International

Le débat sur la dette aux États-Unis

Il faut arrêter de payer les riches et augmenter les investissements dans les programmes sociaux!

Le débat actuel sur la dette et les déficits aux États-Unis exclut toute discussion sur les problèmes auxquels est confronté le peuple américain, écrit Voice of Revolution. Il ne remet pas en question le contrôle de l'économie par les grands monopoles. En fait, il sert de justification pour resserrer ce contrôle.

Le débat porte censément sur la question à savoir s'il faut relever ou pas le « plafond de la dette ». Le plafond de la dette est fixé par le Congrès. Il établit la limite au-delà de laquelle le gouvernement ne peut plus emprunter. Cette limite se situe présentement à 14,3 billions $ et le président Obama veut la hausser d'au moins 2,5 billions. Selon le secrétaire du Trésor Timothy Geithner, le 2 août le gouvernement n'aura plus assez d'argent pour distribuer les chèques de sécurité sociale, les prestations d'assurance-maladie et d'assurance-médicaments et les rentes des anciens combattants et pour faire les paiements dus sur le service de la dette. Selon Geithner, il manquera 32 milliards $ le 3 août, dont 23 milliards $ pour les chèques de sécurité sociale et 1,4 milliard $ pour les contrats de défense. Le 4 août, le gouvernement doit verser 87 milliards $ pour le service de la dette et un autre 29 milliards $ en intérêts le 15 août.

En fait, le plafond de la dette a été rehaussé de façon routinière au fil des ans, ce qui laisse croire que tout le tapage actuel, le soi-disant « débat », est davantage l'expression de la lutte pour le contrôle de l'État que d'un réel débat sur les politiques fiscales.

VOR fait remarquer l'insistance avec laquelle les grands monopoles, leurs agences de cotation et le président de la Banque de réserve fédérale demandent que le gouvernement s'assure de ne pas manquer à ses obligations fiscales, que les versements du service de la dette doivent être faits en temps et au sou près. Payer les riches serait la principale responsabilité du gouvernement et un défaut de paiement serait « catastrophique », provoquerait « un grave choc », disent les banquiers, et serait l'« apocalypse », dit le président Obama.

« Nous sommes censés croire que le ciel va nous tomber sur la tête et que la seule façon d'éviter la catastrophe est de payer les riches avec des fonds publics, écrit VOR. Nous sommes censés oublier que ces mêmes créanciers qui ont provoqué la crise financière avec leurs spéculations parasitaires ont exigé des billions de dollars du gouvernement lorsque Obama est arrivé au pouvoir, sous prétexte d'un 'plan de secours'. On avait également prétendu que c'était nécessaire pour 'stabiliser les marchés financiers' et éviter la 'catastrophe'. »

VOR fait remarquer que nous assistons à un effort acharné des monopoles pour resserrer leur contrôle de l'économie. « Le débat est un faut débat pour cacher que l'économie est sous le contrôle des monopoles et pour convaincre l'opinion publique que la seule issue à la crise est d'utiliser le trésor public pour payer les riches encore plus. Arrêter le financement de la guerre, geler le service de la dette, exiger des prêts sans intérêt, ces options ne sont jamais envisagées. »

« Nous disons qu'il y a une alternative, une alternative qui s'appuie sur les responsabilités sociales du gouvernement et qui contribue à la résolution des problèmes auxquels le peuple est confrontés : Arrêtez de payer les riches ! Arrêtez le financement de la guerre ! Augmentez les investissements dans les programmes sociaux ! », dit VOR en conclusion.

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L'objectif est de concentrer encore
plus le pouvoir entre les mains de l'exécutif

L'absence de crédibilité de la gouvernance, et surtout des instances législatives comme le Congrès et le Sénat, est ce qui caractérise le plus le débat actuel sur le plafond de la dette aux États-Unis, note Voice of Revolution. Le fait que le public ne soit pas informé du contenu des différentes propositions et que celles-ci ne fassent pas l'objet d'un débat public est dans la suite logique des choses.

Les choses se discutent derrière des portes closes, comme dans des rencontres entre le président Obama et les chefs du Congrès et celles entre les sénateurs Harry Reid et Mitch McConnell, respectivement chef du Parti démocrate et chef du Parti républicain au Sénat, et pas dans le débat public. Le public n'est pas informé du contenu des différents « plans » discutés en cachette, sinon qu'on propose de couper 1,5, 2 ou 4 billions de dollars, presqu'entièrement dans les programmes sociaux et les services. Cela aussi est une atteinte à la gouvernance élue. Au Congrès on a déjà suffisamment restreint le débat par différents règlements et maintenant on veut faire accepter l'absence totale de débat public.

Les pourparlers se tiennent à huis clos et les « informations » données au public ne sont que des slogans pour le convaincre de la nécessité d'intensifier l'offensive antiouvrière et antisociale des monopoles, qui cherchent à s'emparer d'une partie encore plus grande du trésor public, signale VOR. Obama dit s'être déjà entendu avec les dirigeants du Congrès sur l'inviolabilité des paiements pour le service de la dette et sur le besoin de réduire les dépenses pour les programmes publics d'au moins 4 billions $. C'est ce qu'ils appellent un « compromis raisonnable ».

Les développements entourant le « débat sur la dette » indiquent que l'élite dirigeante est en train de changer la façon de gouverner. Il n'est pas surprenant, quand on sait que le pouvoir économique est concentré entre les mains de quelques-uns, que ces changements vont dans le sens d'accroître cette concentration du pouvoir, notamment dans la fonction de l'office du président.

Obama blâme le congrès, démocrates et républicains confondus. Il veut remplacer le débat public au Congrès par des négociations à huis clos accompagnées d'un appel au public de l'appuyer dans sa lutte contre le Congrès. Il veut rallier le public aux efforts pour restreindre le rôle du Congrès et restreindre l'espace du débat public sur les questions d'importance vitale pour le peuple, en faveur du resserrement du pouvoir exécutif. C'est une façon de bloquer la gouvernance par le peuple comme solution à la crise politique caractérisée par le refus du Congrès et du président de se soumettre à la volonté du peuple.

Le Congrès est présenté comme étant le problème

Le président Obama a tenu deux conférences de presse en une semaine, les 11 et 14 juillet. Il a également eu des rencontres à huis clos avec les chefs du congrès toute la semaine.

Le 11 juillet, il a commencé par se faire l'écho des demandes des monopolistes financiers pour qui « il est inacceptable de ne pas hausser le plafond de la dette et de permettre un défaut de paiement du gouvernement ». Les prêts sans intérêt, le gel du service de la dette et l'élimination des dépenses pour les guerres en Irak et en Afghanistan ne sont pas considérés comme des solutions immédiates. Ces secteurs sont épargnés dans le « sacrifice partagé » que propose Obama. Il dit : « Nous pouvons préparer une proposition [de compressions budgétaires et d'augmentation des revenus] qui soit équilibrée, qui voit à ce que le sacrifice soit partagé, qui oblige les deux partis à revoir leurs vaches sacrées et qui apporte des changements importants dans la sécurité sociale, Medicare et Medicaid. »

Le président dit que les dépenses pour la défense ne seraient pas épargnées, proposant notamment une baisse de 78 milliards $ sur cinq ans. Or, le retrait des troupes de l'Irak et de l'Afghanistan, comme le réclame le peuple, représenterait à lui seul une épargne d'au moins 1 billion $, mais cette option n'est pas sur la table. Le président a même dit que les budgets du Pentagone pourraient même être réduits de « centaines de milliards de dollars » mais cela n'arrêterait pas la croissance des dépenses militaires, qui se situent présentement à 700 milliards $ par année.

Obama veut faire passer l'idée que le Congrès ne veut pas agir alors que lui-même est prêt à passer aux actes. « C'est maintenant qu'il faut régler la question de la dette », dit-il, et c'est maintenant qu'il faut instituer les plus grandes compressions possibles dans les programmes sociaux. Il dit que des compressions de 4 billions $ « contribueraient énormément à donner confiance au peuple américain en la capacité de Washington de faire quelque chose de temps à autre, que nous pouvons dépasser les attentes habituelles sur la politique à court terme, la politique électoraliste, et en sortir de temps à autre pour faire ce qu'il faut pour le pays ».

Obama n'hésite pas à s'en prendre aux démocrates aussi bien qu'aux républicains, disant qu'il est nécessaire de faire preuve de pragmatisme et de laisser de côté les différends idéologiques. « Je continue de faire pression sur les dirigeants du Congrès pour la meilleure entente possible. Et il va y avoir de la résistance. Pour tout vous dire, il y a de la résistance de mon côté également. Mais si chaque partie prend la position maximaliste, si chaque côté veut 100 % de ce que dictent ses prédispositions idéologiques, alors rien ne peut être accompli. Je crois que le peuple américain veut que quelque chose soit fait. Il ressent une urgence, autant en ce qui concerne la rupture de notre processus politique qu'en ce qui concerne la situation économique. »

De cette façon, Obama chercher à donner à la fonction de président le rôle de celui qui peut agir quand les partis politiques sont paralysés par leurs positions idéologiques.

Obama caractérise la position des démocrates comme suit : « La vaste majorité des démocrates au Capitole préférerait ne rien faire sur certains de ces problèmes relatifs à la dette et au déficit. Et je sympathise avec eux parce qu'ils se préoccupent de ceux qui sont déjà durement frappés, de ceux qui sont vulnérables, et il y a beaucoup de familles et de personnes âgées qui dépendent de ces programmes. »

Ainsi, le « compromis » serait de ne pas toucher aux paiements sur la dette, d'instituer des coupures dans le budget du Pentagone qui n'auraient aucun impact et de faire des compressions massives dans les services aux plus vulnérables et dans les programmes dont les citoyens dépendent. Le plan est d'intensifier l'offensive antisociale des monopoles dont la quête de profit requiert de plus en plus d'accès au trésor public aujourd'hui.

Obama suggère que le peuple est derrière lui et que le Congrès bloque la résolution de la crise. « Quatre-vingt pour cent des Américains sont en faveur d'une approche qui comprend hausser les revenus du gouvernement et couper dans les dépenses. Alors le problème n'est pas que le peuple n'est pas convaincu de la justesse de ce plan. Le problème, c'est que les congressistes se sont retranchés dans leurs positions idéologiques et qu'ils sont incapables d'en sortir à cause de déclarations faites. Alors le problème n'est pas que le peuple ne sait pas ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. Le problème est que le Congrès doit faire ce qu'il faut et refléter la volonté du peuple. Et si nous parvenons à faire cela, nous aurons réglé le problème. »

Obama dit espérer que « ce débat concentre un peu plus l'attention du peuple et soumette le Congrès à un examen. Et je crois que les Américains vont commencer à se dire à eux-mêmes : vous savez, nous allons nous en souvenir au moment du vote des partis et des politiciens qui déclarent toujours que 'c'est ma façon de faire ou rien', qui s'en tiennent à des positions idéologiques rigides. » Il s'en prend encore une fois aux démocrates lorsqu'il dit que le plan proposé « est difficile à prendre pour les démocrates aussi. J'aimerais voir se réaliser certaines des choses que j'ai dites mais pour certains démocrates c'est tout à fait inacceptable. »

Le président se place ainsi dans la position où c'est lui qui fait avancer les choses. Le Congrès est un obstacle et il est possible de rétablir la crédibilité du processus politique en concentrant davantage le pouvoir dans la fonction du président et en limitant le pouvoir du Congrès, qui ne fait rien de toute façon, selon lui.

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Le plan McConnell

La solution des riches est de réduire davantage le rôle du Congrès et du public tout en consolidant celui du pouvoir exécutif. Le plan McConnell accorde spécifiquement au président un plus grand pouvoir sur le trésor public, l'autorise à « rouvrir » le budget et à exiger de nouvelles compressions budgétaires. Le plan privilégie un comité désigné se réunissant à huis clos et présentant un « plan » au Congrès que celui-ci accepte ou rejette par vote direct. La situation qui se développe pourrait mener à ce que, advenant que le Congrès refuse d'agir, des mesures plus extrêmes puissent être décrétées par le président au nom de la sécurité nationale et sous prétexte d'éviter « l'Armagédon ».

Comme les négociations à huis clos entre le président et les dirigeants du Congrès n'ont pas donné lieu à un plan pour relever le plafond de la dette et pour d'importantes compressions budgétaires, le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a proposé un plan de dernier recours qu'on nomme communément le plan McConnell. Peu après, le chef des démocrates au Sénat, Harry Reid, a fait équipe avec McConnell pour l'élaboration d'un « compromis bipartite », selon Voice of Revolution. Maintenant le plan se veut la solution la plus plausible à la querelle actuelle sur la meilleure façon de remettre encore plus de fonds publics entre les mains des monopoles, explique VOR. Tout comme Obama, McConnell a déclaré que la proposition n'est pas son premier choix. Par contre, « il ne faut surtout pas que les marchés et le peuple américain pensent que nous envisageons la possibilité d'un défaut de paiement ».

Un aspect important du plan McConnell est qu'il donne au président l'autorité de relever le plafond de la dette, explique VOR. Selon le plan, le Congrès ne pourrait bloquer le tout que par la majorité des deux tiers. C'est un virage important, puisqu'actuellement seul le Congrès peut relever le plafond de la dette, et ce, par un vote majoritaire seulement.

Le plan permettrait à Obama de relever le plafond de 2,5 billions $ en trois versements. Pour ce faire, il devra en faire la demande auprès du Congrès et s'il essuie un refus, il pourrait imposer un veto. Une dérogation au veto ne serait possible que par la majorité des deux tiers du Congrès. Même si la Chambre des représentants devait voter une dérogation, Obama pourrait chercher l'appui de seulement 34 sénateurs pour bloquer la dérogation et rendre applicable l'augmentation de la dette.

Bien qu'on prétende que cet arrangement ne sera que temporaire jusqu'en 2012, il est clair que lorsque de tels arrangements sont établis, en principe ils sont là pour rester. S'il devait être renouvelé, ce serait dans le sens d'imposer moins de restrictions aux sommes attribuées. Ainsi, bien que McConnell propose cet arrangement pour rendre Obama responsable de l'augmentation de la dette, cet arrangement accorde en réalité un pouvoir accru au Bureau du président sur le trésor public. Il s'agit d'un changement fondamental puisque le Congrès a généralement le contrôle des dépenses, et non le président.

Deuxièmement, le plan obligerait Obama à présenter des compressions budgétaires équivalentes à l'augmentation de la dette demandée. Cependant ces compressions ne sont pas obligatoires pour le président ni pour le Congrès pour que la dette soit augmentée. Cette mesure donnera aussi plus de pouvoir à l'exécutif. Essentiellement, le président aurait le pouvoir de rouvrir le budget et de proposer de nouvelles compressions, en invoquant une justification faite sur mesure à l'effet que celles-ci sont nécessaires pour « équilibrer » l'augmentation de la dette.

En temps normal, une fois le budget voté et les fonds appropriés par le Congrès, les choses restent au beau fixe, ayant le poids d'un contrat. Mais l'expérience des travailleurs partout au pays démontre qu'on peut facilement résilier un contrat et que les monopoles agissent de plus en plus de façon unilatérale pour imposer des compressions. De même, les riches placent présentement de tels pouvoirs entre les mains du président pour répondre à leurs demandes de compressions budgétaires. Ainsi cet aspect du plan est aussi un mécanisme visant à accroître les pouvoirs présidentiels. Le président peut déjà esquiver le processus budgétaire pour traiter de demandes spéciales liées au financement de la guerre.

Le plan accorde aussi au président l'espace voulu pour manoeuvrer et accuser le Congrès de mauvaise foi.

Un troisième aspect du plan prévoit un soi-disant comité bipartite composé de six républicains et de six démocrates désignés pour élaborer un plan de compressions budgétaires à long terme. Il s'agit encore une fois d'un mécanisme qui concentre le pouvoir dans un comité désigné en retirant ce même pouvoir aux comités publics et aux débats du Congrès, comme le veut la coutume, dit VOR. « Si les négociations actuelles en sont une indication, ce comité, en présence de puissants financiers, aura aussi des réunions à huis clos, tout en obstruant la participation du public et tout effort pour obtenir des comptes. » En surcroît, tout plan mis de l'avant par le comité sera traité « à haute vitesse » au Congrès. Ainsi il ne pourra être amendé et sera le sujet d'un débat très limité suivi d'un vote direct.

Le Wall Street Journal, le Washington Post et le New York Times ont tous endossé ce plan. Une entente bipartite visant à « comprimer les dépenses et réformer les transferts de droit » est préférable à ce qui se passe présentement, disent-ils, tout en pleurant l' «occasion ratée» qui aurait pu voir naître « une grande aubaine ou, tout au moins, un modeste rajustement de la démarche fiscale du pays», selon le Post. Faisant écho à la façon dont Obama se sert du « débat » pour discréditer le Congrès, le Post écrit : « Le plan McConnell offre un abri politique permettant de dissimuler toute lâcheté et toute irresponsabilité. Si c'est tout ce que Washington peut faire, c'est mieux que rien. Mais ce n'est pas reluisant s'il s'agit de démontrer ce que Washington peut faire. »

Le but est de créer un appui « bipartite » au plan, du moins au Sénat mais jusqu'à un certain point dans la Chambre aussi. Cet appui bipartite sert à isoler ceux qu'Obama nomme les « extrémistes » des deux partis, qu'il accuse d'avoir des prises de position « rigides ». Avec le temps, on pourrait voir l'éclatement des partis actuels et l'évolution de ce regroupement « bipartite » de hauts dirigeants travaillant avec le président à huis clos afin de « livrer la marchandise » pour les monopoles, tout en appuyant des individus en tant que candidats présidentiels, conclut VOR.

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Afghanistan

Transfert des opérations canadiennes


Contre la politique «3D» du Canada en Afghanistan : «défense, développement et diplomatie»

Le 5 juillet, les Forces canadiennes ont remis officiellement le contrôle des opérations de la zone de combat de Kandahar aux États-Unis. Le Canada va maintenant fournir 950 militaires à la mission de formation de l'OTAN sous commandement américain. Le changement de mission du Canada coïncide avec la récente annonce du président américain Obama sur le retrait de l'Afghanistan de 10 000 soldats américains cette année et de 23 000 autres l'année suivante. Ces troupes font partie de l'intensification des combats initiée par Obama il y a 18 mois. Quand Obama en a fait l'annonce il a présenté la situation comme étant une situation où « la guerre tire à sa fin » et « les combats perdent en importance ». En fait, le retrait n'affecte qu'une fraction des troupes américaines en poste en Afghanistan. Au moment de l'annonce du retrait, il y a 100 000 soldats américains en Afghanistan et un autre 100 000 mercenaires payés par les États-Unis. Il y a aussi quelque 50 000 soldats de l'OTAN, pour un total de 250 000 soldats sous le commandement des États-Unis en Afghanistan.

La nouvelle mission du Canada est considérée comme faisant partie de la transition de l'OTAN d'un rôle de combat à un rôle de « soutien ». Expliquant la mission, le lieutenant-général Marc Lessard, commandant de la Force expéditionnaire du Canada, a déclaré : « Cette mission s'inscrit dans la continuité de notre engagement en Afghanistan, nous effectuerons cette mission en véritable partenariat avec nos frères afghans, nos alliés de l'OTAN et surtout nos amis américains. » Selon le gouvernement du Canada, « l'effort canadien sera concentré à Kaboul avec deux sites satellites à Herat et Mazar-e-Sharif. Les membres des FAC vont occuper des postes de commandement et de développement de formation au siège de la mission de l'OTAN en Afghanistan et offrir une formation dans des domaines comme le leadership, les soins de santé, l'amélioration de l'alphabétisme et les compétences professionnelles fondamentales de soldats et de policiers.»

Il n'y a pas de déclaration officielle du gouvernement canadien sur la « fin des combats » en Afghanistan. On rapporte que la visite de Harper, le 30 mai, a été la déclaration officielle. Ce qui est étrange étant donné que le gouvernement Harper utilise chaque occasion, y compris les cérémonies de citoyenneté et d'événements sportifs, pour promouvoir la guerre. Il semble qu'il veut demeurer discret en termes de ce qui a été réalisé en Afghanistan et les pertes de vies canadiennes. Depuis 2002, 157 membres des Forces canadiennes ont été tués dont deux d'entre eux qui se sont suicidés. Quatre civils ont également été tués, dont un diplomate canadien, un journaliste et deux travailleurs humanitaires.

LML condamne la participation canadienne à l'occupation américaine de l'Afghanistan, y compris ce changement de mission qui ne change en rien la nature de l'occupation. Après avoir pendant dix ans détruit l'infrastructure du pays, tué des civils et fait peu de cas du peuple, le Canada prétend maintenant « soutenir » le peuple afghan en formant des policiers et en mettant en place des institutions d'inspiration étrangère. Les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN, dont le Canada, doivent rendre des comptes à propos de leurs crimes de guerre. Des réparations doivent être effectuées pour les dommages incalculables qu'ils ont causés au pays et à son peuple.

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Escalade de la violence et de l'anarchie

Le 12 juillet, une semaine seulement après que le Canada ait quitté Kandahar, Ahmed Wali Karzaï, le plus jeune demi-frère du président afghan Hamid Karzaï, a été abattu par un de ses gardes du corps. Il était connu comme l'homme responsable de l'organisation du soutien au gouvernement Karzaï à Kandahar et a été la cible de nombreuses critiques, accusé de corruption comme plusieurs au sein du gouvernement imposé de l'étranger. Il est connu pour avoir profité du commerce lucratif de la drogue et pour avoir pris sa part des contrats avec les forces étrangères à l'énorme base aérienne de Kandahar, juste en dehors de la ville de Kandahar. Puis, le 27 juillet, le maire de la ville de Kandahar, Ghulam Haider Hamidi, qui a passé 30 ans à Arlington en Virginie, avant de revenir en Afghanistan, a été tué par un kamikaze. De pair avec le fait que près d'un soldat de combat de l'armée afghane sur quatre déserte son poste, la mort du jeune Karzaï et d'Hamidi affaiblit le contrôle de l'OTAN sur la province.

Cela est de mauvaise augure pour les impérialistes qui rêvent d'un gouvernement fantoche qui sécurise leurs intérêts dans le pays après le retrait des troupes de l'OTAN. En effet, les perspectives sont sombres pour les États-Unis, le Canada et l'OTAN quand à leur objectif d'imposer à l'Afghanistan leur régime de droit et d'institutions. Par contre, rien n'arrête l'hystérie des médias monopolisés à propos de l'insécurité et du chaos qui suivent le départ des troupes, pour justifier le maintien des troupes étrangères tout comme la mission canadienne d'entraînement de la police et des forces armées pour imposer une primauté du droit étrangère.

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Les six mois les plus meurtriers pour les civils

Par ailleurs, un récent rapport de l'Organisation des Nations unies indique que les six derniers mois ont été les plus meurtriers pour les civils en Afghanistan depuis le début de l'agression. Selon le rapport biannuel de l'ONU, «la montée de la violence et les effusions de sang durant la première moitié de 2011 ont causé des blessures et la mort de civils afghans à des niveaux sans précédent durant l'actuel conflit armé ». L'ONU affirme qu'il a été impossible de recueillir des données dans les régions du nord entre mars et juin, parce que sa base située à Mazar-e Sharif a été contrainte de fermer ses portes suite à une attaque.

Selon le rapport, il y a eu de janvier à juin 1462 morts parmi les civils, une augmentation de 15 % par rapport à la même période l'année dernière. Un plus grand nombre de victimes civiles dues aux frappes aériennes de l'OTAN explique en partie cette augmentation. En fait, les frappes aériennes de l'OTAN ont été une fois de plus la principale cause de ces accidents, causant 79 décès durant la période en question. Les raids nocturnes sous commandement américain ont causé 2 % des décès de civils. Le rapport de l'ONU explique que « le ressentiment au sujet de ces raids » a grandi parmi le peuple afghan et que cela donne souvent lieu à des protestations.

Cela contredit toutes les prétentions du général David Petraeus (durant ses dernières semaines aux commandes de la guerre en Afghanistan, avant d'être à la tête de la CIA) et d'autres hauts responsables américains sur le soi-disant progrès dans ce pays. La mesure de leur succès se résume à leur capacité d'infliger la mort et la destruction. Dans un exposé à l'Associated Press des responsables américains ont affirmé que d'avril à juillet de cette année, 2832 raids des forces spéciales ont conduit à la mort de 834 soi-disant insurgés, tandis que 2941 autres ont été capturés. Pour cette raison, selon le général Petraeus même, les attaques violentes ont diminué de 14 % en douze mois. De toute évidence, les chiffres révèlent comment Petraeus entrevoit le progrès.

On apprend par ailleurs qu'au moins six civils afghans ont été tués le 13 juillet dans un raid de l'OTAN sur une maison située à Matun, dans la province de Khost.

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Augmentation du nombre de suicides
rapportés parmi les troupes de combat

Les rapports indiquent un taux élevé de suicides parmi les soldats qui reviennent du combat en Afghanistan. Au moins deux des 157 décès de soldats canadiens en Afghanistan sont des suicides. Selon un rapport établi par Peter Worthington de QMI, cinq soldats canadiens en Afghanistan sont soupçonnés de suicide, dont deux cette année, à un mois d'intervalle.

En 2007, par exemple, le taux de suicide parmi les militaires a été de 41 pour 100 000, soit le double du taux de l'année précédente, et plus du double de la moyenne nationale. Le taux de suicide chez les vétérans est beaucoup plus élevé que chez les non-vétérans de l'armée, indiquant un lien entre le suicide et les troubles de stress post-traumatique (TSPT) résultant de la mission de combat.

Cette information est préoccupante et confirme l'intense pression psychologique sur les membres des Forces canadiennes qui ont participé à la guerre brutale de l'OTAN.

Des études menées aux États-Unis révèlent que 20 à 39 % des anciens combattants américains souffrent de TSPT.

Les statistiques du ministère des Anciens combattants montrent que 18 anciens combattants des guerres américaines se suicident chaque jour aux États-Unis, ce qui équivaut à plus de 6500 en un an. Le suicide tue plus de soldats américains qui ont combattu dans une guerre, que les morts au combat.

(Globe and Mail, la Presse canadienne, Gouvernement du Canada, Voice of Revolution, Russia Today, la BBC, The Guardian)

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Libye

Appel à l'arrêt des bombardements
de l'OTAN avant les pourparlers


Des secouristes sur les lieux d'une clinique détruite par les frappes aériennes de l'OTAN à Zliten,
à environ 160 km à l'est de Tripoli, le 25 juillet 2011

Le gouvernement du chef libyen Mouammar Kadhafi demande à l'OTAN d'arrêter sa campagne de bombardement comme condition pour entamer des pourparlers sur une résolution du conflit qui dure depuis cinq mois, rapportent les agences de presse.

Le premier ministre libyen Baghdadi Al-Mahmoudi en a fait la demande à l'issue d'une rencontre avec une délégation de l'ONU. Il a dit : « Nous sommes prêts à négocier, sans conditions. Nous voulons simplement que les bombardements cessent, et que l'on puisse discuter dans un climat serein. On ne peut pas dialoguer sous les bombes. »

Par ailleurs, le chef du soi-disant Conseil de transition national des rebelles, Mustafa Abdul-Jalil, a annoncé en conférence de presse à Benghazi le 28 juillet que Abdel- Fattah Younis a été tué par des hommes armés dont on ne connaît pas l’identité. Younis avait été ministre de l’Intérieur du régime Kadhafi mais quand il a fait défection on lui a donné un poste de haut rang au sein du Conseil de transition. Les agences de nouvelles ne donnent pas d’autres précisions sur cette affaire.

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Nicaragua

Un rassemblement de 600 000 personnes
à l'occasion du 32e anniversaire
de la victoire sandiniste


À Managua le 19 juillet 2011

Le 19 juillet un rassemblement de masse a eu lieu au coeur de Managua, au Nicaragua, pour célébrer le 32e anniversaire de la victoire du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) sur le dictateur Anastasio Somoza qui était soutenu par les États-Unis. Le renversement du régime Somoza le 19 juillet 1979, après quatre décennies de dictature, est l'événement le plus important du calendrier sandiniste et coïncide cette année avec le 50e anniversaire de la fondation du FSLN, en 1961, en tant qu'organisation ayant dirigé la lutte d'indépendance du peuple nicaraguayen.


Les forces populaires célébrant la victoire sur la dictature de Somoza à Managua le 20 juillet 1979.

LML salue le peuple nicaraguayen et son Parti révolutionnaire à l'occasion de cet important anniversaire. Depuis cette victoire historique gagnée par les forces révolutionnaires au prix d'énormes sacrifices il y a 32 ans, le peuple poursuit sa lutte pour être maître de son destin, libre de toute ingérence étrangère, et pour bâtir une société centrée sur l'être humain.

La confiance du peuple dans le processus révolutionnaire et dans la direction du président Daniel Ortega, élu en 2006, s’est clairement exprimée par un rassemblement de plus de 600 000 personnes sur la place principale à Managua. Ce dernier a exprimé sa reconnaissance envers les invités et les messages de salutations des dignitaires étrangers.

Demande de réparations financières

Le président Ortega a soulevé la question de la dette envers les États-Unis et les réparations financières que doivent honorer les États-Unis pour leur rôle ignominieux dans la guerre civile qui a sévi au pays. Il a proposé un référendum qui déterminerait s'il faut exiger des réparations financières de 17 milliard $ pour les torts commis. La proposition a été chaleureusement accueillie par tous ceux présents.

De toutes les guerres sales menées par l'impérialisme étasunien en Amérique latine et dans les Caraïbes, l'appui accordé au régime Somoza et à les contras contre-révolutionnaires après la chute de la dictature est parmi les plus infâmes.

En 1986, la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye a jugé en faveur d'une poursuite intentée par le Nicaragua contre les États-Unis pour violation des lois internationales en finançant les contras et en minant les ports nicaraguayens. La CIJ avait ordonné une compensation financière dont le montant est resté indéterminé. De son côté, le gouvernement des États-Unis avait fait obstacle à l'application du jugement en se servant de son veto pour bloquer une résolution des Nations unies à ce sujet.

Le jugement eut lieu au cours de la première administration du président Ortega (1985-1990). Cependant, l'administration qui a suivi, celle de la présidente pro-étasunienne Violeta Chamorro (1990-1997), a abandonné cette démarche. Les États-Unis, qui avaient appuyé la campagne de Chamorro politiquement et financièrement, n'ont arrêté de financer les contras qu'après l'élection de Chamorro.

« Je veux soumettre à la décision des Nicaraguayens une première proposition, à la lumière du fait que les dirigeants des États-Unis, le gouvernement des États-Unis, ont été condamnés par la Cour internationale de la Justice de La Haye pour leurs actes de guerre contre le Nicaragua, pour leur terrorisme contre le Nicaragua, et que cette même Cour a exigé que le Nicaragua soit compensé », a-t-il dit.

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Pérou

Le nouveau président entre en fonction


L'investiture du président péruvien Ollanta Humala le 28 juillet 2011

Le leader nationaliste Ollanta Humala est entré en fonction au Pérou le 28 juillet, couronnant ainsi une lutte persistante qui a commencé par une rébellion militaire après avoir surmonté des obstacles majeurs posés par ses adversaires.

Avec un message de changement et d'espoir, Humala a gagné l'élection présidentielle malgré l'opposition du gouvernement au pouvoir, de la plupart des médias et des grands secteurs qui ont soutenu sa rivale lors du second tour du scrutin, la conservatrice Keiko Fujimori, la fille de l'ex-président Alberto Fujimori, contre qui Humala a pris les armes en 2006.

Né le 27 juin 1962, Humala a été un lieutenant-colonel d'armée et il s'est rebellé le 29 octobre 2000, brisant le moule latino-américain des soldats ambitieux fomentant des coups d'État, rapporte Prensa Latina.

« Dirigeant un petit groupe d'environ 60 soldats, l'officier a exigé, sans effusion de sang, la démission du président d'alors, Alberto Fujimori, qui a réussi à se faire réélire pour la deuxième fois grâce à un scrutin truqué quelques mois auparavant.

« Il est membre d'une grande famille progressiste provinciale. En 1979, il a quitté des études en zootechnie à l'université pour joindre l'École des officiers d'armée, d'où il a obtenu un diplôme comme officier d'artillerie. Il a participé à la guerre interne contre des groupes armés, mais dit qu'il l'a fait honorablement, sans violer de droits humains.

« En 1983, il a pris part à un cours de contre-insurrection à l'École des Amériques aux États-Unis, conformément à un concept répressif qu'il a toujours rejeté et qui a été appliqué par différents gouvernements dans ce conflit.

« En 1987, il a participé à un groupe de réflexion composé d'officiers qui se sont opposés aux méthodes de répression aveugles mises en oeuvre par l'armée dans ce conflit, semblables à celles utilisées par les États-Unis dans leur agression au Viêt-Nam.

« En 1995, en tant que capitaine, il s'est battu dans la guerre contre l'Équateur et a critiqué l'exploitation politique du conflit par Fujimori, aussi bien que la corruption et les violations de droits humains qui ont caractérisé son régime.

« Sa rébellion contre ce gouvernement a été un des facteurs provoquant la fuite de Fujimori et sa démission, après que Humala se soit livré à la cour martiale. En décembre 2000, il a été amnistié et a été rétabli dans ses fonctions.

« Il a complété un doctorat en sciences politiques et a ensuite a été nommé attaché militaire de l'Ambassade péruvienne en France, où il a fait un autre doctorat à l'Institut des hautes études pour l'Amérique latine, et a ensuite été envoyé pour une mission semblable en Corée du Sud.

« Il est rentré au pays à la fin 2004, a été écarté et a commencé l'organisation du Parti nationaliste avec sa femme, Nadine Heredia, une communicatrice sociale avec qui il a trois enfants.

« Il a fondé le Parti nationaliste en octobre 2005 en questionnant la politique traditionnelle et le modèle économique néolibéral mis en place par Fujimori.

« À l'élection présidentielle de 2005, il s'est présenté comme candidat d'une coalition qu'il a dirigée. Il a gagné au premier tour, mais a perdu de peu au second tour, à la suite d'attaques féroces des médias qui ont mené au triomphe du président actuel, Alan Garcia.

« Ayant plus d'expérience, Humala a mené la lutte durant l'élection présidentielle de cette année à la tête de Gran Alianza Nacionalista (Gana Pérou), appuyée par des forces communistes et d'autres secteurs centristes et de gauche.

« Au second tour de la campagne, il a réussi à élargir cette base politique avec plus de secteurs du centre et son projet de changement, assez modéré, a pu finalement rejoindre de nouveaux secteurs sociaux et des régions.

Selon Prensa Latina, Humala se définit principalement comme un nationaliste qui se tient loin des étiquettes idéologiques, mais qui défend la lutte pour la justice et l'égalité.

Discours inaugural

Le jeudi, après qu'Ollanta eût prêté serment d'office, il a promis un gouvernement qui représentera tout le monde et aura comme priorité « la réforme, la démocratie, les libertés et l'inclusion, la redistribution et la paix avec la justice, la transparence, la souveraineté et l'harmonisation », rapporte les agences de nouvelles.

Lors de son discours inaugural, le président Humala a annoncé une plus grande présence de l'État dans l'économie, l'inclusion sociale et la lutte à la corruption comme des priorités majeures de son administration. Il a également annoncé une politique étrangère qui favorise à la fois l'indépendance et l'intégration, avec des priorités sur les régions des Andes et de l'Amérique du Sud, rapporte Prensa Latina.

« Dès le début, le nouveau président a fait connaître sans détour sa position en prêtant serment à l'esprit, aux principes et aux valeurs de la Constitution nationaliste de 1979, même si les néolibéraux ont introduit en 1993 une nouvelle constitution de droite qui privatise l'économie et interdit pratiquement à l'État de prendre part à l'économie. L'ex-président Alberto Fujimor a remplacé en 1993 la constitution antérieure par un acte qu'Humala dit être illégal puisqu'il est survenu lors d'un coup d'État orchestré par Fujimori durant lequel il a bâillonné le Congrès et les tribunaux.

« Humala a également promis de mettre fin à l'exclusion sociale et de valoriser le respect de la parole donnée, une référence apparente à son prédécesseur, Alan Garcia, qui a échoué à accomplir ses promesses électorales.

« Humala a déclaré que son gouvernement va exploiter une économie de marché nationale ouverte sur le monde avec un fort accent sur l'inclusion sociale. Il s'est également engagé à augmenter le salaire minimum, à créer le ministère de Développement et de l'Inclusion sociale et à accorder des subventions et autres mesures pour aider les secteurs les plus défavorisés de la société.

« Parmi les mesures qu'il entend prendre, il a parlé de la création d'une pension équivalente à près de 100 $ US pour les citoyens âgés pauvres sans aucun revenu, un programme de petits déjeuners et déjeuners dans les écoles publiques et les centres de la petite enfance.

« Le président Humala a présenté une analyse critique de l'état actuel du pays, le décrivant comme fracturé et blessé, insensible et isolé, et appelant à une plus grande participation de l'État et à un plus grand sentiment d'appartenance à la patrie où la corruption est punie. »

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