Cela inclut un examen attentif de
l'Afrique du Nord. Son
travail a également porté sur l'interface
stratégique importante entre l'Union
soviétique et le Moyen-Orient et aussi sur la politique
israélienne sur le
continent africain.
Il est évident pourquoi Bouchuiguir a fait sa
thèse sous la supervision de
Reich. Le 23 octobre 1973, Reich a témoigné devant
le Congrès
américain. Le témoignage était
intitulé « L'impact de la guerre
d'octobre au Moyen-Orient » et il est clairement lié
à l'embargo
pétrolier de 1973 et l'objectif de Washington de se
prémunir contre ou
de gérer tous les événements semblables à
l'avenir. Il faut se demander
jusqu'à quel point Reich a influencé Bouchuiguir et si
Bouchuiguir épouse
les mêmes vues stratégiques que lui.
La « nouvelle
Afrique du Nord » et une « nouvelle
Afrique »
- plus que simplement un « nouveau
Moyen-Orient »
Une « nouvelle Afrique » est en
voie d'être mise en place, qui aura encore ses frontières
tracées dans le sang,
comme par le passé. L'administration Obama et ses alliés
ont ouvert la porte
d'entrée pour une nouvelle invasion de l'Afrique. Le
Commandement
américain en Afrique (AFRICOM) a ouvert les salves de la guerre
par
l'opération Odyssey Damn avant que la guerre à la Libye
soit transférée à
l'OTAN dans le cadre de l'Opération Unified Protector.
Les États-Unis ont utilisé l'OTAN pour
continuer l'occupation de
l'Europe après la Deuxième Guerre mondiale. Ils vont
maintenant
utiliser
l'AFRICOM pour occuper l'Afrique et créer une OTAN africaine. Il
est
clair que les États-Unis veulent une présence militaire
élargie en Libye et en
Afrique sous le voile de missions d'aide
humanitaire et de lutte
contre le terrorisme -- le même terrorisme qui embrase la Libye
et
l'Afrique.
La voie est pavée pour des interventions en
Afrique sous prétexte de
combattre le terrorisme. Le général Carter Ham a
déclaré : « Si
nous devions lancer une opération humanitaire, comment
pourrions-nous
l'accomplir de façon efficace en s'assurant du contrôle
aérien, de la gestion
des aérodromes, [et] de ces genres
d'activités ? »[4] La
question du général Ham est en fait un argument de vente
pour façonner des
partenariats et des intégrations militaires africains ainsi que
des bases
nouvelles qui pourront inclure l'utilisation de plus de drones
militaires
contre la Libye et d'autres pays africains. Le Washington Post et
le
Wall Street Journal (WSJ) ont tous
deux indiqué
que le Pentagone cherche activement à établir
plus de bases de
drones en Afrique et dans la péninsule arabique afin de
répandre ses guerres[5]. Dans ce contexte, le commandant de
l'AFRICOM dit qu'il y a des
liens
entre Al-Shabaab en Somalie, Al-Qaïda au Maghreb islamique en
Afrique
du Nord, et le Boko Harem au Nigéria[6].
La guerre en Libye est une
fraude
Le général Ham a
déclaré : « Je reste convaincu que si
l'ONU n'avait pas pris la
décision, les États-Unis n'avaient pas pris les devants
grâce à un grand
appui, je suis absolument convaincu qu'il y a beaucoup, beaucoup de
personnes vivant aujourd'hui à Benghazi qui ne seraient pas [en
vie
]. »[7] Ce n'est pas vrai. La
guerre a coûté plus de vies qu'elle n'aurait jamais pu
sauver. Elle a ruiné le
pays et ouvert la porte à un projet néo-colonial pour
l'Afrique.
Les prétentions de la Ligue libyenne des droits
de l'homme (LLDH)
n'ont jamais été appuyées ou
vérifiées. La crédibilité de l'Organisation
des
Nations unies doit être remise en question, comme aussi la
crédibilité de
nombreuses organisations humanitaires et des droits humains qui ont
presque
incité à la guerre. Au mieux, le Conseil de
sécurité est un organe
irresponsable mais qui a manifestement agi en dehors de la
légalité et de la
primauté du droit. Ce schéma semble aujourd'hui se
répéter contre la
République arabe syrienne à mesure que des affirmations
non fondées sont
faites par des individus et des organisations soutenus par des
puissances
étrangères qui n'ont rien à faire des
réformes démocratiques ou de la liberté
véritables.
Notes
1. United Nations Watch et al., « Urgent Appeal to
Stop Atrocities in Libya: Sent by 70 NGOs to the US, EU, and UN
», le 21 février 2011. Pour une liste complète des
signataires, aller à:
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=26848
2. Physicians for Human Rights, « PHR and Human
Rights Groups Call for Immediate Action in Libya », le 22
février 2011.
3. The International Federation for Human Rights (FIDH)
and the Libyan League for Human Rights (LLHR), « Massacres in
Libya: The international community must urgently respond »,
le 21 février 2011.
4. Jim Garamone, « Africa Command Learns from
Libya Operations », American Forces Press Service, le 15
spetembre 2011.
5. Gregory Miller et Craig Whitlock, « U.S.
assembling secret drone bases in Africa, Arabian Peninsula, officials
say », The Washington Post, le 20 septembre 2011; Julian E.
Barnes, « U.S. Expands Drone Flights to Take Aim at East Africa
», The Wall Street Journal (WSJ), le 21 septembre 2011.
6. Garamone, « Africa Command Learns », Op.
cit.
7. Ibid.
* Mahdi Darius Nazemroaya est un
associé de
recherche et un sociologue auprès du Centre de recherche sur la
mondialisation (CRM). Il est spécialisé sur le
Moyen-Orient et l'Asie
centrale. Il a été sur le terrain en Libye durant plus de
deux mois et a
également été correspondant spécial pour Flashpoints
qui est un
programme basé à Berkeley, en Californie.

Haïti
Un médecin cubain en tournée au
Québec et au Canada sur la mission
médicale humanitaire cubaine
Du 13 octobre au 6 novembre 2011, le docteur
cubain Jorge
Tomas Balseiro Estevez sera en tournée au Québec et au
Canada pour
discuter de la mission médicale internationaliste cubaine et de
l'assistance
humanitaire de Cuba en Haïti qui a débuté en 1998.
La tournée fait partie de
la campagne Cuba pour Haïti lancée tout de suite
après le tremblement de
terre qui a ravagé Haïti le 12 janvier 2010. Les
Canadiens et
Québécois ont donné plus de 140 000 $
à Haïti par cette
campagne.
Dr. Balseiro a fait partie des missions médicales
internationalistes de
Cuba dans le monde entier. De 1988 à 1989, il a
travaillé comme
directeur de l'Hôpital civil cubain en République
d'Angola. De 2004 à
2006, il a travaillé comme psychiatre clinicien à la
Corporation hospitalière
publique de Georgetown, en République de Guyana. En Haïti
en 2008, il a
été membre de la brigade Henry Reeve et directeur de
l'hôpital de Campana
de Léogane. Immédiatement après le tremblement de
terre, il a travaillé avec
le personnel technique et médical cubain pour faire face
à la crise
humanitaire. Ils ont ensuite été rejoints par un groupe
de plus de 50
médecins latino-américains, formés à
l'École latino-américaine de médecine
à Cuba. Il est actuellement le directeur de l'hôpital
universitaire
psychiatrique de Camaguey.
Depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010,
la coopération
médicale cubaine avec Haïti se poursuit.
Aujourd'hui, la coopération cubaine a grandi pour
atteindre
1304 personnes dont 679 Cubains et
625 diplômés et
étudiants de l'École latino-américaine de
médecine à Cuba. Ces étudiants et
gradués provenant de 26 pays ont étudié
gratuitement à l'École, un
aspect important des principes humanitaires internationaux de Cuba.
La mission médicale cubaine a traité plus
de 300 000 patients, dont plus
de 75 600 patients atteints de choléra, et a
effectué plus de 8000
interventions chirurgicales. Cela démontre l'effet direct que
cette aide a eu
sur la situation humanitaire. Soulignant l'importance de la mission,
Isaac
Saney, porte-parole national du Réseau canadien pour Cuba, a
déclaré : « La mission médicale
internationaliste cubaine en
Haïti remet en cause les affirmations de ceux qui soutiennent que
les
relations entre les nations du monde et les peuples sont – et ne
peuvent être
– déterminées par l'intérêt personnel, la
quête du pouvoir et
l'enrichissement. Cuba donne l'exemple qu'il est possible de construire
des
relations fondées sur la solidarité et l'amour social
véritables et démontre les
alternatives permettant aux gens de réaliser leurs aspirations
les plus
profondes et qu'un autre monde meilleur est possible ».
Québec
Samedi,
15
octobre
à 16 h
Assemblée
publique
à
la Casa Latino-américaine
880,
rue
Père
Marquette, bureau 113, Québec
(au
nord du boulevard
René-Lévesque, à l'angle de l'avenue
Belvedère)
Organisée
en
collaboration
avec l'Association québécoise des amis
de
Cuba (Québec),
la CASA latino-américaine et l'Association haïtienne de
Québec
Montréal
Dimanche,
16 octobre
à
16 h
Rencontre
publique
à
La perle retrouvée
7655,
20e
Avenue,
Montréal
(Crémazie Est et 20e Avenue, entre St-Michel et Pie-IX)
Lundi, 17 octobre à 13 h
Rencontre au Bureau de la communauté
haïtienne de Montréal
(B.C.H.M.)
6970, rue Marquette, Montréal (à
l'ouest des coins Bélanger et Papineau)
Lundi,
17 octobre à 18 h
Rencontre à l'UQAM, par l'Observatoire des
Amériques,
Centre d'études
sur l'intégration et la mondialisation,
Salle DS-1950, pavillon J.A. De-Sève,
320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Mardi,
18 octobre de 12 h 30 à 14 h
Collège Marianopolis
4873, avenue Westmount, Westmount
Mardi,
18 octobre à 18 h 30
La Maison d'Haïti
8833, boul Saint-Michel, Montréal
D'autres
activités
sont
prévues à Montréal dont des
entrevues et la visite
d'hopitaux.
Pour plus de renseignements, visitez le
site de la Table de concertation
de solidarité Québec-Cuba au www.solidaritequebeccuba.qc.ca ou appelez au
(514) 728-7222.
Gatineau
Vendredi le 21
octobre à
19 h
CEGEP de l'Outaouais, salon étudiant
Organisé
par: Association
d'amitié Outaouais
Cuba
Contact:
outaouaiscuba@yahoo.ca

Ailleurs au Canada
Halifax
Mercredi le 19
octobre
Organisé
par: Nova Scotia
Cuba Association
Contact:
nlarson@eastlink.ca
Ottawa
Jeudi le 20 octobre
Organisé
par: Ottawa-Cuba
Connection
Contact:
webmaster@ottawacuba.org
Kingston
Samedi le 22 octobre
Organisé
par: Canadian-Cuban Friendship
Association-Kingston
Contact:
info@kingstonccfa.com
Toronto
Lundi le 24 octobre
Organisé
par: Canada Cuba
Friendship
Association-Toronto
Contact:
info@ccfatoronto.ca
Calgary
Mercredi le 26
octobre
Organisé
par: Canadian-Cuban Friendship
Association-Calgary
Contact:ccfa_calgary@yahoo.ca
Edmonton
Jeudi le 27 octobre
For information contact:
Canadian Network on Cuba,
cnc@canadiannetworkoncuba.ca
Vancouver
Vendredi le 28
octobre
Organisé
par: Canadian-Cuban Friendship
Association-Vancouver &
Vancouver Communities in
Solidarity with Cuba
Contact:
ray_viaud@shaw.ca / vancubasolidarity@gmail.com
Nanaimo
and
Victoria
Samedi le 29 octobre
Organisé
par: Victoria
Friends of Cuba
Contact: vicc@telus.net
Sunshine
Coast
Dimanche le 30
octobre
For information contact:
Canadian Network on Cuba,
cnc@canadiannetworkoncuba.ca
Vancouver
Lundi le 31 octobre
For information contact:
Canadian Network on Cuba,
cnc@canadiannetworkoncuba.ca
Winnipeg
Mardi le 1er
novembre
Organisé
par: Manitoba-Cuba Solidarity Committee
Contact: dlzack@shaw.ca
Niagara
Mercredi le 2
novembre
Organisé
par: Canadian
Cuba Friendship
Association-Niagara
Contact:
ccfaniagara@yahoo.ca
Hamilton
Jeudi le 3 novembre
Organisé
par: Hamilton
Friendship Association with
Cuba
Contact:
info@cubacanada.org
Windsor
Vendredi le 4
novembre
Organisé
par: Canadian-Cuban Friendship
Association-Windsor
Contact:
ccfawindsor@gmail.com
London
Dimanche le 5
novembre
Organisé
par: Canadian-Cuban Friendship
Association-Windsor
Contact:
ccfawindsor@gmail.com

Bulletin du 3 octobre 2011 • Retour à l'index • Écrivez
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