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La lutte pour
les droits de tous
Les droits des retraités de GM doivent
être respectés
| Audiences
sur la proposition de règlement
Tribunal de l'Ontario
Les
24 et 26 août – 10 h
Osgoode Hall, 130 rue Queen O., Toronto
Tribunal du Québec
Les
29 et 30 août – 9 h 30
Palais de justice du 1, rue Notre-Dame
Est, Montréal, Québec,
pièce 17.09
|
Les
gouvernements doivent exiger que GM rendent
des comptes
et garantir que la Fiducie de soins de
santé de GM soit intacte
et renouvelable !
Il
est de la responsabilité des
gouvernements fédéral, ontarien et
québécois de défendre les
droits des retraités de GM.
Les trois niveaux de gouvernement, avec la
société mère de GMC aux
États-Unis, sont responsables de cette
débâcle de la Fiducie de
soins de santé (FSS) permettant à
GMC et à sa filiale au Canada de
contourner leurs obligations sociales envers les
retraités. GMC et
les gouvernements ont extorqué des
concessions des travailleurs à
l'emploi actuel de GM. Ceux-ci ont voté
l'acceptation d'un contrat de
concessions le 9 juin 2009. Ce contrat de
travail et d'autres qui
ont suivi ont réduit les obligations
sociales de GMC et de sa
filiale canadienne envers les travailleurs
partant à la retraite après
le 8 juin 2009. Ils ont aussi réduit
la réclamation des
travailleurs actifs à ce qu'ils
produisent. GM et d'autres monopoles
étasuniens de l'auto ont aussi
réduit leur production de
véhicules
et leur niveau d'emploi au Canada, de sorte
qu'il y a moins de valeur
ajoutée disponible pour soutenir les
réclamations actuelles des
retraités.
Les travailleurs de GM retraités depuis
le 8 juin
2009 n'ont pas donné leur accord ou
voté pour accepter les
concessions
qui font en grande partie disparaître les
obligations sociales
auxquelles GM était liée par
contrat. Ces retraités n'étaient
pas
partie
à ces contrats de concession votés
après le 8 juin 2009 et
ont un droit légal aux avantages sociaux
que GMC et sa filiale
canadienne leur ont accordés lors de
conventions collectives
antérieures. Prétendre le
contraire revient à imposer le pouvoir
arbitraire du droit de monopole et à
lever le nez sur la primauté du
droit qui régit les relations dans les
milieux de travail. Pour
contourner ses responsabilités, GM Canada
n'a même pas eu recours à la
protection de la loi de la faillite et de la Loi
sur les
arrangements avec les créanciers des
compagnies,
ne serait-ce que pour se donner une apparence de
légalité. La requête
de GM
Canada faite devant les cours supérieures
de l'Ontario et du Québec à
l'effet de « mettre un terme de
façon unilatérale aux
prestations pour soins de santé des
retraités accordées aux membres du
groupe » selon des obligations
contractuelles légales ne
doit pas passer. Si la contestation des
obligations contractuelles est
approuvée par les cours
supérieures à la fin du mois
d'août,
cette décision mettra en péril
tous les contrats en milieu de travail
entre employeurs et employés. Elle
enverrait le signal que le
droit de monopole l'emporte sur les contrats de
travail entre
employeurs et employés et
établirait un climat d'anarchie et de
conflits
sans fin dans le domaine des relations de
travail.
Les gouvernements fédéral, de
l'Ontario et du Québec sont
responsables d'avoir laissé cette
situation se détériorer ainsi. GM
Canada
se défend en disant qu'elle n'a plus les
moyens de respecter ses
obligations contractuelles ou de financer en
entier la FSS, tandis que
les retraités canadiens n'ont aucun
recours légal contre GM aux
États-Unis. La destruction de GM, Ford et
Chrysler et de leur capacité
manufacturière au Canada, le fait de
confier le secteur des pièces
d'automobile à d'autres monopoles,
l'utilisation à grande échelle de
robots et d'autres moyens d'accroître la
productivité ainsi que
d'autres facteurs ont fait en sorte qu'un seul
travailleur actif à GM
Canada produit de la valeur ajoutée
servant à soutenir quatre
retraités. La responsabilité de ce
déséquilibre revient
entièrement aux
monopoles de l'automobile et des gouvernements
qui agissent dans une
perspective étroite centrée sur le
capital, sans se soucier des
conséquences pour le facteur humain ou
pour les intérêts
généraux de la
société. La crise du
déséquilibre entre les producteurs
actifs
actuels et les travailleurs de l'automobile
à la retraite chez GM
Canada et du manque de valeur ajoutée qui
en résulte ne doit pas être
réglée en en rejetant le fardeau
sur le dos des retraités. Dans une
économie moderne comme celle du Canada,
on ne doit pas nier les
droits des travailleurs. On doit trouver une
approche alternative qui
garantit ces droits.
Face
à une situation voulant que GM
« mette un terme de façon
unilatérale » à ses
obligations sociales envers les
retraités, il faut suspendre les
démarches judiciaires et en arriver
à
une entente entre les gouvernements du
fédéral, de l'Ontario et
du Québec, entente qui redonnerait
à la FSS son caractère intact et
renouvelable. Les trois paliers de gouvernement
peuvent le faire
par une entente selon laquelle un prêt
garanti par l'État est accordé
à
GM Canada. Ce prêt serait investi
directement dans la FSS en
remplacement des deux billets à ordre non
garantis et de tout montant
manquant. GM Canada serait entièrement
responsable du
remboursement du prêt, qui serait garanti
sur la base de l'actif de GM
Canada.
De façon plus générale,
les gouvernements doivent agir afin de
mettre un terme à la destruction de
l'industrie manufacturière et de
renforcer le système public de soins de
santé pour qu'il englobe tous
les aspects du bien-être d'un individu, y
compris les produits
pharmaceutiques dont celui-ci aura besoin tout
au long de sa vie. Le
coût faramineux des médicaments
doit être réglé directement
et de
façon socialement responsable en
plaçant la santé publique comme
préoccupation première dans la
recherche, le développement et la
production de médicaments non lucratifs
afin de soutenir le régime
d'assurance-maladie.
Les droits des retraités de GM au Canada
et les obligations sociales
contractuelles de GM doivent être
respectés et il est
inacceptable que l'employeur y mette
« un terme de façon
unilatérale » comme le veut le
droit de monopole approuvé par les
tribunaux. Le droit public et les droits des
travailleurs doivent
l'emporter sur le droit de monopole. Les
gouvernements ont une
responsabilité sociale qui est de faire
en sorte que cela se
matérialise.
Non à la fin des
prestations pour soins de santé des
retraités de GM !
Les gouvernements doivent tenir GM responsable
et s'assurer
que la Fiducie de soins de santé de GM
soit intacte et
renouvelable !

Un processus burlesque et un abus de pouvoir
qui doivent cesser: le
Comité exécutif de Toronto
tranchera sur le sort des services publics
Du 28 au 29 juillet, 170
résidents de Toronto ont
défilé
devant le comité exécutif de la
ville pour affirmer leur opposition aux
coupures dans les programmes
sociaux et dans les services proposées
par le régime du maire Ford et
par leurs experts-conseils de la firme KPMG.
Même si l'objectif du
format jour/nuit imposé par Ford
était précisément de
réduire le taux de participation des 300
résidents
inscrits, il a salué
l'événement comme étant un
impressionnant exercice
de démocratie. Le dernier
intervenant avait à peine terminé
que le comité s'est empressé de
voter
pour recommander les coupures proposées
à la réunion exécutive du
19 septembre, les
approuvant du même coup, faisant
totalement abstraction de la volonté
exprimée par tous ces résidents.
La
volonté populaire et sa
répudiation du programme de Ford telles
qu'exprimées dans des réunions,
des manifestations et autres exercices
formels de « participation
publique » au cours des derniers mois
exposent la minceur des
prétentions du régime Ford
à l'effet qu'il a l'appui de la
population
pour son programme antiouvrier
et antisocial en faveur des riches et de leurs
monopoles. Le processus
municipal met en oeuvre le programme de Ford
tout en prétendant être à
l'écoute de la population
et consulter. Ces forces antisociales
apprécient la démocratie, la
participation publique et les procédures
établies seulement lorsque les
résultats leur sont favorables. Sinon,
le ton devient accusateur. On reproche alors aux
salles d'être remplies
de représentants syndicaux, de groupes
d'intérêts, etc., et on
prétend
qu'une « majorité
silencieuse » envoie d'innombrables
courriels et messages
téléphoniques exigeant des
coupures et encore des coupures.
Pendant que cette bande antisociale va de
l'avant sur la base de sa
« consultation publique »
et de son prétendu
« mandat », ses faiblesses
s'affichent au grand jour.
Ensemble, faisons avancer la lutte pour vaincre
cette offensive
antisociale et pour bâtir l'alternative,
c'est-à-dire la société
dont
nous avons besoin pour affirmer les droits
du peuple.

Bulletin du 15 août
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