L'Armée soviétique a pénétré le territoire de la Pologne le 17 septembre, seulement après l'effondrement de l'État polonais, la désintégration de l'armée, l'arrêt du fonctionnement du gouvernement et la fuite des dirigeants du pays. De plus, la partie de la Pologne où était entrée l'Union soviétique était constituée de territoires de l'Ukraine et de la Biélorussie que la Pologne avait annexés de force pendant la guerre entre la Pologne et la Russie en 1919-1920. La Pologne constituait à cette époque un des 14 pays envahisseurs impérialistes qui ont tenté, mais échoué, à étrangler la République soviétique socialiste naissante.[2] Environ 8 % seulement de la population de l'Ukraine et de la Biélorussie était d'origine polonaise. Grâce à l'entrée des troupes soviétiques dans ces territoires, Hitler a été forcé d'accepter une ligne de démarcation entre ses troupes et l'Armée rouge. L'Armée rouge a sauvé des millions d'habitants de l'Ukraine et de la Biélorussie du sort que Hitler avait réservé au reste du peuple polonais. Même Winston Churchill, virulent anticommuniste, a salué publiquement l'entrée des Soviétiques dans l'est de la Pologne. Les hitlériens des temps modernes qui se cachent aujourd'hui derrière des prétentions démocratiques continuent de répandre les mensonges odieux selon lesquels « tant les nazis que l'Union soviétique ont envahi la Pologne » et que « l'Allemagne nazie et l'Union soviétique ont secrètement conspiré pour se diviser la Pologne ». Ces mensonges, qui visent à mettre l'Union soviétique et l'Allemagne nazie dans une même catégorie dans l'esprit des gens, ont d'abord été lancés par Hitler lui-même, qui parlait de « protocoles secrets » pour diviser la Pologne dans un discours où il a déclaré la guerre à l'Union soviétique. Les « protocoles secrets » ont été ressuscités à nouveau par les accusés nazis à Nuremberg et ont été rejetés par le Présidium comme étant des fabrications. C'est seulement lorsque les États-Unis ont pris la relève de l'hitlérisme après la Deuxième Guerre mondiale et sont devenus les maîtres des temps modernes de la technique du gros mensonge de Goebbel que l'invention de Hitler à propos de « protocoles secrets » est devenue un supposé fait historique.[3] Les faits historiques permettent de comprendre pourquoi Hitler a attaqué la Pologne. En 1939, la Pologne était un pays impérialiste créé par la Grande-Bretagne et la France par le Traité de Versailles de 1918. L'État polonais « avait entre autres pour ambition de s'accaparer des riches régions agricoles de l'Ukraine et d'étendre le territoire polonais « d'une mer à l'autre », soit de la mer Baltique à la mer Noire ».[4] Les propriétaires fonciers et la bourgeoisie de la Pologne rêvaient de restaurer l'empire polonais médiéval. Financés et armés par les monopoles britanniques et français qui voulaient regagner leurs profits et leurs privilèges perdus,[5] les dirigeants polonais ont attaqué l'Union soviétique en 1918, ont occupé de grandes parties de l'Ukraine, de la Biélorussie et de la Lituanie. Pendant les 18 années suivantes de gouvernement polonais semi-fasciste, les travailleurs et les paysans de ces régions ont été exploités de façon odieuse par les propriétaires fonciers et les industriels polonais. Alors que les nuages de guerre s'accumulaient au-dessus de l'Europe, les cercles dirigeants polonais considéraient la Grande-Bretagne et la France comme leurs alliés et l'Union soviétique comme leur ennemie jurée. Les impérialistes anglo-américains et français voulaient assurer leur propre domination du monde ; ils ont donc adopté la politique d'apaiser Hitler et de l'inciter à aller vers l'est pour attaquer l'Union soviétique, au lieu d'organiser la sécurité collective en collaboration avec l'Union soviétique. La Pologne aussi espérait que Hitler irait vers l'est et attaquerait l'Union soviétique, que la Pologne pourrait saisir le territoire soviétique. Donc, la Pologne a refusé de régler des questions frontalières importantes, de façon à garder la ligne de défense soviétique contre les nazis aussi profondément que possible en territoire soviétique, et a refusé aux Soviétiques la permission d'entrer en Pologne pour stopper l'avance nazie. Au lieu de prendre toutes les mesures nécessaires pour se défendre contre l'invasion nazie qui menaçait, les dirigeants polonais voulaient manoeuvrer pour s'assurer des avantages. En attaquant la Pologne, Hitler faisait sienne la politique anglo-américaine d'aller vers l'est et appliquait son propre plan, décrit dans Mein Kampf, pour accroître « l'espace vital » (lebensraum) en s'emparant de l'Ukraine dans le cadre de son plan d'asservir le monde entier. Hitler a fait connaître clairement ses intentions barbares envers la Pologne. Dix jours seulement avant l'attaque, lors de son discours de la Olbersalzburg, il a donné à ses généraux l'instruction « d'envoyer à la mort sans merci et sans compassion les hommes, femmes et enfants d'origine et de langue polonaises. C'est seulement ainsi que nous obtiendrons l'espace vital (note : lebensraum) dont nous avons besoin ».[6] Tragiquement, la Pologne a très chèrement payé ses propres ambitions impérialistes et son rejet de l'aide soviétique. Aujourd'hui, les cercles dirigeants polonais réactionnaires continuent de répandre les mêmes mensonges qu'ont répandu les nazis et essaient de couvrir de boue les exploits de l'Union soviétique. Le 1er septembre 2009, le président de la Pologne, Lech Kaczynski, a lancé l'appel à la « gloire de tous les soldats qui ont combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale contre le nazisme allemand et le totalitarisme bolchevique ». Peu après, le 10 avril 2010, l'écrasement d'un avion de ligne polonais près de Smolensnk, dans lequel Kaczynski et 95 autres personnes ont péri, a été utilisé par les dirigeants polonais et d'autres pour ressusciter le vieux mensonge selon lequel l'Union soviétique, et non les nazis, a perpétré le massacre de la forêt de Katyn à l'époque de la guerre. Cette désinformation a pour but de faire oublier que les nazis ont tué six millions de Polonais et que c'est l'Armée rouge, avec l'armée polonaise, qui a finalement libéré la Pologne des occupants nazis et remis au peuple polonais les territoires perdus à l'ouest, saisis par les nazis.
Les mensonges répandus à propos de l'Union soviétique, de Staline, de la Pologne et de la Deuxième Guerre mondiale visent à endormir le peuple avec un faux sentiment de sécurité, à amener les gens à penser qu'il n'y a pas de danger de fascisme. Mais c'est aux yeux de tous que les fascistes sont organisés pour attaquer la lutte pour la liberté et le progrès de tous les peuples à l'échelle du monde. Dans des pays comme l'Estonie et la Lettonie, le fascisme est réhabilité ouvertement, avec l'appui tacite des dirigeants d'autres pays. Au Canada, le gouvernement Harper appuie pleinement un projet louche de création d'un monument national commémorant les nazis en tant que « victimes du communisme totalitaire ». L'oligarchie financière et ses gouvernements incitent les forces fascistes et les organisent. Le peuple ne doit pas rester indifférent et remettre son sort entre les mains de qui que ce soit, et doit dénoncer les activités des forces anti-peuple sur tous les fronts. Notes1. Une bonne partie de l'équipement
militaire utilisé dans l'invasion était fabriquée
par des entreprises de propriété américaine, comme
Ford, General Motors et Focke Wulfe (ITT). (Traduction : LML) La trace de l'argent mène à des
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