L'éducation est un droit!

Les étudiants réitèrent leur détermination à faire échec à la hausse des frais de scolarité

À quelques jours de la rentrée, les étudiants ont réitéré leur détermination à faire échec à la hausse des frais de scolarité de 1625 $ décrétée par le gouvernement Charest lors du dernier budget.

Le 12 août, Journée internationale de la jeunesse, près d'une centaine d'étudiants membres de la Fédération étudiante universitaire du Québec et de la Fédération étudiante collégiale du Québec ont formé un comité d'accueil afin d'interpeller les membres de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec qui tenait leur Congrès les 12 et 13 août à Sherbrooke. On se rappellera que les jeunes libéraux avaient appuyé cette hausse.

Comme l'a souligné Martine Desjardins, présidente de la FEUQ : « Jean Charest a décrété la plus haute hausse des frais de scolarité des vingt dernières années. Sous son régime, les frais de scolarité ont bondi de 127 %. Pendant ce temps, au lieu de défendre les étudiants, les jeunes libéraux font des courbettes devant leur chef. C'est pitoyable ! »

D'après les calculs de la FECQ et de la FEUQ, c'est plus de quatre semaines à temps plein supplémentaires que les étudiants devront travailler pour combler la hausse de 1625 $. Pour les fédérations étudiantes, avec des revenus (endettement compris) qui atteignent en moyenne 13 300 $, cette hausse drastique empêchera de nombreux étudiants d'avoir accès à l'université. « Les étudiants n'ont jamais autant travaillé pendant leurs études. En haussant de nouveau les frais, Jean Charest vient briser les rêves d'une jeunesse qui ne pourra plus se payer l'université », a ajouté Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ.

La FECQ et la FEUQ refusent de se laisser berner par la propagande des jeunes libéraux qui affirment que leur chef a « amélioré » l'aide financière aux études. Sur les 118 millions $ annoncés lors du dernier budget, 116 millions proviennent directement de la poche des étudiants. De plus, un tiers des étudiants bénéficiant de l'aide financières aux études ne seront plus admissibles aux bourses. « Il faut que les jeunes libéraux cessent de fabuler et qu'ils redescendent sur terre : ce n'est pas une amélioration, mais bel et bien une dégradation du système. En plus, Jean Charest détourne 70 millions provenant des transferts fédéraux en matière d'aide financière aux études. Il prend les étudiants pour des vaches à lait », s'insurge le président de la FECQ. « Il est clair pour nous que cette aile jeunesse ne travaille pas à représenter les intérêts de la jeunesse, mais à mousser les politiques rétrogrades de Jean Charest », ajoute-t-il.

Le lendemain des étudiants membres de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) ont manifesté à leur tour à Sherbrooke.

« Les jeunes libéraux devraient avoir honte de jeter hors des bancs d'écoles des milliers d'étudiants et d'étudiantes. Hausser les frais de scolarité, ça revient à briser les projets de vie de milliers de personnes qui devront abandonner leurs études simplement parce qu'ils ne sont pas assez riches », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de l'ASSÉ.

« En appuyant la hausse des frais de scolarité, les jeunes libéraux participent à l'appauvrissement massif de leur propre génération ! », de poursuivre le porte-parole de l'ASSÉ.

Témoignant de la détermination des étudiants, Gabriel Nadeau-Dubois a conclut en disant : « L'action d'aujourd'hui n'est qu'un avant-goût de ce qui attend le gouvernement cet automne. Nous serons de plus en plus et nous serons de plus en plus en colère, tant que le gouvernement ne reculera pas. Et s'il nous faut nous rendre jusqu'à la grève, nous n'hésiterons pas ! »

Non à la hausse des frais de scolarité !
L'éducation est un droit !

(Communiqués de la FECQ, de la FEUQ et de l'ASSÉ)

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Bulletin du 15 août 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca