International

La Libye et le gros mensonge:
  des organisations des droits humains qui
servent à déclencher des guerres

La guerre contre la Libye est basée sur une fraude. Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté deux résolutions contre la Libye sur la base d'allégations non prouvées, spécifiquement que le colonel Mouammar Kadhafi a massacré son propre peuple à Benghazi et en Libye. Ces allégations ont été largement répandues mais toujours vaguement expliquées. C'est sur la base de ces allégations que la Libye a été référée au Conseil de sécurité au siège de l'ONU à New York et expulsée du Conseil des droits de l'homme à Genève.

Ces allégations au sujet d'armées de mercenaires africains en Libye et d'attaques aériennes contre des civils ont aussi été utilisées dans le cadre d'une vaste campagne médiatique contre la Libye. Ces deux allégations ont été discréditées puis écartées, mais les allégations de massacres, néanmoins, ont été utilisées dans un cadre légal, diplomatique et militaire pour justifier la guerre de l'OTAN en Libye.

Les droits humains comme prétexte pour la guerre :
la LLDH et ses allégations non prouvées

Une des principales sources des allégations que Kadhafi a massacré son propre peuple est la Ligue libyenne des droits de l'homme (LLDH). La LLDH a joué un rôle déterminant pour que l'ONU s'implique par ses allégations spécifiques faites à Genève. Le 21 février, la LLDH a obtenu la coopération de 70 autres ONG pour envoyer des lettres au président Obama, à la haute représentante de l'Union européenne Catherine Ashton et au secrétaire général de l'ONU Ban-ki Moon, demandant une action internationale contre la Libye en invoquant la doctrine de la « responsabilité de protéger ». Seulement 25 membres de cette organisation affirment en fait 7tre des groupes des droits humains.

La lettre se lit comme suit.

***

Nous, les organisations non gouvernementales, des droits humains et humanitaires soussignées, vous exhortons à mobiliser les Nations unies et la communauté internationale et intervenir immédiatement pour faire cesser les atrocités de masse perpétrées par le gouvernement libyen contre son propre peuple. Le silence inexcusable ne peut continuer.

Comme vous le savez, dans les derniers jours, les forces du colonel Mouammar Kadhafi ont estimé avoir tué délibérément des centaines de protestataires pacifiques et passants innocents partout au pays. Dans la seule ville de Benghazi, un médecin a rapporté avoir vu au moins 200 cadavres. Des témoins rapportent qu'un mélange de commandos spéciaux, de mercenaires étrangers et de loyaux du régime ont attaqué des manifestants avec des couteaux, des fusils d'assaut et des armes lourdes.

Des tireurs embusqués font feu sur des manifestants pacifiques. L'artillerie et des hélicoptères de combat ont été utilisés contre des foules de manifestants. Des voyous armés de marteaux et d'épées ont attaqué des familles dans leur maison. Des représentants d'hôpitaux rapportent de nombreux cas de victimes atteintes à la têtes et à la poitrine, dont une frappée par un missile anti-aérien. On rapporte que des chars d'assaut sont présents dans les rues et écrasent des passants innocents. Des témoins rapportent que des mercenaires abattent des gens sans discrimination à partir d'hélicoptères et des toits. Des femmes et des enfants ont été vus sautant du pont Giuliana à Benghazi pour s'échapper. Plusieurs d'entre eux ont été tués en touchant l'eau alors que d'autres se sont noyés. Le régime libyen tente de cacher tous ces crimes en coupant le contact avec le monde extérieur. Les journalistes étrangers se voient refuser l'entrée. Internet et les lignes téléphoniques ont été coupés ou perturbés.

« Il n'y a pas de doute ici sur les intentions. Les médias du gouvernement ont publié des menaces ouvertes, promettant que les manifestants feront face à une 'réponse violente et furieuse'. »

Ainsi, le gouvernement de la Libye commet des violations grossières et systématiques du droit à la vie tel que garanti par la Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Les citoyens tentant d'exercer leurs droits à la liberté d'expression et d'assemblée sont massacrés par le gouvernement.

De plus, le gouvernement de la Libye commet des crimes contre l'humanité, tel que défini par l'article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Le massacre en masse de civils innocents par le gouvernement libyen équivaut à des offenses particulièrement odieuses qui constituent une grave atteinte à la dignité humaine. Tel que confirmé par de nombreux témoignages oraux et vidéos rassemblés par des organisations des droits humains et agences de nouvelles, l'assaut du gouvernement libyen contre sa population civile ne constitue pas des événement isolés ou sporadiques. Au contraire, ces actions constituent une politique et une pratique généralisée d'atrocités, commises intentionnellement, incluant le meurtre, la persécution politique et autres actes inhumains qu'on associe à des crimes contre l'humanité.

La responsabilité de protéger

Selon le document final du Sommet mondial de 2005, vous avez une responsabilité claire et sans équivoque de protéger le peuple de la Libye. La communauté internationale, par le biais des Nations unies, a la responsabilité d'utiliser les moyens diplomatiques, humanitaires et autres moyens pacifiques appropriés, en accord avec les chapitres VI et VII de la Charte, pour aider à protéger la population libyenne. Parce que les autorités libyennes échouent manifestement à protéger leur population des crimes contre l'humanité, lorsque ces moyens pacifiques se révèlent inadéquats, les États membres sont tenus de prendre une action collective, opportune et décisive, par le biais du Conseil de sécurité, en accord avec la Charte de l'ONU, notamment le chapitre VII.

De plus, nous vous demandons instamment de convoquer une session d'urgence du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, dont les membres ont un devoir, selon la résolution 60/251 de l'Assemblée générale, de s'intéresser aux situations de violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme. La session doit :

- Appeler l'Assemblée générale à suspendre l'adhésion de la Libye au Conseil, conformément à l'article 8 de la Résolution 60/251, qui s'applique aux États membres qui commettent des violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme.

- Condamner énergiquement et demander un arrêt immédiat du massacre de la Libye contre ses propres citoyens.

- Dépêcher immédiatement une mission internationale d'experts indépendants pour recueillir les faits pertinents et documenter les violations de la loi internationale des droits humains et crimes contre l'humanité, afin de mettre fin à l'impunité du gouvernement libyen. La mission doit inclure une enquête médicale indépendante sur les morts et une enquête sur l'ingérence illégale du gouvernement libyen dans l'accès à et au traitement des blessés.

- Appeler le haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU et la procédure spéciale pertinente du Conseil à surveiller de près la situation et intervenir au besoin.

- Appeler le Conseil à demeurer saisi de la question et à se pencher à la situation libyenne lors de sa prochaine 16e session régulière en mars.

Les États membres et les hauts fonctionnaires des Nations unies ont une responsabilité de protéger le peuple de Libye de ce que sont des crimes évitables. Nous vous exhortons à utiliser tous les moyens et leviers disponibles pour faire cesser les atrocités partout au pays.

Nous vous exhortons à envoyer un message clair que, collectivement, la communauté internationale, le Conseil de sécurité et le Conseil des droits de l'homme ne seront pas des spectateurs de ces atrocités de masse. La crédibilité des Nations unies -- et plusieurs vies innocentes -- sont en jeu.[1]

***

Selon Médecins pour les droits de l'homme : « [Cette lettre a été] préparée sous la direction de Mohamed Eljahmi, le défenseur libyen bien connu des droits humains et le frère du dissident Fathi Eljahmi, affirmant que les atrocités largement répandues commises par la Libye contre son propre peuple équivalent à des crimes de guerre, obligeant les États membres à prendre des mesures par le biais du Conseil de sécurité sous la doctrine de la responsabilité de protéger. »[2]

Les signataires de la lettre incluent Francis Fukuyama, United Nations Watch (qui veille aux intérêts d'Israël et qui, selon des sources israéliennes, a organisé la session entière contre la Jamahiriya arabe libyenne), la commission de B'nai B'rith Human Rights, le Directorat démocratique cubain, et un ensemble d'organisations en contradiction avec les gouvernements du Nicaragua, de Cuba, du Soudan, de la Russie, du Venezuela et de la Libye. Certaines de ces organisations sont considérées hostiles car ce sont des organisations créées pour mener des campagnes de démonisation des pays en désaccord avec les États-Unis, Israël et l'Union européenne. Aux fins de consultation, se reporter à l'annexe pour la liste complète des signataires.

La Ligue libyenne des droits de l'homme (LLDH) est liée à la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), qui est basée en France et a des liens avec la National Endowment for Democracy (NED). La FIDH est active dans de nombreux endroits en Afrique et participe à des activités sur le continent africain impliquant le National Endowment for Democracy. La FIDH et la LLDH ont également émis un communiqué conjoint le 21 février 2011. Dans le communiqué, deux organisations ont demandé à la communauté internationale de « se mobiliser » en mentionnant la Cour pénale internationale, tout en tenant des propos contradictoires, affirmant notamment que plus de 400 à 600 personnes ont trouvé la mort depuis le 15 février 2011.[3] Bien sûr, cela est inférieur d'environ 5500 par rapport à l'affirmation selon laquelle 6000 personnes ont été massacrées à Benghazi. La lettre conjointe a également promu cette fausse opinion selon laquelle 80 % du soutien de Kadhafi provient de mercenaires étrangers, ce qui s'est avéré faux après 6 mois de combats.

Selon le secrétaire général de la LLDH, le Dr Slimane Bouchuiguir, les prétentions concernant des massacres à Benghazi n'ont pu être validées par la LLDH lorsqu'on a exigé de lui des preuves. Lorsqu'on lui a demandé comment un groupe de 70 organisations non gouvernementales à Genève peuvait appuyer les prétentions de la LLDH à Genève, le Dr Buchuiguir a répondu qu'il existe entre elles un réseau de relations étroites. C'est une mauvaise plaisanterie.

La spéculation ne peut être la preuve ni le motif pour commencer une guerre dont une campagne de bombardements qui dure depuis environ 6 mois et qui a enlevé la vie à de nombreux innocents, y compris des enfants et des personnes âgées. Ce qui est important à noter ici est que le Conseil de sécurité a décidé d'imposer des sanctions à la Jamahiriya arabe libyenne sur la base de cette lettre et des prétentions de la LLDH. Pas une seule fois le Conseil de sécurité et les États membres en faveur de la guerre se sont-ils donné la peine d'enquêter sur les allégations. Lors d'une séance à New-York, l'ambassadeur de l'Inde auprès de l'ONU a justement souligné ce fait lorsque son pays s'est abstenu lors du vote. Ainsi, une soi-disant « guerre humanitaire » a été lancée sans aucune preuve.

[Note de l'éditeur de Global Research : UN Watch qui a activement promu la déclaration de la LLDH a des liens informels avec le Département d'État américain. Il a été créé en 1993 durant l'administration Clinton et est présidé par Morris B. Abram, un ancien représentant permanent américain auprès des Nations unies à Genève. UN Watch est officiellement affilié à l'American Jewish Committee (AJC), une organisation qui agit comme puissant lobby politique pro-israélien basé à New-York.]

La relation secrète entre la LLDH et le Conseil de transition

Les prétentions de la Ligue libyenne des droits de l'homme (LLDH) ont été coordonnées pour coïncider avec la formation du Conseil de transition. Cela devient évident lorsque la relation étroite et louche entre la LLDH et le Conseil de transition est révélée au grand jour. Logiquement, l'administration Obama et l'OTAN ont dû aussi faire partie de cela.

Quel que soit le Conseil de transition et quelle que soit l'intention de certains de ses partisans, il est évident qu'il est utilisé comme un outil par les États-Unis et d'autres. Par ailleurs, cinq membres de la LLDH ont été ou sont devenus des membres du Conseil de transition presqu'immédiatement après la diffusion des prétentions contre la Jamahiriya arabe libyenne. Selon Bouchuiguir, Mahmoud Jibril et Ali Tarhouni sont au nombre des individus ayant des liens avec la LLDH ou qui en sont membres.

Dr. Mahmoud Jibril est une figure du régime libyen qui a été introduit parmi les milieux gouvernementaux libyens par Saif Al-Islam Kadhafi. Il s'est vu accordé de manière antidémocratique la position de premier ministre du Conseil de transition. Son implication avec le LLDH soulève de vraies questions concernant l'organisation.

D'autre part, l'économiste Ali Tarhouni deviendra le ministre du pétrole et des finances pour le Conseil de transition. Tarhouni est l'homme de Washington en Libye. Il a été préparé pour son poste aux États-Unis et a été présent à toutes les grandes réunions sur les projets de changement de régime en Libye. En tant que ministre du Pétrole et des Finances, ses premiers gestes ont été de privatiser et quasiment remettre les ressources énergétiques et l'économie de la Libye à des sociétés étrangères et aux gouvernements de la coalition dirigée par l'OTAN contre la Libye.

Le secrétaire général de la LLDH, Sliman Bouchuiguir, a même admis que de nombreux membres influents du Conseil de transition sont ses amis. Une vraie question d'intérêts surgit. Pourtant, la relation secrète entre la LLDH et le Conseil de transition est beaucoup plus qu'une question de conflit d'intérêts. C'est une question de justice et de manipulation.

Qui est Sliman Bouchuiguir ?

Sliman Bouchuiguir est un inconnu pour la plupart des gens mais il a rédigé une thèse de doctorat qui a été largement citée et utilisée dans les cercles stratégiques aux États-Unis. Cette thèse a été publiée en 1979, sous le titre The Use of Oil as a Political Weapon : a Case Study of the 1973 Arab Oil Embargo (L'utilisation du pétrole comme une arme politique : Une étude du cas de l'embargo pétrolier arabe de 1973). La thèse porte sur l'utilisation du pétrole comme arme économique par les Arabes mais peut facilement être appliquée aux Russes, aux Iraniens, aux Vénézuéliens et à d'autres. Elle examine le développement économique et la guerre économique et peut également être appliquée à de vastes régions, y compris toute l'Afrique.

La thèse analytique de Bouchuiguir reflète une importante ligne de pensée à Washington, ainsi qu'à Londres et Tel-Aviv. Elle est à la fois l'incarnation d'une mentalité préexistante qui inclut les arguments du conseiller américain en matière de sécurité nationale, George F. Kennan, pour maintenir une position de disparité grâce à une guerre constante multifacettes entre, d'une part, les États-Unis et ses alliés et, d'autre part, le reste du monde. La thèse peut s'appliquer aux Arabes ou à d'autres afin de les empêcher de devenir des puissances économiques ou une menace. En termes stratégiques, les économies rivales sont étiquetées comme des menaces et « des armes ». Tout cela a une connotation sérieuse.

Par ailleurs, Bouchuiguir écrit sa thèse à l'Université George Washington sous la direction de Bernard Reich. Reich est un politologue et professeur de relations internationales. Il a travaillé et occupé des postes dans des endroits comme le Collège américain des renseignements sur la défense, l'École des opérations spéciales des forces armées américaines, le Collège militaire des Marines et le Centre Siloé à l'Université de Tel-Aviv. Il a été consultant pour le Moyen-Orient auprès de l'Institut du corps diplomatique du département d'État américain et a reçu des subventions dans le cadre du Programme d'octroi de bourses pour le soutien à la recherche universitaire en matière de défense et du Fonds allemand de subventions Marshal. Reich a également été ou est actuellement membre de l'équipe éditoriale de périodiques tels que Israël Affairs (1994-présent), Terrorism : an International Journal (1987-1994) et The New Middle East (1971-1973).

Il est également évident que Reich est lié à des intérêts israéliens. Il a même écrit un livre sur la relation spéciale entre les États-Unis et Israël. Il a aussi été un partisan du « nouveau Moyen-Orient » favorable à Israël. Cela inclut un examen attentif de l'Afrique du Nord. Son travail a également porté sur l'interface stratégique importante entre l'Union soviétique et le Moyen-Orient et aussi sur la politique israélienne sur le continent africain.

Il est évident pourquoi Bouchuiguir a fait sa thèse sous la supervision de Reich. Le 23 octobre 1973, Reich a témoigné devant le Congrès américain. Le témoignage était intitulé « L'impact de la guerre d'octobre au Moyen-Orient » et il est clairement lié à l'embargo pétrolier de 1973 et l'objectif de Washington de se prémunir contre ou de gérer tous les événements semblables à l'avenir. Il faut se demander jusqu'à quel point Reich a influencé Bouchuiguir et si Bouchuiguir épouse les mêmes vues stratégiques que lui.

La « nouvelle Afrique du Nord » et une « nouvelle Afrique »
- plus que simplement un « nouveau Moyen-Orient »

Une « nouvelle Afrique » est en voie d'être mise en place, qui aura encore ses frontières tracées dans le sang, comme par le passé. L'administration Obama et ses alliés ont ouvert la porte d'entrée pour une nouvelle invasion de l'Afrique. Le Commandement américain en Afrique (AFRICOM) a ouvert les salves de la guerre par l'opération Odyssey Damn avant que la guerre à la Libye soit transférée à l'OTAN dans le cadre de l'Opération Unified Protector.

Les États-Unis ont utilisé l'OTAN pour continuer l'occupation de l'Europe après la Deuxième Guerre mondiale. Ils vont maintenant utiliser l'AFRICOM pour occuper l'Afrique et créer une OTAN africaine. Il est clair que les États-Unis veulent une présence militaire élargie en Libye et en Afrique sous le voile de missions d'aide humanitaire et de lutte contre le terrorisme -- le même terrorisme qui embrase la Libye et l'Afrique.

La voie est pavée pour des interventions en Afrique sous prétexte de combattre le terrorisme. Le général Carter Ham a déclaré : « Si nous devions lancer une opération humanitaire, comment pourrions-nous l'accomplir de façon efficace en s'assurant du contrôle aérien, de la gestion des aérodromes, [et] de ces genres d'activités ? »[4] La question du général Ham est en fait un argument de vente pour façonner des partenariats et des intégrations militaires africains ainsi que des bases nouvelles qui pourront inclure l'utilisation de plus de drones militaires contre la Libye et d'autres pays africains. Le Washington Post et le Wall Street Journal (WSJ) ont tous deux indiqué que le Pentagone cherche activement à établir plus de bases de drones en Afrique et dans la péninsule arabique afin de répandre ses guerres[5]. Dans ce contexte, le commandant de l'AFRICOM dit qu'il y a des liens entre Al-Shabaab en Somalie, Al-Qaïda au Maghreb islamique en Afrique du Nord, et le Boko Harem au Nigéria[6].

La guerre en Libye est une fraude

Le général Ham a déclaré : « Je reste convaincu que si l'ONU n'avait pas pris la décision, les États-Unis n'avaient pas pris les devants grâce à un grand appui, je suis absolument convaincu qu'il y a beaucoup, beaucoup de personnes vivant aujourd'hui à Benghazi qui ne seraient pas [en vie ]. »[7] Ce n'est pas vrai. La guerre a coûté plus de vies qu'elle n'aurait jamais pu sauver. Elle a ruiné le pays et ouvert la porte à un projet néo-colonial pour l'Afrique.

Les prétentions de la Ligue libyenne des droits de l'homme (LLDH) n'ont jamais été appuyées ou vérifiées. La crédibilité de l'Organisation des Nations unies doit être remise en question, comme aussi la crédibilité de nombreuses organisations humanitaires et des droits humains qui ont presque incité à la guerre. Au mieux, le Conseil de sécurité est un organe irresponsable mais qui a manifestement agi en dehors de la légalité et de la primauté du droit. Ce schéma semble aujourd'hui se répéter contre la République arabe syrienne à mesure que des affirmations non fondées sont faites par des individus et des organisations soutenus par des puissances étrangères qui n'ont rien à faire des réformes démocratiques ou de la liberté véritables.

Notes

1. United Nations Watch et al., « Urgent Appeal to Stop Atrocities in Libya: Sent by 70 NGOs to the US, EU, and UN », le 21 février 2011. Pour une liste complète des signataires, aller à: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=26848

2. Physicians for Human Rights, « PHR and Human Rights Groups Call for Immediate Action in Libya », le 22 février 2011.

3. The International Federation for Human Rights (FIDH) and the Libyan League for Human Rights (LLHR), « Massacres in Libya: The international community must urgently  respond », le 21 février 2011.

4. Jim Garamone, « Africa Command Learns from Libya Operations », American Forces Press Service, le 15 spetembre 2011.

5. Gregory Miller et Craig Whitlock, «  U.S. assembling secret drone bases in Africa, Arabian Peninsula, officials say », The Washington Post, le 20 septembre 2011; Julian E. Barnes, « U.S. Expands Drone Flights to Take Aim at East Africa », The Wall Street Journal (WSJ), le 21 septembre  2011.

6. Garamone, « Africa Command Learns », Op. cit.

7. Ibid.

* Mahdi Darius Nazemroaya est un associé de recherche et un sociologue auprès du Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Il est spécialisé sur le Moyen-Orient et l'Asie centrale. Il a été sur le terrain en Libye durant plus de deux mois et a également été correspondant spécial pour Flashpoints qui est un programme basé à Berkeley, en Californie.

(Traduction: LML)

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Haïti

Un médecin cubain en tournée au Québec et au Canada sur la mission médicale humanitaire cubaine

Du 13 octobre au 6 novembre 2011, le docteur cubain Jorge Tomas Balseiro Estevez sera en tournée au Québec et au Canada pour discuter de la mission médicale internationaliste cubaine et de l'assistance humanitaire de Cuba en Haïti qui a débuté en 1998. La tournée fait partie de la campagne Cuba pour Haïti lancée tout de suite après le tremblement de terre qui a ravagé Haïti le 12 janvier 2010. Les Canadiens et Québécois ont donné plus de 140 000 $ à Haïti par cette campagne.

Dr. Balseiro a fait partie des missions médicales internationalistes de Cuba dans le monde entier. De 1988 à 1989, il a travaillé comme directeur de l'Hôpital civil cubain en République d'Angola. De 2004 à 2006, il a travaillé comme psychiatre clinicien à la Corporation hospitalière publique de Georgetown, en République de Guyana. En Haïti en 2008, il a été membre de la brigade Henry Reeve et directeur de l'hôpital de Campana de Léogane. Immédiatement après le tremblement de terre, il a travaillé avec le personnel technique et médical cubain pour faire face à la crise humanitaire. Ils ont ensuite été rejoints par un groupe de plus de 50 médecins latino-américains, formés à l'École latino-américaine de médecine à Cuba. Il est actuellement le directeur de l'hôpital universitaire psychiatrique de Camaguey.

Depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010, la coopération médicale cubaine avec Haïti se poursuit.

Aujourd'hui, la coopération cubaine a grandi pour atteindre 1304 personnes dont 679 Cubains et 625 diplômés et étudiants de l'École latino-américaine de médecine à Cuba. Ces étudiants et gradués provenant de 26 pays ont étudié gratuitement à l'École, un aspect important des principes humanitaires internationaux de Cuba.

La mission médicale cubaine a traité plus de 300 000 patients, dont plus de 75 600 patients atteints de choléra, et a effectué plus de 8000 interventions chirurgicales. Cela démontre l'effet direct que cette aide a eu sur la situation humanitaire. Soulignant l'importance de la mission, Isaac Saney, porte-parole national du Réseau canadien pour Cuba, a déclaré : « La mission médicale internationaliste cubaine en Haïti remet en cause les affirmations de ceux qui soutiennent que les relations entre les nations du monde et les peuples sont – et ne peuvent être – déterminées par l'intérêt personnel, la quête du pouvoir et l'enrichissement. Cuba donne l'exemple qu'il est possible de construire des relations fondées sur la solidarité et l'amour social véritables et démontre les alternatives permettant aux gens de réaliser leurs aspirations les plus profondes et qu'un autre monde meilleur est possible ».


Québec
Samedi, 15 octobre à 16 h
Assemblée publique à la Casa Latino-américaine
880, rue Père Marquette, bureau 113, Québec
(au nord du boulevard René-Lévesque, à l'angle de l'avenue Belvedère)

Organisée en collaboration avec l'Association québécoise des amis de Cuba (Québec),
la CASA latino-américaine et l'Association haïtienne de Québec

Montréal
Dimanche, 16 octobre à 16 h
Rencontre publique à La perle retrouvée
7655, 20e Avenue, Montréal
(Crémazie Est et 20e Avenue, entre St-Michel et Pie-IX)



Lundi, 17 octobre à 13 h
Rencontre au Bureau de la communauté haïtienne de Montréal (B.C.H.M.)
6970, rue Marquette, Montréal (à l'ouest des coins Bélanger et Papineau)

Lundi, 17 octobre à 18 h
Rencontre à l'UQAM, par l'Observatoire des Amériques,
Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation,
Salle DS-1950, pavillon J.A. De-Sève, 320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal

Mardi, 18 octobre de 12 h 30 à 14 h
Collège Marianopolis
4873, avenue Westmount, Westmount

Mardi, 18 octobre à 18 h 30
La Maison d'Haïti
8833, boul Saint-Michel, Montréal

D'autres activités sont prévues à Montréal dont des entrevues et la visite d'hopitaux.

Pour plus de renseignements, visitez le site de la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba au www.solidaritequebeccuba.qc.ca ou appelez au (514) 728-7222.


Gatineau
Vendredi le 21 octobre
à 19 h
CEGEP de l'Outaouais, salon étudiant
Organisé par:  Association d'amitié Outaouais Cuba
Contact: outaouaiscuba@yahoo.ca



Ailleurs au Canada


Halifax
Mercredi le 19 octobre

Organisé par:  Nova Scotia Cuba Association
Contact: nlarson@eastlink.ca

Ottawa
Jeudi le 20 octobre

Organisé par:  Ottawa-Cuba Connection
Contact: webmaster@ottawacuba.org

Kingston
Samedi le 22 octobre

Organisé par:  Canadian-Cuban Friendship Association-Kingston
Contact: info@kingstonccfa.com

Toronto
Lundi le 24 octobre

Organisé par:  Canada Cuba Friendship Association-Toronto
Contact: info@ccfatoronto.ca

Calgary
Mercredi le 26 octobre

Organisé par:  Canadian-Cuban Friendship Association-Calgary
Contact:ccfa_calgary@yahoo.ca

Edmonton
Jeudi le 27 octobre

For information contact: Canadian Network on Cuba, cnc@canadiannetworkoncuba.ca

Vancouver
Vendredi le 28 octobre

Organisé par:  Canadian-Cuban Friendship Association-Vancouver &
Vancouver Communities in Solidarity with Cuba
Contact: ray_viaud@shaw.ca / vancubasolidarity@gmail.com

Nanaimo and Victoria
Samedi le 29 octobre

Organisé par:  Victoria Friends of Cuba
Contact: vicc@telus.net

Sunshine Coast
Dimanche le 30 octobre

For information contact: Canadian Network on Cuba, cnc@canadiannetworkoncuba.ca

Vancouver
Lundi le 31 octobre

For information contact: Canadian Network on Cuba, cnc@canadiannetworkoncuba.ca

Winnipeg
Mardi le 1er novembre

Organisé par:  Manitoba-Cuba Solidarity Committee
Contact: dlzack@shaw.ca

Niagara
Mercredi le 2 novembre

Organisé par:  Canadian Cuba Friendship Association-Niagara
Contact: ccfaniagara@yahoo.ca

Hamilton
Jeudi le 3 novembre

Organisé par:  Hamilton Friendship Association with Cuba
Contact: info@cubacanada.org

Windsor
Vendredi le 4 novembre

Organisé par:  Canadian-Cuban Friendship Association-Windsor
Contact: ccfawindsor@gmail.com

London
Dimanche le 5 novembre

Organisé par:  Canadian-Cuban Friendship Association-Windsor
Contact: ccfawindsor@gmail.com

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Bulletin du 3 octobre 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca