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International
Libye
Gestes pervers des Forces canadiennes
sanctionnés par le gouvernement
Le 27 juin, le nouveau ministre des Affaires
étrangères, John Baird, s'est rendu à Benghazi en
Libye pour une prétendue mission d'enquête. Alors qu'il
était là-bas, il
a signé une bombe canadienne avec le message :
« La Libye libre ». Le chroniqueur du Globe and
Mail
John Ibbitson d'ajouter :
« Quelqu'un d'autre avait déjà écrit un
message sur la bombe : 'Ce service postal ne va pas en
grève.' » (« This postal service don't
strike »)
LML dénonce avec véhémence
ce comportement grossier d'un ministre des Affaires
étrangères qui reprend le discours réprouvé
du général Hellier sur les
« scumbags » (sacs à merde). Le geste
pervers de Baird, qui appose sa signature sur une bombe et en profite
pour lier la destruction de l'infrastructure libyenne
à « la victoire » des conservateurs contre
les travailleurs et travailleuses des postes au Canada, montre que
l'Opposition ouvrière ne peut se permettre de laisser
les affaires étrangères du Canada entre les mains de ces
démolisseurs et champions des causes antinationales.
Les reportages télévisés montrent
ces missiles téléguidés de précision
détruisant des camions, des avions et toutes sortes
d'infrastructure, pour ne pas mentionner des
citoyens libyens, dont les morts dues aux attaques de l'OTAN ne sont
habituellement pas montrées. Des rapports récents
indiquent que l'OTAN vise des raffineries pétrolières
libyennes sous prétexte « de protéger les
civils. »
La destruction infligée à la Libye par les
Forces canadiennes illustre le besoin urgent que les travailleurs
établissent un gouvernement anti-guerre au Canada. C'est le
produit social créé par la classe ouvrière
canadienne et le peuple qui est utilisé pour financer la mort et
la destruction de la capacité de production du peuple libyen.
Les
discours hypocrites au sujet des « droits
humains », de la « mission
humanitaire » ou de la « prévention du
génocide » ne peuvent
effacer la réalité, qui est que le Canada est
impliqué dans une campagne de bombardement brutale contre la
Libye, en même temps qu'il prétend réduire sa
participation à
la guerre en Afghanistan.
Canada hors de Libye ! Canada hors
de l'OTAN !
Établissons un gouvernement anti-guerre !

Protestations monstres à Tripoli
contre l'agression de l'OTAN
- Jamilé Ghaddar -
On estime qu'un million et demi de personnes ont
participé à un rassemblement sur la symbolique place
Verte de Tripoli, le 1er juillet, pour dénoncer l'agression de
l'OTAN. Avec une population d'environ 6,5 millions d'habitants,
même si l'on accepte les évaluations des médias
pro-guerre qui parlent plutôt de dizaines de milliers de
personnes, cela constitue un pourcentage considérable de la
population libyenne, et spécifiquement de la population de
Tripoli, qui est de 1,7 million d'habitants.
Des manifestations de cette ampleur se sont depuis
succédées à la place Verte et ailleurs au pays,
notamment à Sabha le 8 juillet. Souvent ces rassemblements
contre
l'OTAN se poursuivent tard dans la nuit et leur thème central
est l'affirmation du droit du peuple libyen de décider de ses
affaires. Le chef libyen, le colonel Mouammar
Kadhafi, et des représentants du gouvernement se sont
adressés à la foule lors de ces rassemblements,
malgré la propagande étrangère qui dit que les
« rebelles »
s'apprêteraient à prendre la ville d'assaut. Les images de
marées humaines agitant le drapeau vert ou enveloppées de
cette couleur qui ont été diffusées dans le monde
entier
démentent la propagande de l'OTAN qui cherche à donner
à son agression un vernis de légitimité.
Récemment, les médias monopolisés
et différents experts ont commencé à comparer la
situation en Libye à celle en Irak et en Afghanistan, disant
que, comme dans ces
pays, l'agression impérialiste a échoué à
établir un pouvoir étranger. Si la machine de propagande
de l'OTAN annonce quotidiennement ses succès en Libye, les faits
sur
le terrain lui sont beaucoup moins favorables. Cela devait être
une brève mission militaire qui, selon Obama, renverserait le
gouvernement libyen en peu de temps pendant
que les prétendus rebelles seraient soutenus par un
soulèvement populaire. Loin d'être renversé, le
gouvernement devient un point de ralliement pour les Libyens
opposés
à l'ingérence étrangère et met en valeur le
sentiment nationaliste et anti-impérialiste d'un peuple qui n'a
pas hésité à sacrifier sa vie contre les
colonialistes italiens au début
des années 1900 et durant la Deuxième Guerre mondiale.

Rassemblement des Libyens
à l'historique place Vert, 1er juillet 2011
La place Verte est le symbole de la résistance
héroïque du peuple libyen face aux colonialistes italiens.
Omar Al-Mokhtar, un héros de la lutte nationale pendant presque
vingt ans, a été exécuté à cet
endroit en 1931 par les fascistes italiens qui espéraient ainsi
écraser le désir du peuple libyen d'affirmer son droit
à l'autodétermination. Au
lieu de cela, le peuple libyen a poursuivi sa résistance et la
place Verte à ce jour est un symbole puissant de
l'indépendance libyenne. Il est intéressant de noter que,
comme
l'OTAN aujourd'hui, les colonialistes italiens avaient eux aussi
invoqué des raisons humanitaires pour justifier leur
ingérence dans ce pays. Ils disaient vouloir
« libérer » le peuple de l'autorité
ottomane.

Le héros libyen
anti-colonial et anti-fasciste Omar al-Mukhtar. À droite :
Détenu par l'armée italienne
de Mussolini. Il a été exécuté à la
place
Verte à Tripoli en 1931.
L'OTAN, qui a commencé son bombardement
aérien le 19 mars, a dû prolonger sa mission de 90 jours
d'un autre 90 jours. Le gouvernement libyen, malgré toutes les
spéculations à l'effet qu'il allait être
défait en quelques jours, et non en quelques semaines, a
résisté à quatre mois d'attaque par le bloc
militaire le plus puissant du monde.
Pendant ce temps, malgré l'embargo sur les armes des Nations
unies, les États membres de l'OTAN, comme la France, envoyaient
des
armes aux forces anti-gouvernementales
dans une tentative désespérée de soutenir leurs
alliés contre l'action militaire formidable du gouvernement,
tandis que l'OTAN fournissait l'assistance aérienne pour que les
« rebelles » avancent sur Tripoli.
Selon le diktat impérialiste, il n'y aurait pas
de négociation tant que le colonel Kadhafi resterait en place.
Le gouvernement Harper et les États-Unis ont rejeté coup
sur
coup la négociation, choisissant la violence, la mort de civils
et la destruction à grande échelle de l'infrastructure de
base de la Libye. Or, leurs prétentions de succès ont
été démenties après la rencontre du Groupe
de contact en Turquie, où les Américains ont entre autres
accepté de commencer la négociation d'un cessez-le-feu
avec le
gouvernement libyen. Cette rencontre du Groupe de contact, à
laquelle la Russie et la Chine ont refusé de participer, a
également reconnu les « rebelles » comme
« unique autorité légitime » en
Libye et promis de leur verser les actifs du gouvernement libyens
gelés dans les banques euro-américaines.
Seul le temps nous dira ce qui s'est passé en
Libye, étant donné les rapports souvent contradictoires.
Ce qui est clair, cependant, c'est que le peuple libyen n'est pas
intéressé à coopérer avec des agresseurs
comme l'OTAN. Il ne fléchira pas sur la question nationale, pas
plus qu'il ne permettra que des puissances étrangères
décident de
son avenir. Que Kadhafi reste ou qu'il y ait des changement
gouvernementaux en Libye, cela doit être décidé par
le peuple libyen, sans aucune ingérence
étrangère, que
ce soit sous la forme d'action militaire de l'OTAN ou d'assistance aux
prétendus rebelles.

Venezuela
Célébrations nationales
du bicentenaire de l'indépendance
Caracas, le 5 juillet 2011
Le 5 juillet, les vénézuéliens
célébraient 200 ans d'indépendance avec des
cérémonies formelles, des événements
culturels dans tout le pays et une grande parade
militaire/civile à Caracas. Le 5 juillet était aussi le
Jour des Forces armées.
Le 5 juillet 1811, le congrès des provinces
vénézuéliennes adoptait et signait la
Déclaration d'indépendance. Celait marquait une rupture
décisive avec la couronne
espagnole et la création d'une nation basée sur
l'égalité, l'abolition de la censure et la liberté
d'expression, en opposition radicale aux pratiques des trois
siècles de
colonialisme, écrit Venezuela Analysis.
Au total, 12 000 personnes des Forces armées
nationales bolivariennes (FANB), des missions sociales et des conseils
communaux et 400 personnes d'une gamme de
groupes indigènes vénézuéliens ont
participé à la parade, sous les regards de plus de 30 000
observateurs.
Aux festivités
principales, à Caracas, le président Hugo Chávez,
dans un discours télévisé du palais de Miraflores
avant la parade, s'est adressé à la nation. Il a
exprimé
son admiration pour le peuple vénézuélien
héroïque et a réitéré que le Venezuela
ne serait plus jamais colonisé.
« C'est une merveilleuse journée de
fête pour cette grande patrie, pour l'indépendance, pour
le bicentenaire », a dit le chef d'État.
« Il n'y a pas de meilleure façon de
célébrer cette journée tant attendue qu'être
un pays indépendant. Nous ne sommes plus, ni ne serons jamais
plus, une colonie,
grâce à notre peuple, à nos soldats », a
dit Chávez.
Il a aussi invité tous les participants à
prendre part à la marche pour célébrer un autre
bicentenaire le 24 juin 2021, le 200e anniversaire de la Bataille de
Carbobo. Il
a dit que ce jour est le bicentenaire de l'indépendance de la
patrie socialiste.
Un rapport de Granma International traduit
l'esprit des événements de la journée et la
conviction que le peuple vénézuélien continuera de
tracer une voie
indépendante au service de ses intérêts :
« Depuis le Palais présidentiel,
flanqué des principaux chefs militaires de la FANB, le
commandant Hugo Chavez, avec sa martialité d'éternel
soldat, a donné le
coup d'envoi du défilé dans une brève allocution
à la nation, sur la chaîne nationale de radio et de
télévision.
« Visiblement ému, le président
s'est félicité de la Journée de la grande patrie,
de la Patrie indépendante, du Bicentenaire'. Il a salué 'l'héroïque
peuple vénézuélien
qui déborde le Paseo de los Proceres et tous les espaces de la
Patrie vénézuélienne', et il a remercié de
leur présence les présidents d'Uruguay, José 'Pepe'
Mujica ;
de Bolivie, Evo Morales ; et du Paraguay, Fernando Lugo ; des
premiers ministres et ministres des Affaires étrangères
latino-américains et caribéens ;
et tout spécialement les soldats de 21 pays, dont un peloton de
cadets cubains, venus participer au défilé.
« Ses paroles transmettaient la joie de celui
qui arrive à temps pour accomplir son devoir : ' Nous
n'avions pas de meilleure façon de célébrer ce
jour attendu
depuis si longtemps qu'en étant indépendants comme nous
le sommes à nouveau. Nous ne sommes plus une colonie, de qui que
se soit, et nous ne le serons plus jamais.'
[Le Président Chávez est récemment rentré
d'une visite à Cuba, au cours de laquelle il est tombé
malade et a reçu un traitement pour un abcès pelvien.
Durant le traitement
une tumeur cancéreuse a également été
découverte et excisée – note du LML.]
« Et pour faire en sorte qu'il n'y ait pas le
moindre doute quant à sa décision de lutter, il a
rappelé à son peuple : ' Nous vivrons et nous
vaincrons. C'est
le commencement du retour. Non seulement de Chavez mais de la Patrie
pleine, de l'Indépendance pleine, de la Patrie
perpétuelle, du peuple de Bolivar. La construction
du plus grand des rêves nés sur ce sol et sur cette
terre... Nous avons commencé une nouvelle longue
marche.' »

 
 
 
« Et pour cette marche il avait aussi
plusieurs ordres tactiques à expliquer : 'Bolivar
dirait : le corps national en un tout, l'esprit national en un
tout,
en surmontant les divisionnismes, en déjouant les conspirations,
jusqu'à vaincre en mille batailles ceux qui de
l'intérieur et de l'extérieur prétendent affaiblir
et renverser
la Patrie et son indépendance. Nous devons les battre dans la
paix, dans la joie, dans la beauté, d'une manière
sublime, dans la splendeur. [...] '.
« Pour conclure, il a cité une phrase
prononcée par Bolivar en janvier 1830, dans laquelle il
définissait l'indépendance comme la porte qui permettrait
de reconquérir
tous les autres biens de la Patrie et le peuple : 'Aujourd'hui, je
le dis au nom de Bolivar, cette indépendance reconquise est la
porte que nous devons laisser ouverte
pour récupérer [...] tous les autres biens pour le
peuple : la liberté, l'égalité, le bonheur,
vivre en vivant, la vie pleine, la Patrie humaine, la Patrie
pleine'.»
Partout au pays, les places grandes et petites ont
été rénovées pour l'occasion et des
célébrations civico-militaires ont aussi eu lieu. Des
centaines d'événements culturels
gratuits ont eu lieu durant la semaine partout au pays, incluant des
orchestres, de la musique, du théâtre, des
événements littéraires, de la danse, de
l'artisanat local, du sport,
des expositions alimentaires ainsi que des expositions photographiques
et artistiques, rapporte Venezuela Analysis.
Les célébrations du bicentenaire sont en
cours. Le 14 juillet, le pays célébrait le 200e
anniversaire de l'adoption de son drapeau national, proposé par
le héros de la lutte
pour l'indépendance Francisco de Miranda, qui a
été hissé pour la première fois à
Caracas le 14 juillet 1811.
La commémoration du bicentenaire a
débuté l'an dernier. Le 20 avril 2011, le pays marquait
la formation de la Première République du Venezuela, qui
a durée jusqu'au
25 juillet 1812. L'événement a aussi été
marqué avec une grande parade civile-militaire.

Cuba
La 22e Caravane des Pasteurs
pour la Paix et l'amitié est en cours de route
Participants et
supporters de la Caravane à la Frontière
Colombie-Britannique-Washington, le 3 juillet 2011
Le 25 juin, la 22e Caravane des Pasteurs pour la Paix
s'est mise en route à Victoria, en Colombie-Britannique. Une
autre section de la caravane a traversé l'Ontario, tandis
qu'une autre traversait les Prairies. Cette année, la caravane,
composée de plus de 100 bénévoles en provenance du
Canada et des États-Unis, défiera une fois encore
l'embargo
criminel du gouvernement étasunien contre Cuba, passant par 130
villes en 15 trajets, dans six provinces et 46 États. Les
trajets vont converger vers McAllen, au Texas,
le 17 juillet, pour la traversée au Mexique le 20 juillet. Ce
sera la dernière partie de son voyage vers Cuba, avec 100 tonnes
d'aide humanitaire : outils et matériaux
de construction, fourniture scolaires et médicales et
médicaments.
La participation à la caravane et le défi
de l'embargo étasunien a une signification particulière
pour les Canadiens, à cause de la nature extra-territoriale du
blocus. En
vigueur depuis 1962, le blocus est tel qu'il donne aux
États-Unis le droit de dicter à d'autres pays ce que
doivent être leurs relations avec Cuba. Donc, il ne s'agit pas
seulement d'ingérence dans les affaires intérieures de
Cuba, mais aussi de répercussions sur la souveraineté et
la politique étrangère du Canada et de tous les pays qui
ont
des relations normales avec Cuba.

Le défunt
révérend Lucius Walker.
Une photo récente avec le dirigeant
de la Révolution cubaine Fidel Castro.
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Cette année, la caravane célébrera
et honorera les réalisations des jeunes de Cuba. Pendant leur
séjour à Cuba, les caravanistas, comme on les appelle,
apprendront de
la vie quotidienne de la jeunesse et de la société
cubaines, par le biais de visites à des jardins biologiques, des
projets de quartiers, des centres de santé et des écoles.
« La caravane se rendra à Cuba via le
Mexique, sans demande ou acceptation d'autorisation du gouvernement
étasunien, en tant qu'acte de désobéissance civile
pacifique et discipliné contre le blocus et l'interdiction de
voyager, et en tant qu'ambassadrice d'une politique extérieure
de 'peuple à peuple' basée sur le respect
mutuel », indique un communiqué de presse des
Pasteurs pour la Paix.
Selon le président de la Fondation
inter-religieuse pour l'organisation communautaire (IFCO), le
révérend Thomas E. Smith, « le système
d'autorisation actuel
est immoral et illégal, parce qu'il demande que les gens de foi
soumettent leurs actes de conscience et d'amitié à
l'autorisation gouvernementale, et viole notre droit à
l'expression religieuse, à la pensée politique, à
la liberté d'association et au déplacement. »
« L'administration Obama a apporté
quelques petits changements à la politique
États-Unis-Cuba, mais c'est loin d'être suffisant, dit
Ellen Bernstein, co-directrice
par intérim du IFCO. Le blocus économique
américain a fait perdre à l'économie cubaine plus
de 750 milliards $ selon les devises actuelles. Des millions de
dollars
de l'argent des contribuables américains continuent de financer
des programmes visant à déstabiliser Cuba et à
renverser le gouvernement cubain. Il est temps de cesser de
punir nos voisins ! »
La caravane de cette année commémore aussi
la vie du révérend Lucius Walker Jr. Le
révérend Walker est le directeur fondateur de
IFCO/Pasteurs pour la Paix. Il a
dirigé son travail pendant les 20 dernières
années. Il est décédé en septembre 2010.
S'adressant à Prensa Latina, Rodolfo Benitez
Verson, chargé d'affaires cubain à l'ONU, a décrit
le révérend Walker comme un homme « à
la détermination
inébranlable, avec un esprit de lutte et une foi absolue en la
victoire ». Il a parlé de Walker comme d'un
défenseur de la normalisation des relations entre les
États-Unis et Cuba, y compris la fin de l'interdiction de
voyager imposée aux citoyens étasuniens qui veulent
visiter Cuba, et la libération des Cinq, injustement
emprisonnés
aux États-Unis.
Benitez a dit que « l'aide la plus importante
que Lucius et les Pasteurs pour la Paix ont apportée à
Cuba depuis plus de 20 ans a sans doute été la
solidarité et
l'amitié ».
LML salue l'esprit de défi de la
Caravane de l'amitié et l'éminente contribution du
révérend Walker, de tous ceux qui dénoncent les
tentatives des États-Unis
de s'ingérer à Cuba et qui luttent pour des relations
internationales basées sur le respect et l'avantage
réciproque.
Les trajets et
arrêts de la Caravane de l'amitié 2011
Colombie-Britannique
Le dimanche 3 juillet, plus de 70 personnes de la
Colombie-Britannique et de l'État de Washington se sont
réunies au passage
frontalier de Peace Arch à White Rock/Blaine pour remettre leurs
dons à un contingent de la caravane de cette année. La
traversée de frontière a été
organisée par Vancouver
Communities in Solidarity with Cuba (VCSC), la nouvelle organisation BC
Aid Network for Cuba (BCANC) et d'autres organisations de
solidarité envers Cuba avec la
participation de personnes de Vancouver, du Lower Mainland, de
Victoria, Nanaimo, Salt Spring Island, Courtney/Comox, Penticton,
Bellingham, Tacoma, Seattle et Olympia.
Avant son arrivée à la frontière le 3 juillet, la
Caravane était passée par Victoria, Salt Spring Island,
Nanaimo, Courtenay/Comox, Penticton et Vancouver.
Après un pique-nique et un programme
énergique, chacun a pris des bannières, des pancartes et
des drapeaux cubains pour marcher jusqu'à la frontière.
Sous les slogans
« Fin au blocus contre Cuba ! » et
« Cuba oui ! Blocus non ! », les
supporters de la caravane ont suivi un fourgon rempli de
matériel d'aide humanitaire rassemblé par le BCANC
à la frontière. La manifestation a continué avec
des chansons et des slogans, tandis que les gardes-frontières
étasuniens
faisaient placer le fourgon sur le bas côté et le
fouillaient. Pendant ce temps, six caravanistas traversaient le Canada
vers les États-Unis : quatre de Vancouver, un de
Victoria et un de l'Allemagne.
On a d'abord dit que le fourgon transportant l'aide
humanitaire pour Cuba ne pouvait passer la frontière. Les
gardes-frontières ont prétendu que l'aide était en
réalité
des marchandises pour utilisation commerciale et avait donc besoin
d'être apportée aux États-Unis via le passage
frontalier de camion commercial.
On a de nouveau refusé le passage de l'aide
humanitaire à ce passage et on a dit aux caravanistas qu'ils
devaient payer un cautionnement pour l'aide avant le passage
aux États-Unis.
Les supporteurs de la caravane sont arrivés
rapidement sur les lieux et ont commencé à crier :
« Laissez l'aide traverser ! » et
« Les États-
Unis bloquent notre aide envers Cuba ! Honte ! Honte !
Honte ! » Les supporters de la Caravane et les
caravanistas étaient inflexibles :
la deuxième année de la Caravane, un cautionnement de
800 $ a été payé au gouvernement des
États-Unis et n'a pas été rendu quand le
matériel a quitté les États-Unis.
En fin de compte, sept caravanistas ont passé la
frontière avec succès à Washington avec toute
l'aide pour Cuba sans payer de cautionnement.
Manitoba, Saskatchewan et
Alberta
À Winnipeg, les membres de la Manitoba-Cuba
Solidarity Community et de la Charleswood Mennonite Church ont
organisé un événement de financement le 2 juillet.
Ils ont donné de généreuses contributions en
marchandises pour Cuba, y compris un certain nombre de chaises
roulantes
remises à neuf et aussi les moyens pour la caravane d'aller plus
loin dans son voyage.
À Régina, le Regina Peace Council et la
communauté chilienne se sont rassemblés pour un repas
communautaire en appui à la caravane le 3 juillet.
Le jour suivant, la caravane a atteint Edmonton,
où un événement a été
organisé par « Not Just Tourists » avec un
grand appui des communautés
salvadoriennes et chiliennes de la région. Tous ont
été divertis par le Choeur Notre Dame des Bananes et les
Mémés déchainées, qui ont chanté une
chanson originale sur
les Pasteurs pour la paix. La Caravane a aussi reçu des dons en
fournitures médicales pour Cuba.
À Calgary, les caravanistas ont à nouveau
reçu un très chaleureux accueil. Leur séjour a
inclus une fête et un barbecue cubain. L'événement
a duré jusque dans la nuit
et s'est terminé avec des chansons ouvrières en espagnol
et en anglais. L'appui de la communauté chilienne de Calgary a
ajouté beaucoup d'esprit à la soirée.
De Calgary, les caravanistas se sont rendus à la
frontière du Montana. Les participants ont eu le plaisir
d'annoncer qu'« étonnamment, quand nous nous sommes
arrêtés à la frontière, nous ne nous sommes
fait poser aucune question et avons repris la route en moins de 30
secondes avec un 'Bonne journée !' de
l'inspecteur. »
Ontario
En arrivant à Ottawa le 3 juillet, la caravane a
été accueillie à une soirée de financement
avec de la musique salvadorienne et des mets latino-américains.
Beaucoup sont venus rencontrer les caravanistas et
échanger avec eux.
À Kingston le 4 juillet, au souper annuel de
financement pour la caravane, les membres de la communauté ont
de nouveau fait de généreux dons en fournitures
médicales,
lesquelle ont été chargées pendant
l'événement.


Kingston, le 4 juillet
2011
À Hamilton, l'Association d'Hamilton
d'amitié avec Cuba (HFAC) a organisé un programme le 6
juillet pour accueillir la Caravane de Paix IFCO à Steeltown.
L'activité
renommée de financement, organisée au populaire Artword
Artbar, a réuni des personnes de différents secteurs pour
une soirée de culture, d'information et de discussion.
Chaque année, la HFAC accueille la caravane et aide son travail
en recueillant des dons de la communauté. Cette année, la
HFAC avait le plaisir d'inclure à son programme
une performance de Brian Gordon Sinclair et son fameux spectacle
solo : « In Deadly Ernest », à propos
de l'écrivain Ernest Hemingway. Sinclair a
généreusement fait don de son temps et de son talent. Les
participants ont été honorés par la
présence du consul général cubain à
Toronto, Jorge Soberón Luis, qui a salué
l'assemblée et exprimé sa joie face au succès du
programme.

Hamilton, le 6 juillet 2011. De gauche à droite :
Brian Gordon Sinclair, le révérend Thomas
Smith (Pasteurs pour la Paix) et le consul
général cubain à Toronto, Jorge Soberon Luis.
|
À Windsor le 7 juillet, une soirée de
financement a eu lieu en l'honneur de la caravane. Un
représentant de l'exécutif de l'Association
d'amitié Canada-Cuba de Windsor
a souligné le fait que le blocus étasunien, par sa nature
extraterritoriale, est une violation de la souveraineté
canadienne. De plus, étant donné le nouveau gouvernement
au
Canada, il est important que ceux qui sont en faveur de relations
amicales avec Cuba jouent un rôle pro-actif et ne donne pas au
gouvernement Harper la moindre ouverture
pour s'aligner sur la politique étrangère des
États-Unis envers Cuba.
Québec
Le 2 juillet, des
activistes de la Caravane d'amitié Québec-Cuba ont
passé avec succès la frontière au Vermont
avec une grande quantité de
marchandises pour Cuba recueillies par les Québécois. Les
participants à la caravane ont dit : « Nous
avons été salués par une équipe de
douaniers [étasunien]
qui nous ont expliqué qu'ils vérifieraient d'abord nos
identités et prendraient ensuite toute l'aide à
l'arrière du bâtiment et ouvriraient toutes les
boîtes. Les douaniers nous
ont permis de les observer pendant qu'ils examinaient les boîtes,
ils ont soigneusement essayé de ne pas endommager nos
étiquettes et ont re-scellé les boîtes. Jamais il
n'a
été question que l'aide ne puisse pas passer. Le blocus
n'a pas été appliqué, ce qui est une petite
victoire pour nous, dans une beaucoup plus grande bataille pour y
mettre
fin nationalement. »
États-Unis et Mexique
Les diverses sections de la caravane poursuivent
maintenant leur chemin à travers les États-Unis, vers la
frontière mexicaine. Pour
des mises à jour régulières, visitez le
blogue : http ://www.ifconews.org/Blog-22ndCaravan
Pour les arrêts prochains de la caravane aux
États-Unis, visitez :
http ://www.ifconews.org/CubaEvents
Le 20 juillet, la caravane traversera les
États-Unis vers le Mexique. Les organisateurs expliquent que
« dans le passé, cette étape de la
traversée a été la plus
stimulante et il est important que les gens aux États-Unis, au
Canada et dans le monde entier soient prêts à
répondre si le gouvernement étasunien essaie
d'arrêter la Caravane
et sa mission de faire cesser le blocus ! »
(IFCO/Pasteurs pour
la paix, LML. Photos : IFCO/Pasteurs pour la paix, LML, Janine
Bandcroft, Alan Sproule)

Bulletin du 18 juillet 2011 • Retour à l'index • Écrivez
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