|
Discussion
La crise du système
électoral canadien
Le micro-ciblage et la démolition du processus
électoral par les conservateurs
- Anna Di Carlo -
Avec les conservateurs, la corruption n'a pas de limite
et cela n'est nulle part plus évident que dans les moyens
utilisés pour « faire sortir le vote ». Le
Parti
marxiste-léniniste du Canada (PMLC) a caractérisé
la 41e élection générale comme étant un
« coup d'État électoral ».
L'essence d'un coup d'État, qu'il soit électoral
ou militaire, est qu'un groupe s'empare du pouvoir par des
méthodes qui passent outre à l'expression de la
volonté du peuple. Le coup d'État électoral passe
outre aux
méthodes établies pour déterminer la
volonté politique pour la transformer en volonté
juridique, dans la forme d'un gouvernement. Le micro-ciblage tel que
pratiqué par
le Parti conservateur de Stephen Harper, qui lui a valu sa victoire
électorale et un gouvernement majoritaire, est semblable
à un coup d'État à plusieurs égards.
Durant la période précédant
l'élection fédérale 2011, les conservateurs ont
ciblé 45 circonscriptions où ils ont rejoint des secteurs
bien précis de l'électorat, notamment
les électeurs « ethniques », à
l'aide de leur banque de données et du micro-ciblage. Cela
comprend les 18 circonscriptions du Toronto métropolitain que
les
conservateurs ont arrachées aux libéraux et qui leur ont
permis d'obtenir la majorité des sièges.
Au congrès national du Parti conservateur en juin
dernier, le sénateur Irving Gerstein (qui était l'agent
officiel du Fonds conservateur du Canada lors des élections de
2006 et 2008 et qui fait maintenant face à des accusations du
Directeur des poursuites publiques pour violations des limites de
dépenses électorales et trafic de documents
financiers par le Parti conservateur) a dit aux
délégués que la base de données du Parti
conservateur a été un élément clé du
succès du parti à l'élection 2011.
Il a dit : « La clé du
succès de notre programme de financement est notre banque de
données et la possibilité de prospecter pour de nouveaux
donateurs,
d'être à la fine pointe de la technologie du financement
politique en Amérique du Nord et d'utiliser efficacement la
banque de données pour les campagnes de financement
et à des fins politiques... Elle nous permet d'atteindre des
cibles, d'identifier ceux et celles qui partagent nos valeurs et de les
mobiliser. Nous continuons de faire des
investissements importants dans ce programme, surtout dans les
circonscriptions où la bataille est serrée. »
Selon lui, « les marges de vote de quelque 40
députés conservateurs sont attribuables à
l'identification d'électeurs et aux programmes pour faire sortir
le vote. Vous
m'avez bien compris. Il y a environ 40 députés
conservateurs à la Chambre des communes qui ne seraient pas ici
si ce n'était de notre capacité à utiliser la
banque de données
du parti aussi efficacement. »
Le sénateur Gerstein a souligné
l'importance de poursuivre cette avenue « pour mener
agressivement nos campagnes de financement ».
« C'est cela
notre business aujourd'hui et c'est ce que les autres partis politiques
ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas que notre succès est
le fruit de plusieurs années de travail
assidu et d'investissement dans l'innovation d'un programme de don
intégré. Nous avons mis au point des techniques complexes
de financement, comme l'exploration de
données, la segmentation, le marketing ciblé et la
gestion des relations, le tout pour intégrer notre bassin de
supporters à une pyramide de soutien, allant du supporter au
membre et au donateur. Et vous devez savoir que plus de 60 % de
nos donateurs aujourd'hui n'étaient pas, je le
répète, n'étaient pas des donateurs du parti
prédécesseur
au moment de la fondation en décembre 2003. »
Micro-ciblable et banques
de données
André Turcotte, chargé de cours à
l'école de journalisme de l'Université Carlton, note dans
un article du Toronto Star de mars 2011
qu'« après n'avoir pas réussi à
défaire les libéraux de Paul Martin pourtant affaiblis
par les scandales, les stratégistes de
l'entourage de Stephen Harper ont décidé de trouver de
nouvelles façons d'accroître leurs chances de former le
gouvernement. Comme l'affirmait Ian Brodie, membre de
l'équipe conservatrice de la première heure devenu le
chef de cabinet du premier ministre Stephen Harper, une des grandes
leçons de 2004 était qu'il fallait mettre au point
une structure de renseignements de marketing pour que la campagne soit
plus sensible. »
Le professeur Turcotte affirme que la nouvelle approche
des conservateurs s'inspire du succès électoral de John
Howard en Australie, en particulier la façon dont le
premier ministre australien a réussi à mettre un terme
à 13 années de règne travailliste en 1996. Les
stratégistes conservateurs ont étudié la technique
de segmentation utilisée
par la Coalition libérale nationale de Howard et en particulier
l'attention portée à ce que le chef du Parti appelait les
« battlers », c'est-à-dire les familles
qui
se démènent pour élever leurs enfants avec un
faible revenu. Le but de cette stratégie est d'utiliser les
renseignements de marketing pour identifier les secteurs clés de
l'électorat et de mettre au point une stratégie de
ciblage très avancée des électeurs inscrits sur
les listes pour s'assurer que les électeurs correspondant
à un certain profil
stratégique aillent voter le jour de l'élection. Elle
combine la force du sondage et celle du marketing pour une campagne de
sollicitation haute technologie.
En 2008, le camp Harper a réussi à
concentrer ses efforts sur moins d'un million d'électeurs sur un
total de 23 millions d'électeurs admissibles. « Il va
cibler encore
moins d'électeurs à la prochaine campagne »,
dit le professeur Turcotte en référence à
l'élection de 2011.
Pour rendre ses campagnes de marketing plus
« sensibles », en 2004 le Parti conservateur a
fait l'acquisition du système CIMS (Constituent Information
Management System – système de gestion de l'information sur les
électeurs). Ce système a été mis à
la disposition des associations de circonscription pour les munir
de renseignements sur les électeurs de leur circonscription, au
lieu d'avoir uniquement accès à la liste des membres et
celle des donateurs pour ce qui est des renseignements
précis comme le numéro de téléphone et
l'adresse. La banque de données était maintenue à
jour et utilisée dans des campagnes de financement et à
d'autres fins
« politiques », comme le micro-ciblage avant
élection.
Le micro-ciblage
Le micro-ciblage est un aspect des campagnes
électorales d'aujourd'hui qui est en contradiction avec le
raisonnement à la base du système
électoral actuel au Canada. Ce système est censé
garantir le droit d'élire et d'être élu tel
qu'énoncé dans la Charte des droits et libertés et
il justifie l'inégalité d'accès aux
ressources financières et à la publicité en
invoquant le fait que la charte est informée par le besoin
d'établir « une expression claire et cohérente
de la volonté politique
dans la forme d'un gouvernement de parti ». Aujourd'hui, les
élites ne cherchent plus nécessairement l'expression
d'une volonté politique claire et cohérente, mais
seulement à faire élire un parti par tous les moyens
possibles, qu'importe la fraude perpétrée contre
l'électorat. Cela se fait en dépensant d'énormes
sommes d'argent pour
cibler de petits segments de l'électorat dans les
circonscriptions qui « font la
différence » et remporter la victoire de cette
façon.
Si, par exemple, le stratégiste du parti calcule
qu'il faut 1 000 votes dans une circonscription donnée, la
tâche des organisateurs est d'autant simplifiée. Il n'est
plus aussi
important de faire appel à la masse des électeurs dont
les tendances seraient déjà établies. D'ailleurs,
cette approche qu'on appelle « micro-ciblage » ou
« hyper-segmentation » fonctionne mieux quand il
y a une faible participation de l'électorat. On achète
des banques de données de qui veut les vendre, y compris
celles utilisées dans d'autres formes de marketing, comme les
renseignements sur les utilisateurs obtenus par les témoins (les
« cookies ») sur différents sites
Web. En plus de l'intégration des banques de données, une
des pratiques des conservateurs et d'autres serait que les entreprises
privées embauchées durant la campagne
électorale téléphonent aux électeurs en se
faisant passer pour une firme de sondage, sans révéler
leur affiliation politique. Les questions posées portent sur
tous les sujets
car l'objectif est d'identifier l'opinion de la personne sondée
et toute cette information est entrée dans une banque de
données. On conserve aussi les renseignements obtenus
lorsque les gens téléphonent au bureau de leur
député pour différentes raisons, comme pour la
signature d'un passeport ou pour porter plainte à
différents sujets. Tout cela
est entré dans la banque de données CIMS et on aboutit
avec une immense banque de renseignements sur les personnes, à
leur insu.
Le micro-ciblage utilisé dans les campagnes
électorales des partis de l'establishment est maintenant
considéré comme étant la fine pointe de la
technologie. Il est entré
dans le débat public d'abord parce qu'il est une violation du
droit à la vie privée et, dans une moindre mesure, parce
qu'il cible des groupes comme les communautés
immigrantes et le vote juif. Durant la campagne électorale 2011,
le ministre de l'Immigration Jason Kenney s'est retrouvé dans
l'eau chaude quand il fut révélé que son bureau
servait à recueillir des fonds auprès de certaines
« communautés très ethniques ». De
même, en 2007, pour solliciter le vote juif, le premier ministre
Stephen
Harper avait envoyé des cartes de souhait du Nouvel An juif
à des domiciles dont le nom de famille avait « une
connotation juive ». Plusieurs des familles ciblées
ont porté plainte au commissaire à la vie privée,
non seulement parce qu'il s'agissait d'une atteinte à leur vie
privée mais aussi, et surtout, parce qu'il s'agissait d'une
ingérence de l'État dans un domaine relevant du droit de
conscience.
Le droit à la vie
privée, Élections Canada et le micro-ciblage
L'opposition à l'ingérence de
l'État dans les domaines qui relèvent de la conscience et
du
droit à la vie privée et à la
confidentialité des renseignements est cruciale pour une
société qui se dit démocratique. Les
renseignements recueillis par Élections Canada sont
sujets à plusieurs restrictions relatives à la vie
privée. Entre autres, il y a certains renseignements que
l'agence d'État ne peut pas conserver en permanence, comme le
parti
pour lequel un électeur a voté. Il y a des restrictions
sur l'utilisation des recherches démographiques sur la
participation au vote et sur l'extrapolation à partir de
renseignements obtenus par échantillonnage indiquant l'âge
et le sexe des électeurs ayant voté dans une
élection. C'est ainsi qu'on obtient, par exemple, les
données sur la
participation des jeunes aux élections. Dans ces cas, les
banques de données doivent être détruites une fois
l'objectif atteint.
Mais les renseignements obtenus par les partis
politiques ne sont pas sujets aux mêmes restrictions. Puisque le
parlement est dominé par les partis politiques, ceux-ci
on pu faire adopter des lois qui les exemptent des lois sur la vie
privée. La loi stipule que les listes électorales ne
peuvent pas servir à d'autres fins que des fins politiques,
mais cela est interprété comme voulant dire que tous les
moyens sont bons pour se faire élire tant que la loi et les
règles sur le financement se prêtent à cette
interprétation.
Cet aspect nous montre à quel point le processus
électoral actuel n'a rien de démocratique. Le processus
est fait pour contourner les codes de conduite qui permettraient
d'établir une expression claire et cohérente de la
volonté politique pour la transformer en volonté
juridique de manière à donner à la volonté
juridique le consentement des
gouvernés.
Les conservateurs, libéraux et
néo-démocrates ont tous des banques de données
assez complètes sur les électeurs. L'établissement
d'une liste électorale nationale et
l'amendement à la Loi électorale du Canada pour
assigner à chaque électeur un numéro
d'identification comptent parmi les mesures prises pour faciliter le
développement de ces banques de données. Il importe de
noter qu'il ne s'agit pas ici de banques de données sur les
membres de parti, mais bien sur l'ensemble des électeurs
et il est question de différentes méthodes pour accumuler
des renseignements à leur sujet. Lorsque le numéro
d'identification d'électeur a été
créé, permettant de créer des
banques de données fiables, d'autres modifications ont
été faites à la loi qui introduisent entre autres
la pratique selon laquelle les agents des bureaux de vote fournissent
aux partis politiques des listes permettant d'établir qui a
voté, communément appelée « cartes de
bingo ». Les cartes de bingo sont des listes de tous les
numéros
d'identification d'électeur inscrits dans un bureau de vote
donné. Lorsque l'électeur vote, le responsable raye son
nom et remet la liste aux représentants des partis. Cette
information est ensuite intégrée à la banque de
données grâce au logiciel GOTV (« Get Out the
Vote » – faire sortir le vote). Auparavant les partis
politiques
devaient établir qui a voté par leurs propres moyens.
Avec la baisse d'adhésion aux partis politiques, et par
conséquent du nombre de bénévoles lors des
campagnes, cela
devenait un fardeau pour les partis. Maintenant la tâche est de
beaucoup simplifiée : ils n'ont plus qu'à envoyer un
bénévole ramasser les cartes de bingo et à
transmettre
l'information aux centres d'appel par voie électronique.
Maintenant que les partis politiques établis ont
des informations précises sur qui a voté, il n'y a qu'un
pas à faire pour qu'ils aient les informations sur qui a
voté pour
qui. Selon les données de 2008, il y avait 68 955 bureaux de
scrutin avec une moyenne de 343 électeurs (inscrits) par bureau.
Lorsqu'on divise le nombre réel d'électeurs
par le nombre de bureaux de scrutin, on obtient une moyenne d'un peu
plus de 200 électeurs. Ce n'est pas énorme quand on tient
compte des logiciels capables d'utiliser
des variables de toute sorte pour obtenir une information utile sur
chaque électeur.
Le besoin de renouveau
politique
Le système de cartel de partis est la
réponse de l'élite dominante au besoin de poursuivre
l'offensive antisociale et à la
demande de l'oligarchie financière que le droit public soit
subordonné au droit de monopole. Puisque ces politiques ne
peuvent pas être sujettes à un débat public, car
elles
n'y survivraient pas, l'élite dominante opte pour des
méthodes électorales qui correspondent et contribuent
à la désintégration de la culture politique de la
société, où le
pouvoir politique est concentré entre les mains d'un nombre de
plus en plus restreint de personnes et où le processus
électoral lui-même contribue à la marginalisation
du
peuple, comme avec le micro-ciblage et la segmentation. Il faut
examiner l'usage de nouvelles technologies à des fins politiques
et l'impact de ces technologies sur la loi
électorale pour déterminer comment elles influent sur le
droit d'élire et d'être élu, le droit à un
vote informé, le droit à la vie privée et le
concept déjà assez malmené
d'« élections libres et
équitables ».
La manipulation et le cynisme associés aux
« systèmes de marketing » comme le
micro-ciblage rappelle que la classe ouvrière doit
entraîner le peuple dans
le renouveau du processus politique pour que le pouvoir souverain soit
investi dans le peuple, pas dans les monopoles et leur pouvoir
absolutiste.

À titre d'information
Quarante-cinq circonscriptions ciblées par les
conservateurs durant l'élection fédérale 2011
- The Hill Times, Élections Canada
-
|
Province
|
Circonscription
|
Élu
à
l’élection
fédérale
2008
en
défaisant, à moins d’indications contraires,
le candidat conservateur
|
Élu
à
l’élection
fédérale
2011
et
l’écart de votes par rapport au candidat arrivé en seconde place
|
|
Terre-Neuve et Labrador
|
1.Avalon
|
Scott
Andrews (L)
par un écart de 3444 votes
|
Scott
Andrews (L)
a défait le candidat en seconde place Fabian Manning(C) par un
écart de 1159
|
|
Ïle-du-Prince-Édouard
|
2.Malpeque
|
Wayne
Easter (L)
par un écart de de 924 votes
|
Wayne
Easter (L)
a défait le candidat en seconde place Tim Ogilvie (C) par un
écart de 671 votes
|
|
Nouvelle-Écosse
|
3.
Sackville-
Eastern Shore
|
Peter
Stoffer
(NPD) par un écart de 16 081 votes
|
Peter
Stoffer
(NPD) a défait le candidat en seconde place Adam Mimnagh (C) par
un écart de 9812 votes
|
|
Nouveau-Brunswick
|
4.
Moncton-Riverview-Dieppe
|
Brian
Murphy (L)
par un écart de 1500 votes
|
Robert
Goguen
(C)
a
défait
le député sortant Brian Murphy
(L) par un écart de 2161 votes
|
|
Québec
|
5.
Abitibi-Baie-James-Nunavik -Eeyou
|
Yvon
Levesque
(BQ) par un écart de 2573 votes
|
Romeo
Saganash
(NPD) a défait le candiat en seconde place Jean-Maurice Matte
(C) par un écart de 6872 votes
|
|
|
6.Chicoutimi-Le
Fjord
|
Robert
Bouchard
(BQ) par un écart de 3057 votes
|
Dany Morin
(NPD)
a défait le député sortant du BQ
Robert Bourchard par un écart de 4755
votes et Carole Néron (C) par un écart de 6549 votes.
|
|
|
7.
Lac-Saint-Louis
|
Francis
Scarpeleggia (L) par un écart de
11 757
votes
|
Francis
Scarpeleggia (L) a défait le député sortant Alain
Acad (NPD) par un écart de 2204 votes et Larry Smith (C) par un
écart de 3063 votes.
|
|
|
8.
Louis-Hébert
|
Pascal-Pierre
Paillé
(BQ)
par
un
écart de 4649 votes
|
Denis
Blanchette
(NPD) a défait le député sortant Pascal-Pierre
Paillé par un écart de 8733 votes et Pierre Paul-Hus (C)
par un écart de 9166 votes.
|
|
|
9.Portneuf-Jacques-Cartier
|
Andre
Arthur
(indépendant) par un écart de 662 votes par rapport au
candidat du BQ
|
Elaine
Michaud
(NPD) a défait le député sortant
indépendant Andre Arthur par un écart de 7793 votes. Les
conservateurs n’ont pas présenté de candidat.
|
|
Ontario
|
10.
Ajax-Pickering
|
Mark
Holland (L)
par un écart de 3204 votes
|
Chris
Alexander
(C)
a
défait
le député sortant Mark
Holland (L) par un écart de 3228 votes
|
|
|
11.
Algoma-Manitoulin-Kapuskasing
|
Carole
Hughes
(NPD) par un écart de 4347 par rapport au candidat
libéral candidate
|
Carol
Hughes
(NPD) a défait Ray Sturgeon (C) par un écart de 7956
votes.
|
|
|
12.
Bramlea-Gore-Malton
|
Gurbax
Mahli (L)
par un écart de 3919 votes
|
Bal
Gosal
(C)
a
défait
Jagmeet Singh (NPD) par un écart de 505
votes.
|
|
|
13.Brampton-Ouest
|
Andrew
Kania (L)
par un écart de 231 votes
|
Kyle
Seebeck
(C)
a
défait
le député sortant Andrew
Kania (L) par un écart de 6192 votes.
|
|
|
14.Brampton-Springdale
|
Ruby
Dhalla (L)
par un écart de 773 votes
|
Parm
Gill
(C)
a
défait
le député sortant Rupar un
écart de Dhalla (L) par un écart de 10 397 votes
|
|
|
15. Don
Valley-Ouest
|
Rob
Oliphant (L)
par un écart de
2771 votes
|
John
Carmichael(C) a défait
le député sortant Rob Oliphant (L) par un écart de
611 votes.
|
|
|
16.
Eglinton-Lawrence
|
Joe Volpe
(L) par
un écart de 2060 votes
|
Joe
Oliver
(C)
a
défait
Joe Volpe (L) par un écart de 4062
votes.
|
|
|
17.Guelph
|
Frank
Valeriote
(L)
par un écart de 1788 votes
|
Frank
Valierote
(L) a défait Marty Burke (C) par un écart de 6236 votes.
|
|
|
18.
Kingston et
les Îles
|
Peter
Milliken
(L) par un écart de 3839 votes
|
Ted Hsu
(L) a
défait Alicia Gordon (C) par un écart de 2653 votes.
|
|
|
19.
London-Centre-Nord
|
Glen
Pearson (L)
par un écart de 3306 votes
|
Susan
Truppe
(C)
a
défait
le député sortant Glen Pearson
(L) par un écart de 1665 votes
|
|
|
20.
Mississauga-Sud
|
Paul Szabo
(L)
par un écart de 2152 votes
|
Stella
Amber
(C)
a
défait
le député sortant Paul Szabo
(L) par un écart de 4598 votes
|
|
|
21.
Mississauga-Streetsville
|
Bonnie
Crombie
(L) par un écart de 2152 votes
|
Brad
Butt
(C)
a
défait
la député sortant Bonnie Crombie (L)
par un écart de 3453 votes
|
|
|
22.
Nickel
Belt
|
Claude
Gravelle
(NPD) par un écart de 8273 votes par rapport au candidat
libéral
|
Claude
Gravelle
(NPD) a défait Lynne Reynolds (C) par un écart de 12 063
votes
|
|
|
23.
Nipissing-Timiskaming
|
Anthony
Rota (L)
par un écart de 5078 votes
|
Jay
Aspin(C)
a
défait
le
député sortant Anthony Rota
(L) par un écart de 28 votes
|
|
|
24. Sault
Ste.
Marie
|
Tony
Martin (NPD)
par un écart de 1111 votes
|
Bryan
Haynes
(C)
a
défait
le député sortant Tony Martin
(L) par un écart de 1861 votes
|
|
|
25.
Simcoe-Grey
|
Helena
Guergis (C puis indépendante) par
un écart
de 18 798 votes par rapport au candidat libéral
|
Kelly
Leitch
(C)
a
défait
Katy Austin (NPD) par un écart de 20
599 votes
|
|
|
26.
Sudbury
|
Glenn
Thibeault
(NPD) par un écart de 2125 votes
|
Glenn
Thibeault
(NPD) a défait Fred Slade (C) par un écart de 9803 votes
|
|
|
27.
Thunder
Bay-Rainy River
|
John
Rafferty
(NPD) par un écart de 2889 votes par rapport au
candidat libéral
|
John
Rafferty
(NPD) a défait Moe Comuzzi -Stehmann (C) par un écart de
7988 votes
|
|
|
28.
Thunder
Bay-Superior-Nord
|
Bruce Hyer
(NPD)
3104 votes par rapport au candidat libéral
|
Bruce Hyer
(NPD)
a défait Richard Henry (C) par un écart de 7439 votes.
|
|
|
29.
Timmins-James
Bay
|
Charlie
Angus
(NPD) par un écart de 10 448 votes par rapport au candidat
libéral
|
Charlie
Angus
(NPD) a défait Bill Greenberg (C) par un écart de 6913
votes
|
|
|
30.
Welland
|
Malcolm
Allen
(NPD)
par un écart de 300 votes
|
Malcolm
Allen
(NPD) a défait Leanna Villella (C) par un écart de 1022
votes
|
|
|
31.
York
Centre
|
Ken Dryden
(L)
par un écart de 2032 votes
|
Mark
Adler(C)
a
défait
le
député sortant Ken Dryden (L)
par un écart de 6377 votes
|
|
Manitoba
|
32.
Churchill
|
Niki
Ashton (NPD)
par un écart de 3445 votes par rapport au candidat libéral
|
Niki
Ashton(NPD)
a défait Wally Daudrich (C)par un écart de 5006 votes
|
|
|
33.
Elmwood-Transcona
|
Jim
Maloway (NPD)
par un écart de 1579 votes
|
Lawrence
Toet
(C)
a
défait
le député sortant Jim Maloway
(NPD) par un écart de 300 votes
|
|
|
34.
Winnipeg-Centre-Sud
|
Anita
Neville (L)
par un écart de 2335 votes
|
Joyce
Bateman(C)
a
défait
la
député sortant Anita
Neville (L) par un écart de 722 votes
|
|
Alberta
|
35.
Edmonton-Strathcona
|
Linda
Duncan
(NPD) par un écart de 2335 votes
|
Linda
Duncan
(NPD) a défait Ryan Hastman (C) par un écart de 6331 votes
|
|
Colombie-Britannique
|
36.
Burnaby-Douglas
|
Bill
Siksay (NPD)
par un écart de 798 votes
|
Kennedy
Stewart
(NPD) a défait Ronald Leung (C) par un écart de 1011 votes
|
|
|
37.
Esquimalt-Juan de Fuca
|
Keith
Martin (L)
par un écart de 68 votes
|
Randall
Garrison(NPD) a défait Troy DeSouza (C) par un écart de
406 votes
|
|
|
38.
Nanaimo-Cowichan
|
Jean
Crowder
(NPD) par un écart de 4610 votes par rapport au candidat du
Parti vert
|
Jean
Crowder
(NPD) a défait John Koury (C) par un écart de 775 votes
|
|
|
39.
New
Westminister Coquitlam
|
Fin
Donnelly
(NPD) par un écart de 1488 votes
|
Fin
Donnelly
(NPD) a défait Diana Dilworth (C) par un écart de 2847
votes
|
|
|
40.
Skeena-Bulkley Valley
|
Nathan
Cullen
(NPD) par un écart de 4658 votes
|
Nathan
Cullen
(NPD a défait Clay Harmon (C) par un écart de 7314 votes
|
|
|
41.
Vancouver-Centre
|
Hedy Fry
(L) par
un écart de 5318 votes
|
Hedy Fry
(L) a
défait Jennifer Clark (C) par un écart de 2937 votes.
|
|
|
42.
Vancouver
Quadra
|
Joyce
Murray (L)
par un écart de 4832 votes
|
Joyce
Murray (L)
a défait Deborah Meredith (C) par un écart de 1919 votes.
|
|
|
43.
Vancouver-Sud
|
Ujjal
Dosanjh (L)
par un écart de 20 votes
|
Wai
Young
(C)
a
défait
le député sortant Ujjal Dosanjh
(L)par un écart de 3900 votes
|
|
Territoires
du
Nord-Ouest
|
44.
Western
Arctic
|
Dennis
Bevington
(NPD) par un écart de 523 votes
|
Dennis
Bevington(NPD) a défait le candidat en seconde place Sandi Lee (C) par un écart de 2139 votes
|
|
Yukon
|
45.
Yukon
|
Larry
Bagnell (L)
par un écart de 1927 votes
|
Ryan
Leef
(C)
a
défait
le député sortant Larry Bagnell (L)
par un écart de 132 votes
|

Rapport
Raisons de l'abstention au vote lors
des élections fédérales du 2 mai 2011
- Statistique Canada, 5 juillet 2011 -
Plus d'un quart des 7,5 millions d'électeurs
admissibles au vote qui ont dit ne pas avoir voté lors des
élections fédérales du 2 mai 2011 ont
déclaré qu'ils s'étaient
abstenus de voter parce que cela ne les intéressait pas. Une
autre proportion de 23 % ont dit avoir été trop
occupés pour aller voter.
La raison la plus souvent invoquée pour justifier
le fait de ne pas avoir voté était « pas
intéressé » (28 %), ce qui englobe
également les
personnes qui avaient l'impression que leur vote ne modifierait pas le
résultat des élections.
Une autre proportion de 23 % ont dit qu'ils
étaient « trop occupés », ce qui
comprend le fait d'avoir des obligations familiales ou un conflit
d'horaire de travail ou de cours.
Par ailleurs, 10 % ont indiqué avoir
été à l'extérieur de la ville ou absents,
alors que 8 % ont déclaré qu'ils n'aimaient pas les
candidats ou les
enjeux de la campagne. Environ 4 % ont dit avoir oublié de
voter, alors qu'un peu plus de 1 % ont déclaré ne
pas avoir voté en raison de croyances
religieuses.
Environ 29 % des hommes qui n'ont pas voté
ont déclaré ne pas avoir voté parce qu'ils
n'étaient pas intéressés, comparativement à
26 % des
femmes. Les hommes étaient aussi légèrement plus
susceptibles de dire qu'ils étaient trop occupés pour
voter. Cependant, les femmes qui n'ont pas voté étaient
plus susceptibles que les hommes de déclarer n'avoir pas
voté en raison d'une maladie ou d'une incapacité
(11 % contre 6 %).
Groupes
d'âge
Les raisons de l'abstention au vote variaient selon le
groupe d'âge. Chez les jeunes de 18 à 24 ans qui n'ont pas
voté, la raison
la plus fréquente était de ne pas être
intéressé, cette raison ayant été
invoquée par 30 % d'entre eux. Par ailleurs, 23 %
d'entre eux ont dit avoir
été trop occupés, tandis que 11 % ont dit
qu'ils étaient à l'extérieur de la ville ou
absents.
Parmi les adultes de 25 à 34 ans qui n'ont pas
voté, 31 % ont déclaré qu'ils
n'étaient pas intéressés à voter, alors
qu'une proportion quasi identique
(30 %) ont dit avoir été trop occupés.
Chez les personnes âgées de 65 à 74
ans qui n'ont pas voté, les deux raisons les plus
fréquemment invoquées étaient le fait qu'elles
étaient malades ou en état
d'incapacité (22 %) et le fait qu'elles n'étaient
pas intéressées à voter (21 %). La raison la
plus courante chez les personnes âgées de 75 ans et plus
était la maladie ou l'incapacité (44 %).
Les
provinces
La proportion de personnes n'ayant pas voté parce
qu'elles n'étaient pas intéressées ou parce
qu'elles avaient l'impression que
leur vote ne modifierait pas le résultat des élections se
situait au-dessus de la moyenne nationale dans quatre provinces :
Terre-Neuve-et-Labrador, la
Nouvelle-Écosse, le Québec et la Saskatchewan. Le
pourcentage le plus élevé a été
enregistré au Québec (35 %).
La proportion des non-électeurs ayant
déclaré qu'ils étaient trop occupés se
situait au-dessus de la moyenne nationale en Ontario, au Manitoba, en
Saskatchewan
et en Alberta. Le pourcentage le plus élevé a
été enregistré en Alberta (28 %).
Parmi les non-électeurs vivant dans des centres
de population de moins de 10 000 personnes, 33 % ont
déclaré qu'ils n'étaient pas
intéressés à voter.
Ce pourcentage se situait à 26 % dans les grands centres
urbains de plus de 100 000 personnes.
En revanche, les non-électeurs des plus grandes
villes étaient plus susceptibles de dire qu'ils avaient
été trop occupés (24 %) pour voter. Ce
pourcentage
se situait à 20 % dans les centres de population de moins
de 10 000 personnes.
Niveau
de scolarité
Les raisons de l'abstention au vote variaient fortement
selon le niveau de scolarité.
Parmi les non-électeurs n'ayant pas
terminé leurs études secondaires, 30 % ont dit
qu'ils n'étaient pas intéressés à voter,
alors que 17 % ont
déclaré qu'une maladie ou une incapacité les avait
empêchés de voter, et 14 % ont affirmé avoir
été trop occupés.
Par contre, 28 % des non-électeurs ayant un
diplôme universitaire ont mentionné le fait d'avoir
été trop occupés comme raison principale de
l'abstention
au vote. Par ailleurs, 22 % d'entre eux ont indiqué qu'ils
n'étaient pas intéressés à voter, alors que
16 % ont dit avoir été à l'extérieur
de la ville
ou absents.
Immigrants
et
citoyens
canadiens
de naissance
Les raisons de l'abstention au vote différaient
entre les immigrants ayant le statut de citoyen
canadien et les citoyens canadiens de naissance.
Parmi les immigrants ayant la citoyenneté
canadienne, arrivés au pays au cours des 10 dernières
années et qui n'ont pas voté, 35 % ont
précisé ne pas
avoir voté parce qu'ils étaient trop occupés. Par
ailleurs, 13 % d'entre eux ont dit qu'ils n'étaient pas
intéressés à voter, tandis que 8 % ont dit
qu'ils
n'étaient pas sur la liste électorale.
Parmi les immigrants ayant la citoyenneté
canadienne, arrivés au pays il y a plus de 10 ans et n'ayant pas
voté, 23 % ont indiqué que la principale raison
de leur abstention était le fait d'avoir été trop
occupés. De plus, 20 % d'entre eux ont
précisé qu'ils n'étaient pas
intéressés à voter, et 12 % ont
déclaré
qu'ils étaient malades ou qu'ils avaient une incapacité.
Par ailleurs, les citoyens canadiens de naissance qui
n'ont pas voté avaient le plus tendance à déclarer
s'être abstenus parce qu'ils n'étaient pas
intéressés à
voter (30 %) ou parce qu'ils étaient trop occupés
(22 %).
Situation
d'emploi
Les raisons de l'abstention au vote différaient
également selon la situation en matière d'emploi. Les
non-électeurs occupés étaient beaucoup plus
susceptibles que les chômeurs de dire qu'ils étaient trop
occupés (30 % contre 14 %).
D'autre part, les chômeurs n'ayant pas voté
étaient plus susceptibles de dire qu'ils n'étaient pas
intéressés à voter (39 %).
Environ 21 % des non-électeurs inactifs ont
déclaré qu'une maladie ou une incapacité les avait
empêchés de voter.
Le fait d'avoir ou non voté selon la situation en
matière d'emploi est associé à la
répartition par âge. Presque la moitié des
chômeurs n'ayant pas voté avaient
moins de 35 ans, alors qu'environ la moitié des inactifs
étaient des personnes âgées de 65 ans et plus.

Bulletin du 18 juillet 2011 • Retour à l'index • Écrivez
à: redaction@cpcml.ca
|