International

L'avenir des jeunes est bloqué:
qu'on arrête de les criminaliser!


Liverpool

L'agitation des jeunes telles qu'elle s'est manifestée dans les rues de Londres et d'autres villes est une réponse à l'offensive antisociale du gouvernement actuel ainsi que des gouvernements précédents, et en particulier à l'offensive de l'État contre les jeunes. L'élément déclencheur a été le meurtre par balle de Mark Duggan, 29 ans, non armé, par la police de Tottenham. Même David Cameron a dû reconnaître ce fait. La riposte du gouvernement à la colère des jeunes et à leur refus d'accepter l'autorité des riches ne tient aucunement compte des jeunes, ni du contexte dans lequel ils vivent, ni de leurs conditions sociales, ni du contexte et des conditions des communautés dans leur ensemble. La question en est devenue une de loi et ordre, et le gouvernement cherche à stigmatiser les jeunes en les accusant d'être des criminels de droit commun. Lui, pendant ce temps, se lave les mains de toute responsabilité et met en place des mesures encore plus répressives à la fois contre les jeunes et contre la société tout entière.

Déjà on rapporte 1600 arrestations. Sur la base du nombre d'arrestations, on doit se demander combien de personnes ont été impliquées dans les émeutes. N'est-ce pas un démenti de la version de Cameron selon lequel tout cela n'est qu'une question de vol, purement et simplement ? On peut aussi se demander au sujet de ces chiffres si la police ne profite pas de la situation pour harceler davantage les jeunes et pour avoir recours aux représailles contre les jeunes du fait que ceux-ci défient l'autorité. D'une façon ou d'une autre, on dit que les tribunaux sont dans un état chaotique. Un grand nombre d'incidents sans importance passent devant les tribunaux de la Couronne et des peines de plus de six mois sont imposées. La collectivité des jeunes est en train d'être victimisée et sert de bouc émissaire.

Le président de la Fédération de la police de l'Angleterre et du pays de Galles a dit de l'agitation et des émeutes des jeunes qu'il s'agissait d'un événement sismique. Les événements sismiques ont leur cause et leur contexte. Les représentants de l'autorité ne peuvent contrôler le mouvement des plaques tectoniques, et s'ils les ignorent, ce sera à leurs propres risques et péril. S'ils continuent d'ignorer la science et de bâtir dans des zones sismiques, s'ils refusent de faire de la prévention et continuent de blâmer les victimes pour leur sort, alors les vrais coupables, ce sont eux. Ils deviennent coupables d'irresponsabilité criminelle. Le phénomène des émeutes n'est pas inconnu. Les soulèvements dans les communautés au début des années 80 avaient aussi été en riposte à l'offensive antisociale, à la privatisation et à la destruction de l'État providence à l'ère de Thatcher. Ces années ont vu une offensive accrue contre les jeunes, en particulier les jeunes d'origine africaine-antillaise. Ce n'est pas une coïncidence si le point d'ébullition s'est manifesté dans les mêmes communautés qui ont connu les soi-disant « mesures d'austérité ». Les compressions et le harcèlement accrus ont alimenté la colère des jeunes. Ce n'est pas, non plus, une coïncidence si les décès de Cynthia Jarrett à Tottenham et de Cherry Groce à Brixton, suite aux agissements des policiers en 1985, aient été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase à ce moment-là. Les émeutes suite aux soulèvements dans les banlieues de Paris n'ont jamais cessé, bien qu'on n'en parle pas dans les médias. Encore une fois, le point de combustion des émeutes massives de 2005 avait été la mort de jeunes personnes, alors qu'elles avaient été électrocutées en cherchant à s'évader de la police.


Hackney; North London


Clapham

Le meurtre par balle de Mark Duggan à Tottenham s'est avéré le point culminant d'une série de meurtres par balles aux mains de la police et d'au moins 333 décès de personnes détenues par la police depuis 1998, et pour lesquels aucun policier n'a été condamné. À Haringey, un bourg qui comprend Tottenham, le taux de chômage est de 8,8 %, soit deux fois la moyenne nationale. Le chômage des jeunes à Londres dans son ensemble est de 23 %. En mars, le conseil de Haringey a approuvé des compressions de 84 million de livres sur un budget total de 273 million de livres, y compris une compression sauvage de 75 % au budget des services à la jeunesse, avec la fermeture de centres de jeunesse et la brutale réduction de services pour enfants et pour jeunes. Avec la fermeture des services Connexions et de services aux jeunes sont disparus les services légaux et les conseils essentiels à la vie dans la rue. Il s'agit d'un vandalisme antisocial de premier ordre. Au niveau national, l'écart entre riches et pauvres s'accroît de façon dramatique, alors que les 10 % des individus les plus riches sont 100 fois mieux nantis que les plus pauvres, selon certaines données qui semblent, en somme, quelque peu conservatrices.

Depuis un an en Grande Bretagne, les travailleurs, les femmes et les étudiants n'organisent pas par simple amusement des manifestations, des occupations, des grèves et des revendications pour une alternative. La classe ouvrière et le peuple ont dit non à l'offensive antisociale et ont exprimé leur préoccupation et leur sens de responsabilité face au sort de la société. Lors de la manifestation à la défense du droit à l'éducation, les jeunes ont été victimes d'encerclement alors qu'ils se sont faits foncés dedans par la police à cheval. De voir Cameron se plaindre de la « société brisée » et ne prendre aucune responsabilité pour la destruction de cette société est le comble de l'arrogance. Accuser les jeunes de manquer de respect, c'est de délibérément déformer la réalité.

Lorsque les riches et les politiciens qui les représentent discutent de moyens à prendre : canons à eau, contrôle de foules, couvre-feu, balles en caoutchouc et même véhicules blindés et l'armée, comme ce fut le cas en Irlande du Nord pendant les « troubles », ce n'est vraiment pas dans l'intention de trouver des solutions aux problèmes. Non seulement ces mesures ne remettront pas sur pied la « société brisée » de Cameron, mais en fait elles préparent les conditions pour le fascisme alors que toute manifestation de rébellion contre un gouvernement qui agit au nom des riches sera taxée d'antisociale et criminelle.

Dans sa déclaration au parlement jeudi, David Cameron a révélé que l'État prépare le terrain pour une plus grande répression et pour permettre aux policiers d'agir avec impunité. L'objectif n'est pas seulement d'arrêter la rébellion de la jeunesse, il s'agit de préparer les conditions pour mater toutes futures luttes des travailleurs et des jeunes. Le gouvernement aimerait voir ces mesures draconiennes en place avant les Jeux olympiques de 2012.

Ayant créé des conditions favorables à ces émeutes, généralement par l'offensive antisociale contre toutes les sections du peuple et en s'attaquant spécifiquement aux jeunes – les agissements de la police ayant aussi joué un rôle provocateur à bien des égards – la Coalition, ensemble avec l'opposition parlementaire, fait maintenant la promotion d'un « gouvernement fort » comme façon de régler la situation. Évidemment, loin de résoudre aucune des questions et d'offrir un avenir aux jeunes, un tel « gouvernement fort » ne fera que les bloquer davantage, qu'accroître leur colère et contrecarrer leurs demandes.

La propagande des riches et des puissants est passée en vitesse supérieure et ne donne évidemment que sa version des événements. On ne peut que condamner vigoureusement le gouvernement et les médias monopolisés, non seulement pour leur manque de compassion et leur déni volontaire des faits qui se déroulent devant leurs yeux, mais aussi pour l'hystérie qu'ils fomentent contre les jeunes. La pétition circulant à l'initiative de l'État demandant de retirer les versements de prestations aux personnes reconnues coupables d'avoir participé aux émeutes en est un exemple. C'est un geste brutal de la part de l'élite dominante pour ramener la société à l'époque du Moyen Âge, lorsque chacun devait subvenir à ses propres besoins et que le simple fait d'être un errant ou de voler une miche de pain était punissable par pendaison.

Il faut voir que non seulement on refuse aux jeunes un avenir, mais on les empêche même d'envisager un avenir auquel ils pourraient participer. L'État lui-même prône la violence et l'anarchie pour ensuite blâmer les jeunes qui y ont recours. Il le fait au nom de grands idéaux tels « le respect de la société » et « la responsabilité de protéger », ce qu'il impose même sur le plan international. Ce qui se passe actuellement en Libye révèle clairement en quoi consiste cette responsabilité. Le gouvernement britannique participe au bombardement criminel d'un pays souverain en tant que « solution » à une soi-disant illégitimité du gouvernement au pouvoir. Les conséquences de ces bombardements sont la mort et la destruction, alors que les forces de l'OTAN continuent de tuer des centaines de Libyens, y compris des enfants, et de détruire de façon gratuite les infrastructures publiques et privées dans la capitale Tripoli et dans d'autres villes et villages.

Maintenant que les jeunes ont été ciblés en tant que « criminels », ils vivent sur une base quotidienne le harcèlement par la police, les interpellations et les fouilles et la répression au moindre prétexte. Lorsque les jeunes semblent s'écarter du « bon chemin », ils sont de plus en plus victimes d'une politique consciente de « choc et effroi » de la part des policiers. Cette politique de l'État est ensuite intégrée dans diverses émissions de télévision pour inciter les jeunes à des actions et à des styles de vie qui ne pourront que nuire à leurs intérêts.

La classe ouvrière et le peuple ne peuvent accepter que la répression par l'État puisse être justifiée par les récents événements, ni ne peuvent-ils accepter que les jeunes soient ghettoïsés et criminalisés de la sorte. La classe ouvrière et le peuple doivent faire échouer les tentatives de l'élite dominante de les détourner de leurs efforts visant à résoudre les problèmes confrontant la société et à créer une alternative. On ne doit pas permettre à l'État de faire de la « criminalité » des jeunes la question principale affectant la société. Ni est-il acceptable que le gouvernement rende le peuple responsable de ses propres problèmes en invoquant l' « éclatement de la famille » et autres accusations semblables. Il s'agit d'une tentative de stigmatiser les communautés, de leur imposer les valeurs de l'élite dominante et de disculper le gouvernement en tant que responsable du bien-être du peuple. Le fait de décrire les actions des jeunes comme étant celles de « truands abrutis » etc., est d'oublier que les représentants de l'autorité leur nient un avenir, et que le gouvernement lui-même est responsable de la désintégration de la primauté du droit sur les plans national et international.

Ce que les travailleurs et les jeunes constatent, c'est que les riches s'enrichissent toujours davantage en puisant sans scrupules à même le trésor public. Les travailleurs et le peuple voient défiler les financiers et les capitalistes monopolistes avec leurs primes, leurs aides financières, leurs indemnités de départ, étalant leur style de vie luxueux au grand jour, et ils sont outrés du fait que cette façon de faire est « légale » tandis que les émeutes et le grabuge des jeunes seraient « illégaux » et « criminels ». Les gens ont aussi eu à subir le spectacle de leurs représentants au parlement se graissant la patte au nom de réclamations à titre de « dépenses ». Même la façon du parlement de se comporter est odieuse et non civilisée, dissimulée derrière l'apparence de l'institution la plus démocratique. Les jeunes, au moins, défendent l'honneur et le respect. Rappelons aussi que cette récente agitation a eu lieu alors que les scandales sur l'écoute téléphonique et le gangstérisme dans les hautes instances devenaient de plus en plus critiques, que le commissaire et le commissaire adjoint de la police métropolitaine se sont vu obligés de démissionner, et que les liens entre le gouvernement et les médias monopolisés commençaient à être de plus en plus exposés. Maintenant c'est ni vu ni connu tandis que quiconque est impliqué dans des dégâts mineurs est accusé d'être le plus grand criminel et la plus grande menace à la société.

En outre, avec ses mots solennels au sujet de la destruction des communautés, le gouvernement révèle son hypocrisie sans bornes. Ce gouvernement et les gouvernements capitalistes antérieurs sont responsables de la destruction globale de la base manufacturière de la société. Un exemple récent sont les mises à pied massives de Bombardier à Derby et l'action unifiée de la communauté entière qui a condamné l'irresponsabilité du gouvernement et son insouciance. Le gouvernement a l'audace d'accuser les jeunes qui écopent de cette destruction de la société d'être eux-mêmes les casseurs.

Une société basée sur le bien-être du peuple permettrait aux jeunes d'être pleinement responsables de leur avenir. Elle reconnaîtrait le fait que les jeunes sont nés en société et qu'ils sont enclins à travailler ensemble pour résoudre leurs problèmes. Elle reconnaîtrait que la jeunesse, ainsi que d'autres sections du peuple, ont droit à leurs réclamations sur la société. Le gouvernement Cameron ne reconnaît aucune de ces réalités ni ne reconnaît-il ses propres responsabilités. Il préférerait faire disparaître les jeunes plutôt que de reconnaître leurs réclamations.

Il faut de façon résolue rejeter la culture de vengeance, de représailles et de groupes d'autojustice promue par l'État. Il est vrai que le peuple travailleur affectionne sa communauté, mais ce souci pour la communauté ne doit pas être détourné vers des actions qui ne servent pas ses intérêts. La colère doit être plutôt canalisée contre l'État et ses gouvernements successifs, ses partis cartel et la marginalisation du peuple de la vie politique. Les gens doivent rejeter la « grande société » de Cameron et dénoncer cette société comme étant le refus du gouvernement de résoudre les problèmes socio-économiques sous-jacents de la société, le transfert accru de la richesse sociale aux riches et aux puissants et la détermination de bloquer le progrès de la société.

Non à la criminalisation de la jeunesse !
La répression par l'État ne doit pas passer !
Tenons le gouvernement responsable !

(Traduction : LML)

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Estonie

Le parti au pouvoir fait la promotion
d'une célébration nazie

Le 30 juillet 2011, le rassemblement annuel de l'ancienne 20e Division Waffen SS des grenadiers des Nazis SS (Schulstaff ou « escadron de protection ») s'est tenu dans le village de Sinimae, en Estonie, site d'une bataille féroce entre l'Armée rouge et les troupes nazis, incluant la division SS estonienne, en 1944. Siminae est une célébration néo-nazie majeure, organisée depuis 1994, où on utilise des symboles nazis bannis, comme la swastika. Des nazis du monde entier y participent. La célébration de Sinimae comprend la compétition militaire Erna, du nom du groupe de reconnaissance qui a fourni aux Nazis des données sur l'Armée rouge pendant la Deuxième Guerre mondiale. L'État estonien a activement protégé les vétérans Waffen SS le 30 juillet en interdisant les manifestations anti-nazies et en arrêtant des activistes anti-nazis bien connus.

Les hitlériens ont commencé à organiser des divisions Waffen SS autres qu'allemandes en 1940. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ces divisions comptaient pour 60 % des Waffen SS. Pendant la guerre, 80 000 Estoniens ont joint les forces nazies et 3000 ont combattu l'URSS dans l'armée finlandaise. Comme l'ont fait les autres divisions Waffen SS, la division estonienne a commis d'innombrables crimes de guerre ; cependant aucun des gouvernements au pouvoir depuis la soi-disant indépendance de 1991 n'a poursuivi un seul criminel de guerre nazi, dont certains ont fui au Canada avec la protection de l'État canadien. Les Waffen SS estoniennes ont massacré des civils en Estonie, en Union soviétique, en Biélorussie, en Ukraine et en Pologne, elles ont attaqué des petits groupes de soldats de l'Armée rouge et tué des activistes du Parti communiste et du Parti soviétique, massacré des juifs, des Russes de souche, des prisonniers de guerre et tout paysan appuyant la réforme agraire, et ont participé au transport de civils vers les camps de concentration comme Klooga pour qu'on les exécute.[1]

Les officiels du parti politique estonien au pouvoir ont participé officiellement au rassemblement nazi du 30 juillet à Sinimae. Le premier ministre, Andrus Ansip, a prétendu que le meeting n'avait rien à voir avec l'idéologie nazie, même si les Waffen SS étaient la force militaire des SS, un organe du Parti nazi de Hitler commandé par Himmler. Même si les procès de Nuremberg ont conclu que les Waffen SS étaient une organisation criminelle, les cercles dirigeants estoniens défendent les criminels Waffen SS avec le mensonge éculé qu'ils ont été forcés de se joindre aux nazis, ou qu'ils étaient des patriotes qui combattaient contre « l'occupation soviétique » pour l'indépendance estonienne.[2] Ces fabrications sont démenties par le fait que 30 000 Estoniens ont combattu volontairement aux côtés de l'Armée rouge, contre les occupants nazis, ainsi que par le fait qu'il était évident que sous l'Allemagne de Hitler, l'Estonie ne pouvait être autre chose qu'un État vassal du troisième Reich.

L'orientation ouvertement pro-nazie des cercles dirigeants estoniens est devenue claire peu après 1991. Le 26 juin 1999, durant l'administration Mart Laar, les restes du colonel Waffen SS estonien Alfonso Rebane ont été transférés de l'Allemagne au cimetière Metsakalmistu de Tallinn après des funérailles d'État, malgré l'organisation d'une protestation. En 2002, Mart Laar et Tivimi Velliste ont qualifié la bataille de Sinimae de « seconde guerre de libération ». En 2005, l'État estonien a financé un musée à Lagedi à la mémoire de la division Waffen SS. En 2006, Laar a déclaré que tôt ou tard, une loi serait adoptée dans l'intérêt des Estoniens qui ont combattu du côté de l'Allemagne nazie. En avril 2007, les autorités estoniennes ont ordonné le démantèlement d'un monument de guerre soviétique dans la capitale, Tallinn, qui commémorait la victoire contre le nazisme. Des milliers de personnes ont tenté de protéger le monument, mais la police a arrêté plus de 1000 activistes et tué un manifestant d'origine russe.[3]

Quelle est la signification de cette résurgence nazie, appuyée par l'État, en Estonie et ailleurs ? Il faut réaliser que ce n'est pas une aberration. C'est un assaut délibéré des représentants des monopoles les plus puissants et leurs partis et gouvernements d'extrême droite pour étouffer la résistance de la classe ouvrière dans les pays capitalistes avancés et des peuples du monde à l'offensive antisociale néolibérale et aux plans des impérialistes américains pour rediviser le monde au détriment de leurs rivaux. Les vestiges de la famille du tsar russe et d'autres familles « royales » d'Europe poursuivent leurs complots pour reprendre les propriétés qui furent expropriées durant la Révolution russe et par les peuples qui affirmaient leur pouvoir durant et après la Deuxième Guerre mondiale. Ils votent des résolutions qui déclarent les actes des communistes des crimes contre l'humanité « pires » que ceux commis par les nazis et qui pardonnent les crimes des nazis, en disant que leur but était de sauver l'humanité du bolchevisme. Les peuples du monde ne permettront jamais qu'un mouvement fasciste voué à provoquer des guerres impérialistes d'occupation et d'autres crimes contre la paix et contre l'humanité le fasse au nom de la liberté, de la démocratie et des droits humains. Ils abhorrent tant les vieux nazis que les nouveaux. Il faut résolument combattre les tentatives d'assimiler les actes des communistes aux crimes des nazis car cela mène le monde à la catastrophe, de la même façon que la politique anglo-américaine de conciliation envers les hitlériens a mené à la catastrophe de la Deuxième Guerre mondiale.

Notes

1. Pour plus de détails à propos de ces crimes de guerre, voir : Estonia : The bloody trace of Nazism, 1941-1944. Le document peut être trouvé à http ://common.regnum.ru/documents/eston.pdf

2. En 1950, le haut-commissaire américain en Allemagne, John J. McCloy, qui a plus tard accordé le pardon à tous les criminels de guerre nazis emprisonnés après les procès de Nuremberg, a commencé la « réhabilitation » officielle des divisions Waffen SS de la Baltique en déclarant qu'elles étaient « séparées » des SS nazis et n'étaient donc pas un mouvement qui avait été « hostile au gouvernement des États-Unis ». Il est bien connu que les impérialistes américains ont recruté des milliers de nazis après la Deuxième Guerre mondiale, par exemple avec l'Opération Paperclip, pour travailler au programme américain de missiles.

3. L'Estonie d'après 1991 est aussi notoire pour être le pays qui s'est le plus approché de l'apartheid, de tous les pays européens depuis 1945. L'Encyclopédie Colombus déclare : « Les Estoniens (Eestlanes) constitue environ 65 % de la population, les Russes près de 30 %, et il y a des minorités ukrainiennes, biélorusses et finlandaises. Depuis l'indépendance (1991), la citoyenneté est généralement limitée aux Estoniens de souche, une pratique grandement critiquée parce qu'elle nie les droits politiques et civils aux nombreux habitants parlant le russe. En 1993 les Russes de souche ont été officiellement déclarés étrangers. Les Russes ont été dépouillés de leur citoyenneté et leurs cartes d'identité portent maintenant l'étampe « étranger ».

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Une campagne pour réhabiliter un bourreau nazi

Alfred Rosenberg, qui est le sujet d'une exposition dans sa ville natale de Tallinn, en Estonie, a joué un rôle particulièrement insidieux comme principal idéologue nazi et propagateur des théories racistes, antisémites, du concept de Lebensraum (espace vital), qui justifiait l'agression et les occupations nazies, et du « christianisme positif », qui met l'accent sur l'aspect « d'organisation et de lutte » du christianisme, en particulier contre le judaïsme. Aux États-Unis, le christianisme positif a été adopté par les dominionistes évangélistes qui ont infiltré l'armée, ainsi que par les groupes suprémacistes blancs d'Identité chrétienne, dont certains ont également des liens avec les dominionistes, notamment le Posse Comitatus, l'Aryan Nation et l'organisation de Ruby Ridge.

Rosenberg était étudiant en Russie en 1917 lorsque la révolution bolchevique a éclaté et, bien entendu, il a soutenu la contre-

révolution. Il a rejoint les nazis en Allemagne en 1919, devenant un des premiers membres du parti nazi. Après l'agression nazie de l'Union soviétique en 1941, Rosenberg a été nommé ministre du Reich pour les territoires occupés de l'Est. Après la Deuxième Guerre mondiale, il a été jugé aux procès de Nurenberg et pendu comme criminel de guerre.

Le 9 août, Russia Today a publié un article sur cette exposition consacrée à Alfred Rosenberg. LML publie cet article ci-dessous.

Moscou critique Tallinn pour l'exposition sur « bourreau » nazi
- Russia Today, 9 août 2011 -

La Russie affirme que l'Estonie poursuit ses tentatives de ré-écrire l'histoire et de glorifier le nazisme en présentant ses crimes abominables comme « une lutte pour la libération nationale ».

Les événements récents en Estonie indiquent un refus ostensible de l'État balte d'accepter le jugement des procès de Nurenberg, affirme dans une déclaration publiée mardi le département de l'information et de la presse du ministère des Affaires étrangères de la Fédération russe.

Le département fait en particulier référence à l'exposition du Musée d'histoire estonienne consacrée à Alfred Rosenberg (1893-1946). Né à Tallinn, Rosenberg a été un membre influent du parti nazi en Allemagne et un des principaux architectes de l'idéologie. Il a dirigé le ministère des affaires étrangères du parti nazi et a été ministre du Reich pour les territoires occupés de l'Est. Reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, Rosenberg a été condamné à mort au procès de Nuremberg et exécuté en 1946.

Le ministère de la Culture de la république et les conservateurs du musée ont ignoré les protestations des minorités nationales au sujet de l'exposition, qui, selon le ministère russe des Affaires étrangères, est « une insulte à la mémoire des millions de civils qui ont été tués sur les ordres de ce bourreaux de Hitler ». Cela, affirme Moscou, indique le genre de compréhension historique que Tallinn cherche officiellement à inculquer à la société.

En juillet, la communauté juive d'Estonie a envoyé une lettre au ministre de la Culture pour se plaindre que l'exposition Rosenberg ne faisait aucune mention de ses crimes de guerre. La communauté a condamné l'exposition du Musée d'histoire comme celle du Gymnase Gustav Adolf pour leur glorification des crimes nazis.

Selon Moscou, la tenue annuelle, avec le soutien du ministère de la Défense d'Estonie, du jeu de simulation militaire Marche d'Erna (Erna Retk) dans l'ancienne république soviétique est encore une autre tentative de falsifier l'histoire. Le scénario du jeu est fondé sur les activités de sabotage du groupe Erna formé en août 1941 en Finlande par l'Abwehr, le renseignement militaire nazi et qui opérait à l'arrière de l'armée soviétique en 1941.

Le ministère russe a déclaré que les tentatives de faire passer les membres de ce groupe pour des « libérateurs de l'Estonie » sont « une mauvaise falsification des faits historiques ». Ces saboteurs participaient à une guerre d'agression du côté des puissances de l'Axe, qui étaient les ennemies de toutes les nations qui ont signé la Charte de l'ONU.

« Couvrir leurs crimes avec un vernis de « lutte pour la libération nationale » est une profanation », conclu le ministère.

(Traduction : LML)

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La Libye

Le Canada expulse des diplomates libyens

Le mardi 9 août, le gouvernement canadien a ordonné aux quatre derniers diplomates libyens de quitter le pays. Cinq diplomates ont déjà été forcés de quitter en mai dernier. En février, le Canada a rappelé son ambassadeur de Tripoli.

Le 8 août, le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, a émis la déclaration suivante :

« Le Canada déclare que tous les diplomates encore présents à l'ambassade de la Libye à Ottawa sont personae non gratae. Cette mesure prend effet immédiatement. C'est là le geste le plus récent que le Canada a posé pour isoler le régime Kadhafi et lui enlever toute légitimité.

« Ces personnes ont maintenant cinq jours ouvrables pour quitter l'ambassade et quitter le pays.

« Dans le cadre de la présente déclaration, nous coupons également l'accès de ces diplomates aux comptes de banque de l'ambassade. »

Ali Aujali, l'émissaire américain pour le Conseil national de transition (CNT), a annoncé que la CNT a écrit au gouvernement canadien pour demander qu'un émissaire du CNT prenne le relais dans ce qui est actuellement l'ambassade fermée de la Libye à Ottawa. « J'espère que nous aurons un [émissaire] nommé prochainement pour le Canada », a-t-il déclaré dans un entretien téléphonique avec Postmedia News. Le gouvernement canadien n'a pas confirmé si des émissaires du CNT reprendront l'ambassade de la Libye à Ottawa. Sufyan Maghur, qui est le représentant provisoire du CNT pour le Canada, est en pourparlers avec le gouvernement sur la question d'avoir un émissaire officiel du CNT.

Baird a assisté le 15 juillet, à Istanbul, à la réunion du Groupe de contact auto-proclamé sur la Libye, après quoi différents pays de l'OTAN et alliés ont déclaré le CNT la seule autorité légitime en Libye. Depuis, divers pays de l'OTAN et alliés, comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Arabie saoudite, ont expulsé les diplomates du gouvernement libyen de leurs ambassades respectives et font maintenant affaire avec les émissaires du CNT.

Le Canada joue un rôle important dans l'agression de l'OTAN contre la Libye. Ottawa a fourni six avions de combat F-18 et une frégate, et la mission de l'OTAN est dirigée par un général canadien. Un officier supérieur des Forces canadiennes, le major-général Jonathan Vance, a déclaré que les avions canadiens effectuent environ 6 % des sorties militaires durant la mission, y compris environ 8 % des frappes d'attaque et la part du lion des patrouilles de surveillance maritime.

(Global Research, AFP, ministère des Affaires étrangères et Commerce international, Globe and Mail, Press TV)

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Échecs des rebelles, multiplication
des crimes de l'OTAN


Des maisons détruites par les frappes aériennes de l'OTAN dans le village de Majer, à environ 600 km à l'ouest de Tripoli

Les crimes de guerre de l'OTAN continuent en Libye. On rapporte que le nombre de morts parmi les civils et les destructions d'infrastructure se multiplient alors que les bombardements de l'OTAN s'intensifient dans les régions que les « rebelles » armés du Conseil national de transition de (CNT) tentent d'enlever au gouvernement libyen. Les frappes de l'OTAN sont dans l'ensemble conçues pour apporter un soutien aérien aux soi-disant progrès des rebelles dans ces régions, tout en affaiblissant la capacité du peuple libyen à résister par la destruction des infrastructures de base dont il dépend. Les soi-

disant rebelles ont tenté en vain pendant des semaines d'atteindre la capitale Tripoli, saisissant les zones environnantes, comme Zliten et les villages à proximité.

Les crimes de l'OTAN

Le 5 août, les missiles aériens de l'OTAN ont frappé un hôpital pour enfants à Zlitan, où les rebelles essuient échec après échec dans leurs tentatives de prendre la ville. Au moins 50 enfants ont été tués dans cette seule attaque. Il y a une semaine, les « rebelles », avançant à partir de Misrata vers Zliten (d'où ils espèrent atteindre finalement Tripoli), ont atteint le centre-ville pour se voir aussitôt forcés de se retirer jusqu'à la périphérie.

Des crimes semblables ont été signalés dans les régions avoisinantes. Moussa Ibrahim, porte-parole du gouvernement libyen, a déclaré aux journalistes que le 8 août les frappes aériennes de l'OTAN ont ciblé le village de Majer, situé à 10 km au sud de Zlitan. Quatre-vingt-cinq villageois ont été tués dans cette attaque, dont 33 enfants, 32 femmes et 20 hommes dans ce qu'Ibrahim a décrit comme un « massacre » de civils. L'attaque de l'OTAN visait à aider les « rebelles » à rejoindre par le sud la ville de Tripoli, toujours détenue par le gouvernement. Le colonel Mouammar Kadhafi, chef du gouvernement libyen, a déclaré que les puissances euro-américaines seront tenues responsables de ce « massacre horrible commis par l'OTAN », selon l'agence de nouvelles officielle Jana.

Entre-temps, des journalistes sur le terrain rapportent une intensification des bombardements aveugles de l'OTAN, les 8 et 9 août, dans les zones civiles de Tripoli, Zliten et de nombreuses autres villes. Le porte-parole tribal lybien dans ces zones a juré de combattre les forces du CNT advenant qu'elles se déplacent vers l'ouest, contre Tripoli, à partir de leur position à Misrata. Depuis qu'il a été signalé que le Conseil tribal suprême libyen a publié une proclamation pour le Sommet africain condamnant l'OTAN et le CNT et jurant d'expulser les croisés pour de bon, on rapporte que des chefs tribaux promettent de poursuivre la lutte contre le CNT dans toutes les zones dont il prend le contrôle. De même, des protestations et des manifestations contre l'OTAN et le CNT se poursuivent à travers le pays, notamment dans les zones détenues par le CNT.

Par ailleurs, Tripoli et ses environs connaissent actuellement des pannes d'électricité dues aux bombardements de l'OTAN. Les installations gazières de Zliten, où l'électricité est produite pour Tripoli, ont été paralysées à la suite des bombardements aériens de l'OTAN. Deux tours de transmission d'électricité, respectivement à Jalo et Ojala, ont également été délibérément attaquées par l'OTAN. Une centrale électrique à Tiji, que le gouvernement libyen est maintenant en train de réparer, a également été bombardée. L'objectif de l'OTAN est de créer des pénuries d'électricité dans le cadre de sa guerre psychologique contre le peuple libyen et sa résistance à l'intervention étrangère.

(Global Research, Xinhua, AFP, Yahoo Canada)

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Les victimes de la guerre chimique des États-Unis
au Vietnam doivent être indemnisées

Aujourd'hui est le 50e anniversaire du début du programme de guerre chimique au Vietnam et le gouvernement américain n'a toujours pas offert des mesures de compensation suffisantes. L'agent orange, l'un des héritages les plus honteux de la guerre du Vietnam, continue d'empoisonner le Vietnam et les gens exposés aux produits chimiques ainsi que leur progéniture.

Le projet de loi HR 2634 (2011) d'indemnisation des victimes de l'agent orange que Bob Filner, représentant de la Californie, vient récemment de présenter devant la Chambre des représentants, permettra d'offrir une aide cruciale en termes de services sociaux et de santé aux Vietnamiens, Vietnamo-Américains et autres victimes de l'agent orange.

De 1961 à 1971, environ 70 millions de litres d'herbicides, principalement l'agent orange, ont été pulvérisés sur les régions du sud du Vietnam. La majeure partie de ces régions a été contaminée à la dioxine, une substance chimique mortelle. La dioxine cause diverses formes de cancers, de maladies liées à la reproduction, de déficiences immunitaires, de carences du système endocrinien, de dommages au système nerveux et d'infirmités physiques et développementales.

Plus de trois millions de personnes au Vietnam et des milliers d'anciens combattants, leurs enfants et des Vietnamo-Américains aux États-Unis ont été atteints de maladies et d'invalidités ou sont morts des effets de l'agent orange/dioxine.

Des Vietnamiens d'au moins trois générations nés depuis la guerre souffrent maintenant d'infirmités dues à l'exposition de leurs parents à l'agent orange ou d'une exposition directe dans l'environnement. L'organisation représentant les victimes du Vietnam, l'Association vietnamienne des victimes de l'agent orange/dioxine, ont mis en place des « villages de paix » pour soigner des personnes gravement infirmes mais il y a un besoin encore plus important pour de telles installations et services. Des résidus de dioxine dans le sol, les sédiments et les denrées alimentaires continuent d'empoisonner beaucoup de personnes dans 28 « points chauds » au sud du Vietnam.


Protestations aux États-Unis pour exiger que justice soit faite pour les victimes de l'Agent orange

De nombreux anciens combattants américains souffrent des effets de l'agent orange en raison de leur exposition au Vietnam, tout comme leurs enfants et petits-enfants. Des Vietnamo-Américains exposés directement à l'agent orange et leur progéniture souffrent des mêmes problèmes de santé.

Le projet de loi, parrainé par le représentant Filner, dont le texte a été préparé avec le soutien de la Campagne vietnamienne de soutien et de responsabilité face à l'agent orange, définit les « victimes » comme « toute personne qui est un ressortissant vietnamien, vietnamo-américain ou un ancien combattant des États-

Unis qui a été exposé à l'agent orange, ou la descendance d'un tel individu, et qui a une maladie ou invalidité liée à cette exposition ». En plus de compenser les victimes de l'agent orange, le projet de loi HR 2634 propose également de nettoyer les points chauds toxiques au Vietnam.

Une disposition du projet de loi prévoit l'élargissement des programmes et la recherche au profit des anciens combattants américains et de centres médicaux « conçus pour répondre aux besoins médicaux des descendants des anciens combattants de l'époque du Vietnam ». Cela crée une présomption selon laquelle certaines anomalies congénitales, dont les enfants et petits-enfants des victimes exposées souffrent, seraient considérées comme le résultat d'un contact avec l'agent orange.

Si le gouvernement américain a commencé à financer le nettoyage de l'environnement au Vietnam, il refuse toutefois de reconnaître sa pleine responsabilité pour les plaies de la guerre et d'offrir une aide adéquate aux Vietnamiens, Vietnamo-Américains et aux victimes américaines de la dévastation causée à l'environnement et à la santé par l'agent orange.

Il y a eu quelques indemnisations d'anciens combattants américains victimes de l'agent orange mais pas assez. En dépit de la promesse de 3,25 milliards $US en 1973 du président Richard Nixon pour venir en aide à la reconstruction du Vietnam « sans conditions préalables », les victimes vietnamiennes et vietnamo-américaines de la guerre chimique menée par les États- Unis au Vietnam n'ont pas reçu un centime de compensation.

Cinquante ans est assez long. Il est grand temps d'indemniser les victimes de ce chapitre honteux dans notre histoire. Le projet de loi HR 2634 contribuera à faire cela.

Notes

1. http ://www.govtrack.us/congress/billtext.xpd ?bill=h112-2634

Marjorie Cohn est professeure de droit au Thomas Jefferson School of Law et coordonnatrice de la Campagne de soutien et de responsabilité face à l'agent orange (www.vn-agentorange.org ). (Traduction : LML)

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La Corée

La libération de la Corée du Japon


Détail du Grand Monument de Mansudae à Pyongyang, commémorant l'héroïsme des patriotes coréens
dans la guerre contre le Japon. (Brian Hughes)

À l'occasion de la libération de la Corée de l'impérialisme japonais, le 15 août 1945, la Mission permanente de la République populaire démocratique de Corée aux Nations unies a émis une déclaration pour souligner la signification de cette journée, un tournant historique qui a libéré le peuple coréen de l'esclavage colonialiste des impérialistes japonais, lui permettant d'ouvrir toute grande la voie du développement indépendant, seul maître à bord de l'État et de la société.


Kim Il sung (milieu arrière) avec une guérilla de l'armée anti-japonaise.

Il y a soixante-six ans, suite à la défaite des impérialistes japonais, le peuple coréen, sous la direction du président Kim Il Sung, a fait oeuvre de pionnier en créant un socialisme centré sur le peuple et basé sur la philosophie du juche. Le juche est l'idéologie qui guide la RPDC basée sur la théorie et les principes mis de l'avant par le président Kim Il Sung à partir de l'expérience de la guerre antijaponaise et du droit de la RPDC de défendre son indépendance depuis ce jour. Le principe sous- jacent du juche, explique la déclaration, est que les masses du peuple sont les maîtres et la force motrice de la révolution et de la construction. La RPDC a adhéré avec conséquence à l'idéologie du juche telle qu'elle se manifeste dans sa politique indépendante, son économie autosuffisante et sa défense nationale autonome. Entre-temps, le Parti du travail de Corée a été construit et érigé en un parti qui assume la responsabilité de l'avenir du peuple – sous un gouvernement qui veille sur chaque ménage, qui assure les moyens de subsistance du peuple et qui garantit que l'Armée populaire de Corée est le défendeur de la liberté et du bonheur du peuple.

En dépit de toutes les pressions exercées pour qu'elle abandonne cette indépendance remportée de haute lutte et son système socialiste, la RPDC a, de façon consistante, adhéré à la bannière du socialisme. Son peuple a vigoureusement défendu son idéologie, son système et sa cause sur une longue période de 66 années, ne s'éloignant jamais de la voie de son choix, celle du socialisme, et le faisant avec une dignité et une fierté indomptables.

Au cours des 66 années suivant la libération, le peuple coréen a vigoureusement défendu la souveraineté du pays et de la nation, affirme la déclaration. Cela comprend la défaite des États-Unis lors de la guerre de Corée (1950-1953), ce pays qui s'était vanté d'être le plus « puissant » au monde. Au cours des décennies qui ont suivi, le peuple coréen a contrecarré à chaque étape les menaces militaires des impérialistes, les provocations bellicistes, le blocus économique et les sanctions, et les efforts pour miner la RPDC de l'intérieur. Ainsi, il a défendu avec succès sa souveraineté nationale. Fort de cette expérience, il a conclu de façon définitive que la seule façon de contrecarrer la politique intransigeante de l'impérialisme est de mettre de l'avant une politique encore plus intransigeante, dit la déclaration.

Comme tel, le chantage nucléaire continu des États-Unis contre la RPDC était tel que celle-ci a dû créer son propre système nucléaire de dissuasion afin de confronter les menaces et les exercices de guerre. Elle développe présentement sa force dissuasive, explique la Mission permanente de la RPDC aux Nations unies, ajoutant que cette position de principe s'est méritée l'appui de la communauté internationale puisqu'elle ne sert pas qu'à défendre l'indépendance nationale de la Corée mais aussi la paix à l'échelle mondiale.

Au cours des 66 dernières années depuis la libération de la Corée le peuple coréen a édifié une solide fondation politique et économique permettant d'assurer son bien-être et sa prospérité, explique la Mission permanente. Au lendemain de la libération, la RPDC a mis en oeuvre des réformes démocratiques comprenant la mise en place d'une réforme agraire, des lois pour défendre les droits des travailleurs et pour défendre l'égalité homme-femme. Elle a aussi entrepris la nationalisation des principales industries. Dans un court lapse de quatre à cinq ans, le peuple coréen a complété la remise sur pied de l'économie sur les débris de la guerre de Corée ainsi que la transformation socialiste des rapports de production dans les communautés urbaines et rurales, établissant ainsi le système socialiste de façon intégrale en 1958.

Elle a aussi réalisé la tâche historique de l'industrialisation dans une période aussi courte que 14 ans, transformant un pays agraire colonial en un pays industriel socialiste développé.

Fondée fermement sur cette conception du monde qui prône l'autonomie, le bien-être du peuple, la souveraineté et le socialisme, la RPDC accomplit de vigoureux progrès dans l'édification d'une nation florissante. La Mission permanente fait valoir qu'en dépit de la récente crise financière affectant le monde entier, au cours de la récente période, la RPDC a réussi le lancement de son deuxième satellite artificiel, le Kwangmyongsong No. 2, et a vu sa production accroître plus que jamais grâce à l'utilisation d'une technologie de commande numérique par ordinateur et en perfectionnant le système de production d'acier sans coke sur la base du juche.

L'année 1212 sera le centenaire de la naissance du président Kim Il Sung, le père de la Corée socialiste. Dirigé par Kim Jong Il et grâce au dévouement du peuple envers le projet d'édification nationale socialiste, la RPDC soulignera cet important anniversaire en s'affirmant en tant que nation socialiste florissante, expression d'un ensemble de victoires s'échelonnant sur 66 ans et rendues possibles grâce à la défaite des impérialistes japonais et de tout autre intrus étranger.

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Lettre ouverte aux autorités des États-Unis
et de la Corée du sud

Les autorités des États-Unis et de la Corée du sud ont l'intention d'organiser à nouveau une provocation en allant de l'avant avec leurs exercices militaires conjoints « Ulji Freedom Guardia », du 16 au 26 août, en dépit du désir unanime des peuples au pays et à l'étranger que règne la paix dans la péninsule coréenne.

Puisque de telles activités provoquent de nouveaux dangers de guerre dans la péninsule, le 7 août la mission Panmunjom de l'Armée populaire coréenne (APC) a fait parvenir aux autorités des États-Unis et de la Corée du sud la lettre ouverte qui suit, reflétant la volonté unanime de l'armée et du peuple de la RPDC :

La paix est ce que désirent sans fléchir l'armée et le peuple de la RPDC.

Cependant, il y a plusieurs années, la situation sur la péninsule a donné lieu à l'incertitude après que l'état fragile de l'armistice eut été mis à rude épreuve.

Cette situation est la conséquence d'une politique hostile de la part des États-Unis envers la RPDC, d'un grand écart entre leurs paroles et leurs gestes, et de la politique anti-RPDC de confrontation des autorités de la Corée du sud, fidèles aux ordres des États- Unis. Elle est aussi un produit direct de l'hystérie de plus en plus ouverte fomentée par les militaires hostiles à la Corée du nord.

La mission « Ulji Freedom Guardian » est partie intégrante de cette hystérie favorable à une guerre d'agression contre le nord.

Cette situation est évidente du fait que les propos belliqueux des deux parties donnent lieu à de dangereuses manoeuvres de guerre planifiées par les États-Unis et les bellicistes militaires de la Corée du sud conformément à un nouveau scénario révisé et augmenté ayant pour cible la Corée du Nord. Ceci est confirmé par le fait que les exercices conjoints prévus seront des manoeuvres de guerre nucléaire à grand déploiement, utilisant des armes modernes, y compris des méthodes perfectionnées d'attaque nucléaire, d'immenses forces d'agression et même des instances administratives locales et des entreprises non gouvernementales.

Nous tenons à souligner que la tenue de tels exercices bellicistes irresponsables se fera en dépit du fait que ses organisateurs sont sans doute conscients du ressentiment et de la haine qui animent les soldats et le peuple de la RPDC et de leur détermination à ne pas laisser sans riposte les provocations odieuses des bellicistes militaires de la Corée du sud.

La mission Panmunjom de l'APC est autorisée à exiger des autorités des États-Unis et de la Corée du sud les demandes de principe suivantes, à la lumière de la grave situation qui règne présentement :

1. Les autorités des États-Unis et de la Corée du sud devraient démontrer à la RPDC leur volonté de dénucléariser la péninsule coréenne par une décision audacieuse d'annuler les exercices militaires conjoints prévus.

Si elles mettent à exécution leurs actions de chantage en mobilisant leur groupe de porte-avions nucléaires et leur corps aérien de frappe nucléaire stratégique, tout en exigeant de l'autre partie qu'il fasse preuve de sincérité envers la dénucléarisation, ce sera une violation du principe de dénucléarisation réciproque.

La dénucléarisation de la péninsule coréenne ne peut être unilatérale.

La seule dénucléarisation envisageable ne peut être que globale et équitable et doit comprendre le retrait des menaces nucléaires contre la RPDC.

L'armée et le peuple de la RPDC ne ressemblent plus à ceux du passé. Ils ne cachent pas le fait qu'ils ont à leur disposition une capacité de dissuasion nucléaire dont la puissance est suffisante pour les protéger.

Si l'autre partie déclenche une guerre nucléaire, la RPDC est prête à riposter par le nucléaire. C'est une déclaration solennelle.

Les autorités des États-Unis et de la Corée du sud ont intérêt à se rendre compte que la situation n'est plus la même et à comprendre de quel bois se chauffe son rival. Elles devraient démontrer aux yeux du monde leur intérêt à dénucléariser la péninsule en annulant les exercices de guerre nucléaire prévus.

2. En annulant les exercices, les autorités des États-Unis et de la Corée du sud devraient prendre la décision à la fois pratique et audacieuse de remplacer le système d'armistice par un mécanisme de maintien de la paix dans la péninsule coréenne.

La guerre et la paix ne font pas bon ménage.

Il n'y a rien de plus éhonté que ces tactiques de duplicité fatiguées consistant à préparer la guerre en catimini tout en prétendant à la paix et au dialogue.

La répétition annuelle de telles provocations militaires que sont le « Ulji Freedom Guardian » ne feront que nourrir le sinistre cycle de méfiance et de confrontation qui ne peut que mener à la guerre.

Les États-Unis et la Corée du sud se trompent sérieusement s'ils pensent qu'ils seraient en sécurité advenant une guerre dans la péninsule coréenne.

Si une guerre éclate, la RPDC abandonnera la ligne de démarcation militaire et établira la réunification nationale, selon le voeu le plus cher à la nation. À ce sujet, la RPDC est confiante et optimiste.

Si les États-Unis sont vraiment intéressés à remplacer le système d'armistice par un mécanisme de maintien de la paix, ils devraient, en tant que grande puissance, faire connaître leurs intentions de façon pratique à domicile et à l'étranger en annulant les manoeuvres militaires conjointes, au moins pour cette année.

3. Les autorités des États-Unis et de la Corée du sud devraient de façon officielle démontrer leur intérêt à normaliser les relations RPDC-États-Unis et entre les deux Corée en annulant les exercices militaires conjoints prévus. Le processus de normalisation devrait débuter sur la base de mettre un terme aux relations hostiles.

Lancer des appels à la réconciliation, à la coopération et à de meilleures relations pour ensuite organiser des exercices de guerre pour nuire à l'autre est le comble de la malhonnêteté.

Les États-Unis ont éveillé une rancune sans bornes chez les Coréens, et les autorités sud-coréennes ont mis fin à l'ère du 15 juin, causant des souffrances sans nom au peuple. Mais l'armée et le peuple de la RPDC sont prêts à tout subordonner à la grande cause de la paix, de la réunification, de la réconciliation et de la coopération.

Ce serait une erreur politique de la part des autorités des États-Unis et de la Corée du sud de mal jauger la volonté de la RPDC.

Ce 15 août [le 66e anniversaire de la libération de la Corée du colonialisme japonais] devait offrir l'occasion d'un tournant décisif dans l'amélioration des relations entre le nord et le sud. Compte tenu des attentes publiques élevées à cet égard, la perspective de relations plus harmonieuses serait irrémédiablement détruite si [les États-Unis et la Corée du sud] commençaient les exercices militaires conjoints contre la RPDC dès le 16 août.

À parler franc, en ce qui concerne améliorer les relations entre la RPDC et les États-Unis et les relations entre les deux Corée, le temps devient plus pressant pour les États-Unis et la Corée du sud que pour la RPDC.

La RPDC a poursuivi son chemin, même sans avoir normalisé ses relations avec les États-Unis et la Corée du sud, et, de même, elle s'épanouira et améliorera son sort à l'avenir.

Les États-Unis et la Corée du sud doivent, de façon officielle, faire connaître publiquement leur volonté d'annuler les exercices militaires menés contre l'armée et le peuple de la RPDC, s'ils tiennent à normaliser les relations avec la RPDC.

L'armée et le peuple de la RPDC ne bronchent pas dans leur volonté et leur décision de s'opposer avec fermeté aux dits exercices.

Les autorités des États-Unis et de la Corée du sud devraient réfléchir et agir avec discrétion et avec sagesse alors que le dialogue et la confrontation, la paix et la guerre, sont à la croisée des chemins.

L'armée et le peuple de la RPDC espèrent une réponse positive à leur juste demande.

(Korea Central News Agency)

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Cuba

Le Parti communiste consolide
le travail de son VIe Congrès

Après une minute de silence à la mémoire de Frank Pais Garcia, Raul Pujols Arencibia et de tous ceux qui ont donné leur vie dans la lutte révolutionnaire de Cuba, le Comité central du Parti communiste de Cuba a tenu sa deuxième session plénière le 30 juillet, le jour des Martyrs de la Révolution cubaine. Le premier secrétaire du Parti, le président Raul Castro Ruz, a présidé les instances.

José Ramon Machado Ventura, deuxième secrétaire du Parti, a présenté un rapport décrivant ce qui a été fait dans chaque province pour donner suite aux questions discutées au VIe Congrès et pour mettre en place tout ce qui est nécessaire pour la mise en oeuvre des lignes politiques directrices telles qu'approuvées au congrès et en préparation de la Conférence nationale du Parti prévue pour le 28 janvier 2012.

Machado Ventura a expliqué que le travail a été mené sur la base du principe que le Parti ne se prête qu'aux fonctions ou aux missions fixées par ses statuts et par ses normes. Il a souligné que l'organisation a la responsabilité, d'abord et avant tout, d'encadrer efficacement l'activité économique, afin d'alerter les autorités de tout ce qui pourrait affecter la réalisation des plans ou des projets à portée sociale, et ce, de façon opportune, appuyée d'arguments solides, du niveau local jusqu'aux niveaux supérieurs.

Il a réitéré la nécessité d'exiger de tous, qu'ils soient membres du Parti ou pas, qu'ils mènent à bien leurs fonctions. En ce sens, il a dit que toute autocritique qui ne cherche essentiellement qu'à se justifier ne sera pas acceptée. Il en sera de même pour les engagements pris mais non respectés d'une année à l'autre, que ce soit au niveau de l'administration ou du Parti.

Il a souligné l'importance d'exiger avec fermeté des explications lorsque quelque chose n'a pas été fait au moment opportun. Qui sont les personnes responsables ? Quelles mesures sont prises pour remédier à la situation ? Quels sont les résultats à l'heure actuelle ? Quel est l'échéancier fixé pour trouver une solution ? Seulement ainsi le Parti pourra-t-il jouer son rôle.

Machado Ventura a aussi rendu rapport sur les assemblées provinciales du Parti, les plénières élargies des comités municipaux et les réunions des secrétaires généraux des organisations de masse, ainsi que sur les discussions ayant lieu dans les organisations de base du Parti dans les milieux de travail. Au cours de toutes ces rencontres, a-t-il dit, différentes difficultés éprouvées par l'économie ont été abordées de façon critique et opportune, toujours selon les caractéristiques de chaque région.

En même temps, les participants à ces réunions ont reconnu la nécessité de mettre au point la formation et le soutien des cadres conformément aux présents efforts pour renforcer les liens avec la communauté et éliminer les méthodes bureaucratiques, le manque de créativité, la tendance à la réunionite et la passivité et le conformisme qui font de plusieurs dirigeants des personnes qui font seulement ce que leur supérieur leur dit de faire.

« Afin d'atténuer les difficultés qui se sont manifestées au niveau local, il est d'abord nécessaire de changer la façon de penser et d'agir des cadres, qu'ils travaillent au sein du Parti, de l'État ou du gouvernement », a-t-il dit.

En dernier lieu, il a souligné l'importance de consolider chaque étape et chaque mesure adoptées, afin d'honorer les décisions prises par le VIe Congrès.

Marino Murillo Jorge, membre du Bureau politique et responsable de la Commission permanente de mise en oeuvre et de développement, a aussi présenté un bilan à la session plénière, expliquant que la mise en oeuvre des lignes politiques directrices telles qu'approuvées au VIe Congrès est un processus continu. Il en va de même pour le progrès réalisé à perfectionner la structure ainsi que le fonctionnement de l'administration gouvernementale et centrale à divers niveaux.

Dans la même veine, Murillo Jorge, qui est aussi vice-président du Conseil des ministres, a expliqué les principes qui sont le fondement du plan quinquennal de la Commission, les tâches déjà en cours, les décisions économiques qui n'exigent aucun changement législatif et les politiques qui sont présentement à l'étape de l'enquête et du développement.

Murillo Jorge a aussi souligné que le travail de la Commission ne supplante pas la responsabilité de tout autre organisme ou entité. Il a fait valoir à la plénière que c'est une question de principe que la Commission soit à l'écoute de toutes les opinions sur une question donnée dans le but d'atteindre un consensus.

Ici, Raul a souligné que toute divergence d'opinion serait analysée et ne serait pas écartée entièrement, afin d'assurer la tenue d'une discussion ouverte ou chacun exprime ce qu'il pense et ce qu'il veut.

Adel Yzquierdo Rodriguez, membre du Bureau politique et ministre de l'Économie et de la Planification, a informé la plénière du Comité central de l'etat de la performance de l'économie pour la première moitié de l'année. Les thèmes touchés lors de la récente réunion du Conseil des ministres ont aussi été examinés.

Pour ce qui est du développement du plan, Raul a réitéré la nécessité de mieux préparer ceux qui sont responsables de l'élaborer, puisque, comme la récente période l'a fait ressortir, des faiblesses continuent de se manifester par suite, dans plusieurs cas, d'un manque d'expérience.

Une fois de plus, le premier secrétaire du Parti a souligné l'importance de changer les méthodes et les habitudes de travail. Dans la période actuelle, celles-ci empêchent souvent de corriger les erreurs. « Nous ne pouvons permettre que des malentendus de tout genre puissent entraver la tâche gigantesque que nous devons accomplir », a-t-il déclaré.

(Traduction : LML)

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La nouvelle session du Parlement cubain affirme les changements pour renforcer la révolution socialiste

L'Assemblée nationale du Pouvoir populaire de Cuba a ouvert la 7e période de sessions de sa 7e législature, le 1er août, au Centre des conférences internationales de La Havane. Ceci marque la première session de l'Assemblée nationale depuis que le Parti communiste de Cuba a tenu en avril son historique VIe Congrès qui a jugé de manière sobre l'économie de Cuba, après une large consultation de la population, et a proposé de nombreux changements importants à l'économie pour renforcer la Révolution.

Le premier jour de la nouvelle session, le Parlement a soutenu et approuvé les orientations de la politique économique et sociale du projet de programme du Parti, telles qu'approuvées par le VIe Congrès. Les parlementaires ont parlé des orientations comme d'un élément essentiel pour le travail de tous les organismes et fonctionnaires de l'État et du gouvernement, et pour le peuple.

En présentant la proposition, José Luis Toledo, le président de la Commission des affaires constitutionnelles et juridiques, a déclaré que le congrès du parti a été précédé d'un vaste processus de consultation de masse. Prensa Latina rapporte que plus de 8 913 000 Cubains, lors de plus de 163 000 réunions, ont participé à la discussion des orientations, durant lesquelles il y a eu plus de trois millions d'interventions.

La politique économique repose sur le concept que le socialisme signifie l'égalité des droits et des chances pour tous les citoyens, et non pas l'égalitarisme. Les nouvelles orientations soulignent le principe que la société socialiste cubaine ne laissera personne sans défense, a dit Toledo.

Divers ministères et comités ont fait rapport sur les travaux entrepris pour améliorer leur efficacité et leur performance et les mesures visant à éliminer la corruption en vue d'améliorer la situation du peuple et de mieux répondre aux besoins exprimés.

La ministre des Finances et des Prix, Lina Pedraza, dont le rapport au Parlement revoyait l'exercice budgétaire de l'État pour l'année dernière, a noté que, en 2010, pour la première fois, une vérification comptable de l'ensemble du système budgétaire du pays a été réalisée. Il s'agit de toutes les provinces, les cinq organes de l'administration centrale de l'État et du ministère des Finances et des Prix.

En ce qui concerne les revenus, les problèmes trouvés incluent l'indiscipline financière, l'insuffisance des mécanismes de contrôle de surveillance et les restrictions dans les actions systématiques nécessaires pour garantir un respect rigoureux des conditions et des plans convenus. Elle a souligné que les rapports de l'exercice budgétaire provenant de différents paliers manquent de propositions de mesures pour accroître l'efficacité des dépenses publiques.

Le chef de la Commission des affaires économiques du Parlement, Osvaldo Martinez, a fait l'éloge de la gestion du budget de l'État et du contrôle des dépenses durant les dernières années. Il a également salué la vérification comptable comme un moyen d'identifier les problèmes et leur trouver des solutions en minimisant les dommages possibles à l'économie du pays.

Les réalisations économiques mises en lumière


Le président cubain Raul Castro et le vice-président José Ramon Machado

Le président Raul Castro a prononcé le discours de clôture à la session plénière du premier jour de la nouvelle session du Parlement, dans lequel il expose les résultats satisfaisants qui ont conduit à la croissance de l'économie de 1,9 % d'ici la fin de juin.

Parmi les secteurs en difficulté, Raul Castro a mentionné l'agriculture, l'alimentation, le fer et l'acier, et les secteurs industriels légers et des matériaux de construction, en raison d'erreurs dans la planification et d'insuffisances de la part des administrateurs.

Il a également déclaré que durant les six premiers mois de 2011, l'efficacité énergétique de l'économie s'est améliorée, la production de pétrole brut a augmenté et l'arrivée de touristes étrangers a augmenté.

Il a souligné que le volume des exportations a augmenté alors que celui des importations a diminué et qu'ils sont parvenus à enrayer la détérioration de la production de sucre.

Quant aux problèmes que réserve l'avenir, le président a énuméré la persistance de la crise financière mondiale, la hausse du prix des aliments et du carburant et des restrictions imposées à Cuba pour l'obtention de nouveaux financements.

Il a également appelé à l'amélioration de la direction dans les organismes et les institutions et à l'intensification de la requalification des dirigeants et gestionnaires à tous les niveaux afin de se conformer aux orientations de la politique économique et sociale approuvées par le Congrès du Parti communiste.

Appel à une changement de conception pour transformer le pays
et garantir le caractère irrévocable du système socialiste

Le président a également souligné que c'est une époque différente de celle des premiers jours de la Révolution et que l'échec à rénover la façon de penser a causé des dommages au peuple et à la Révolution.

Il donne l'exemple d'une fonctionnaire qui est également membre du Parti communiste injustement démise de son poste pour ses croyances religieuses. Raul Castro a défini le geste de ceux qui l'ont démise de ses fonctions comme étant une violation flagrante des droits humains tels qu'enchâssés dans la Constitution et approuvés par les congrès du PCC, qui garantissent l'accès aux postes à tous les citoyens indépendamment de leur race ou de leurs croyances religieuses.

« Nous avons rappelé plus d'une fois que notre pire ennemi n'était pas l'impérialisme, et encore moins les gens qui travaillent à sa solde sur notre territoire. Ce sont nos propres erreurs, et que si ces erreurs sont analysées en profondeur et avec honnêteté, elles nous serviront de leçon pour ne pas les répéter », a-t-il dit.

Le président a dit qu'il nous faut revoir définitivement toute cette vision étroite et exclusive et l'adapter à la réalité émanant des décisions du VIe Congrès.

Les tentatives des ennemis de Cuba d'attiser des conflits entre les croyants et le processus révolutionnaire ont échoué car les plus humbles croyants cubains ont soutenu la Révolution, a-t-il noté.

« [...] Des attitudes comme celles critiquées ici, vont à l'encontre de notre principal arme pour consolider l'indépendance et la souveraineté nationale, qui est l'unité de la nation », a-t-il dit.

Mise à jour de la politique d'immigration

Le président Castro a également annoncé que l'Assemblée nationale travaille à la mise à jour de la politique d'immigration actuelle en reformulant et élaborant l'ensemble des normes de réglementation dans cette sphère, en les adaptant aux conditions du présent et de l'avenir prévisible.

« Nous faisons ce pas comme une contribution à l'élargissement des liens de la nation avec la communauté d'émigrés, dont la composition a radicalement changé par rapport aux premières décennies de la Révolution (...) », a déclaré Raul Castro.

Il a réitéré que la nation se trouve sur la voie de la rénovation des décisions qui ont joué un rôle à un certain moment dans le temps mais sont maintenant dépassées.

Le président a rappelé comment, à cette époque, le gouvernement américain a offert la protection aux criminels, terroristes et traîtres de tous genres de la dictature de Fulgencio Batista, et a encouragé l'exode des professionnels.

Il a noté que la plupart des émigrants cubains actuels sont motivés par des raisons économiques et la plupart sont fidèles à leur famille et leur patrie.

Le président a souligné que Cuba est le seul pays au monde dont les citoyens sont autorisés à séjourner et à travailler sur le territoire américain sans aucun type de visa en vertu de de la Cuban Adjustement Act de 1966.

Il a souligné comment cette question sensible a été l'objet pendant des années de manipulations par les politiciens et les médias dans une tentative de discréditer la Révolution et de créer un conflit avec les Cubains qui vivent à l'étranger.

La demande que les États-Unis mettent fin au traitement revanchard
contre les anti-terroristes cubains

Durant la même session plénière, une déclaration a été adoptée exigeant la fin du traitement injuste et illégal subi par l'anti-terroriste cubain Gerardo Hernandez, emprisonné aux États-Unis depuis près de 13 ans. L'équipe de défense de Gerardo poursuit actuellement en son nom une demande d'habeas corpus et la déclaration dénonce les nouveaux obstacles et difficultés auxquels fait face Gerardo pour communiquer avec ses avocats et les agents consulaires cubains.

Les parlementaires cubains appellent également leurs collègues du monde entier à renforcer leur solidarité pour tout pour exiger une fois pour toute la liberté pour Gerardo et ses quatre compatriotes, Ramón Labañino, René Gonzalez, Antonio Guerrero et Fernando Gonzalez.

(Granma international, CubaDebate, Prensa Latina)

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Bulletin du 15 août 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca