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L'ordre
du
jour
du
gouvernement Harper
Au Parlement
Ouverture du Parlement le 19 septembre
 
La session du Parlement reprend le lundi
19 septembre après la
pause estivale commencée le 26 juin. Une des principales
caractéristiques du programme de Stephen Harper est la vitesse
avec laquelle
il apporte des modifications importantes aux arrangements à la
base de l'État
canadien sans aucune discussion parmi le peuple ni au Parlement. Afin
d'aider l'Opposition ouvrière à traiter des divers
aspects de l'ordre du jour
de Harper et de s'informer sur leur signification, nous
présentons de
l'information sur ce à quoi s'attendre lorsque les travaux
recommenceront et
sur certains des développements importants qui ont eu lieu
durant l'été.
Lois adoptées
à la dernière session
La dernière session du
Parlement a adopté les lois suivantes :
C-2 : Loi modifiant le Code criminel
(mégaprocès)
C-3 : Loi visant le soutien aux
aînés vulnérables et le
renforcement de l'économie canadienne (dispositions du
budget)
C-6 : Loi prévoyant la reprise et le
maintien des services
postaux
C-8 : Loi de crédits no 1, 2011-2012 (projet
de
loi
des
crédits
budgétaires)
C-9 : Loi de crédits no 2,
2011-2012 (projet de
loi des crédits budgétaires)
Les projets de loi à
l'étude
Voici les projets de loi
reportés de la dernière session. D'autres ont
été déposés par des députés
ou
des sénateurs. (Pour une liste complète de tous les
projets de loi à l'étude
à la Chambre des communes et au Sénat, voir :
www.parl.gc.ca.). Il
convient de noter, à titre d'exemple de modification importante
à l'État
canadien, le projet de loi C-7, Loi sur la réforme du
Sénat, qui
montre que le gouvernement Harper entend passer outre à la
Constitution.
C-1 Loi concernant la prestation de serments
d'office
– en deuxième lecture
C-4 : Loi modifiant la Loi sur l'immigration et
la protection
des réfugiés, la Loi sur des mesures de réforme
équitables concernant les
réfugiés et la Loi sur la sûreté du
transport maritime (empêcher les passeurs
d'utiliser abusivement le système d'immigration du Canada) –
en
deuxième
lecture
C-5 : Loi sur le maintien des services
aériens de
passagers – en deuxième lecture (Il s'agit de la loi
forçant le retour
au travail des employés d'Air Canada. Le projet de loi n'a pas
encore été
retiré du feuilleton de la Chambre malgré que les
travailleurs d'Air Canada
soient retournés au travail.)
C-7 : Loi concernant la sélection des
sénateurs et modifiant
la Loi constitutionnelle de 1867 relativement à la
limitation de la
durée du mandat des sénateurs.(la loi de réforme
du Sénat) – en
deuxième lecture
À quoi s'attendre
après le discours du Trône de juin
dernier
Le
discours du Trône prononcé par le gouverneur
général
David Johnston au nom du gouvernement Harper énonce le programme
législatif du gouvernement Harper pour la première
session du
quarante-et-unième parlement. Le gouvernement prétend
qu'il contient le
« mandat » que les Canadiens lui auraient
conféré à
l'élection
du 2 mai. À titre d'information, nous présentons les
résumés
suivants.
Coupures dans les dépenses gouvernementales
Réaliser les 4 milliards $
de coupures dans les
dépenses publiques selon l'Examen stratégique et
opérationnel, au nom de
l'atteinte de l'équilibre budgétaire d'ici 2014
Réduire la « pression à long
terme » sur les systèmes de
pensions et de santé causée par le
« vieillissement de la
population »
Investir dans le secteur industriel privé pour
augmenter la
« compétitivité »
Pensions
Mettre en place un régime collectif de pensions
agréé
Crédits d'impôt individuels
Introduire un crédit d'impôt pour les
aidants naturels
Introduire un crédit d'impôt pour les
activités artistiques des enfants
Mesures anti-ouvrières
Assurer une « main-d'oeuvre hautement
qualifiée et
flexible »
Augmenter le contrôle fédéral sur
les juridictions
provinciales
Négocier un nouvel accord sur la santé du
Canada avec les
provinces (expire en 2014) avec un accent sur « la
réduction des
temps d'attente »
Établir un organisme national de
réglementation des valeurs mobilières,
afin d'éliminer les 13 qui existent actuellement pour
chaque province
et territoire
Réformes politiques
Adopter le projet de loi C-7, la Loi de la
réforme du
Sénat
Modifier le nombre de sièges au Parlement
Éliminer progressivement les subventions par vote
aux partis politiques.
Cette mesure a été introduite en douce dans le budget. Il
n'est pas clair si le
gouvernement Harper a l'intention d'utiliser l'adoption du budget pour
apporter cet important changement à la Loi
électorale du
Canada sans que le Parlement puisse en discuter et voter
La loi et l'ordre
Remplir deux postes vacants à la Cour
suprême du Canada en
utilisant un nouveau procédé introduit en 2006 qui
donne aux députés
conservateurs un vote majoritaire dans la sélection
Introduire un projet de loi omnibus sur la
criminalité intégrant tous les
projets de loi sur le crime qui n'ont pas été
adoptés lors de la dernière
législature. Cela comprend des mesures liées à un
large éventail de
questions, notamment les lois antiterroristes, des lois sur
l'auto-défense et
l'arrestation par des citoyens, sur les peines minimales, etc.
Éliminer le registre des armes d'épaule
Modifications à la Loi sur les Indiens
Introduire une législation pour imposer
« des protections et
des droits en matière de biens immobiliers
matrimoniaux » pour les
habitants des réserves
Exiger des chefs et conseillers des communautés
des Premières Nations
de publier les salaires et les dépenses
Établissement d'un périmètre de
sécurité nord-américain
Mettre en oeuvre la Déclaration par-delà
la frontière par
l'établissement d'un périmètre de
sécurité nord-américain
Rationaliser la « coopération
réglementaire » avec les États-Unis
Célébrer la guerre de 1812
Immigration
Apporter des modifications
au système d'immigration du Canada au
nom de « protéger la souveraineté et
l'intégrité » du
Canada
L'ouverture des marchés pour les monopoles
Éliminer le monopole public de la Commission
canadienne du blé
en changeant unilatéralement la Loi sur la Commission
canadienne du
blé, en opposition à la volonté de la
majorité des producteurs qui
constituent la Commission canadienne du blé
Poursuivre les négociations pour signer un accord
de libre-échange avec
l'Union européenne en 2012 et avec l'Inde en 2013
Investissements étrangers
Effectuer des modifications à la Loi sur
Investissement
Canada en termes de définition de ce qu'est un
« avantage
net » pour le Canada
Commission de réductions des formalités
administratives
Mettre en oeuvre les recommandations de la Commission de
réductions des formalités administratives annoncée
lors de la dernière
législature
Renforcer les droits de propriété
Modifier à la Loi sur les droits d'auteur
L'extraction des ressources
Changer les procédures d'évaluation
réglementaire et
environnementale pour les projets d'extraction de ressources
Compléter la route Dempster en reliant Inuvik et
Tuktoyaktuk
Investir dans « la gestion des terres des
Premières
Nations »
Financer « les projets d'énergie
propre », tels que le projet
hydroélectrique prévu sur le Bas-Churchill
Militarisation du Nord
Augmenter la présence du gouvernement canadien
dans
l'Arctique
Ingérence dans les affaires des autres nations
Mettre en place un Bureau de la liberté
religieuse aux Affaires
étrangères.
Autres
Développement d'un plan national de conservation
Autres choses à
surveiller lors de l'ouverture du
Parlement
Vote sur un autre prolongement de
la
participation du Canada à la mission de l'OTAN contre la Libye.
La
date
limite
fixée
pour la mission lors du prolongement
précédent, soutenu
par tous les partis à la Chambre à l'exception des Verts,
est le
27 septembre. Tout indique que la motion de prolongement sera
présentée tout de suite après l'ouverture du
Parlement. Le leader du
gouvernement à la Chambre, Peter Van Loan, a déjà
indiqué que le
gouvernement prolongera la mission. Pour donner l'impression que la
décision n'a pas déjà été prise, son
directeur des communications a dit qu'il
s'est mal exprimé lorsqu'il a dit que le gouvernement prolongera
la mission
et que cette décision passera par les ministres de la
Défense et des Affaires
étrangères et, finalement, par le Parlement.
Approbation d'un nouvel accord de
libre-échange avec le
Honduras. Si la méthode d'approbation reste le même
que l'accord de
libre-échange avec le Panama, qui a été
signé l'année dernière, les accords
seront déposés à la Chambre des communes pour
21 jours de séance.
Une fois que le délai des 21 jours de séance sera
échu, le
gouvernement pourra déposer un projet de loi pour mettre en
oeuvre les
accords.
Introduction d'un projet de loi qui est le
résultat de négociations
pour établir un périmètre de
sécurité nord-américain. Les rapports
indiquent que l'accord ne sera pas présenté comme un
tout, qu'il sera plutôt
présenté à la pièce, provenant d'une
quarantaine de champs de juridiction
gouvernementale et rien de cela n'a été rendu public. Il
est probable que le
gouvernement Harper va essayer de cacher l'ampleur des changements en
affirmant qu'ils vont « améliorer la
compétitivité du Canada ou la
sécurité ».

Les développements durant la pause estivale
Nous présentons une vue d'ensemble des
développements qui se sont
produits durant la pause estivale du parlement, y compris certains
développements non mentionnés dans les rapports
précédents. Ils révèlent
l'ampleur des nouveaux arrangements que le gouvernement Harper a
entrepris d'imposer sur plusieurs fronts au service des
États-Unis des
Monopoles d'Amérique du Nord et qu'il s'engage dans des actions
provocatrices qui menacent la paix et la stabilité
internationale.
Resserrement du
contrôle fédéral des juridictions provinciales
au
nom de la collaboration
Du 16 au 19 juillet, la
Conférence annuelle des ministres de l'Énergie et des
Mines du Canada
avait lieu à Kananaskis, en Alberta. Elle a réuni les
ministres de l'Énergie et
des Mines de toutes les provinces et territoires ainsi que des
représentants du
gouvernement fédéral. On rapporte que des
représentants du gouvernement
américain étaient également présents.
L'accent a été mis sur la création
d'une politique énergétique nationale. Selon leur plan
d'action intitulé
« Une approche commune en matière
d'énergie », les ministres
ont convenu de collaborer sur l'offre d'énergie, l'utilisation
efficace de
l'énergie et l'investissement dans « le savoir et
l'innovation ».
Selon les reportages, le Conseil de la
fédération (les premiers ministres
des 13 provinces et territoires) s'est réuni du 20 au
22 juillet.
Le Conseil a dévoilé une stratégie
intitulée « Le Canada dans
l'économie mondiale » dont le but est de :
« mettre à
profit les forces individuelles et collectives des provinces et des
territoires
pour aider à renforcer la position concurrentielle du Canada
dans l'économie
mondiale ». Le Conseil a aussi annoncé qu'il entend
réaliser au cours
des 12 prochains mois une mission commerciale en Asie avec le
gouvernement fédéral pour « faire avancer un
ambitieux programme
commercial international pour le Canada ». Les rapports
indiquent
aussi qu'à la réunion, des négociations ont
débuté sur un nouvel Accord sur
les soins de santé au Canada. Peu de temps après la
réunion, il a été
rapporté que le gouvernement Harper recherchera un accord
national sur la
santé, à l'opposé d'ententes distinctes
provinciales. Ceci contredit sa position
dans le discours du Trône où il a indiqué qu'il
négocierait un accord
individuel avec le Québec
Immigration
Le 12 juillet, le ministre de
la
Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason
Kenney, a
lancé des consultations nationales sur le système
d'immigration du Canada.
Après avoir rencontré des
« intervenants » à Calgary,
Vancouver, Toronto et Montréal, il a annoncé le
29 août des
consultations en ligne avec le public. Selon le ministre, le but des
consultations est d'« obtenir des commentaires sur les
niveaux
d'immigration, notamment sur le niveau d'immigration approprié
au Canada,
et sur la meilleure répartition des admissions dans les
catégories de
l'immigration économique, du regroupement familial et des
personnes
protégées. On discutera aussi de la gestion du
système et des façons de
l'améliorer pour offrir des services plus efficaces, tels que
des temps de
traitement raisonnables, et on abordera des questions comme la fraude,
notamment. »
Le 19 juillet, peu de temps après avoir
lancé les consultations, le
gouvernement fédéral a envoyé des lettres à
1 800 Canadiens leur
disant que le gouvernement a l'intention de révoquer leur
citoyenneté. Le
21 juillet, le ministre de la Sécurité publique, Vic
Toews, a publié une
liste de 30 personnes que le gouvernement accuse d'être des
criminels de
guerre. Le 18 août, il a élargi la liste pour inclure
des individus qui
ont « contrevenu à la Loi sur l'immigration et
la protection des
réfugiés et ont été condamnés
pour des infractions criminelles au
Canada. »
Selon des rapports parus au cours de
l'été, dans le cadre d'une stratégie
visant à éliminer les délais accumulés pour
les demandes d'asile, le
gouvernement Harper lancera l'an prochain un nouveau Programme d'aide
au retour volontaire qui offrira une incitation aux
« demandeurs
d'asile déboutés » de 2 000 $ et un
vol à destination de
leur pays d'origine. Le 17 août, il a été
rapporté que le Canada a
établi un groupe de travail pour « contrer la traite
des
personnes » dans laquelle « presque une douzaine
d'agents de
police et de renseignement » ont été
déployés dans des pays en Asie
du Sud-Est.
Ces développements ont lieu en même temps
que l'administration
Obama a annoncé que le « Programme des
communautés
sécuritaires », qui prévoit des
déportations à grande échelle, sera
étendu à l'ensemble du pays et sous le contrôle du
gouvernement
fédéral.
Droits ancestraux des
Premières Nations
L'Union of BC
Indian Chiefs (UBCIC) rapporte qu'au cours de l'été le
gouvernement
Harper a accéléré sa
« résolution » de certaines revendications
territoriales. Le site Web des Affaires autochtones décrit les
revendications
particulières comme traitant d'anciens griefs des
Premières Nations.
« Ces griefs ont trait aux obligations qui échoient
au Canada en vertu
de traités historiques ou à la façon dont ce
dernier a géré les fonds ou
d'autres biens des Premières Nations, dont les terres de
réserve. »
L'UBCIC rapporte que cela a été fait simplement en
retirant ces
revendications de son inventaire des revendications
particulières. Elles ont
été soient rejetées, fermées ou
éliminées par d'autres moyens –
créant l'illusion que des progrès considérables
ont été accomplis dans la
résolution des revendications et la diminution des délais
accumulés. Les
chefs déclarent : « La stratégie du
Canada semble être de
transférer les importants délais accumulés face
aux
revendications
particulières non réglées hors des mains des
Affaires indiennes et du
ministère de la Justice et sur le dos du nouveau Tribunal des
revendications
particulières. »
Loi et ordre
Selon certains rapports sur la réunion annuelle
de l'Association du barreau canadien du 13 au 15 août,
celle-ci
se serait opposée unanimement à l'orientation du prochain
projet de loi
omnibus sur le crime. Le ministre de la Justice, Rob Nicholson,
présent à la
réunion, a dit que le gouvernement Harper a obtenu un mandat
pour son
projet de loi omnibus à l'élection du 2 mai.
Des nominations à la
Cour suprême
Les médias ont
rapporté cet été que les députés de
l'opposition ont des inquiétudes sur le
processus de nomination par le gouvernement Harper de deux juges de la
Cour suprême. Les rapports indiquent que, contrairement au
comité
consultatif de sélection à la Cour suprême mis en
place sous les libéraux en
2005, constitué d'un parlementaire de chaque parti à la
Chambre de
communes et de cinq membres de l'extérieur (experts juridiques,
juges et du
public), ce comité est composé de seulement cinq
députés, dont trois du
Parti conservateur. Le comité est présidé par la
députée conservatrice
Candice Hoeppner. Les autres membres sont les députés
conservateurs Brent
Rathgeber et Bob Dechert, le député du
néodémocrate Joe Comartin et le
député libéral Irwin Cotler. Les rapports
indiquent que le comité doit
soumettre d'ici le 23 septembre 2011 sa liste finale de trois
candidats au ministre qui prendra la décision finale avec le
premier ministre
pour les deux nominations éventuelles.
Lois anti-terrorisme
Le 7 septembre, dans une
entrevue à la CBC, Harper a
révélé que son gouvernement
réintroduira deux clauses de la Loi antiterroriste
expirées en
2007. Comme l'a souligné précédemment LML :
La
première
permet
aux
forces policières de détenir
un « présumé
terroriste » sans accusation pendant trois jours, alors que
les lois en
vigueur prévoient que l'individu arrêté doit
être relâché en moins de
24 heures s'il n'y a pas d'accusation portée contre lui.
L'autre donne
aux juges le pouvoir d'interroger un témoin secrètement
et de l'emprisonner
s'il refuse de collaborer.
Infractions à la loi
et scandales au gouvernement
Élections
Canada a annoncé le 15 juillet que le leader du
gouvernement à la
Chambre des communes, Peter Van Loan, a violé la limite de
dépense
électorale lors de l'élection fédérale de
2008. Selon des rapports, ses
dépenses de campagne étaient de 93 689,95 $
alors que la
limite des dépenses permises dans la circonscription de
York-Simcoe était de
89 499,52 $. L'agent officiel de Van Loan affirme que
l'écart
est dû à « un sincère
malentendu » et une « différence
dans les pratiques comptables ». L'affaire a apparemment
été résolue
quand Élections Canada et Van Loan ont convenu que la limite
permise
pour l'élection de 2011 sera réduite d'un montant
équivalent. On ne
sait pas s'il a respecté cette résolution.
Durant l'été, il a été
révélé que le président du Conseil du
trésor, Tony
Clement, a présidé un petit comité de maires dans
sa circonscription qui a
approuvé la dépense de fonds alloués aux projets
du G8. L'information est
apparue à la suite de demandes d'accès à
l'information par le NPD au sujet
de l'utilisation des fonds du G8. Des rapports indiquent que les
demandes de
fonds ont circulé vers le bureau de circonscription de Clement,
qui n'est pas
un ministère du gouvernement, afin d'éviter la reddition
de comptes sur la
façon dont les fonds ont été
dépensés. De plus, malgré l'affirmation de
Clement et du vérificateur général à
l'effet que les fonctionnaires n'ont pas
été impliqués dans le processus d'octroi d'argent
pour des projets, les
rapports ont révélé que des fonctionnaires
étaient présents aux réunions des
maires. Il est rapporté qu'un certain nombre de maires qui ont
siégé sur le
comité ont fait des dons à la campagne électorale
de Clement.
La militarisation et les
préparatifs de guerre dans
l'Arctique
Durant le mois d'août, l'opération Nanuk,
un exercice
militaire de grande envergure, s'est tenue dans l'Arctique canadien
avec la
participation des forces militaires du Canada, des États-Unis et
d'autres
puissances de l'OTAN. On signale que dans le cadre de ces exercices, le
Canada a utilisé des drones, semblables à ceux
utilisés en Afghanistan.
Parlant de leur utilisation, le ministre de la Défense, Peter
MacKay, a
déclaré : « C'est un
précédent. Il y en aura de petits [véhicules
aériens inhabités] dans le haut de l'Arctique, ils sont
un présage des choses à
venir. » On rapporte que l'armée vise aussi à
installer des bases
militaires dans l'Arctique.
Le rôle du Canada
dans les affaires internationales
Durant
l'été, le gouvernement Harper est parti à la
recherche de nouveaux marchés
pour les monopoles en Asie et en Amérique latine. Le
gouvernement
présente ces initiatives comme des mesures pour se
prémunir contre la
dépendance envers le commerce avec les États-Unis. Cet
énoncé est louche
étant donné que le gouvernement canadien négocie
en même temps
l'annexion du Canada aux États-Unis sous la forme d'un
périmètre de
sécurité nord-américain.
L'Amérique latine
Du 8 au 12 août, Harper a
voyagé en Amérique latine, s'arrêtant au
Brésil, en Colombie, au Costa Rica
et au Honduras. Selon une dépêche du gouvernement, les
arrangements
suivants ont été conclus durant le voyage :
Au Brésil, le premier ministre a annoncé
les 11 initiatives
suivantes :
- Un accord sur le transport aérien
- Un accord sur la sécurité sociale
- Un protocole d'entente sur la coopération en vue des Jeux
olympiques
- Un protocole d'entente sur l'efficacité de la
coopération internationale
au développement
- Dialogue sur le partenariat stratégique entre le Canada et le
Brésil
- Renouvellement du financement pour le Programme de partenariats
internationaux en science et en technologie
- Le développement d'un Plan d'action en matière de
science et de
technologie axé sur l'innovation
- Les premières bourses octroyées dans le cadre du
« programme
des Bourses Canada-Brésil : Projets de recherche
conjoints »
- Le gouverneur général dirigera la
délégation canadienne lors de la
prochaine Conférence des Amériques sur l'éducation
internationale qui se
tiendra au Brésil en avril 2012
- La création d'un Forum Canada-Brésil des pdg et la
nomination de M.
Rick Waugh en tant que coprésident canadien du Forum [Harper a
également nommé le Conseil canadien des chefs
d'entreprises comme
secrétariat du Forum – note de la rédaction]
- L'ouverture de trois nouveaux centres de demande de visas
En Colombie, le premier ministre a annoncé les
4 initiatives
suivantes :
- L'entrée en vigueur de l'Accord sur le
libre-échange entre le Canada et
la Colombie, le 15 août 2011
- Augmentation de l'aide canadienne au développement
international au
profit des enfants, des jeunes à risque et la promotion des
droits
humains
- Soutien aux projets nouveaux et en cours qui permettront
d'améliorer
la paix, la sécurité et la justice en Colombie et dans la
région
- L'adhésion de la Colombie au Programme de coopération
et de
formation militaire du Canada (2011-2014)
Au Costa Rica, le premier ministre a annoncé les
7 initiatives
suivantes :
- Le lancement de négociations visant à
moderniser l'Accord de
libre-échange, entre le Canada et le Costa Rica avec un
engagement à
conclure les
négociations d'ici un an
- Un accord sur le transport aérien
- L'accord d'échange de renseignements à des fins fiscales
- Le soutien du Canada au Programme de perfectionnement de la police
costaricaine pour aider les agents de la police nationale costaricaine
à
acquérir une formation de pointe et un mentorat par le biais de
la
Gendarmerie royale du Canada
- La contribution canadienne à la fourniture de
l'équipement à l'école de
police du Costa Rica
- L'appui du Canada au renforcement des capacités et de
formation en
sécurité pour l'industrie du tourisme.
- L'ouverture d'un nouveau Centre de demande de visas au Costa
Rica
Au Honduras, le premier ministre a annoncé les
3 initiatives
suivantes :
- La conclusion des négociations d'un Accord de
libre-échange entre le
Canada et le Honduras
- Le soutien du Canada pour accroître la sécurité
alimentaire au
Honduras
- Le soutien du Canada pour s'attaquer aux défis de la
sécurité régionale
en Amérique centrale, dont le Honduras
L'Asie
Après un voyage de haut niveau en Chine et en
Asie du Sud-Est par le ministre des Affaires étrangères,
John Baird, il a été
annoncé que Stephen Harper se rendra en Chine « d'ici
un an »
lors d'une mission commerciale avec les premiers ministres.
C'était lors du
voyage de Baird en Asie, et non au Canada, que le gouvernement du
Canada
a annoncé la formation du « groupe de travail sur la
traite des
personnes ».
Les agressions et les
préparatifs de guerre
Libye
Immédiatement après
la pause estivale, le ministre des Affaires
étrangères, John Baird, s'est rendu à Benghazi, en
Libye, et, peu après, a
reconnu le Conseil national de transition (CNT), les soi-disant
rebelles
libyens, comme représentants légitimes du peuple libyen.
Peu après, le
Canada a expulsé tous les diplomates libyens restants de
l'ambassade de
Libye au Canada dans le cadre de ses tentatives d'imposer un changement
de régime. Le 1er septembre, Harper a assisté à
une réunion « sur
l'avenir de la Libye » à Paris, avec d'autres
puissances de l'OTAN. Il
y a annoncé que le Canada allait lever les sanctions contre la
Libye.
Le 13 septembre, le gouvernement Harper a
annoncé qu'il va
rouvrir son ambassade à Tripoli, à un emplacement
temporaire, afin de
« reprendre les services commerciaux pour les
Canadiens ». Le
Canada est maintenant la première des puissances de l'OTAN
à rouvrir son
ambassade en Libye. Le ministre des Affaires étrangères,
John Baird, a
ajouté : « Le Canada a également obtenu
du comité des
sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies une
exemption pour
libérer 2,2 milliards $ en avoirs libyens à des
fins humanitaires.
Ces fonds aideront le peuple libyen à court et moyen
terme ; cet
argent aidera la nouvelle Libye à se remettre sur ses
pieds. » Nul
doute que les 2,2 milliards $ pour des « besoins
humanitaires » sont liés à « la
reprise des services commerciaux
pour les Canadiens », i.e., au désir des monopoles
établis au Canada
d'être « les premiers sur le terrain ».
L'Afghanistan
Le 5 juillet, les Forces canadiennes ont remis
officiellement
les opérations dans la zone de combat de Kandahar aux
États-Unis. Le
Canada a maintenant 950 militaires dans le cadre de la mission de
formation
de l'OTAN sous commandement américain. Le gouvernement
prétend que
cela signifie la fin de la mission de combat canadienne en Afghanistan.
Pendant ce temps, le 11 juillet, le ministre de la Défense
nationale,
Peter MacKay, a signé un protocole d'entente (PE) entre le
Canada et le
Koweït afin de permettre « un soutien logistique aux
opérations
canadiennes en Afghanistan ». Ceci se produit au moment
où le
Canada cherche à établir de nouvelles bases à
l'étranger et aussi parce que le
Canada a perdu ses droits d'atterrissage dans les Émirats arabes
unis, qui a
été dans le passé sa route la plus directe pour
approvisionner les forces
canadiennes participant à l'occupation de l'Afghanistan. Selon
une dépêche
du gouvernement : « Le déplacement de
l'équipement et des
véhicules utilisés en Afghanistan requiert l'accès
à un aéroport et à un
terminal maritime, à partir desquels le matériel peut
être transbordé vers le
Canada. L'établissement de cet accord de soutien avec le
Koweït permet de
réaliser ces activités dans un lieu sûr et
contrôlé. »
La Syrie
Le Canada a accru son ingérence dans les affaires
internes de la
Syrie. Le 13 août, le Canada a annoncé qu'il va
prolonger les
sanctions contre le gouvernement syrien. En outre, le Canada a
coparrainé la
demande de convocation d'une session spéciale du Conseil des
droits de
l'homme de l'ONU sur le cas de la Syrie.
Gestes de provocation contre la République
populaire
démocratique de Corée
Comme l'a souligné LML, « Le
11 août
2011, le gouvernement Harper a imposé de nouvelles sanctions
injustes
contre la République populaire démocratique de
Corée (RPDC), un pas de
plus en arrière par rapport à la décision du
24 mai 2010 d'ajouter la
RPDC à la Liste des pays visés. [...] En date du
11 août, le Règlement
du gouvernement Harper sur les mesures économiques
spéciales visant la
République populaire démocratique de Corée
comprend une interdiction sur
toutes les exportations vers la RPDC, une interdiction sur toutes les
importations en provenance de la RPDC au Canada ; une interdiction
de nouveaux investissements en RPDC, et une interdiction d'amarrer des
navires et d'atterrir des avions de la RPDC au Canada, entre
autres. »
Le 11 juillet, le ministre des Affaires étrangères,
John Baird, a
annoncé que le Canada va boycotter la Conférence des
Nations unies sur le
désarmement parce que la RPDC la préside, affirmant que
la présidence de
la RPDC « compromet l'intégrité tant du cadre
du désarmement que
de l'ONU, ce à quoi le Canada ne peut se rallier. »

Négociations du
périmètre de sécurité
La définition de la souveraineté dans la
logique de trahison nationale
de Stephen Harper
- Enver Villamizar -

Dans une entrevue accordée récemment au
réseau CBC, le premier
ministre Stephen Harper a expliqué ce qu'il entend par
souveraineté.
« Je crois que ce que nous essayons de faire en tant que
Canadiens,
c'est de nous servir de notre indépendance, de notre
souveraineté,
intelligemment, à notre avantage », a-t-il dit. Pour
ce qui est de la
souveraineté en rapport avec la frontière
canado-américaine, il a dit :
« Je crois que les choses entourant la frontière vont
ou bien être
conjointes, ou vont être unilatérales, c'est-à-dire
que les États-Unis nous
l'imposent. »
Suivant sa définition de la souveraineté,
le premier ministre a ordonné à
toutes les ambassades canadiennes d'afficher le portrait de la reine.
Selon sa notion de souveraineté, c'est à
l'avantage du Canada de
placer
notre appareil de sécurité et nos forces armées
sous le contrôle des
États-Unis suivant une réglementation
nord-américaine unique. Ce n'est
pas violer
la souveraineté du Canada, c'est s'en servir
« intelligemment ».

La
définition de souveraineté de Harper comprend l'ordre
donné à toutes les ambassades canadiennes d'afficher
le portrait de la reine.
|
Pour Stephen Harper, il ne s'agit pas du droit d'une
nation de décider de
son sort sans ingérence, pression et chantage extérieurs,
mais d'un échange
car le Canada profiterait d'être annexé aux
États-Unis. Son rôle en tant que
premier ministre est d'obtenir le meilleur avantage possible vu les
circonstances, puisque les États-Unis sont plus grands et que
leurs besoins
seraient plus pressants. Les Canadiens n'ont qu'à lui faire
confiance. Il ne
précise pas en quoi consistent les avantages pour le Canada et
surtout qui en
profite. Il sait que les Canadiens l'interpelleraient s'il disait
clairement quels
intérêts servent ces accords, alors il présente
l'annexion comme quelque
chose d'avantageux : la négociation des mesures pour
« aider les
Canadiens à traverser la frontière plus
facilement », pour
« aider les petites entreprises à
concurrencer » ou pour
« protéger le continent contre des menaces
intérieures ».
Les forces sociales favorables à l'annexion sont
principalement les
monopoles d'Amérique du Nord représentés par le
Conseil canadien des
chefs d'entreprises et son porte-parole, l'ex-vice-premier ministre
John
Manley. Ils ont en Stephen Harper leur homme pour établir les
États-Unis
des Monopoles d'Amérique du Nord, appuyés par la force
militaire des
États-Unis et alimentés par les ressources naturelles du
Canada et du
Mexique. Après le 11 septembre 2011, les monopoles ont
exploité les
attaques contre le World Trade Center et la « guerre
à la
terreur » qui a suivi pour imposer leurs demandes. Ce qui a
été fait
durant les dix années qui ont suivi en terme
d'intégration des forces de
sécurité des trois pays est aujourd'hui un fait accompli
qui sert à justifier
l'annexion totale et la trahison nationale.
Pour désinformer les Canadiens sur la
signification de ces
développements, Stephen Harper dit que l'annexion est quelque
chose de
« raisonnable ». « Les Canadiens ont
depuis longtemps
dépassé le seuil où ils disaient que
coopérer avec les États-Unis ou faire du
commerce avec les États-Unis, c'est trahir le Canada, dit-il. Je
crois que les
Canadiens ont dépassé ce stade-là. » Il
prétend donc que l'annexion
fait partie des valeurs du Canada dans la pensée majoritaire. On
ne sera pas
surpris ensuite si ceux qui s'opposent au périmètre de
sécurité sont qualifiés
d'« extrémistes » ou de
« théoriciens du complot »,
de « terroristes » ou de
« radicaux » qui mettent en
danger la sécurité du Canada.
Par ailleurs, les mesures qui placent le Canada sous le
commandement
des forces de sécurité des États-Unis et qui
permettent la transmission de
renseignements sur les personnes, comme les casiers judiciaires et
autres
informations confidentielles, aux agences de sécurité des
États-Unis servent
à persécuter les Canadiens à la frontière.
Mais cela n'est pas considéré
comme un danger pour les Canadiens ou même comme quelque chose
dont
le gouvernement devrait se préoccuper outre mesure. Cela ferait
partie de
l'échange et de l'équilibre entre droits et
sécurité à l'avantage des
Canadiens.
La définition de souveraineté de Stephen
Harper est basée sur la logique
de la trahison nationale. Elle montre l'urgence de bâtir
l'Opposition ouvrière
capable de bloquer la création du périmètre de
sécurité nord-américain et
l'abdication de la souveraineté du Canada. Les
députés qui prétendent
représenter leurs électeurs doivent eux aussi être
appelés à s'opposer à ce
qui se fait au nom de la souveraineté.

Les Forces de sécurité des
États-Unis
augmenteront leurs opérations en
sol canadien
Selon différentes
sources, les gouvernements des États-Unis et du
Canada se préparent à inaugurer un « projet
pilote » l'année
prochaine qui autoriserait des agents de la force publique des
États-Unis à
entrer aux États-Unis « à la poursuite de
présumés criminels ou de
terroristes ».
Les plans de créer des « agents
polyvalents » ont été
confirmés par le procureur général des
États-Unis, Eric Holder, à l'occasion
de la conférence frontalière du 14 septembre.
« La création
d'une nouvelle génération d'équipes d'agents
polyvalents nous permettrait
d'agir avec une plus grande efficacité pour identifier,
évaluer et interdire
toutes personnes ou organisations impliquées dans la
criminalité
transnationale, selon Holder. Elles nous permettraient aussi de
conserver de
précieuses ressources, d'uniformiser nos efforts et de mettre en
commun nos
instruments et notre expertise. »
Dans ses commentaires il a révélé
que depuis décembre de hauts
fonctionnaires des départements américains de la Justice
et de la sécurité
intérieure et leurs homologues canadiens ont eu de nombreuses
discussions
sur ce projet. « Les discussions ont été
franches, pragmatiques et
productives et des progrès ont été faits sur le un
projet pilote qui devrait,
nous l'espérons, être mis sur pied dès l'an
prochain », a dit
Holder.
Cette annonce coïncide avec différents
rapports qui confirment qu'un
nombre croissant de Canadiens s'opposent à la soi-disant
« intégration
transfrontalière du système d'application de la
loi ». Ce projet pilote
est conforme à la demande des monopoles qui veulent le
déploiement d'un
personnel frontalier et de sécurité des États-Unis
à même les usines
canadiennes sous prétexte d'« assurer la circulation
transfrontalière des
biens ». Ce sont en fait d'autres mesures pour placer tous
les aspects
de la vie au Canada sous le contrôle des impérialistes
étasuniens. Cela ne
doit pas passer !

Les consultations ne font pas
voir de mandat pour l'annexion
Le 29 août, le
ministre des Affaires étrangères, John Baird, a
rendu publics deux rapports résumant les consultations du
gouvernement sur
la Vision commune de la sécurité du
périmètre et de la compétitivité
économique. Les consultations ont pour objectif d' amener
les
Canadiens à accepter que leur seul rôle est de faire des
propositions sur la
façon dont l'annexion devrait se faire. Le gouvernement Harper a
sélectionné divers partenaires pour des
« consultations
individuelles » constituées principalement
d'organisations représentant
différentes industries et différents paliers de
gouvernement, pendant que le
public en général était invité à
soumettre des opinions en ligne. On a
demandé aux participants de faire « des propositions
innovatrices » sur la façon de créer un
arrangement sur le périmètre
de sécurité. Les soumissions étaient
catégorisées selon les quatre
« piliers » de la déclaration commune du
premier ministre du
Canada Stephen Harper et du président des États-Unis
Barack Obama. Ces
piliers sont :
* Agir tôt pour éliminer les
menaces ;
* Facilitation du commerce, croissance économique et
emplois ;
* Intégration transfrontalière en matière
d'application de la loi
* Infrastructure essentielle et cybersécurité.
Selon le gouvernement, il a eu « une
participation de plus de 1000
Canadiens et près de 200 soumissions de groupes et
d'organisations, y
compris des groupes de gens d'affaires, des provinces et des
territoires, de
municipalités, des syndicats, de groupes de la
société civile, de professeurs
et de groupes d'experts ».
Malgré les tentatives du gouvernement de
présenter les consultations
comme une affirmation d'un mandat pour vendre le pays, le
résumé des
consultations révèle que la direction prise par le
gouvernement n'a
aucunement la confiance ni des Canadiens, ni des Premières
Nations.
Les gens ont utilisé cette occasion pour exprimer
leurs préoccupations à
propos de l'établissement d'un périmètre de
sécurité, qui représente une
violation de la souveraineté et pourrait mener à la
transgression des lois
canadiennes, particulièrement celles liées à la
vie privée des Canadiens et
aux renseignements que possède le gouvernement sur les
individus. Diverses
organisations comme le Conseil des Canadiens et l'Association
canadienne
des libertés civiles ont aussi exprimé des
préoccupations à propos du
processus de consultation lui-même, et du manque d'information
pour ceux qui souhaitaient soumettre
des opinions.
Il y a eu de l'opposition en particulier concernant la
proposition de
renforcer encore la mise en application de la Loi sur la
frontière, un des quatre piliers de tout l'arrangement du
périmètre de
sécurité. Cela signifie l'établissement de forces
de sécurité conjointes qui
placeraient les forces américaines de sécurité en
sol canadien, et
supposément les forces canadiennes de sécurité en
sol américain. Sur cette
question, le gouvernement a été forcé de dire que
« presque la
moitié » des opinions individuelles soumises
« ne voulaient pas
plus de collaboration sur les opérations de mise en oeuvre de la
loi sur la
frontière ». C'est là un grand coup
porté à l'essence de la poussée
pour établir les États-Unis des Monopoles de
l'Amérique du Nord, sous le
contrôle des forces de sécurité américaines,
qui opéreraient en sol canadien.
Cela reflète l'absence de confiance des Canadiens envers les
forces de
sécurité américaines et, sans aucun doute, envers
l'offensive du
gouvernement Harper dans cette direction.
Les organisations des Premières Nations ont
affirmé le droit des
Premières Nations de décider de leur avenir. Selon le
résumé, l'Assemblée
des Premières Nations et le Comité de documentation
Haudenosaunee en
particulier ont demandé des consultations directes avec les
Premières
Nations. Ils mettent de l'avant leur demande de reconnaissance de leurs
droits de traité de faire du commerce trans-frontière en
dehors du contrôle
des États canadien et américain. Ils ont aussi
lancé un appel aux deux
gouvernements de reconnaître leurs cartes d'identité pour
les voyages
traversant la frontière, ce qui pourrait miner les tentatives
des agences de
sécurité canadiennes et américaines
d'établir un seul système d'identification
et d'information.
À cause de l'initiative d'intervention des
citoyens et des Premières
Nations, le gouvernement Harper ne peut pas prétendre que les
Canadiens
appuient son plan, ou qu'il a un « mandat » pour
brader le
pays. Loin de là. Même selon les consultations du
gouvernement lui-même,
conçues seulement pour cueillir des propositions visant à
mettre en
application le périmètre de sécurité, les
Canadiens ne sont pas d'accord.
D'autre part, le rapport reflète les
revendications claires des monopoles
et des organisations politiques qui les représentent à
l'effet d'éliminer la
frontière afin d'assurer leurs profits et de soumettre le Canada
à l'appareil
de sécurité des impérialistes étasuniens.
Un exemple on ne peut plus clair est
la revendication du Conseil canadien des chefs d'entreprise à
l'effet que les
courtiers en douane soient affectés aux usines mêmes, ou
que la « liste
d'interdiction » de vol soit intégrée pour
toute l'Amérique du Nord ou
encore que soit mis sur pied un système intégré de
gestion des entrées et des
sorties de voyageurs en Amérique du Nord.
En dépit de la nette opposition entre les
préoccupations des citoyens et
celles des représentants des monopoles, le rapport
gouvernemental, dans la
section Conclusion/Prochaines étapes, cherche à
contourner l'opposition
populaire. Il déclare : « Depuis plus de 140
ans, nos deux pays
bénéficient des avantages que procure une
frontière bien gérée et ont établi
une tradition de collaboration fructueuse dans les dossiers
frontaliers.
Aujourd'hui plus que jamais, les Canadiens savent qu'une
frontière sûre,
sécurisée et modernisée revêt une importance
cruciale pour la prospérité
sociale, économique et culturelle du Canada. »
Afin de créer l'illusion qu'il tient compte des
opinions des Canadiens, le
gouvernement déclare : « Cette consultation a
fourni au
gouvernement du Canada un éventail d'appréciations utiles
et bien étayées
concernant notre sécurité et notre
compétitivité. Elle a également aidé le
gouvernement à comprendre les préoccupations des
Canadiens vis-à-vis la
vision commune. Aussi le gouvernement tient-il à remercier les
personnes
qui ont pris le temps de se renseigner sur la vision commune et de lui
transmettre leurs points de vue et leurs idées sur l'avenir de
la frontière
canado-américaine. »
Le gouvernement annonce alors de façon
éhontée que tout a déjà été
décidé et que la consultation ne visait qu'à
obtenir des propositions en appui
au plan initial. « Dans la Déclaration, le Canada
s'est engagé à mettre
au point un plan d'action commun qui orientera la formulation de
mesures
propres à faciliter les échanges transfrontaliers et
à accroître notre sécurité
collective. À mesure que le gouvernement du Canada avancera dans
l'élaboration de ce plan d'action, il s'efforcera d'y
intégrer les nombreuses
idées novatrices et éclairées qui lui ont
été communiquées dans le cadre de
ces consultations. »
Peu importe ce qu'en pense le gouvernement Harper,
celui-ci ne peut
prétendre avoir un mandat pour l'annexion. À l'occasion
de la rentrée
parlementaire, LML invite les Canadiens à continuer
d'exposer
les différents aspects du Périmètre de
sécurité ainsi que leurs répercussions
et de s'opposer aux tentatives de criminaliser toute dissidence en
distribuant
les étiquettes d'« extrémistes »,
de « terroristes »,
de « persona non grata », etc.
La déclaration du premier ministre sur le
Périmètre de sécurité ne suffit
pas comme mandat.

Persécution de Canadiens à la
frontière
Pendant que le gouvernement Harper tient des
consultations sur la façon
dont il partagera l'information avec l'appareil de
sécurité américain, des
reportages indiquent que des dossiers de police de Canadiens ont
déjà remis
aux forces de sécurité américaines, et qu'ils sont
utilisés pour les persécuter
à la frontière.
Un reportage de CBC le 9 septembre citait un
inspecteur de la
GRC, Denis Saint-Pierre, qui déclarait que toute l'information
contenue dans
la base de données du Centre d'information de la police
canadienne (CIPC)
est maintenant rendue disponible pour le département
américain de la
Sécurité intérieure. Selon Saint-Pierre, le CIPC
ne contient pas seulement les
dossiers criminels d'une personne, mais aussi des mandats en suspens,
des
dossiers de personnes disparues et de l'information à propos de
vols de
propriétés, également de l'information qui a trait
à des personnes
importantes dans des causes toujours en cours. Ils peuvent aussi
contenir
l'histoire de troubles mentaux d'une personne, y compris des tentatives
de
suicide.
Le reportage indique que « plus d'une
douzaine de Canadiens ont
dit, durant la dernière année au Psychiatric Patient
Advocate Office à
Toronto, qu'on les avait empêchés d'entrer aux
États-Unis après que leurs
dossiers de troubles mentaux aient été partagés
avec le département
américain de la Sécurité
intérieure ». Le reportage cite Stanley
Stylianos, gestionnaire de programme pour le Psychiatric Patient
Advocate
Office, qui affirme que les Canadiens devraient être
scandalisés de savoir
que l'information sur la santé mentale traverse la
frontière. « Une fois
que cette information entre dans le système américain, on
ne peut plus la
contrôler », a-t-il dit.
Selon le reportage, Lois Kamenitz, 65 ans, de
Toronto, a contacté
le Advocate Office après que des administrateurs des douanes
à l'aéroport
international Pearson l'aient empêchée d'embarquer
à bord d'un avion en
direction de Los Angeles. L'agent de la Protection des douanes et des
frontières lui aurait dit qu'il avait des informations à
l'effet que la police
avait surveillé sa maison en 2006. On apprend ensuite dans le
reportage
que : « Selon un document complété par un
agent de la
Protection des douanes et des frontières, lors d'une inspection
subséquente à
l'aéroport Pearson à Toronto, il est devenu clair que
Lois Kamenitz avait
‘tenté de se suicider en 2006', et qu'un avis médical
serait nécessaire pour
un autre essai d'entrer aux États-Unis. »
On a demandé à Mme Kamenitz de soumettre
ses dossiers médicaux aux
États-Unis et d'obtenir un avis médical d'un
médecin choisi par la Sécurité
intérieure, qui lui a facturé 250 $ pour le service,
le tout pour pouvoir
prendre un vol quatre jours plus tard. Dans les formulaires que la
Sécurité
intérieure a exigé que Mme Kamenitz remplisse, il y avait
des questions à
savoir si elle avait une histoire d'abus de drogue, et si elle
souffrait de
maladies, comme le SIDA ou la tuberculose.
« Ce sont des dossiers médicaux et
privés que je ne remettrai pas
à un gouvernement étranger », a-t-elle dit.

Énergie
Non à l'oléoduc Keystone!
Oui à l'édification nationale!
- Peggy Morton -

Il y a eu des protestations devant la Maison blanche à
Washington du 20 août au 3 septembre contre le projet Keystone.
Les manifestants ont demandé au président Obama de
rejeter le projet parce qu'il causera de graves torts à
l'environnement. Durant les protestations de deux semaines, 1252
personnes ont été arrêtées, dont plusieurs
climatologues bien en vue, des propriétaires fonciers du Texas
et du Nebraska, des chefs des Premières Nations du Canada et
plusieurs personnalités connues, comme l'ex-représentant
de la Maison blanche Gus Speth et des chercheurs de la NASA. Les
protestations se poursuivent.
|
Le ministre des Ressources naturelles du Canada, Joe
Oliver, s'est
récemment rendu à Washington pour exercer des pressions
pour faire
approuver l'oléoduc Keystone XL. Il a rencontré le
secrétaire de l'Énergie
des États-Unis, Steven Chu, des représentants du
Congrès, de hauts
fonctionnaires et des chefs de monopoles étasuniens. Au
même moment,
alors que l'approbation du projet devenait imminente suite à la
publication
du Rapport d'évaluation de l'environnement du département
d'État qui
donnait son acquiescement au projet d'oléoduc, des
manifestations se
déroulaient à tous les jours devant la Maison Blanche
contre la construction
de celui-ci.
Le Keystone XL est basé sur l'expansion d'un
oléoduc existant, laquelle
expansion permettrait d'expédier sur une base quotidienne
1,29 million de barils de bitume contenant du diluant jusqu'aux
côtes
étasuniennes du golfe du Mexique. Là, de vieilles
raffineries ont été
modernisées aux frais du public pour améliorer et
raffiner le bitume. Tous
les emplois liés à l'amélioration et au raffinage
ainsi qu'aux industries
pétrochimiques connexes partiraient en même temps que le
bitume.
L'oléoduc est une entreprise commerciale de TransCanada et de
ConocoPhillips, le deuxième plus grand raffineur et le
troisième plus grand
monopole d'énergie totale aux États-Unis.
Oliver a déclaré que l'oléoduc
apporterait plus de 20 milliards $ à
l'économie des États-Unis en dépenses liées
aux nouvelles constructions et
qu'il créerait 20 000 emplois bien
rémunérés dans les industries
manufacturières et de la construction aux États-Unis. Il
a tout simplement
rejeté du revers de la main toutes inquiétudes
vis-à-vis les conséquences
néfastes pour l'environnement en puisant allègrement
à même l'évaluation
du département d'État.
Ce spectacle grotesque d'un ministre du gouvernement
Harper qui se
rend à Washington pour convaincre les États-Unis des
avantages de
l'oléoduc Keystone pour ce pays dépasse tout entendement.
Ce qui est
encore plus scandaleux est que le gouvernement Harper prétend
défendre
le
Canada lorsqu'il se rend aux États-Unis pour dire à Obama
que les
États-Unis ne peuvent se passer du pétrole canadien. Il
est difficile
de concevoir
comment il est dans l'intérêt du Canada d'extraire et
d'expédier du
bitume
brut tout en expédiant les emplois en amélioration, en
raffinage et
dans
l'industrie pétrochimique. Évidemment, la question de
savoir si le
développement effréné des sables bitumineux est
dans l'intérêt national
du
Canada n'est même pas soulevée.
Le développement des sables bitumineux à
une vitesse vertigineuse
est
depuis longtemps une composante clé de la politique
énergétique
continentale sous le diktat des monopoles privés. Cette
politique est
d'abord
basée sur les intérêts étroits des monopoles
qui profitent du contrôle
privé
des ressources énergétiques renouvelables et non
renouvelables du
Canada.
Elle est aussi partie intégrante de la
« sécurité
énergétique » des
États-Unis. Assurer l'accès aux ressources
énergétiques au moyen
d'interventions militaires ou de menaces d'interventions est la base
même de
cette « sécurité
énergétique » des États-Unis, comme
l'illustre
bien l'assaut contre la Libye. Une autre composante de la
« sécurité
énergétique » serait de réduire ou
d'éliminer la dépendance des
États-Unis envers le pétrole en provenance du
Moyen-Orient ou du
Venezuela,
ceux-ci étant fournisseurs de pétrole et
propriétaires de raffineries
dans le
golfe. Le Partenariat pour la sécurité et la
prospérité avait mis sur
pied un
groupe d'experts en matière de sables bitumineux. Une
réunion à Houston
en 2006 et une réunion secrète à Banff en
2007, avec la
participation
de gros bonnets militaires, de PDG des monopoles du pétrole et
du gaz
et de
porte-parole gouvernementaux du Canada et des États-Unis, ont
confirmé
l'objectif d'une production quotidienne de 5 millions de barils
à
partir
des sables bitumineux.
Lorsqu'Obama a été élu, il a
continué de prêcher la nécessité pour les
États-Unis de réduire sa dépendance envers le
« pétrole
étranger », une condition dite essentielle aux
tentatives des États-Unis
de maintenir leur domination et leur diktat sur le monde entier. Obama
a
demandé récemment qu'on réduise de 25 % les
importations de
pétrole vers les États-Unis. « Et lorsqu'il
s'agit d'importer du pétrole
d'autres pays, a-t-il dit, nous pouvons former un partenariat avec nos
voisins
du Canada, du Mexique et du Brésil, qui ont récemment
découvert de
nouvelles et importantes réserves de pétrole, et avec qui
nous pouvons
partager la technologie et le savoir-faire
américains. »
La place de l'oléoduc Keystone dans ces
arrangements dépend à toutes
fins pratiques d'un ensemble impressionnant d'intérêts
monopolistes, surtout
à la lumière de la crise économique
prolongée menant à une réduction de la
demande pour le pétrole aux États-Unis. Au coeur de ces
intérêts qui sont en
concurrence se trouvent l'industrie nucléaire qu'Obama a
subventionnée
massivement à même les fonds publics, ainsi que les
intérêts – anciens et
nouveaux, et eux-mêmes en concurrence – du pétrole, y
compris les
nouveaux champs de pétrole importants au Mexique sous le
contrôle
d'Exxon-Mobil et le forage pétrolier élargi dans le
golfe. En même temps,
les considérations de l'empire exigent que les États-Unis
continuent de
contrôler fermement les sables bitumineux canadiens ainsi que la
destination
du pétrole qui en est extrait.
À la lumière de l'échec lamentable
de cette politique énergétique
continentale à répondre aux besoins des Canadiens, de
l'opposition au
processus d'extraction, de la destruction de l'environnement et de
l'incertitude résultant de la concurrence entre cartels
énergétiques, Harper a
envoyé son ministre à Washington.
Comment cela défend-il les Canadiens ? Cet
oléoduc ne respecte
même pas le critère minimum voulant que nos ressources
soient exploitées à
l'avantage du peuple canadien, y compris avec la création
d'emplois sûrs et
stables. Des mines massives de sables bitumineux sont l'occasion d'une
période d'essor lorsqu'elles sont en construction, mais elles
offrent peu
d'emplois permanents. Les travailleurs des sables bitumineux et les
nations
autochtones dans les communautés environnantes sont
particulièrement
affectés par le mépris des monopoles pour l'environnement
social et naturel.
Lorsqu'ils font l'objet de pressions publiques intenses, les monopoles
du
pétrole ont démontré qu'ils sont en mesure d'avoir
recours à des pratiques
moins destructives. Mais plutôt que de prendre en mains leurs
responsabilités sociales, les gouvernements ont adopté le
rôle de vendeurs et
de promoteurs de campagnes de relations publiques afin de
présenter le
développement des sables bitumineux sous un jour acceptable tout
en
refusant totalement de prendre les mesures nécessaires pour
défendre
l'environnement social et naturel ainsi que les droits des travailleurs
et des
Premières Nations.
Le Canada n'est pas en manque de scientifiques et
d'environnementalistes aptes et bien informés qui sont
parfaitement en
mesure de trouver des solutions au développement des ressources
énergétiques de façon socialement responsable.
Mais le facteur
humain/conscience sociale est bloqué par les vieux arrangements.
Entre-temps, les intérêts qui se font
concurrence cherchent à manipuler
les préoccupations du peuple. Des millions de dollars sont
attribués à des
associations dites « environnementales » par des
fondations
mises sur pied par les intérêts du pétrole et
autres intérêts monopolistes pour
atteindre leurs objectifs. Par exemple, un grand nombre de personnes
s'inquiètent des impacts environnementaux de l'oléoduc
Keystone et d'autres
oléoducs, à la lumière du nombre grandissant de
marées noires provenant
d'oléoducs existants. Pourquoi ne discute-t-on pas du fait
qu'une alternative
proposée aux oléoducs est d'accroître le forage en
mer dans le golfe alors
que les dangers d'une telle initiative sont connus de tous ?
Pourquoi
pas une discussion sur le fait que dans presque tous les cas de
désastres
comme la fuite du Deepwater Horizon en 2010 qui a
déversé du
pétrole dans le golfe pendant 87 jours, les travailleurs
savaient qu'il
existait un problème, mais n'avaient pas l'autorité
d'agir, tandis que les
représentants des propriétaires de capital, eux, avaient
l'autorité, mais ont
agi avec imprudence tandis que leur contrôle soutenu de la
situation s'est
avéré un danger pour les travailleurs, la Terre
Mère et la société ?
Pour le Canada, l'alternative à l'oléoduc
Keystone est le développement
et la consolidation de son propre projet d'édification nationale
et le fait de
placer ses ressources énergétiques sous contrôle
public. Le commerce du
gros du pétrole et du gaz et de leurs produits
dérivés doit être placé sous
contrôle public ainsi que les ressources naturelles
elles-mêmes, qui sont
publiques de nom seulement tout en étant confiées aux
monopoles qui
exercent le véritable contrôle.
Le Canada devrait devenir auto-suffisant en
pétrole, mettre fin à sa
dépendance envers les produits de pétrole
fabriqués aux États-Unis et assurer que
l'amélioration, le raffinage et la manufacture des
produits pétrochimiques se fassent au Canada.
Il existe beaucoup d'autres décisions que le
Canada pourrait prendre
pour contribuer à l'édification nationale. Il pourrait
fixer ses propres prix
internes, éliminant ainsi les conséquences
néfastes de la flambée des prix du
pétrole et de l'essence et de leur fluctuation constante ainsi
que leurs
conséquences négatives pour les travailleurs et les
populations. De telles
mesures de la part des États-Unis et du Canada auraient des
avantages pour
les peuples des deux pays. De nouveaux arrangements visant à
affirmer le
contrôle public en opposition au droit de monopole doivent
être l'oeuvre du
peuple lui-même, façon consciente et organisée.

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