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International
L'avenir des jeunes est bloqué:
qu'on arrête de les criminaliser!
- Workers' Weekly, le 13
août 2011-
Liverpool
L'agitation des jeunes telles qu'elle s'est
manifestée
dans les rues de Londres et d'autres villes est
une réponse à
l'offensive
antisociale du gouvernement actuel ainsi que des
gouvernements
précédents, et en particulier
à l'offensive de l'État contre les
jeunes.
L'élément déclencheur a
été le meurtre par balle de Mark
Duggan,
29 ans, non armé, par la police de
Tottenham. Même David Cameron
a dû reconnaître ce fait. La riposte
du gouvernement à la colère des
jeunes et à leur refus d'accepter
l'autorité des riches ne tient
aucunement compte des jeunes, ni du contexte
dans lequel ils vivent, ni
de leurs conditions sociales, ni du contexte et
des conditions
des communautés dans leur ensemble. La
question en est devenue une de
loi et ordre, et le gouvernement cherche
à stigmatiser les jeunes
en les accusant d'être des criminels de
droit commun. Lui, pendant ce
temps, se lave les mains de toute
responsabilité et met en place
des mesures encore plus répressives
à la fois contre les jeunes et
contre la société tout
entière.
Déjà on rapporte 1600
arrestations. Sur la base du nombre
d'arrestations, on doit se demander combien de
personnes ont été
impliquées dans les émeutes.
N'est-ce pas un démenti de la version de
Cameron selon lequel tout cela n'est qu'une
question de vol,
purement et simplement ? On peut aussi se
demander au sujet de ces
chiffres si la police ne profite pas de la
situation pour
harceler davantage les jeunes et pour avoir
recours aux représailles
contre les jeunes du fait que ceux-ci
défient l'autorité. D'une
façon ou d'une autre, on dit que les
tribunaux sont dans un état
chaotique. Un grand nombre d'incidents sans
importance passent devant
les tribunaux de la Couronne et des peines de
plus de six mois sont
imposées. La collectivité des
jeunes est en train d'être
victimisée
et sert de bouc émissaire.
Le président de la
Fédération de la police de
l'Angleterre et du
pays de Galles a dit de l'agitation et des
émeutes des jeunes qu'il
s'agissait d'un événement
sismique. Les événements sismiques
ont leur
cause et leur contexte. Les représentants
de l'autorité ne
peuvent contrôler le mouvement des plaques
tectoniques, et s'ils les
ignorent, ce sera à leurs propres risques
et péril. S'ils
continuent d'ignorer la science et de
bâtir dans des zones sismiques,
s'ils refusent de faire de la prévention
et continuent de blâmer
les victimes pour leur sort, alors les vrais
coupables, ce sont eux.
Ils deviennent coupables
d'irresponsabilité criminelle. Le
phénomène des émeutes n'est
pas inconnu. Les soulèvements dans les
communautés au début des
années 80 avaient aussi été
en riposte à
l'offensive antisociale, à la
privatisation et à la destruction de
l'État providence à l'ère
de Thatcher. Ces années ont vu une
offensive accrue contre les jeunes, en
particulier les jeunes d'origine
africaine-antillaise. Ce n'est pas une
coïncidence si le point
d'ébullition s'est manifesté dans
les mêmes communautés qui ont connu
les
soi-disant « mesures
d'austérité ». Les
compressions et le
harcèlement accrus ont alimenté la
colère des jeunes. Ce n'est pas,
non plus, une coïncidence si les
décès de Cynthia Jarrett à
Tottenham
et de Cherry Groce à Brixton, suite aux
agissements des policiers
en 1985, aient été la goutte d'eau
qui a fait déborder le vase à ce
moment-là. Les émeutes suite aux
soulèvements dans les banlieues de
Paris n'ont jamais cessé, bien qu'on n'en
parle pas dans les médias.
Encore une fois, le point de combustion des
émeutes massives de
2005 avait été la mort de
jeunes personnes, alors qu'elles avaient
été électrocutées en
cherchant à s'évader de la police.

Hackney; North
London

Clapham
Le meurtre par balle de Mark Duggan à
Tottenham s'est avéré le point
culminant d'une série de meurtres par
balles aux mains de la
police et d'au moins
333 décès de personnes
détenues par la police
depuis 1998, et pour lesquels aucun policier n'a
été condamné.
À Haringey, un bourg qui comprend
Tottenham, le taux de chômage est de
8,8 %, soit deux fois la moyenne nationale.
Le chômage des
jeunes à Londres dans son ensemble est de
23 %. En mars, le
conseil de Haringey a approuvé des
compressions de 84 million de
livres sur un budget total de 273 million
de livres, y compris une
compression sauvage de 75 % au budget des
services à la
jeunesse, avec la fermeture de centres de
jeunesse et la brutale
réduction de services pour enfants et
pour jeunes. Avec la fermeture
des services Connexions et de services aux
jeunes sont disparus les
services légaux et les conseils
essentiels à la vie dans la rue. Il
s'agit d'un vandalisme antisocial de premier
ordre. Au niveau national,
l'écart entre riches et pauvres
s'accroît de façon dramatique,
alors que les 10 % des individus les plus
riches sont 100 fois
mieux nantis que les plus pauvres, selon
certaines données qui
semblent, en somme, quelque peu conservatrices.
Depuis un an en Grande Bretagne, les
travailleurs, les femmes et les
étudiants n'organisent pas par simple
amusement des
manifestations, des occupations, des
grèves et des revendications pour
une alternative. La classe ouvrière et le
peuple ont dit non à
l'offensive antisociale et ont exprimé
leur préoccupation et leur sens
de responsabilité face au sort de la
société. Lors de la
manifestation à la défense du
droit à l'éducation, les jeunes
ont été
victimes d'encerclement alors qu'ils se sont
faits foncés dedans
par la police à cheval. De voir Cameron
se plaindre de la
« société
brisée » et ne prendre aucune
responsabilité pour
la
destruction de cette société est
le comble de l'arrogance. Accuser les
jeunes de manquer de respect, c'est de
délibérément
déformer la
réalité.
Lorsque les riches et les politiciens qui les
représentent discutent
de moyens à prendre : canons
à eau, contrôle de foules,
couvre-feu, balles en caoutchouc et même
véhicules blindés et
l'armée,
comme ce fut le cas en Irlande du Nord pendant
les
« troubles », ce n'est
vraiment pas dans l'intention de
trouver des solutions aux problèmes. Non
seulement ces mesures ne
remettront pas sur pied la
« société
brisée » de Cameron,
mais en fait elles préparent les
conditions pour le fascisme alors
que toute manifestation de rébellion
contre un gouvernement qui agit au
nom des riches sera taxée d'antisociale
et criminelle.
Dans sa déclaration au parlement jeudi,
David Cameron a révélé que
l'État prépare le terrain pour une
plus grande répression et pour
permettre aux policiers d'agir avec
impunité. L'objectif n'est pas
seulement d'arrêter la rébellion de
la jeunesse, il s'agit de
préparer les conditions pour mater toutes
futures luttes des
travailleurs et des jeunes. Le gouvernement
aimerait voir ces mesures
draconiennes en place avant les Jeux olympiques
de 2012.
Ayant créé des conditions
favorables à ces émeutes,
généralement par
l'offensive antisociale contre toutes les
sections du peuple et
en s'attaquant spécifiquement aux jeunes
– les agissements de la police
ayant aussi joué un rôle
provocateur à bien des égards – la
Coalition, ensemble avec l'opposition
parlementaire, fait maintenant la
promotion d'un « gouvernement
fort » comme façon de
régler la situation. Évidemment,
loin de résoudre aucune des questions
et d'offrir un avenir aux jeunes, un tel
« gouvernement
fort » ne fera que les bloquer
davantage, qu'accroître leur colère
et contrecarrer leurs demandes.
La propagande des riches et des puissants est
passée en vitesse
supérieure et ne donne évidemment
que sa version des événements. On
ne peut que condamner vigoureusement le
gouvernement et les médias
monopolisés, non seulement pour leur
manque de compassion et leur
déni volontaire des faits qui se
déroulent devant leurs yeux, mais
aussi pour l'hystérie qu'ils fomentent
contre les jeunes. La
pétition circulant à l'initiative
de l'État demandant de retirer les
versements de prestations aux personnes
reconnues coupables
d'avoir participé aux émeutes en
est un exemple. C'est un geste brutal
de la part de l'élite dominante pour
ramener la société à
l'époque du Moyen Âge, lorsque
chacun devait subvenir à ses propres
besoins et que le simple fait d'être un
errant ou de voler une
miche de pain était punissable par
pendaison.
Il faut voir que non seulement on refuse aux
jeunes un avenir, mais
on les empêche même d'envisager un
avenir auquel ils pourraient
participer. L'État lui-même
prône la violence et l'anarchie pour
ensuite blâmer les jeunes qui y ont
recours. Il le fait au nom de
grands idéaux tels « le
respect de la société »
et « la
responsabilité de
protéger », ce qu'il impose
même sur le
plan international. Ce qui se passe actuellement
en Libye révèle
clairement en quoi consiste cette
responsabilité. Le gouvernement
britannique participe au bombardement criminel
d'un pays souverain en
tant que « solution »
à une soi-disant
illégitimité du
gouvernement au pouvoir. Les conséquences
de ces bombardements sont la
mort et la destruction, alors que les forces de
l'OTAN
continuent de tuer des centaines de Libyens, y
compris des enfants, et
de détruire de façon gratuite les
infrastructures publiques et
privées dans la capitale Tripoli et dans
d'autres villes et villages.
Maintenant que les jeunes ont été
ciblés en tant que
« criminels », ils vivent
sur une base quotidienne le
harcèlement par
la police, les interpellations et les fouilles
et la répression au
moindre prétexte. Lorsque les jeunes
semblent s'écarter du
« bon chemin », ils sont
de plus en plus victimes d'une
politique consciente de « choc et
effroi » de la part des
policiers. Cette politique de l'État est
ensuite intégrée dans diverses
émissions de télévision
pour inciter les jeunes à des actions
et à des styles de vie qui ne pourront
que nuire à leurs intérêts.
La classe ouvrière et le peuple ne
peuvent accepter que la
répression par l'État puisse
être justifiée par les
récents événements,
ni ne peuvent-ils accepter que les jeunes soient
ghettoïsés et
criminalisés de la sorte. La classe
ouvrière et le peuple doivent faire
échouer les tentatives de l'élite
dominante de les détourner de leurs
efforts visant à résoudre les
problèmes confrontant la
société et
à créer une alternative. On ne
doit pas permettre à l'État de
faire de
la « criminalité »
des jeunes la question principale
affectant la société. Ni est-il
acceptable que le gouvernement rende le
peuple responsable de ses propres
problèmes en invoquant l'
« éclatement de la
famille » et autres accusations
semblables. Il s'agit d'une tentative de
stigmatiser les communautés,
de
leur imposer les valeurs de l'élite
dominante et de disculper le
gouvernement en tant que responsable du
bien-être du peuple. Le fait
de décrire les actions des jeunes comme
étant celles de « truands
abrutis » etc., est d'oublier que les
représentants de
l'autorité leur nient un avenir, et que
le gouvernement lui-même est
responsable de la désintégration
de la primauté du droit sur les
plans national et international.
Ce que les travailleurs et les jeunes
constatent, c'est que les
riches s'enrichissent toujours davantage en
puisant sans scrupules à
même le trésor public. Les
travailleurs et le peuple voient défiler
les
financiers et les capitalistes monopolistes avec
leurs primes,
leurs aides financières, leurs
indemnités de départ,
étalant leur style
de vie luxueux au grand jour, et ils sont
outrés du fait que
cette façon de faire est
« légale » tandis
que les émeutes et
le grabuge des jeunes seraient
« illégaux » et
« criminels ». Les gens
ont aussi eu à subir le spectacle de
leurs représentants au parlement se
graissant la patte au nom de
réclamations à titre de
« dépenses ».
Même la façon du
parlement de se comporter est odieuse et non
civilisée, dissimulée
derrière l'apparence de l'institution la
plus démocratique. Les jeunes,
au moins, défendent l'honneur et le
respect. Rappelons aussi
que cette récente agitation a eu lieu
alors que les scandales sur
l'écoute téléphonique et le
gangstérisme dans les hautes instances
devenaient de plus en plus critiques, que le
commissaire et le
commissaire adjoint de la police
métropolitaine se sont vu obligés
de
démissionner, et que les liens entre le
gouvernement et les médias
monopolisés commençaient à
être de plus en plus exposés.
Maintenant
c'est ni vu ni connu tandis que quiconque est
impliqué dans des dégâts
mineurs est accusé d'être le plus
grand criminel et la plus
grande menace à la société.
En outre, avec ses mots solennels au sujet de
la destruction des
communautés, le gouvernement
révèle son hypocrisie sans bornes.
Ce
gouvernement et les gouvernements capitalistes
antérieurs sont
responsables de la destruction globale de la
base manufacturière de la
société. Un exemple récent
sont les mises à pied massives de
Bombardier
à Derby et l'action unifiée de la
communauté entière qui a
condamné l'irresponsabilité du
gouvernement et son insouciance. Le
gouvernement a l'audace d'accuser les jeunes qui
écopent de cette
destruction de la société
d'être eux-mêmes les casseurs.
Une société basée sur le
bien-être du peuple permettrait aux jeunes
d'être pleinement responsables de leur
avenir. Elle
reconnaîtrait le fait que les jeunes sont
nés en société et qu'ils
sont
enclins à travailler ensemble pour
résoudre leurs problèmes.
Elle reconnaîtrait que la jeunesse, ainsi
que d'autres sections du
peuple, ont droit à leurs
réclamations sur la
société. Le
gouvernement Cameron ne reconnaît aucune
de ces réalités ni ne
reconnaît-il ses propres
responsabilités. Il
préférerait faire
disparaître les jeunes plutôt que de
reconnaître leurs réclamations.
Il faut de façon résolue rejeter
la culture de vengeance, de
représailles et de groupes d'autojustice
promue par l'État. Il est vrai
que le peuple travailleur affectionne sa
communauté, mais ce souci pour
la communauté ne doit pas être
détourné vers des actions qui ne
servent pas ses intérêts. La
colère doit être plutôt
canalisée contre
l'État et ses gouvernements successifs,
ses partis cartel et la
marginalisation du peuple de la vie politique.
Les gens doivent rejeter
la « grande
société » de Cameron et
dénoncer cette
société comme étant le
refus du gouvernement de résoudre les
problèmes
socio-économiques sous-jacents de la
société, le transfert accru
de la richesse sociale aux riches et aux
puissants et la détermination
de bloquer le progrès de la
société.
Non à la
criminalisation de la jeunesse !
La répression par l'État ne doit
pas passer !
Tenons le gouvernement responsable !

Estonie
Le parti au pouvoir fait la promotion
d'une célébration nazie
- Dougal MacDonald -
Le 30 juillet 2011, le rassemblement annuel de
l'ancienne 20e
Division Waffen SS des grenadiers des Nazis SS
(Schulstaff ou
« escadron de
protection ») s'est tenu dans le
village de
Sinimae, en Estonie, site d'une bataille
féroce entre l'Armée rouge
et les troupes nazis, incluant la division SS
estonienne, en 1944.
Siminae est une célébration
néo-nazie majeure, organisée
depuis
1994, où on utilise des symboles nazis
bannis, comme la swastika. Des
nazis du monde entier y participent. La
célébration de Sinimae
comprend la compétition militaire Erna,
du nom du groupe de
reconnaissance qui a fourni aux Nazis des
données sur l'Armée rouge
pendant
la Deuxième Guerre mondiale.
L'État estonien a activement
protégé les
vétérans Waffen SS le 30 juillet
en interdisant les
manifestations anti-nazies et en arrêtant
des activistes anti-nazis
bien connus.
Les hitlériens ont commencé
à organiser des divisions Waffen SS
autres qu'allemandes en 1940. À la fin de
la Deuxième Guerre
mondiale, ces divisions comptaient pour
60 % des Waffen SS.
Pendant la guerre, 80 000 Estoniens ont joint
les forces nazies et
3000 ont combattu l'URSS dans l'armée
finlandaise. Comme l'ont fait les
autres divisions Waffen SS, la division
estonienne a commis
d'innombrables crimes de guerre ; cependant
aucun des
gouvernements au pouvoir depuis la soi-disant
indépendance de
1991 n'a
poursuivi un seul criminel de guerre nazi, dont
certains ont fui au
Canada avec la protection de l'État
canadien. Les Waffen SS
estoniennes ont massacré des civils en
Estonie, en Union soviétique, en
Biélorussie, en Ukraine et en Pologne,
elles ont attaqué des
petits groupes de soldats de l'Armée
rouge et tué des activistes du
Parti communiste et du Parti soviétique,
massacré des juifs, des
Russes de souche, des prisonniers de guerre et
tout paysan appuyant la
réforme agraire, et ont participé
au transport de civils vers
les camps de concentration comme Klooga pour
qu'on les exécute.[1]
Les officiels du parti politique estonien au
pouvoir ont participé
officiellement au rassemblement nazi du 30
juillet à Sinimae. Le
premier ministre, Andrus Ansip, a
prétendu que le meeting n'avait rien
à voir avec l'idéologie nazie,
même si les Waffen SS étaient la
force militaire des SS, un organe du Parti nazi
de Hitler commandé par
Himmler. Même si les procès de
Nuremberg ont conclu que les
Waffen SS étaient une organisation
criminelle, les cercles dirigeants
estoniens défendent les criminels Waffen
SS avec le mensonge
éculé qu'ils ont été
forcés de se joindre aux nazis, ou qu'ils
étaient
des patriotes qui combattaient contre
« l'occupation
soviétique » pour
l'indépendance estonienne.[2] Ces
fabrications
sont démenties par le fait que 30 000
Estoniens ont combattu
volontairement aux côtés de
l'Armée rouge, contre les occupants
nazis,
ainsi que par le fait qu'il était
évident que sous l'Allemagne
de Hitler, l'Estonie ne pouvait être autre
chose qu'un État vassal du
troisième Reich.
L'orientation ouvertement pro-nazie des cercles
dirigeants estoniens
est devenue claire peu après 1991. Le
26 juin 1999, durant
l'administration Mart Laar, les restes du
colonel Waffen SS estonien
Alfonso Rebane ont été
transférés de l'Allemagne au
cimetière
Metsakalmistu de Tallinn après des
funérailles d'État, malgré
l'organisation d'une protestation. En 2002, Mart
Laar et Tivimi
Velliste
ont qualifié la bataille de Sinimae de
« seconde guerre de
libération ». En 2005,
l'État estonien a financé un
musée à Lagedi
à la mémoire de la division Waffen
SS. En 2006, Laar a déclaré que
tôt
ou tard, une loi serait adoptée dans
l'intérêt des Estoniens qui
ont combattu du côté de l'Allemagne
nazie. En avril 2007, les autorités
estoniennes ont ordonné le
démantèlement d'un monument de
guerre soviétique dans la capitale,
Tallinn, qui commémorait la
victoire contre le nazisme. Des milliers de
personnes ont tenté de
protéger le monument, mais la police a
arrêté plus de 1000 activistes
et tué un manifestant d'origine russe.[3]
Quelle est la signification de cette
résurgence nazie, appuyée par
l'État, en Estonie et ailleurs ? Il
faut réaliser que ce
n'est pas une aberration. C'est un assaut
délibéré des
représentants
des monopoles les plus puissants et leurs partis
et gouvernements
d'extrême droite pour étouffer la
résistance de la classe ouvrière
dans
les pays capitalistes avancés et des
peuples du monde à
l'offensive antisociale
néolibérale et aux plans des
impérialistes
américains pour rediviser le monde au
détriment de leurs rivaux. Les
vestiges de la famille du tsar russe et d'autres
familles
« royales » d'Europe
poursuivent leurs complots pour
reprendre les
propriétés qui furent
expropriées durant la Révolution
russe et par les
peuples qui affirmaient leur pouvoir durant et
après la
Deuxième Guerre mondiale. Ils votent des
résolutions qui déclarent les
actes des communistes des crimes contre
l'humanité
« pires » que ceux commis
par les nazis et qui pardonnent les
crimes des nazis, en disant que leur but
était de sauver
l'humanité du bolchevisme. Les peuples du
monde ne permettront jamais
qu'un mouvement fasciste voué à
provoquer des guerres
impérialistes d'occupation et d'autres
crimes contre la paix et contre
l'humanité le fasse au nom de la
liberté, de la démocratie et
des droits humains. Ils abhorrent tant les vieux
nazis que les
nouveaux. Il faut résolument combattre
les tentatives d'assimiler les
actes des communistes aux crimes des nazis car
cela mène le monde à la
catastrophe, de la même façon que
la politique anglo-américaine
de conciliation envers les hitlériens a
mené à la catastrophe de la
Deuxième Guerre mondiale.
Notes
1. Pour plus de détails à propos
de ces crimes de guerre, voir : Estonia :
The bloody trace of
Nazism, 1941-1944. Le document peut
être trouvé à
http ://common.regnum.ru/documents/eston.pdf
2. En 1950, le haut-commissaire
américain en Allemagne, John J.
McCloy, qui a plus tard accordé le pardon
à tous les criminels de
guerre nazis emprisonnés après les
procès de Nuremberg, a commencé la
« réhabilitation »
officielle des divisions Waffen SS de
la Baltique en déclarant qu'elles
étaient
« séparées »
des SS
nazis et n'étaient donc pas un mouvement
qui avait été
« hostile au gouvernement des
États-Unis ». Il est bien
connu
que les impérialistes américains
ont recruté des milliers de
nazis après la Deuxième Guerre
mondiale, par exemple avec l'Opération
Paperclip, pour travailler au programme
américain de
missiles.
3. L'Estonie d'après 1991 est aussi
notoire pour être le pays
qui s'est le plus approché de
l'apartheid, de tous les pays
européens depuis 1945.
L'Encyclopédie Colombus
déclare :
« Les Estoniens (Eestlanes) constitue
environ 65 % de la
population, les Russes près de 30 %,
et il y a des minorités
ukrainiennes, biélorusses et
finlandaises. Depuis l'indépendance
(1991), la citoyenneté est
généralement limitée aux
Estoniens de
souche, une pratique grandement critiquée
parce qu'elle nie les droits
politiques et civils aux nombreux habitants
parlant le russe. En
1993 les Russes de souche ont
été officiellement
déclarés
étrangers. Les Russes ont
été dépouillés de
leur citoyenneté et leurs
cartes d'identité portent maintenant
l'étampe
« étranger ».

Une campagne pour
réhabiliter un bourreau nazi
- Russia Today, 9 août
2011-
Alfred Rosenberg, qui est le sujet d'une
exposition dans sa ville natale de Tallinn, en
Estonie, a joué un rôle
particulièrement
insidieux comme principal idéologue nazi
et propagateur des théories racistes,
antisémites, du concept de Lebensraum
(espace
vital), qui justifiait l'agression et les
occupations nazies, et du
« christianisme positif »,
qui met l'accent sur l'aspect
« d'organisation et de
lutte » du christianisme, en
particulier contre le judaïsme. Aux
États-Unis, le christianisme
positif a
été adopté par les
dominionistes évangélistes qui ont
infiltré l'armée,
ainsi que par les groupes suprémacistes
blancs d'Identité
chrétienne, dont certains ont
également des liens avec les
dominionistes, notamment le Posse Comitatus,
l'Aryan Nation et
l'organisation de Ruby Ridge.
Rosenberg était étudiant en
Russie en 1917 lorsque la
révolution bolchevique a
éclaté et, bien entendu, il a
soutenu la
contre-
révolution. Il a rejoint les nazis en
Allemagne en 1919, devenant un
des premiers membres du parti nazi. Après
l'agression nazie de
l'Union soviétique en 1941, Rosenberg a
été nommé ministre du Reich
pour les territoires occupés de l'Est.
Après la Deuxième Guerre
mondiale, il a été jugé aux
procès de Nurenberg et pendu comme
criminel
de guerre.
Le 9 août, Russia Today a
publié un article sur cette exposition
consacrée à Alfred Rosenberg.
LML publie
cet article ci-dessous.
Moscou
critique Tallinn pour l'exposition sur
« bourreau » nazi
- Russia
Today, 9 août 2011 -
La Russie affirme que l'Estonie
poursuit ses tentatives de
ré-écrire l'histoire et de
glorifier le nazisme en présentant
ses crimes abominables comme « une
lutte pour la libération
nationale ».
Les événements récents en
Estonie indiquent un refus ostensible de
l'État balte d'accepter le jugement des
procès de Nurenberg,
affirme dans une déclaration
publiée mardi le département de
l'information et de la presse du
ministère des Affaires
étrangères de
la
Fédération russe.
Le département fait en particulier
référence à l'exposition du
Musée
d'histoire estonienne consacrée à
Alfred Rosenberg (1893-1946).
Né à Tallinn, Rosenberg a
été un membre influent du parti
nazi en
Allemagne et un des principaux architectes de
l'idéologie. Il a
dirigé le ministère des affaires
étrangères du parti nazi et a
été
ministre du Reich pour les territoires
occupés de l'Est. Reconnu
coupable de crimes de guerre et crimes contre
l'humanité, Rosenberg a
été condamné à mort
au procès de Nuremberg et
exécuté en
1946.
Le ministère de la Culture de la
république et les conservateurs du
musée ont ignoré les protestations
des minorités nationales au
sujet de l'exposition, qui, selon le
ministère russe des Affaires
étrangères, est « une
insulte à la mémoire des millions
de
civils qui ont été tués sur
les ordres de ce bourreaux de
Hitler ». Cela, affirme Moscou,
indique le genre de compréhension
historique que Tallinn cherche officiellement
à inculquer à la
société.
En juillet, la communauté juive
d'Estonie a envoyé une lettre au
ministre de la Culture pour se plaindre que
l'exposition Rosenberg
ne faisait aucune mention de ses crimes de
guerre. La communauté a
condamné l'exposition du Musée
d'histoire comme celle du Gymnase
Gustav Adolf pour leur glorification des crimes
nazis.
Selon Moscou, la tenue annuelle, avec le
soutien du ministère de la
Défense d'Estonie, du jeu de simulation
militaire Marche d'Erna
(Erna Retk) dans l'ancienne république
soviétique est encore une autre
tentative de falsifier l'histoire. Le
scénario du jeu est fondé
sur les activités de sabotage du groupe
Erna formé en août 1941 en
Finlande par l'Abwehr, le renseignement
militaire nazi et qui
opérait à l'arrière de
l'armée soviétique en 1941.
Le ministère russe a
déclaré que les tentatives de
faire passer les membres de ce groupe pour des
« libérateurs de
l'Estonie » sont « une
mauvaise falsification des faits
historiques ». Ces saboteurs
participaient à une guerre
d'agression du côté des puissances
de l'Axe, qui étaient les ennemies de
toutes les nations qui ont signé la
Charte de l'ONU.
« Couvrir leurs crimes avec un
vernis de « lutte pour la
libération nationale » est une
profanation », conclu le
ministère.

La Libye
Le Canada expulse des diplomates libyens
Le
mardi 9 août, le gouvernement
canadien a ordonné aux quatre
derniers diplomates libyens de quitter le pays.
Cinq diplomates
ont déjà été
forcés de quitter en mai dernier. En
février, le Canada a
rappelé son ambassadeur de Tripoli.
Le 8 août, le ministre des Affaires
étrangères du Canada, John Baird,
a émis la déclaration
suivante :
« Le Canada déclare que tous
les diplomates encore présents à
l'ambassade de la Libye à Ottawa sont personae
non
gratae. Cette mesure prend effet
immédiatement. C'est là le geste
le plus récent que le Canada a
posé pour isoler le régime
Kadhafi et lui enlever toute
légitimité.
« Ces personnes ont maintenant cinq
jours ouvrables pour quitter l'ambassade et
quitter le pays.
« Dans le cadre de la
présente déclaration, nous coupons
également l'accès de ces
diplomates aux comptes de banque de
l'ambassade. »
Ali Aujali, l'émissaire américain
pour le Conseil national de
transition (CNT), a annoncé que la CNT a
écrit au gouvernement
canadien pour demander qu'un émissaire du
CNT prenne le relais dans ce
qui est actuellement l'ambassade fermée
de la Libye à Ottawa.
« J'espère que nous aurons un
[émissaire] nommé prochainement
pour
le Canada », a-t-il
déclaré dans un entretien
téléphonique
avec Postmedia News. Le gouvernement
canadien n'a pas confirmé si des
émissaires du CNT reprendront l'ambassade
de la Libye à
Ottawa. Sufyan Maghur, qui est le
représentant provisoire du CNT pour le
Canada, est en pourparlers avec le gouvernement
sur la
question d'avoir un émissaire officiel du
CNT.
Baird
a assisté le 15 juillet, à
Istanbul, à la réunion du Groupe
de
contact auto-proclamé sur la Libye,
après quoi différents
pays de l'OTAN et alliés ont
déclaré le CNT la seule
autorité légitime
en Libye. Depuis, divers pays de l'OTAN et
alliés, comme les
États-Unis, la Grande-Bretagne et
l'Arabie saoudite, ont expulsé les
diplomates du gouvernement libyen de leurs
ambassades respectives
et font maintenant affaire avec les
émissaires du CNT.
Le Canada joue un rôle important dans
l'agression de l'OTAN contre
la Libye. Ottawa a fourni six avions de combat
F-18 et une
frégate, et la mission de l'OTAN est
dirigée par un général
canadien.
Un officier supérieur des Forces
canadiennes, le major-général
Jonathan
Vance, a déclaré que les avions
canadiens effectuent environ 6 %
des sorties militaires durant la mission, y
compris environ 8 % des frappes d'attaque
et la part du lion des
patrouilles de surveillance maritime.

Échecs des rebelles,
multiplication
des crimes de l'OTAN

Des maisons détruites par les
frappes aériennes de l'OTAN dans le
village de Majer, à environ 600 km
à l'ouest de Tripoli
Les crimes de guerre de l'OTAN continuent en
Libye. On rapporte que
le nombre de morts parmi les civils et les
destructions
d'infrastructure se multiplient alors que les
bombardements de l'OTAN
s'intensifient dans les régions que les
« rebelles »
armés du Conseil national de transition
de (CNT) tentent d'enlever au
gouvernement libyen. Les frappes de l'OTAN sont
dans l'ensemble
conçues pour apporter un soutien
aérien aux soi-disant progrès des
rebelles dans ces régions, tout en
affaiblissant la capacité du
peuple libyen à résister par la
destruction des infrastructures de base
dont il dépend. Les soi-
disant rebelles ont tenté en vain
pendant des semaines d'atteindre
la capitale Tripoli, saisissant les zones
environnantes, comme
Zliten et les villages à
proximité.
Les crimes de
l'OTAN
Le 5 août, les missiles
aériens de l'OTAN ont frappé un
hôpital pour enfants à Zlitan,
où les
rebelles essuient échec après
échec dans leurs tentatives de prendre la
ville. Au moins 50 enfants ont été
tués dans cette seule
attaque. Il y a une semaine, les
« rebelles »,
avançant à partir de Misrata vers
Zliten (d'où ils espèrent
atteindre
finalement Tripoli), ont atteint le centre-ville
pour se voir aussitôt forcés de se
retirer jusqu'à la
périphérie.
Des crimes semblables ont été
signalés dans les régions
avoisinantes. Moussa Ibrahim, porte-parole du
gouvernement libyen, a
déclaré
aux journalistes que le 8 août les
frappes aériennes de l'OTAN ont
ciblé le village de Majer, situé
à 10 km au sud de Zlitan.
Quatre-vingt-cinq villageois ont
été tués dans cette
attaque, dont
33 enfants, 32 femmes et 20 hommes
dans ce qu'Ibrahim a
décrit comme un
« massacre » de civils.
L'attaque de l'OTAN
visait à aider les
« rebelles » à
rejoindre par le sud
la ville de Tripoli, toujours détenue par
le gouvernement. Le colonel
Mouammar Kadhafi, chef du gouvernement libyen, a
déclaré que les
puissances euro-américaines seront tenues
responsables de ce
« massacre horrible commis par
l'OTAN », selon l'agence de
nouvelles officielle Jana.
Entre-temps, des journalistes sur le terrain
rapportent une
intensification des bombardements aveugles de
l'OTAN, les 8 et
9 août, dans les zones civiles de
Tripoli, Zliten et de nombreuses
autres villes. Le porte-parole tribal lybien
dans ces zones a
juré de combattre les forces du CNT
advenant qu'elles se déplacent vers
l'ouest, contre Tripoli, à partir de leur
position à Misrata.
Depuis qu'il a été signalé
que le Conseil tribal suprême libyen a
publié une proclamation pour le Sommet
africain condamnant l'OTAN et
le CNT et jurant d'expulser les croisés
pour de bon, on rapporte que
des chefs tribaux promettent de poursuivre la
lutte contre le CNT
dans toutes les zones dont il prend le
contrôle. De même, des
protestations et des manifestations contre
l'OTAN et le CNT se
poursuivent à travers le pays, notamment
dans les zones détenues par le
CNT.
Par ailleurs, Tripoli et ses environs
connaissent actuellement des
pannes d'électricité dues aux
bombardements de l'OTAN. Les
installations gazières de Zliten,
où l'électricité est
produite pour
Tripoli, ont été paralysées
à la suite des bombardements
aériens
de l'OTAN. Deux tours de transmission
d'électricité, respectivement
à
Jalo et Ojala, ont également
été
délibérément
attaquées par
l'OTAN. Une centrale électrique à
Tiji, que le gouvernement libyen est
maintenant en train de réparer, a
également été
bombardée.
L'objectif de l'OTAN est de créer des
pénuries d'électricité dans
le
cadre de sa guerre psychologique contre le
peuple libyen et sa
résistance à l'intervention
étrangère.

Les victimes de la guerre
chimique des États-Unis
au Vietnam doivent être indemnisées
- Marjorie Cohn, le 10
août 2011-
Aujourd'hui
est
le 50e anniversaire du début du programme
de guerre chimique au
Vietnam et le gouvernement américain n'a
toujours
pas offert des mesures de compensation
suffisantes. L'agent orange,
l'un des héritages les plus honteux de la
guerre du Vietnam,
continue d'empoisonner le Vietnam et les gens
exposés aux produits
chimiques ainsi que leur progéniture.
Le projet de loi HR 2634 (2011)
d'indemnisation des victimes de
l'agent orange que Bob Filner,
représentant de la Californie,
vient récemment de présenter
devant la Chambre des représentants,
permettra d'offrir une aide cruciale en termes
de services sociaux et
de santé aux Vietnamiens,
Vietnamo-Américains et autres victimes de
l'agent orange.
De 1961 à 1971, environ 70 millions
de litres d'herbicides,
principalement l'agent orange, ont
été pulvérisés sur
les régions
du sud du Vietnam. La majeure partie de ces
régions a été
contaminée à
la dioxine, une substance chimique mortelle. La
dioxine cause
diverses formes de cancers, de maladies
liées à la reproduction, de
déficiences immunitaires, de carences du
système endocrinien, de
dommages au système nerveux et
d'infirmités physiques et
développementales.
Plus de trois millions de personnes au Vietnam
et des milliers
d'anciens combattants, leurs enfants et des
Vietnamo-Américains aux
États-Unis ont été atteints
de maladies et d'invalidités ou sont
morts
des effets de l'agent orange/dioxine.
Des Vietnamiens d'au moins trois
générations nés depuis la
guerre
souffrent maintenant d'infirmités dues
à l'exposition de leurs
parents à l'agent orange ou d'une
exposition directe dans
l'environnement. L'organisation
représentant les victimes du Vietnam,
l'Association vietnamienne des victimes de
l'agent orange/dioxine, ont
mis en place des « villages de
paix » pour soigner des
personnes gravement infirmes mais il y a un
besoin encore plus
important pour de telles installations et
services. Des résidus de
dioxine dans le sol, les sédiments et les
denrées alimentaires
continuent d'empoisonner beaucoup de personnes
dans
28 « points chauds »
au sud du Vietnam.

Protestations
aux États-Unis pour exiger que
justice soit faite pour les victimes de
l'Agent orange
|
De nombreux anciens combattants
américains souffrent des
effets de l'agent orange en raison de leur
exposition au Vietnam, tout
comme leurs enfants et petits-enfants. Des
Vietnamo-Américains exposés
directement à l'agent orange et leur
progéniture souffrent des
mêmes problèmes de santé.
Le projet de loi, parrainé par le
représentant Filner, dont le texte
a été préparé avec
le soutien de la Campagne vietnamienne de
soutien et de responsabilité face
à l'agent orange, définit les
« victimes » comme
« toute personne qui est un
ressortissant vietnamien,
vietnamo-américain ou un ancien
combattant
des États-
Unis qui a été exposé
à l'agent orange, ou la descendance d'un
tel
individu, et qui a une maladie ou
invalidité liée à cette
exposition ». En plus de compenser
les victimes de l'agent orange,
le projet de loi HR 2634 propose
également de nettoyer les
points chauds toxiques au Vietnam.
Une disposition du projet de loi prévoit
l'élargissement des
programmes et la recherche au profit des anciens
combattants américains
et de centres médicaux
« conçus pour répondre
aux besoins médicaux
des descendants des anciens combattants de
l'époque du
Vietnam ». Cela crée une
présomption selon laquelle certaines
anomalies congénitales, dont les enfants
et petits-enfants des
victimes exposées souffrent, seraient
considérées comme le
résultat
d'un contact avec l'agent orange.
Si le gouvernement américain a
commencé à financer le nettoyage
de
l'environnement au Vietnam, il refuse toutefois
de reconnaître sa
pleine responsabilité pour les plaies de
la guerre et d'offrir une aide
adéquate aux Vietnamiens,
Vietnamo-Américains et aux victimes
américaines de la dévastation
causée à l'environnement et
à la santé
par l'agent orange.
Il y a eu quelques indemnisations d'anciens
combattants américains
victimes de l'agent orange mais pas assez. En
dépit de la
promesse de 3,25 milliards $US en
1973 du président
Richard Nixon pour venir en aide à la
reconstruction du Vietnam
« sans conditions
préalables », les victimes
vietnamiennes et
vietnamo-américaines de la guerre
chimique menée par les États-
Unis au Vietnam n'ont pas reçu un centime
de compensation.
Cinquante ans est assez long. Il est grand
temps d'indemniser les
victimes de ce chapitre honteux dans notre
histoire. Le projet de
loi HR 2634 contribuera à faire
cela.
Notes
1.
http ://www.govtrack.us/congress/billtext.xpd ?bill=h112-2634

La Corée
La libération de la Corée du
Japon
- le 8 août 2011-
Détail
du Grand Monument de Mansudae à
Pyongyang, commémorant
l'héroïsme des patriotes
coréens
dans la guerre contre le Japon. (Brian Hughes)
À l'occasion de la libération de
la Corée de l'impérialisme
japonais, le 15 août 1945, la Mission
permanente de la République
populaire démocratique de Corée
aux Nations unies a émis une
déclaration pour souligner la
signification de cette journée, un
tournant
historique qui a libéré le peuple
coréen de l'esclavage colonialiste
des impérialistes japonais, lui
permettant d'ouvrir toute grande
la voie du développement
indépendant, seul maître à
bord de l'État et
de la société.

Kim Il
sung (milieu arrière) avec une
guérilla de l'armée
anti-japonaise.
|
Il y a soixante-six ans, suite à la
défaite des impérialistes
japonais, le peuple coréen, sous la
direction du président Kim Il
Sung, a fait oeuvre de pionnier en créant
un socialisme centré sur le peuple et
basé sur la philosophie du juche.
Le
juche
est l'idéologie qui guide la RPDC
basée sur la théorie et les
principes
mis de l'avant par le président Kim Il
Sung à
partir de l'expérience de la guerre
antijaponaise et du droit de la
RPDC de défendre son indépendance
depuis ce jour. Le principe sous-
jacent du juche, explique la
déclaration, est que les masses du peuple
sont les maîtres et la force motrice de la
révolution
et de la construction. La RPDC a
adhéré avec conséquence
à l'idéologie du juche
telle qu'elle se manifeste dans sa politique
indépendante, son économie
autosuffisante et sa défense nationale
autonome. Entre-temps, le Parti du travail de
Corée a été construit
et érigé en un parti qui assume la
responsabilité de l'avenir du peuple
– sous un gouvernement qui veille sur chaque
ménage, qui
assure les moyens de subsistance du peuple et
qui garantit que l'Armée
populaire de Corée est le
défendeur de la liberté et du
bonheur
du peuple.
En dépit de toutes les pressions
exercées pour qu'elle abandonne
cette indépendance remportée de
haute lutte et son système
socialiste, la RPDC a, de façon
consistante, adhéré à la
bannière du
socialisme. Son peuple a vigoureusement
défendu son idéologie, son
système et sa cause sur une longue
période de 66 années, ne
s'éloignant jamais de la voie de son
choix, celle du socialisme, et le
faisant avec une dignité et une
fierté indomptables.
Au cours des 66 années suivant la
libération, le peuple coréen
a vigoureusement défendu la
souveraineté du pays et de la
nation, affirme la déclaration. Cela
comprend la défaite des États-Unis
lors de la guerre de Corée (1950-1953),
ce pays qui s'était
vanté d'être le plus
« puissant » au monde. Au
cours des
décennies qui ont suivi, le peuple
coréen a contrecarré à
chaque
étape les menaces militaires des
impérialistes, les provocations
bellicistes, le blocus économique et les
sanctions, et les efforts
pour miner la RPDC de l'intérieur. Ainsi,
il a défendu avec succès sa
souveraineté nationale. Fort de cette
expérience, il a conclu de
façon définitive que la seule
façon de contrecarrer la politique
intransigeante de l'impérialisme est de
mettre de l'avant une
politique encore plus intransigeante, dit la
déclaration.
Comme tel, le chantage nucléaire continu
des États-Unis contre la
RPDC était tel que celle-ci a dû
créer son propre système
nucléaire de dissuasion afin de
confronter les menaces et les exercices
de guerre. Elle développe
présentement sa force dissuasive,
explique la Mission permanente de la RPDC aux
Nations unies, ajoutant
que cette position de principe s'est
méritée l'appui de la
communauté internationale puisqu'elle ne
sert pas qu'à défendre
l'indépendance nationale de la
Corée mais aussi la paix à
l'échelle
mondiale.
Au cours des 66 dernières
années depuis la libération de la
Corée le peuple coréen a
édifié une solide fondation
politique et
économique permettant d'assurer son
bien-être et sa prospérité,
explique la Mission permanente. Au lendemain de
la libération, la RPDC
a mis en oeuvre des réformes
démocratiques comprenant la mise en place
d'une réforme agraire, des lois pour
défendre les droits des
travailleurs et pour défendre
l'égalité homme-femme. Elle a
aussi
entrepris la nationalisation des principales
industries. Dans un
court lapse de quatre à cinq ans, le
peuple coréen a complété la
remise
sur pied de l'économie sur les
débris de la guerre de Corée
ainsi que la transformation socialiste des
rapports de production dans
les communautés urbaines et rurales,
établissant ainsi le
système socialiste de façon
intégrale en 1958.
Elle a aussi réalisé la
tâche historique de l'industrialisation
dans
une période aussi courte que 14 ans,
transformant un pays
agraire colonial en un pays industriel
socialiste développé.
Fondée fermement sur cette conception du
monde qui prône
l'autonomie, le bien-être du peuple, la
souveraineté et le socialisme,
la
RPDC accomplit de vigoureux progrès dans
l'édification d'une nation
florissante. La Mission permanente fait valoir
qu'en dépit de la
récente crise financière affectant
le monde entier, au cours de la
récente période, la RPDC a
réussi le lancement de son
deuxième
satellite artificiel, le Kwangmyongsong No. 2,
et a vu sa production
accroître plus que jamais grâce
à l'utilisation d'une technologie
de commande numérique par ordinateur et
en perfectionnant le système de
production d'acier sans coke sur la base du juche.
L'année 1212 sera le centenaire de
la naissance du président
Kim Il Sung, le père de la Corée
socialiste. Dirigé par Kim Jong
Il et grâce au dévouement du peuple
envers le projet d'édification
nationale socialiste, la RPDC soulignera cet
important anniversaire
en s'affirmant en tant que nation socialiste
florissante, expression
d'un ensemble de victoires s'échelonnant
sur 66 ans et
rendues possibles grâce à la
défaite des impérialistes japonais
et de
tout autre intrus étranger.

Lettre ouverte aux
autorités des États-Unis
et de la Corée du sud
Les
autorités des États-Unis et de la
Corée du sud ont l'intention
d'organiser à nouveau une provocation en
allant de l'avant avec
leurs exercices militaires conjoints
« Ulji Freedom Guardia »,
du 16 au 26 août, en
dépit du désir unanime
des peuples au pays et à
l'étranger que règne la paix dans
la péninsule coréenne.
Puisque de telles activités provoquent
de nouveaux dangers de guerre dans la
péninsule, le 7 août la
mission Panmunjom de
l'Armée populaire coréenne (APC) a
fait parvenir aux autorités des
États-Unis et de la Corée du sud
la lettre ouverte qui suit,
reflétant la volonté unanime de
l'armée et du peuple de la RPDC :
La paix est ce que désirent sans
fléchir l'armée et le peuple de la
RPDC.
Cependant, il y a plusieurs années, la
situation sur la péninsule a donné
lieu à l'incertitude après que
l'état fragile de
l'armistice eut été mis à
rude épreuve.
Cette situation est la conséquence d'une
politique hostile de la
part des États-Unis envers la RPDC, d'un
grand écart entre leurs
paroles et leurs gestes, et de la politique
anti-RPDC de confrontation
des autorités de la Corée du sud,
fidèles aux ordres des États-
Unis. Elle est aussi un produit direct de
l'hystérie de plus en plus
ouverte fomentée par les militaires
hostiles à la Corée du
nord.
La mission « Ulji Freedom
Guardian » est partie
intégrante
de cette hystérie favorable à une
guerre d'agression contre le
nord.
Cette situation est évidente du fait que
les propos belliqueux des
deux parties donnent lieu à de
dangereuses manoeuvres de guerre
planifiées par les États-Unis et
les bellicistes militaires de la Corée
du sud conformément à un nouveau
scénario révisé et
augmenté
ayant pour cible la Corée du Nord. Ceci
est confirmé par le fait que
les exercices conjoints prévus seront des
manoeuvres de guerre
nucléaire à grand
déploiement, utilisant des armes
modernes, y compris
des méthodes perfectionnées
d'attaque nucléaire, d'immenses
forces d'agression et même des instances
administratives locales et des
entreprises non gouvernementales.
Nous tenons à souligner que la tenue de
tels exercices bellicistes
irresponsables se fera en dépit du fait
que ses organisateurs
sont sans doute conscients du ressentiment et de
la haine qui animent
les soldats et le peuple de la RPDC et de leur
détermination à ne
pas laisser sans riposte les provocations
odieuses des bellicistes
militaires de la Corée du sud.
La mission Panmunjom de l'APC est
autorisée à exiger des
autorités des États-Unis et de la
Corée du sud les demandes de principe
suivantes, à la lumière de la
grave situation qui règne
présentement :
1. Les autorités des États-Unis
et de la Corée du sud devraient
démontrer à la RPDC leur
volonté de dénucléariser la
péninsule
coréenne par une décision
audacieuse d'annuler les exercices militaires
conjoints prévus.
Si elles mettent à exécution
leurs actions de chantage en mobilisant
leur groupe de porte-avions nucléaires et
leur corps aérien de
frappe nucléaire stratégique, tout
en exigeant de l'autre partie qu'il
fasse preuve de sincérité envers
la dénucléarisation, ce sera
une violation du principe de
dénucléarisation
réciproque.
La dénucléarisation de la
péninsule coréenne ne peut
être unilatérale.
La seule dénucléarisation
envisageable ne peut être que globale et
équitable et doit comprendre le retrait
des menaces nucléaires
contre la RPDC.
L'armée et le peuple de la RPDC ne
ressemblent plus à ceux du passé.
Ils ne cachent pas le fait qu'ils ont à
leur disposition une
capacité de dissuasion nucléaire
dont la puissance est suffisante pour
les protéger.
Si l'autre partie déclenche une guerre
nucléaire, la RPDC est prête
à riposter par le nucléaire. C'est
une déclaration
solennelle.
Les autorités des États-Unis et
de la Corée du sud ont
intérêt à se
rendre compte que la situation n'est plus la
même et à
comprendre de quel bois se chauffe son rival.
Elles devraient démontrer
aux yeux du monde leur intérêt
à dénucléariser la
péninsule en
annulant les exercices de guerre
nucléaire prévus.
2. En annulant les exercices, les
autorités des États-Unis et de la
Corée du sud devraient prendre la
décision à la fois pratique et
audacieuse de remplacer le système
d'armistice par un mécanisme de
maintien de la paix dans la péninsule
coréenne.
La guerre et la paix ne font pas bon
ménage.
Il n'y a rien de plus éhonté que
ces tactiques de duplicité
fatiguées consistant à
préparer la guerre en catimini tout en
prétendant
à la paix et au dialogue.
La répétition annuelle de telles
provocations militaires que sont le
« Ulji Freedom Guardian »
ne feront que
nourrir le sinistre cycle de méfiance et
de confrontation qui ne peut que mener à
la guerre.
Les États-Unis et la Corée du sud
se trompent sérieusement s'ils pensent
qu'ils seraient en sécurité
advenant une guerre dans la
péninsule coréenne.
Si une guerre éclate, la RPDC
abandonnera la ligne de démarcation
militaire et établira la
réunification nationale, selon le voeu le
plus cher à la nation. À ce sujet,
la RPDC est confiante et optimiste.
Si les États-Unis sont vraiment
intéressés à remplacer le
système
d'armistice par un mécanisme de maintien
de la paix, ils
devraient, en tant que grande puissance, faire
connaître leurs
intentions de façon pratique à
domicile et à l'étranger en
annulant les
manoeuvres militaires conjointes, au moins pour
cette année.
3. Les autorités des États-Unis
et de la Corée du sud devraient de
façon officielle démontrer leur
intérêt à normaliser les
relations RPDC-États-Unis et entre les
deux Corée en annulant les
exercices militaires conjoints prévus. Le
processus de normalisation
devrait débuter sur la base de mettre un
terme aux relations hostiles.
Lancer des appels à la
réconciliation, à la
coopération et à de
meilleures relations pour ensuite organiser des
exercices de guerre
pour nuire à l'autre est le comble de la
malhonnêteté.
Les États-Unis ont éveillé
une rancune sans bornes chez les Coréens,
et les autorités sud-coréennes ont
mis fin à l'ère du
15 juin, causant des souffrances sans nom
au peuple. Mais l'armée
et le peuple de la RPDC sont prêts
à tout subordonner à la
grande cause de la paix, de la
réunification, de la
réconciliation et
de la coopération.
Ce serait une erreur politique de la part des
autorités des États-Unis et de la
Corée du sud de mal jauger la
volonté de la
RPDC.
Ce 15 août [le 66e anniversaire de
la libération de la Corée du
colonialisme japonais] devait offrir l'occasion
d'un tournant
décisif dans l'amélioration des
relations entre le nord et le sud.
Compte tenu des attentes publiques
élevées à cet égard,
la
perspective de relations plus harmonieuses
serait irrémédiablement
détruite si [les États-Unis et la
Corée du sud] commençaient les
exercices militaires conjoints contre la RPDC
dès le 16 août.
À parler franc, en ce qui concerne
améliorer les relations entre la
RPDC et les États-Unis et les relations
entre les deux Corée, le
temps devient plus pressant pour les
États-Unis et la Corée du sud que
pour la RPDC.
La RPDC a poursuivi son chemin, même sans
avoir normalisé ses
relations avec les États-Unis et la
Corée du sud, et, de même, elle
s'épanouira et améliorera son sort
à l'avenir.
Les États-Unis et la Corée du sud
doivent, de façon officielle,
faire connaître publiquement leur
volonté d'annuler les exercices
militaires menés contre l'armée et
le peuple de la RPDC, s'ils tiennent
à normaliser les relations avec la RPDC.
L'armée et le peuple de la RPDC ne
bronchent pas dans leur volonté et leur
décision de s'opposer avec fermeté
aux dits
exercices.
Les autorités des États-Unis et
de la Corée du sud devraient
réfléchir et agir avec
discrétion et avec sagesse alors que le
dialogue
et la confrontation, la paix et la guerre, sont
à la croisée des
chemins.
L'armée et le peuple de la RPDC
espèrent une réponse positive
à leur juste demande.

Cuba
Le Parti communiste consolide
le travail de son VIe Congrès
- Yaima Puig Meneses, Granma
International, le 1er août 2011-
Après
une
minute de silence à la mémoire de
Frank Pais Garcia, Raul Pujols
Arencibia et de tous ceux qui ont donné
leur vie dans la
lutte révolutionnaire de Cuba, le
Comité central du Parti communiste de
Cuba a tenu sa deuxième session
plénière le 30 juillet, le jour
des Martyrs de la Révolution cubaine. Le
premier secrétaire du Parti,
le président Raul Castro Ruz, a
présidé les instances.
José Ramon Machado Ventura,
deuxième secrétaire du Parti, a
présenté
un rapport décrivant ce qui a
été fait dans chaque province
pour donner suite aux questions discutées
au VIe Congrès et pour mettre
en place tout ce qui est nécessaire pour
la mise en oeuvre des
lignes politiques directrices telles
qu'approuvées au congrès et en
préparation de la Conférence
nationale du Parti prévue pour le
28 janvier 2012.
Machado Ventura a expliqué que le
travail a été mené sur la
base du
principe que le Parti ne se prête qu'aux
fonctions ou aux
missions fixées par ses statuts et par
ses normes. Il a souligné que
l'organisation a la responsabilité,
d'abord et avant tout,
d'encadrer efficacement l'activité
économique, afin d'alerter les
autorités de tout ce qui pourrait
affecter la réalisation des plans
ou des projets à portée sociale,
et ce, de façon opportune, appuyée
d'arguments solides, du niveau local jusqu'aux
niveaux
supérieurs.
Il a réitéré la
nécessité d'exiger de tous, qu'ils
soient membres du
Parti ou pas, qu'ils mènent à bien
leurs fonctions. En ce sens,
il a dit que toute autocritique qui ne cherche
essentiellement qu'à se
justifier ne sera pas acceptée. Il en
sera de même pour les
engagements pris mais non respectés d'une
année à l'autre, que ce soit
au niveau de l'administration ou du Parti.
Il a souligné l'importance d'exiger avec
fermeté des explications
lorsque quelque chose n'a pas été
fait au moment opportun. Qui
sont les personnes responsables ? Quelles
mesures sont prises pour
remédier à la situation ?
Quels sont les résultats à
l'heure actuelle ? Quel est
l'échéancier fixé pour
trouver une
solution ? Seulement ainsi le Parti
pourra-t-il jouer son
rôle.
Machado Ventura a aussi rendu rapport sur les
assemblées
provinciales du Parti, les
plénières élargies des
comités municipaux et
les
réunions des secrétaires
généraux des organisations de
masse, ainsi que
sur les discussions ayant lieu dans les
organisations de base
du Parti dans les milieux de travail. Au cours
de toutes ces
rencontres, a-t-il dit, différentes
difficultés éprouvées par
l'économie
ont été abordées de
façon critique et opportune, toujours
selon les
caractéristiques de chaque région.
En même temps, les participants à
ces réunions ont reconnu la
nécessité de mettre au point la
formation et le soutien des cadres
conformément aux présents efforts
pour renforcer les liens avec la
communauté et éliminer les
méthodes bureaucratiques, le manque de
créativité, la tendance à
la réunionite et la passivité et
le
conformisme qui font de plusieurs dirigeants des
personnes qui font
seulement ce que leur supérieur leur dit
de faire.
« Afin d'atténuer les
difficultés qui se sont
manifestées au niveau local, il est
d'abord nécessaire de changer la
façon de
penser et d'agir des cadres, qu'ils travaillent
au sein du Parti, de l'État ou du
gouvernement », a-t-il dit.
En dernier lieu, il a souligné
l'importance de consolider chaque étape
et chaque mesure adoptées, afin d'honorer
les décisions
prises par le VIe Congrès.
Marino Murillo Jorge, membre du Bureau
politique et responsable de
la Commission permanente de mise en oeuvre et de
développement, a
aussi présenté un bilan à
la session plénière, expliquant
que la mise
en oeuvre des lignes politiques directrices
telles qu'approuvées
au VIe Congrès est un processus continu.
Il en va de même pour le
progrès réalisé à
perfectionner la structure ainsi que le
fonctionnement de l'administration
gouvernementale et centrale à divers
niveaux.
Dans la même veine, Murillo Jorge, qui
est aussi vice-président du
Conseil des ministres, a expliqué les
principes qui sont le
fondement du plan quinquennal de la Commission,
les tâches déjà en
cours, les décisions économiques
qui n'exigent aucun changement
législatif et les politiques qui sont
présentement à l'étape de
l'enquête et du développement.
Murillo Jorge a aussi souligné que le
travail de la Commission ne
supplante pas la responsabilité de tout
autre organisme ou entité.
Il a fait valoir à la
plénière que c'est une question de
principe que
la Commission soit à l'écoute de
toutes les opinions sur une
question donnée dans le but d'atteindre
un consensus.
Ici, Raul a souligné que toute
divergence d'opinion serait analysée
et ne serait pas écartée
entièrement, afin d'assurer la tenue
d'une discussion ouverte ou chacun exprime ce
qu'il pense et ce qu'il
veut.
Adel Yzquierdo Rodriguez, membre du Bureau
politique et ministre de
l'Économie et de la Planification, a
informé la plénière du
Comité central de l'etat de la
performance de l'économie pour la
première moitié de l'année.
Les thèmes touchés lors de la
récente
réunion du Conseil des ministres ont
aussi été examinés.
Pour ce qui est du développement du
plan, Raul a réitéré la
nécessité de mieux préparer
ceux qui sont responsables de l'élaborer,
puisque, comme la récente période
l'a fait ressortir, des faiblesses
continuent de se manifester par suite, dans
plusieurs cas, d'un
manque d'expérience.
Une fois de plus, le premier secrétaire
du Parti a souligné
l'importance de changer les méthodes et
les habitudes de travail. Dans
la période actuelle, celles-ci
empêchent souvent de corriger les
erreurs. « Nous ne pouvons permettre
que des malentendus de tout
genre puissent entraver la tâche
gigantesque que nous devons
accomplir », a-t-il
déclaré.

La nouvelle session du Parlement cubain
affirme les changements pour renforcer la
révolution socialiste
L'Assemblée nationale du Pouvoir
populaire de Cuba a ouvert la 7e
période de sessions de sa 7e
législature, le 1er août, au Centre
des conférences internationales de La
Havane. Ceci marque la première
session de l'Assemblée nationale depuis
que le Parti communiste
de Cuba a tenu en avril son historique VIe
Congrès qui a jugé de
manière sobre l'économie de Cuba,
après une large consultation de la
population, et a proposé de nombreux
changements importants à
l'économie pour renforcer la
Révolution.
Le premier jour de la nouvelle session, le
Parlement a soutenu et
approuvé les orientations de la politique
économique et sociale du
projet de programme du Parti, telles
qu'approuvées par le VIe Congrès.
Les parlementaires ont parlé des
orientations comme d'un élément
essentiel pour le travail de tous les organismes
et fonctionnaires de
l'État et du gouvernement, et pour le
peuple.
En présentant la proposition,
José Luis Toledo, le président de
la
Commission des affaires constitutionnelles et
juridiques, a
déclaré que le congrès du
parti a été
précédé d'un vaste
processus de
consultation de masse. Prensa Latina rapporte
que plus de
8 913 000 Cubains, lors de plus de
163 000 réunions, ont
participé à la discussion des
orientations, durant lesquelles
il y a eu plus de trois millions
d'interventions.
La politique économique repose sur le
concept que le socialisme
signifie l'égalité des droits et
des chances pour tous les citoyens,
et non pas l'égalitarisme. Les nouvelles
orientations soulignent le
principe que la société socialiste
cubaine ne laissera personne
sans défense, a dit Toledo.
Divers ministères et comités ont
fait rapport sur les travaux
entrepris pour améliorer leur
efficacité et leur performance et les
mesures visant à éliminer la
corruption en vue d'améliorer la
situation
du peuple et de mieux répondre aux
besoins exprimés.
La ministre des Finances et des Prix, Lina
Pedraza, dont le rapport
au Parlement revoyait l'exercice
budgétaire de l'État pour
l'année dernière, a noté
que, en 2010, pour la première fois, une
vérification comptable de l'ensemble du
système budgétaire du pays a
été réalisée. Il
s'agit de toutes les provinces, les cinq organes
de
l'administration centrale de l'État et du
ministère des Finances
et des Prix.
En ce qui concerne les revenus, les
problèmes trouvés incluent
l'indiscipline financière, l'insuffisance
des mécanismes de contrôle
de surveillance et les restrictions dans les
actions systématiques
nécessaires pour garantir un respect
rigoureux des conditions et des
plans convenus. Elle a souligné que les
rapports de l'exercice
budgétaire provenant de différents
paliers manquent de propositions de
mesures pour accroître l'efficacité
des dépenses publiques.
Le chef de la Commission des affaires
économiques du Parlement,
Osvaldo Martinez, a fait l'éloge de la
gestion du budget de l'État
et du contrôle des dépenses durant
les dernières années. Il a
également
salué la vérification comptable
comme un moyen d'identifier les
problèmes et leur trouver des solutions
en minimisant les dommages
possibles à l'économie du pays.
Les
réalisations économiques mises en
lumière

Le
président cubain Raul Castro et
le vice-président José
Ramon Machado |
Le président Raul Castro a
prononcé le discours de clôture
à la
session
plénière du premier jour de la
nouvelle session du Parlement, dans
lequel il expose les résultats
satisfaisants qui ont conduit à la
croissance de l'économie de 1,9 %
d'ici la fin de juin.
Parmi les secteurs en difficulté, Raul
Castro a mentionné l'agriculture,
l'alimentation, le fer et l'acier, et les
secteurs
industriels légers et des
matériaux de construction, en raison
d'erreurs dans la planification et
d'insuffisances de la part des
administrateurs.
Il a également déclaré que
durant les six premiers mois de 2011,
l'efficacité énergétique de
l'économie s'est améliorée,
la
production de pétrole brut a
augmenté et l'arrivée de touristes
étrangers a augmenté.
Il a souligné que le volume des
exportations a augmenté alors que
celui des importations a diminué et
qu'ils sont parvenus à enrayer
la détérioration de la production
de sucre.
Quant aux problèmes que réserve
l'avenir, le président a
énuméré la
persistance de la crise financière
mondiale, la hausse du prix
des aliments et du carburant et des restrictions
imposées à Cuba pour
l'obtention de nouveaux financements.
Il a également appelé à
l'amélioration de la direction dans les
organismes et les institutions et à
l'intensification de la
requalification des dirigeants et gestionnaires
à tous les niveaux afin
de se conformer aux orientations de la politique
économique et
sociale approuvées par le Congrès
du Parti communiste.
Appel à une
changement de conception pour transformer le
pays
et garantir le caractère
irrévocable du système
socialiste
Le président a également
souligné que c'est une époque
différente de celle des premiers jours de
la Révolution et que
l'échec à rénover la
façon de penser a causé des
dommages au peuple et à la
Révolution.
Il donne l'exemple d'une fonctionnaire qui est
également membre du
Parti communiste injustement démise de
son poste pour ses
croyances religieuses. Raul Castro a
défini le geste de ceux qui l'ont
démise de ses fonctions comme
étant une violation flagrante des
droits humains tels qu'enchâssés
dans la Constitution et approuvés par
les congrès du PCC, qui garantissent
l'accès aux postes à tous
les citoyens indépendamment de leur race
ou de leurs croyances
religieuses.
« Nous avons rappelé plus
d'une fois que notre pire ennemi
n'était pas l'impérialisme, et
encore moins les gens qui travaillent
à sa solde sur notre territoire. Ce sont
nos propres erreurs, et que si
ces erreurs sont analysées en profondeur
et avec honnêteté,
elles nous serviront de leçon pour ne pas
les répéter », a-t-il
dit.
Le président a dit qu'il nous faut
revoir définitivement toute cette
vision étroite et exclusive et l'adapter
à la réalité émanant
des décisions du VIe Congrès.
Les tentatives des ennemis de Cuba d'attiser
des conflits entre les
croyants et le processus révolutionnaire
ont échoué car les plus
humbles croyants cubains ont soutenu la
Révolution, a-t-il noté.
« [...] Des attitudes comme celles
critiquées ici, vont à
l'encontre de notre principal arme pour
consolider l'indépendance et
la souveraineté nationale, qui est
l'unité de la nation », a-t-il
dit.
Mise à jour
de la politique d'immigration
Le
président Castro a également
annoncé que l'Assemblée nationale
travaille à
la mise à jour de la politique
d'immigration actuelle en reformulant et
élaborant l'ensemble des normes de
réglementation dans cette
sphère, en les adaptant aux conditions du
présent et de l'avenir
prévisible.
« Nous faisons ce pas comme une
contribution à l'élargissement des
liens de la nation avec la communauté
d'émigrés, dont la
composition a radicalement changé par
rapport aux premières décennies de
la Révolution (...) », a
déclaré Raul Castro.
Il a réitéré que la nation
se trouve sur la voie de la rénovation
des décisions qui ont joué un
rôle à un certain moment dans le
temps mais sont maintenant
dépassées.
Le président a rappelé comment,
à cette époque, le gouvernement
américain a offert la protection aux
criminels, terroristes et
traîtres de tous genres de la dictature de
Fulgencio Batista, et a encouragé l'exode
des professionnels.
Il a noté que la plupart des
émigrants cubains actuels sont
motivés
par des raisons économiques et la plupart
sont fidèles à leur
famille et leur patrie.
Le président a souligné que Cuba
est le seul pays au monde dont les citoyens sont
autorisés à séjourner et
à travailler sur le
territoire américain sans aucun type de
visa en vertu de de la Cuban Adjustement
Act de 1966.
Il a souligné comment cette question
sensible a été l'objet pendant
des années de manipulations par les
politiciens et les médias
dans une tentative de discréditer la
Révolution et de créer un conflit
avec les Cubains qui vivent à
l'étranger.
La demande que les
États-Unis mettent fin au traitement
revanchard
contre les anti-terroristes cubains
Durant la même
session plénière, une
déclaration a été
adoptée exigeant la fin du
traitement injuste et illégal subi par
l'anti-terroriste cubain
Gerardo Hernandez, emprisonné aux
États-Unis depuis près de
13 ans. L'équipe de défense
de Gerardo poursuit actuellement en
son
nom une demande d'habeas corpus et la
déclaration dénonce les nouveaux
obstacles et difficultés auxquels fait
face Gerardo
pour communiquer avec ses avocats et les agents
consulaires cubains.
Les parlementaires cubains appellent
également leurs collègues du
monde entier à renforcer leur
solidarité pour tout pour exiger une
fois pour toute la liberté pour Gerardo
et ses quatre compatriotes,
Ramón Labañino, René
Gonzalez, Antonio Guerrero et Fernando
Gonzalez.

Bulletin du 15 août
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