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Anniversaire
du
bombardement nucléaire de Hiroshima et Nagasaki
Non au chantage nucléaire des États-Unis
et des grandes puissances! Non au rôle perturbateur du Canada au
Comité de désarmement nucléaire!
Cette année marque le 66e anniversaire du
bombardement nucléaire de Hiroshima, le 6 août 1945, et de
Nagasaki, le 9 août suivant, par les impérialistes
américains. Ces actes brutaux et criminels, qui ont causé
la mort de centaines de milliers de civils, avaient pour objectif de
dire aux peuples du monde qu'ils devaient se soumettre à
l'impérialisme américain sous peine d'annihilation.
Six décennies plus tard, les États-Unis en
particulier continuent de menacer le monde d'annihilation
nucléaire, avec leurs armes nucléaires et leurs bases
militaires qui infestent tous les coins de la planète, et avec
les armes nucléaires des puissances rivales.
Les peuples opprimés
du monde s'efforcent d'enfin mener à terme leurs luttes pour la
libération nationale et l'indépendance et se
débarrasser des brigands étrangers une fois pour toutes.
Les impérialistes américains sont incapables de se faire
à l'idée que les peuples du monde ne sont pas leurs
esclaves. Leur intransigeance et leur incapacité à
résoudre les problèmes auxquels le monde est
confronté les amènent à la violence comme seul
recours. Dans la conception impériale, la force fait le droit,
et il n'y a pas de plus grande force que les armes nucléaires.
Les États-Unis versent donc des larmes de
crocodile à propos du désarmement nucléaire et
prétendent vouloir réduire leurs stocks d'armes
nucléaires. Mais en réalité, l'usage de la force
ou la menace de la force demeure leur seule façon de
résoudre les conflits avec d'autres nations, ce qui a pour effet
d'exacerber le danger de guerre nucléaire et d'une autre
conflagration mondiale.
Les machinations des États-Unis sur la
péninsule coréenne depuis la fin de la guerre de
Corée en sont un exemple. Cette ingérence a forcé
la République populaire démocratique de Corée
(RPDC) à mettre au point un arsenal nucléaire dissuasif,
pour envoyer le message clair qu'elle ne cédera pas d'un pouce
en ce qui concerne sa souveraineté, le bien-être de son
peuple et sa position de principe sur la réunification de la
nation coréenne, sans ingérence extérieure.
C'est dans le contexte de cette situation sur la
péninsule coréenne et de la problématique du
désarmement nucléaire que le gouvernement de Stephen
Harper a jugé bon que le Canada intervienne au service des
intérêts américains, toujours sous couvert des
idéaux les plus élevés et de la défense de
prétendues valeurs canadiennes. Le 11 juillet, le ministre des
Affaires étrangères, John Baird, a annoncé que le
Canada boycottera temporairement la Conférence sur le
désarmement des Nations unies, pour protester contre le mandat
de la RPDC à la présidence (qui se termine le 19
août), qualifiant ce pays de « proliférateur
majeur d'armes nucléaires ». Cette tempête dans
un verre d'eau du ministre Baird arrive à un moment où le
monde commémore le sombre anniversaire des crimes de guerre sans
précédent des impérialistes américains
contre le peuple du Japon, à partir desquels l'hydre
nucléaire américain et la course aux armements
nucléaires se sont amplifiées. Les remarques de Baird
sont sans principe et salissent la mémoire des victimes des
bombardements de Hiroshima et Nagasaki et doivent être
condamnés. Leur but est d'amener les naïfs à prendre
une position qui appuie l'usage de la force et des arme
nucléaire par les grandes puissances, tout spécialement
les États-Unis. Cette tentative de calomnier la RPDC et de
cacher l'ingérence américaine sur la péninsule
coréenne ne représente en rien les aspirations des
peuples du Canada à un monde sans armes nucléaires,
où les conflits entre et au sein des nations et des peuples sont
résolus par des moyens pacifiques.

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