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Opposition du mouvement ouvrier
à l'abus de pouvoir
des monopoles et de leurs
gouvernements
IQT Solutions
Fermetures brutales de trois centres d'appels
 
Manifestations contre la fermeture d'IQT à Oshawa, Ontario
(à gauche) et à Laval, Québec (à droite)
Vendredi le 15 juillet, près de 1200 travailleurs
apprenaient leur
congédiement immédiat par la compagnie IQT Solutions. IQT
est une
compagnie américaine oeuvrant
dans le domaine des télécommunications et offrant des
solutions
logistiques et des services d'appels pour les grands monopoles des
Télécommunications comme Bell Canada.
La direction d'IQT a pris la décision de fermer trois centres
d'appels
dont deux au Québec et un en Ontario. Six cents personnes sont
affectées dans le centre d'appel
d'Oshawa, 450 autres à Laval et plus de 140 à
Trois-Rivières.
Aucun
avis de licenciement n'a été remis aux employés
touchés, aucun document
nécessaire pour effectuer une
demande d'assurance emploi n'a été remis en bonne et due
forme, aucune
compensation financière d'aucune sorte. De plus, il semble que
les
employés ne recevront pas leurs
deux dernières semaines de paie et perdront également
leurs semaines de
vacances.
L'arrogance d'IQT va encore plus loin. Elle a
fermé son site
internet et toute communication électronique avec les
employés. Les
1200 travailleurs se retrouvent donc
sans rien du jour au lendemain. La loi sur les normes du travail au
Québec oblige pourtant les employeurs à donner deux
semaines de préavis
en plus d'obliger le versement
d'une paye de vacance ou d'un minimum de 4 % du salaire obtenu au
cours de la dernière année. En fait, IQT aurait dû
publier un avis 16
semaines avant la
fermeture.
Selon la ministre du Travail, Lise Thériault, la
Commission des
normes du travail ouvrira une enquête. La ministre a
également créé un
« comité de relance »
visant à accélérer les procédures
d'assurance emploi et aider au
reclassement des travailleurs touchés par ces fermetures. Selon
la loi,
la ministre a le pouvoir de réclamer
une contribution financière à l'employeur pour l'aide au
reclassement
des travailleurs. En milieu de semaine, elle a invité les
travailleurs
à porter plainte auprès de la
Commission. Jusqu'à maintenant près de 300 personnes
auraient procédé à
une plainte officielle.
La Commission des normes du travail a le pouvoir de
réclamer devant
les tribunaux les sommes qui sont dues aux employés
licenciés. Un
recours collectif est toujours
possible de la part des employés, mais cette démarche,
selon la
ministre, doit s'effectuer seulement après s'être
assuré que la
compagnie n'est pas en faillite. La direction
d'IQT n'a émis aucun communiqué en ce sens jusqu'à
maintenant.
Le centre d'appel de Trois-Rivières venait de se
faire accréditer
avec le syndicat des Métallos (affilié à la FTQ),
le 12 juillet
dernier. Les deux autres centres d'appels
n'étaient pas syndiqués. Selon les Métallos, IQT
Solutions se préparait
depuis plus de deux mois à déménager ses
activités aux États-Unis.
« IQT Solutions a fermé
en sauvage ses trois centres d'appels du Canada sans préavis
légal et
sans explication, alors qu'elle se prépare pourtant depuis plus
de deux
mois à déménager ses activités
à Nashville, dans le Tennessee », affirme le syndicat.
Selon le Nashville Bussiness Journal, la ville
de Nashville
comptait allouer à IQT 550 $ par emploi sur son territoire,
plus 1
150 000 $ en
subvention de démarrage. IQT devait créer 900 emplois
dans cette ville.
Selon les dernières informations obtenues, mis au courant de la
fermeture des trois centres d'appels
au Canada, le maire de Nashville aurait bloqué la subvention et
aurait
signifié à la direction d'IQT qu'elle n'était plus
la bienvenue dans sa
ville. Le maire craindrait que
le même sort se répète chez lui.
Les employés licenciés n'ont pas
tardé à réagir. Dès l'annonce des
mises à pied, plusieurs personnes se sont mobilisées
à Oshawa pour
manifester leur mécontentement.
À Laval, il y a eu des rencontres entre employés pour
discuter de la
situation et des possibilités qui s'offrent à eux, tandis
qu'à
Trois-Rivières plusieurs dizaines de travailleurs
se sont réunis dans un parc pour discuter entre eux et avec le
député
fédéral Robert Aubin.
Pour les employés, mis à pied comme des
moins que rien, il s'agit de
s'organiser en réseau pour assurer une discussion continue de la
situation. Ils ont nommé Daniel
Lavoie et Sarah Labarre pour les représenter. « Au
moins, ça
attire l'attention sur le problème, ça assure
également qu'on ne va pas
être oublié », a dit M.
Lavoie. Cette mobilisation démontre que les travailleurs
n'acceptent
pas la manière d'agir des monopoles et qu'ils vont tout faire
pour que
leurs droits soient respectés.

La «défense» des droits des
travailleurs
de la ministre du Travail: une autre
dangereuse illusion
libérale
- Normand Chouinard -
Suite aux fermetures brutales des trois centres d'appels
d'IQT
Solutions, la ministre du Travail du Québec, Lise
Thériault, s'est dite
« choquée » du traitement
« sauvage » subi par les travailleurs
licenciés. Elle s'est
empressée de dire que son gouvernement va tout faire pour
rectifier la
situation, notamment en voyant
à la mise en place d'un comité de relance pour
accélérer le processus
pour donner accès à l'assurance emploi pour les centaines
de
travailleurs qui se retrouvent sans rien
du jour au lendemain. Elle a ordonné une enquête de la
Commission des
normes du travail pour évaluer les agissements d'IQT et les
mesures à
prendre. Elle a dit que cette
entreprise doit respecter les droits des travailleurs et que le
gouvernement va veiller au grain pour que ce genre de situation ne se
reproduise plus.
Le haut discours
de la ministre Thériault sonne faux. Les actes de voyou d'IQT
sont le
résultat du manque total de responsabilité du
gouvernement libéral
envers les travailleurs du Québec
et de l'économie en général au fil des
années. Les actes de voyoutisme
des monopoles sont devenus monnaie courante sous le règne du
Parti
libéral. Qu'ont fait les libéraux
lorsque les dirigeants de Wolverine de l'Arkansas ont fermé
brutalement
l'usine de cuivre dans l'est de Montréal, voilà quelques
années ?
Qu'on fait les libéraux
lorsqu'Electrolux a décidé de fermer son usine à
l'Assomption ?
D'autres exemples ? La fermeture de la raffinerie
Shell
constitue un des pires actes de voyoutisme économique de
l'histoire du
Québec. Qu'a fait le gouvernement
libéral ? Un comité de relance et des belles paroles
sur la
défense des travailleurs avant de donner son approbation
à Shell pour
le démantèlement de la raffinerie. Le
monopole italien Prysmian a mis en lockout pendant plus de deux
ans les
travailleurs de son usine de Saint-Jean-sur-Richelieu pour ensuite
laisser la direction fermer l'usine de câbles
électriques haute tension. Personne n'a vu les libéraux
pleurer à ce
moment là. Où étaient-ils ?
Le gouvernement libéral a travaillé main
dans la main avec le
monopole Olymel pour exiger des concessions des travailleurs et leur
permettre de fermer des usines au
cours des dernières années. Comment des
« défenseurs » des
droits des travailleurs agiraient-ils ainsi ? Le monopole
AbitibiBowater a également profité
de l'élan bienfaiteur des libéraux dans sa
restructuration antiouvrière.
Les libéraux sont reconnus pour ne pas lever le
petit doigt pour
empêcher la destruction nationale et la
désindustrialisation. Pendant
qu'ils partaient « en
guerre » contre IQT, d'autres mises à pied et
fermetures
soudaines se produisaient dans la région de Montréal
quasi-simultanément (Technicolor à Mirabel, 178
emplois ; Teva encore à Mirabel, 400 emplois ; Zellers
à
Dorval, entre 100 et 150 emplois ; Novabus à
Saint-Eustache, 145
emplois, etc.) Pourquoi cette
levée de boucliers des libéraux contre IQT en ce
moment ? Est-ce
pour limiter les dégâts ? Est-ce pour donner
l'impression qu'au
Québec les travailleurs ont
des droits et ainsi nous faire oublier tout le reste ? Qui ne
connaît pas quelqu'un au Québec qui n'ait pas
été floué, volé et
brigandé par des entreprises lors de faillites
ou autres raisons antiouvrières ?
Les droits des travailleurs sont bafoués à
tous les jours, voilà la
réalité. Les agissements des libéraux sont des
pièges et les
travailleurs doivent être vigilants. La ministre
Thériault, en voulant réduire la responsabilité
des monopoles à une
question de bonne paperasserie administrative, de préavis, de
formulaire de cessation d'emploi et autres
bureaucraties capitalistes, donne en réalité le feu vert
aux monopoles
de continuer d'attaquer l'intégrité de notre
économie et les droits de
l'ensemble des travailleurs du
Québec. Elle déclare tambour battant que les entreprises
doivent
respecter les lois du Québec, tout en s'assurant de laisser les
monopoles agir à leur guise en pratique.
L'hypocrisie des libéraux va continuer
d'être exposée au fur et à
mesure que s'intensifient la destruction nationale et l'offensive
antisociale. La classe ouvrière va continuer
de défendre ses droits contre le droit de monopole et de rejeter
les
illusions libérales.
Dehors les libéraux !
Souveraineté oui ! Annexion non !

Faire cesser ces abus et ces vols
- Marie-Josée Magny,
coordonnatrice,
Comité d'action des non- syndiqué-es -
La fermeture sauvage d'IQT soulève beaucoup de
questions et de
colère. Nos élus clament qu'ils vont faire tout ce qui
est en leur
pouvoir pour soutenir les travailleuses
et les travailleurs licenciés sans préavis et qui perdent
leurs
dernières paies ! Pourquoi tout à coup se
préoccupent-ils des
conditions du licenciement ?
Au Québec, chaque jour, des travailleuses et des
travailleurs se
font licencier ou congédier injustement. Des jeunes femmes
enceintes se
font congédier, des pères et des
mères n'ont plus d'emploi au retour d'un congé parental.
Des salariés se voient imposés le temps
supplémentaire à temps
simple ou tout simplement pas payé. Nos élus et les
autorités locales
ne s'en préoccupent pas, ce ne sont
qu'une ou deux personnes à la fois, ils ne font pas la
une ! La
fermeture d'IQT est une belle occasion pour nos ministres de donner
l'impression d'être au service de
la population et de se faire du capital politique sur la misère
des
employés licenciés !
Nos lois du travail sont désuètes. Elles
ne correspondent plus aux
réalités du marché du travail. Le discours
dominant sur le
développement économique et la création
d'emplois se fait au détriment des droits humains et des droits
au
travail.
Aucune garantie n'est exigée des investisseurs
étrangers pour
assurer le paiement des salaires et des avis de licenciement en cas de
fermeture sauvage. Ce serait pourtant
une façon de réduire les pertes des salariés et le
poids de ce
licenciement sur les programmes sociaux. Nos élus ne veulent pas
d'une
telle mesure, cela empêcherait
l'investissement, nous diront-ils !
L'automne dernier, la ministre du Travail était
fière de nous
annoncer que la Commission des normes du travail pourrait
dorénavant
récupérer l'argent dû aux employés
par une entreprise ayant son siège social hors du Québec.
Ce matin,
dans les journaux, nous apprenions qu'aucune entente n'était
encore
intervenue avec les États-Unis. Alors,
qu'attend-on ? Ces mauvais employeurs peuvent ainsi partir sans
crainte de représailles !
On limite la circulation des personnes, en fonction de
leur pays
d'origine, par peur qu'elles deviennent une charge, pourquoi ne pas
faire de même pour les
investisseurs ? Car il ne faut pas se leurrer, la mauvaise foi
d'IQT et son manque de respect des lois du Québec, tout comme
Aleris
dans le passé, transfert le soutien
de ces personnes à l'ensemble de la société. Et
que le contribuable
paie !Travailleuses, travailleurs non syndiqué-es, à
vos droits,
prêts, revendiquez ! Il faut
faire cesser ces abus et ces vols.

Rio Tinto à Alma
La compagnie met à risque la vie des
travailleurs et des résidents au nom de son «droit de
gérance»
- Pierre Chénier -
Rio Tinto vient de changer unilatéralement les
mesures de sécurité
en cas d'urgence qui sont appliquées depuis longtemps à
son aluminerie
d'Alma. Depuis le 20 juin
dernier, il y a un seul pompier sur place par quart de travail
plutôt
que 2 comme c'était le cas auparavant.
Les pompiers dirigent la brigade d'urgence de l'usine
qui intervient
lors des urgences. La production de l'aluminium se fait par
électrolyse
à des températures extrêmement
élevées ce qui peut conduire à des incendies et
des explosions aux
conséquences potentiellement dévastatrices. Juste dans
les 4 premiers
mois de l'année, les pompiers et
équipes d'urgence ont répondu à 55 appels
incendie. Au fil des années,
la sécurité-incendie de l'usine a accumulé une
expertise très précieuse.
Au complexe d'Alma, les pompiers de l'usine font partie
du Syndicat
des Policiers-Pompiers qui est l'une des 4 accréditations du
Syndicat
des travailleurs de l'aluminium
d'Alma. C'est très précieux pour les travailleurs d'avoir
des pompiers
qui font partie de leur syndicat, connaissent bien les conditions en
aluminerie et participent dans la
lutte du collectif pour des conditions de travail qui correspondent
à
ce genre de travail, y compris en matière de santé et de
sécurité.
Personne au complexe, que ce soient
les travailleurs ou la direction, n'a jamais nié la
validité d'avoir
sur place ces pompiers syndiqués, bien formés et
autorisés par la loi à
intervenir en cas d'urgence. D'ailleurs,
l'équipe formée des deux pompiers par quart de travail et
de la brigade
d'urgence fait partie du plan de mesures d'urgence de Rio Tinto.
Cela n'a pas empêché l'entreprise, le 2 mai
dernier, d'annoncer
qu'elle éliminait trois postes de pompiers syndiqués et
les envoyait en
sous-traitance. Le résultat de cette
décision, en plus de la dégradation des emplois par le
recours à la
sous-traitance, a été de laisser un seul pompier par
quart de travail,
lequel devra maintenant attendre
l'arrivée des pompiers de la ville avant d'intervenir en cas
d'urgence.
Auparavant, avec deux pompiers sur place, cela prenait environ 5
minutes avant que l'équipe
n'intervienne. Avec la nouvelle mesure, il faudra environ une
demi-heure avant que l'intervention ne commence. Un inspecteur de la
CSST l'a d'ailleurs confirmé.
Les travailleurs disent que le délai dans
l'intervention, c'est la
différence entre la vie et la mort. Rio Tinto ne conteste
d'ailleurs
pas qu'il y aura maintenant un délai
d'environ 30 minutes. Elle dit que cela n'a aucune importance et que
c'est son droit de gérance qui est en cause ici. Elle a
rejeté la
demande des travailleurs de faire une
analyse de risques et leur a même dit qu'analyse de risques ou
pas,
elle procéderait avec les nouvelles mesures parce que c'est son
droit
d'utiliser la sous-traitance.
Dès que l'annonce a été faite, les
travailleurs ont utilisé tous les
recours qui s'offraient à eux pour exprimer leur
désaccord et leurs
inquiétudes. Ils ont rencontré la haute
direction, ils sont intervenus devant le comité conjoint de
santé-sécurité et ils ont même fait appel
à la CSST qui a envoyé un
inspecteur. Ils ont fait circuler une pétition
demandant à Rio Tinto de revenir sur sa décision. Rio
Tinto n'a rien
voulu entendre. Les travailleurs ont maintenant décidé
d'organiser une
mobilisation de masse pour forcer
Rio Tinto à annuler sa décision irresponsable. Ils
méritent le plein
appui de tous les travailleurs et de tous les résidents de la
ville.
Ce qui est en jeu ici c'est le droit fondamental des
travailleurs à
des conditions de travail saines et sécuritaires. Ces
conditions, ce
sont les travailleurs eux-mêmes qui
doivent les décider parce que ce sont eux qui font le travail
potentiellement dangereux de transformer la matière
première en
aluminium. Rio Tinto n'a aucunement le droit
de déterminer elle-même ces conditions. Puisque les
travailleurs sont
d'avis que les nouvelles mesures mettent à risque leur
santé et leur
sécurité de même que celles des gens
de la ville, ces mesures doivent être immédiatement
annulées. C'est une
question de droits.
Lorsque les travailleurs et les résidents sont
d'avis qu'un
arrangement protège leur sécurité en cas
d'urgence, la logique veut que
cet arrangement soit maintenu, amélioré
et étendu à d'autres selon les conditions. Au lieu de
cela, cet
arrangement est éliminé du revers de la main par un abus
de pouvoir
flagrant et remplacé par un autre qui est
régressif. C'est extrêmement arrogant de la part d'un
monopole
international étranger que de venir ici, s'emparer d'Alcan en
2007 puis
de détruire ce qui a été bâti. Non
seulement Rio Tinto ne se reconnaît-elle aucune obligation envers
la
santé et la sécurité des travailleurs mais elle
n'en reconnaît pas non
plus en ce qui concerne l'emploi
local ou régional ou envers les pensions.
Ça ne surprend personne que le gouvernement
Charest soit totalement
silencieux face à cette nouvelle attaque contre les travailleurs
et les
résidents d'Alma. Si on avait
un gouvernement qui défend le droit public à
Québec, il interviendrait
tout de suite pour exiger que Rio Tinto annule sa décision de
réduire
les mesures de sécurité prévues
en cas d'urgence et il avertirait Rio Tinto qu'elle doit cesser
d'attaquer les travailleurs, sinon elle n'a pas sa place au
Québec.
Il faut restreindre la capacité de ces monopoles
internationaux
d'imposer des décisions qui menacent les vies des travailleurs
et des
résidents. Cette lutte des travailleurs
d'Alma pour des conditions de travail qui sont saines et
sécuritaires
pour tous est notre lutte à tous.

Nortel
Mise aux enchères de ce qui reste
des biens de Nortel
- K. C. Adams -
La
destruction débridée de l'industrie
manufacturière, des
services publics et des programmes sociaux canadiens doit se heurter
à
un projet renouvelé d'édification
nationale.
La vente aux enchères suite à la faillite
de Nortel, vente autorisée
par les tribunaux, sonne le dernier glas pour l'icône de
l'industrie
manufacturière canadienne. Tôt en
juillet, la compagnie a vendu aux enchères ce qui lui restait de
ses
brevets d'invention – au nombre de 6 000 – à un consortium de
monopoles
mondiaux dirigé par Apple
Inc, avec la participation de EMC, Ericsson, Microsoft, Sony et une
seule compagnie canadienne, Research in Motion.
Les revenus de la vente, de l'ordre de 4,5
million $, portent le
montant total des biens liquidés de Nortel à environ 8,6
million $ et
de l'argent en caisse
à partager parmi ses créanciers garantis vivant aux
États-Unis, au
Royaume-Uni et au Canada. Un montant indéterminé sera
destiné au régime
de retraite sous-capitalisé des
employés de Nortel. Les détenteurs d'obligations
garanties des
États-Unis, ceux-là même qui ont
déclaré faillite, recevront,
semble-t-il, plus de 100 % de la valeur
de leurs obligations plus intérêt. Les 20 000 travailleurs
syndiqués et
employés salariés de Nortel, avec leur statut de
« créanciers non
garantis » selon la loi
de la faillite, mais qui sont, avec les travailleurs de la construction
et autres, à l'origine des biens de Nortel, subiront
d'importantes
coupures dans leurs prestations de retraite.
En fait, l'administrateur des régimes de retraite de Nortel,
quelques
jours après la vente des brevets, a fait parvenir des
préavis aux
retraités actuels leur stipulant que, dès
le début d'août, les coupures dans leur régime
passeraient de 25 à
31 %, et ce, de façon rétroactive jusqu'en octobre
2010. Donc, en plus
des importantes réductions
de prestations à partir d'aujourd'hui, tout retraité qui
reçoit des
prestations depuis le mois d'octobre dernier sera aussi responsable de
rembourser le manque à gagner entre
25 et 31 % en « trop-perçu ». Pour la
moyenne des nouveaux retraités,
il peut s'agir d'une coupe permanente de 600 $ par mois, en plus
d'une
réduction mensuelle de 50 $, jusqu'à ce que le
« trop-perçu » soit
remboursé au régime. Les travailleurs de Nortel et les
Canadiens de
façon générale
sont indignés du fait qu'un régime de retraite
conventionné puisse être
rompu de façon aussi cavalière, tandis que des
détenteurs d'obligations
des États-Unis seront non
seulement payés mais recevront en surcroît leurs paiements
d'intérêts.
La victoire du
continentalisme et de l'annexion et la nécessité de
résister

Manifestation des
employés présents et passés de Nortel à
Ottawa
le 21 octobre 2010 (Photo: Marc
Lavoie)
|
Le
vol légalisé du régime de retraite de Nortel n'est
pas la conséquence
d'une
compagnie ayant fait faillite mais d'un démantèlement
planifié du
secteur manufacturier du Canada en conjoncture avec une
réduction des
services publics et des programmes
sociaux. L'assaut contre l'industrie manufacturière, les
services
publics, les programme sociaux et les pensions est une
conséquence
directe des politiques de mondialisation
néolibérale et de capitulation devant la campagne de
longue haleine de
l'impérialisme étasunien visant au continentalisme et
à l'annexion.
La destruction de Nortel et le pillage de ses
régimes de retraite
ressemblent en tout point à ce qui ce passe dans toutes les
régions du
Canada et au sein de nombreuses
institutions économiques connues. C'est ce qui s'est produit
chez
AbitibiBowater avec son plan de faillite et de restructuration
antisocial et antinational. C'est aussi ce qui
s'est produit avec la vente de Stelco, le complexe d'acier
intégré le
plus important du Canada, d'abord par le biais d'un processus
frauduleux de faillite et ensuite par
l'acquisition de cette usine névalgique par U.S. Steel en 2007.
U.S.
Steel a presqu'aussitôt commencé à réduire
la production et les niveaux
d'embauche, et à approvisionner
ses clients canadiens à partir de ses usines aux
États-Unis. Elle mène
contre les métallos une guerre d'extorsion dans le but de
détruire les
régimes de retraite à Lake Erie
Works et à Hamilton Works. La section locale 1005 du Syndicat
des
métallos unis de Hamilton Works résiste courageusement,
servant
d'inspiration à tous ceux et celles
qui voient la nécessité d'un projet renouvelé
d'édification nationale
pour contrer l'annexion et le continentalisme.
La classe ouvrière
doit se placer à la tête d'un
projet renouvelé d'édification nationale
On peut retracer la naissance de Nortel,
d'Abitibi-Consolidated/Price Brothers & Company Limited et Stelco
ainsi
que de nombreuses autres compagnies manufacturières canadiennes
au XIXe
siècle et au tournant du
XXe siècle, alors que le projet d'édification nationale
du Canada se
dressait contre le continentalisme et le danger omniprésent
d'annexion
par l'impérialisme étasunien. Les
aspirations nationales du Québec et de la nation métis
dans l'Ouest ont
joué un rôle important dans l'opposition au
continentalisme.
Éventuellement, le Québec est devenu
le principal rempart contre l'annexion à l'empire des
États-Unis.
Des politiques gouvernementales canadiennes qui ont vu
le jour dans
le contexte d'un projet colonial britannique d'édification
nationale
contre le continentalisme ont
aussi fait naître un grand nombre de lois qui ont
été directement
responsables de l'émergence d'une industrie
manufacturière canadienne.
Ainsi, avec le temps, ont vu le jour
une société civile de législatures
représentatives élues, des services
publics et des programmes sociaux, en particulier l'éducation
publique
et la santé, des médias de masse
canadiens et québécois ainsi qu'une infrastructure rurale
et urbaine
dont Postes Canada, les systèmes de transport, l'eau, les
systèmes
d'égout et, non le moindre,
l'électricité.
Une loi des années 1880 interdisait l'importation
d'équipement de
téléphone manufacturé aux États-Unis. Cette
législation a été à
l'origine de la croissance de Bell Canada
en tant qu'entité commerciale indépendante dotée
d'une filiale
manufacturière du nom de Northern Electric, précurseure
de Nortel.
Porteuse de ce projet d'édification
nationale, Bell Canada et sa filiale manufacturière en un clin
d'oeil
se sont transformées en leader mondial de la recherche, du
développement et de la production de toutes
sortes d'équipement en télécommunications. Les
gouvernements de cette
époque d'édification nationale ont investi des fonds
publics
considérables dans Northern Electric
pour la recherche et le développement, ont appuyé
l'éducation publique
et l'éducation post-secondaire afin de multiplier le nombre de
scientifiques et ont offert des prêts
servant à construire des usines partout au pays.
Plus tard, Ottawa devint le centre de recherche et de
développement,
à partir d'une installation du nom de Bell Northern Research,
grandement subventionnée à même
le trésor public. Un grand nombre de brevets d'invention en
télécommunication numérique moderne vendus aux
enchères par Nortel sont
le fruit de ce financement public
accordé généreusement à Bell Northern
Research. Même avec le
démantèlement et la destruction systématique de
Nortel, ses 6 000
brevets touchant à tous les aspects de
la technologie moderne des télécommunications a
donné lieu à une
bataille des offres entre ces monopoles mondiaux qui se sont
prêtés
allègrement au braconnage des fruits
de la science et de l'éducation financée en grande partie
par les fonds
publics. Maintenant que les brevets et les installations
manufacturières de Nortel sont à toutes fins
pratiques disparus, le système impérialiste
d'États obligera les
Canadiens à payer des redevances sur tout ce qui touche à
l'Internet et
autres technologies liées à la
télécommunication, et sur les produits
manufacturés importés, et ce,
jusqu'à ce que le Canada établisse à nouveau une
industrie indigène mue
par son propre génie
intellectuel.
La destruction de la nation en matière d'acier,
mais aussi
d'industrie forestière, de télécommunication et
d'autres secteurs
manufacturiers et de services publics et de
programmes sociaux, a donné lieu à une situation
irrationnelle à Nortel
telle que non seulement les biens industriels et intellectuels
canadiens ont été saisis par les impérialistes
mondiaux mais les fruits de cette braderie seront empochés par
des
détenteurs d'obligations vivant aux États-Unis. Pendant
ce temps-là,
les retraités se voient légalement
voler leurs prestations tandis que les Canadiens de façon
générale se
trouvent devant ce fait accompli et se demandent, perplexes, ce qui est
advenu de leur industrie
manufacturière en télécommunications au
passé non négligeable, à son
génie scientifique et à son projet d'édification
nationale.
Le gouvernement canadien a l'entière
autorité, en vertu de la Loi sur Investissement Canada, qui
pourrait
certainement
être
renforcée,
d'arrêter
la
destruction
de l'industrie manufacturière et le pillage des ressources
industrielles et intellectuelles du Canada. Le régime
néolibéral de
Harper refuse de le faire et au contraire a approuvé
de façon tacite les attaques contre Nortel, AbitibiBowater et
Stelco et
le vol légalisé des régimes de retraite des
travailleurs. Le pillage
impérialiste approuvé par l'État des
ressources industrielles et intellectuelles est fait en conjoncture
avec l'affaiblissement du rôle des législatures, une
concentration du
pouvoir politique entre les mains d'une
autorité exécutive triée sur le volet et une
destruction des médias de
masse informatifs, des services publics et des programmes sociaux
souverains.
Le continentalisme et l'annexion du Canada ont
plongé dans la crise
l'économie, la politique et la société civile du
Canada. Cette
contradiction rend périmées les formes
et les institutions constitutionnelles à l'origine du pays et
fondées
sur un projet d'édification nationale opposé au
continentalisme. Les
néolibéraux de Harper tentent de mettre
sur pied de nouvelles formes d'autorité correspondant à
la capitulation
envers le continentalisme des impérialistes étasuniens.
L'heure a sonné
de mettre sur pied des
arrangements alternatifs basés sur un projet moderne
d'édification
nationale, avec des formes constitutionnelles, économiques et
politiques renouvelées reflétant la volonté
populaire des Canadiens qui désirent se défendre et
défendre les droits
de tous et se libérer de l'autorité répressive et
antisociale de
l'impérialisme étasunien.
Nortel et Stelco, victimes
du même sort
Stelco a été
démantelé peu à peu au cours d'un processus de
faillite autorisé par
les tribunaux même si la compagnie
d'acier réalisait des profits records. En 2007, après
avoir quitté la
protection de la faillite, US Steel a obtenu le droit de prendre le
contrôle de Stelco en autant que le
monopole étasunien respectait un certain niveau de production et
d'emploi aux usines de Hamilton et de Nanticoke. US Steel a
presqu'aussitôt trahi son engagement et il
continue de le faire et pourtant le gouvernement canadien a
refusé de
défendre les métallos et l'économie du Canada si
ce n'est que d'une
démarche anémique devant les
tribunaux dont se moque royalement US Steel. De façon
comparable, en
2009, le gouvernement Harper avait approuvé la vente de Metro
Ethernet
Networks de Nortel à
Ciena Corp, basé aux États-Unis, ainsi que l'entreprise
des solutions
entrepreneuriales à un autre monopole étasunien, Avaya
Inc., et voilà
qu'ils semble disposé à vouloir
approuver la vente de ce qui reste des biens en brevets d'invention de
Nortel.
La capitulation à l'impérialisme
étasunien et au droit de monopole
par le biais du libre-échange, de la vente des biens qui
appartiennent
au Canada et d'autres formes
de capitulation et d'annexion ont laissé en désarroi la
raison d'État à
l'origine du Canada, celle de l'édification nationale en
opposition au
continentalisme. Le fédéral, le
provincial et certains gouvernements municipaux refusent de
défendre la
base manufacturière du pays, ses biens nationaux, ses services
publics
et ses programmes sociaux
et de les mettre à l'abri des prises de contrôle, de
l'extorsion et du
pillage aux mains de puissantes corporations des États-Unis et
d'autres
impérialistes mondiaux.
Comment répliquer à ce dilemme de
destruction nationale et de droit
de monopole ? La classe ouvrière est la seule force sociale
capable de
diriger le renouveau
de la raison d'État du Canada et de mobiliser le peuple pour
qu'il
défende le droit public. La renaissance d'un projet
d'édification
nationale est possible, sur la base d'exiger
que les gouvernements rendent des comptes pour leur refus de
défendre
les Canadiens ainsi que leurs institutions manufacturières
telles que
Nortel, AbitibiBowater et Stelco
et de protéger et d'accroître les investissements dans les
services
publics et les programmes sociaux canadiens, qui sont des secteurs
indispensables à l'économie de toute
nation indépendante et prospère. Une Opposition
ouvrière puissante et
efficace peut prendre la tête de la lutte pour tenir les
gouvernements
responsables d'appuyer des lois
qui encouragent la restauration de notre secteur manufacturier en tant
que puissante base pour une économie autosuffisante et
indépendante,
pour la défense et la consolidation
de nos services publics et de nos programmes sociaux et pour investir
le peuple de sa souveraineté.
Tous pour les travailleurs et les retraités de
Nortel, Stelco et
AbitibiBowater et autres dans leur lutte pour défendre le
régime de
retraite actuel !
Il est possible d'obtenir des régimes de retraite
de standard
canadien pour tous ainsi que les services publics et les programmes
sociaux nécessaires par une vaste lutte
contre le continentalisme, l'annexion et le droit de monopole.
L'industrie
manufacturière,
oui !
La
destruction
nationale, non !
Souveraineté, oui ! Annexion, non !
Oui au droit public ! Non au droit de monopole !

Postes Canada
La loi de retour au travail impose
le droit de monopole
- Peggy Askin -
Le projet de loi C-6, Loi prévoyant la
reprise et le maintien des services postaux,
la loi de retour au travail contre les postiers, adoptée par le
parlement
canadien le 25 juin, est une violation des droits des postiers de
négocier des salaires, conditions de travail et pensions
à la mesure du
travail qu'ils fournissent et de faire
la grève pour appuyer leurs revendications. Le projet de loi C-6
nie la
réclamation légitime des travailleurs des postes à
la valeur ajoutée
qu'ils produisent et ne reconnaît
que le droit de monopole. Il nie le droit de décider des
travailleurs.
Un arbitre est nommé pour jouer le rôle de
fier-à-bras du gouvernement
au nom de Postes Canada. Il
est tenu par la loi d'imposer le droit de monopole et le programme de
restructuration appelé « Poste moderne ».
C'est aussi une attaque
contre l'ensemble des
Canadiens parce que c'est conçu pour engraisser Postes Canada en
prévision de la privatisation de ses secteurs rentables. Cela
soulève
la question de l'état des droits des
travailleurs au Canada aujourd'hui.
La « loi de
retour au travail »
La première loi de
retour au travail a été adoptée en 1950,
criminalisant la résistance
des travailleurs des chemins
de fer et les forçant à rentrer au travail. Depuis 1950,
il y a eu 33
actes du parlement, quatre ont été des lois de retour au
travail
affectant les travailleurs des postes (1987,
1991, 1997 et juin 2011). Des lois fédérales de retour au
travail ont
été utilisées contre les travailleurs portuaires,
les travailleurs des
chemins de fer, les manutentionnaires
de grains, les travailleurs des postes et les employés du
gouvernement
fédéral.

Une recherche effectuée par National Union of
Public and General
Employees (NUPGE), faisant partie de sa campagne sur les droits des
travailleurs et les droits humains,
montre que durant les 29 dernières années, le
gouvernement fédéral à
lui seul a adopté 14 lois forçant le retour au travail.
Les
gouvernements provinciaux partout au pays
ont promulgué 76 lois de retour au travail. La plupart d'entre
elles
(51 sur 90) forcent non seulement les travailleurs à retourner
au
travail mais imposent aussi des règlements
arbitraires contre les travailleurs en grève.[1]
Les lois adoptées criminalisant la lutte des
travailleurs des postes
à la défense de leurs droits en 1987 et 1991 ont
prévu un seul arbitre
et un processus de médiation,
la prise en considération du rapport du commissaire-conciliateur
et à
défaut d'une résolution, une décision de
l'arbitre. En 1997, la loi a
dicté à l'arbitre qu'il doit s'inspirer
« de la nécessité d'avoir des conditions de
travail compatibles avec la Loi sur la Société
canadienne des postes
et la viabilité et la stabilité financière de la
Société
canadienne des postes, compte tenu de :
a) la nécessité de ne pas avoir recours
à des hausses indues de tarifs postaux :
(i) d'être efficace,
(ii) d'accroître sa productivité,
(iii) de respecter des normes de service acceptables ;
b) l'importance des bonnes relations
patronales-syndicales entre la Société canadienne des
postes et le syndicat. »
La loi de 1997 a été adoptée alors
que le Parti libéral au pouvoir
imposait aussi une convention salariale, la retirant des questions qui
auraient pu être décidées par l'arbitre
ou négociées par les parties avant une décision de
l'arbitre.
Selon le projet de loi C-6, l'arbitre doit s'en tenir
à ce qui suit :
« Pour choisir l'offre finale, l'arbitre se
fonde sur la nécessité
de conditions de travail qui sont compatibles avec celles de secteurs
postaux comparables et qui
fourniront à la Société canadienne des postes la
souplesse nécessaire à
sa viabilité économique et sa compétitivité
à court et à long terme, au
maintien de la santé et de la
sécurité de ses travailleurs et à la
viabilité de son régime de
pension, compte tenu des éléments suivants :
a) la nouvelle convention collective ne doit pas
directement
entraîner la diminution de l'indice de solvabilité du
régime de
pension ;
b) la Société canadienne des postes se
doit, sans recours à des
hausses indues de tarifs postaux, d'être efficace,
d'accroître sa
productivité et de respecter des normes
de service acceptables. »
En outre, à la place d'un processus de
médiation, la prise en
considération du rapport du commissaire de conciliation et
d'arbitrage,
le projet de loi C-6 utilise
« le choix de l'offre finale ». Cela signifie que
l'arbitre peut
accepter ou rejeter dans son intégralité
l'« offre finale » de Postes
Canada ou du
Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP)
représentant les travailleurs des postes. Non seulement le choix
de
l'offre finale sera utilisé mais l'arbitre est tenu
par la loi de choisir sur la base de « conditions de travail
qui sont
compatibles avec celles de secteurs postaux comparables »,
la
« compétitivité »
de Postes Canada, le taux de solvabilité du régime de
retraite – en
d'autres mots l'ordre du jour de Postes Canada. C'est l'imposition sans
détour du droit de monopole.
Aucune des exigences de la
« compétitivité » n'est une
exigence de la
Loi sur la Société canadienne des postes ou même
conforme à son mandat
qui exige de Postes Canada d'être autonome tout en garantissant
un niveau de
service qui répond aux besoins de la population du Canada. Le
gouvernement Harper, dans sa loi
de retour au travail contre les travailleurs des postes, a aussi
éliminé la directive de l'arbitre sur l'importance de
maintenir de
bonnes relations patronales-syndicales.
Le choix de l'offre finale a été
utilisé deux fois depuis 1982 dans
la législation fédérale, contre les travailleurs
des chemins de fer en
1997 et les travailleurs
portuaires en 1994.
Note
1. National Union of Public and General Employees
(NUPGE)
http ://www.cbc.ca/news/canada/story/2011/06/15/f-faq-back-to-work-legislation.html
http ://www.labourrights.ca/content/federal-government
http ://www.canlii.org/en/ca/laws/stat/sc-1997-c-34/latest/sc-1997
-c-34.html
http ://www.parl.gc.ca/LegisInfo/BillDetails.aspx ?Language=E&Mode=
1&billId=5089903
http ://www.nupge.ca/content/4293/ituc-report-cites-major-restrictions-labour-rights-canada

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