International

Libye

Gestes pervers des Forces canadiennes
sanctionnés par le gouvernement

Le 27 juin, le nouveau ministre des Affaires étrangères, John Baird, s'est rendu à Benghazi en Libye pour une prétendue mission d'enquête. Alors qu'il était là-bas, il a signé une bombe canadienne avec le message : « La Libye libre ». Le chroniqueur du Globe and Mail John Ibbitson d'ajouter : « Quelqu'un d'autre avait déjà écrit un message sur la bombe : 'Ce service postal ne va pas en grève.' » (« This postal service don't strike »)

LML dénonce avec véhémence ce comportement grossier d'un ministre des Affaires étrangères qui reprend le discours réprouvé du général Hellier sur les « scumbags » (sacs à merde). Le geste pervers de Baird, qui appose sa signature sur une bombe et en profite pour lier la destruction de l'infrastructure libyenne à « la victoire » des conservateurs contre les travailleurs et travailleuses des postes au Canada, montre que l'Opposition ouvrière ne peut se permettre de laisser les affaires étrangères du Canada entre les mains de ces démolisseurs et champions des causes antinationales.

Les reportages télévisés montrent ces missiles téléguidés de précision détruisant des camions, des avions et toutes sortes d'infrastructure, pour ne pas mentionner des citoyens libyens, dont les morts dues aux attaques de l'OTAN ne sont habituellement pas montrées. Des rapports récents indiquent que l'OTAN vise des raffineries pétrolières libyennes sous prétexte « de protéger les civils. »

La destruction infligée à la Libye par les Forces canadiennes illustre le besoin urgent que les travailleurs établissent un gouvernement anti-guerre au Canada. C'est le produit social créé par la classe ouvrière canadienne et le peuple qui est utilisé pour financer la mort et la destruction de la capacité de production du peuple libyen. Les discours hypocrites au sujet des « droits humains », de la « mission humanitaire » ou de la « prévention du génocide » ne peuvent effacer la réalité, qui est que le Canada est impliqué dans une campagne de bombardement brutale contre la Libye, en même temps qu'il prétend réduire sa participation à la guerre en Afghanistan.

Canada hors de Libye ! Canada hors de l'OTAN !
Établissons un gouvernement anti-guerre !

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Protestations monstres à Tripoli
contre l'agression de l'OTAN

On estime qu'un million et demi de personnes ont participé à un rassemblement sur la symbolique place Verte de Tripoli, le 1er juillet, pour dénoncer l'agression de l'OTAN. Avec une population d'environ 6,5 millions d'habitants, même si l'on accepte les évaluations des médias pro-guerre qui parlent plutôt de dizaines de milliers de personnes, cela constitue un pourcentage considérable de la population libyenne, et spécifiquement de la population de Tripoli, qui est de 1,7 million d'habitants.

Des manifestations de cette ampleur se sont depuis succédées à la place Verte et ailleurs au pays, notamment à Sabha le 8 juillet. Souvent ces rassemblements contre l'OTAN se poursuivent tard dans la nuit et leur thème central est l'affirmation du droit du peuple libyen de décider de ses affaires. Le chef libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, et des représentants du gouvernement se sont adressés à la foule lors de ces rassemblements, malgré la propagande étrangère qui dit que les « rebelles » s'apprêteraient à prendre la ville d'assaut. Les images de marées humaines agitant le drapeau vert ou enveloppées de cette couleur qui ont été diffusées dans le monde entier démentent la propagande de l'OTAN qui cherche à donner à son agression un vernis de légitimité.

Récemment, les médias monopolisés et différents experts ont commencé à comparer la situation en Libye à celle en Irak et en Afghanistan, disant que, comme dans ces pays, l'agression impérialiste a échoué à établir un pouvoir étranger. Si la machine de propagande de l'OTAN annonce quotidiennement ses succès en Libye, les faits sur le terrain lui sont beaucoup moins favorables. Cela devait être une brève mission militaire qui, selon Obama, renverserait le gouvernement libyen en peu de temps pendant que les prétendus rebelles seraient soutenus par un soulèvement populaire. Loin d'être renversé, le gouvernement devient un point de ralliement pour les Libyens opposés à l'ingérence étrangère et met en valeur le sentiment nationaliste et anti-impérialiste d'un peuple qui n'a pas hésité à sacrifier sa vie contre les colonialistes italiens au début des années 1900 et durant la Deuxième Guerre mondiale.


Rassemblement des Libyens à l'historique place Vert, 1er juillet 2011

La place Verte est le symbole de la résistance héroïque du peuple libyen face aux colonialistes italiens. Omar Al-Mokhtar, un héros de la lutte nationale pendant presque vingt ans, a été exécuté à cet endroit en 1931 par les fascistes italiens qui espéraient ainsi écraser le désir du peuple libyen d'affirmer son droit à l'autodétermination. Au lieu de cela, le peuple libyen a poursuivi sa résistance et la place Verte à ce jour est un symbole puissant de l'indépendance libyenne. Il est intéressant de noter que, comme l'OTAN aujourd'hui, les colonialistes italiens avaient eux aussi invoqué des raisons humanitaires pour justifier leur ingérence dans ce pays. Ils disaient vouloir « libérer » le peuple de l'autorité ottomane.


Le héros libyen anti-colonial et anti-fasciste Omar al-Mukhtar. À droite : Détenu par l'armée italienne
de Mussolini. Il a été exécuté à la place Verte à Tripoli en 1931.

L'OTAN, qui a commencé son bombardement aérien le 19 mars, a dû prolonger sa mission de 90 jours d'un autre 90 jours. Le gouvernement libyen, malgré toutes les spéculations à l'effet qu'il allait être défait en quelques jours, et non en quelques semaines, a résisté à quatre mois d'attaque par le bloc militaire le plus puissant du monde. Pendant ce temps, malgré l'embargo sur les armes des Nations unies, les États membres de l'OTAN, comme la France, envoyaient des armes aux forces anti-gouvernementales dans une tentative désespérée de soutenir leurs alliés contre l'action militaire formidable du gouvernement, tandis que l'OTAN fournissait l'assistance aérienne pour que les « rebelles » avancent sur Tripoli.

Selon le diktat impérialiste, il n'y aurait pas de négociation tant que le colonel Kadhafi resterait en place. Le gouvernement Harper et les États-Unis ont rejeté coup sur coup la négociation, choisissant la violence, la mort de civils et la destruction à grande échelle de l'infrastructure de base de la Libye. Or, leurs prétentions de succès ont été démenties après la rencontre du Groupe de contact en Turquie, où les Américains ont entre autres accepté de commencer la négociation d'un cessez-le-feu avec le gouvernement libyen. Cette rencontre du Groupe de contact, à laquelle la Russie et la Chine ont refusé de participer, a également reconnu les « rebelles » comme « unique autorité légitime » en Libye et promis de leur verser les actifs du gouvernement libyens gelés dans les banques euro-américaines.

Seul le temps nous dira ce qui s'est passé en Libye, étant donné les rapports souvent contradictoires. Ce qui est clair, cependant, c'est que le peuple libyen n'est pas intéressé à coopérer avec des agresseurs comme l'OTAN. Il ne fléchira pas sur la question nationale, pas plus qu'il ne permettra que des puissances étrangères décident de son avenir. Que Kadhafi reste ou qu'il y ait des changement gouvernementaux en Libye, cela doit être décidé par le peuple libyen, sans aucune ingérence étrangère, que ce soit sous la forme d'action militaire de l'OTAN ou d'assistance aux prétendus rebelles.

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Venezuela

Célébrations nationales
du bicentenaire de l'indépendance


Caracas, le 5 juillet 2011

Le 5 juillet, les vénézuéliens célébraient 200 ans d'indépendance avec des cérémonies formelles, des événements culturels dans tout le pays et une grande parade militaire/civile à Caracas. Le 5 juillet était aussi le Jour des Forces armées.

Le 5 juillet 1811, le congrès des provinces vénézuéliennes adoptait et signait la Déclaration d'indépendance. Celait marquait une rupture décisive avec la couronne espagnole et la création d'une nation basée sur l'égalité, l'abolition de la censure et la liberté d'expression, en opposition radicale aux pratiques des trois siècles de colonialisme, écrit Venezuela Analysis.

Au total, 12 000 personnes des Forces armées nationales bolivariennes (FANB), des missions sociales et des conseils communaux et 400 personnes d'une gamme de groupes indigènes vénézuéliens ont participé à la parade, sous les regards de plus de 30 000 observateurs.

Aux festivités principales, à Caracas, le président Hugo Chávez, dans un discours télévisé du palais de Miraflores avant la parade, s'est adressé à la nation. Il a exprimé son admiration pour le peuple vénézuélien héroïque et a réitéré que le Venezuela ne serait plus jamais colonisé.

« C'est une merveilleuse journée de fête pour cette grande patrie, pour l'indépendance, pour le bicentenaire », a dit le chef d'État.

« Il n'y a pas de meilleure façon de célébrer cette journée tant attendue qu'être un pays indépendant. Nous ne sommes plus, ni ne serons jamais plus, une colonie, grâce à notre peuple, à nos soldats », a dit Chávez.

Il a aussi invité tous les participants à prendre part à la marche pour célébrer un autre bicentenaire le 24 juin 2021, le 200e anniversaire de la Bataille de Carbobo. Il a dit que ce jour est le bicentenaire de l'indépendance de la patrie socialiste.

Un rapport de Granma International traduit l'esprit des événements de la journée et la conviction que le peuple vénézuélien continuera de tracer une voie indépendante au service de ses intérêts :

« Depuis le Palais présidentiel, flanqué des principaux chefs militaires de la FANB, le commandant Hugo Chavez, avec sa martialité d'éternel soldat, a donné le coup d'envoi du défilé dans une brève allocution à la nation, sur la chaîne nationale de radio et de télévision.

« Visiblement ému, le président s'est félicité de la Journée de la grande patrie, de la Patrie indépendante, du Bicentenaire'. Il a salué 'l'héroïque peuple vénézuélien qui déborde le Paseo de los Proceres et tous les espaces de la Patrie vénézuélienne', et il a remercié de leur présence les présidents d'Uruguay, José 'Pepe' Mujica ; de Bolivie, Evo Morales ; et du Paraguay, Fernando Lugo ; des premiers ministres et ministres des Affaires étrangères latino-américains et caribéens ; et tout spécialement les soldats de 21 pays, dont un peloton de cadets cubains, venus participer au défilé.

« Ses paroles transmettaient la joie de celui qui arrive à temps pour accomplir son devoir : ' Nous n'avions pas de meilleure façon de célébrer ce jour attendu depuis si longtemps qu'en étant indépendants comme nous le sommes à nouveau. Nous ne sommes plus une colonie, de qui que se soit, et nous ne le serons plus jamais.' [Le Président Chávez est récemment rentré d'une visite à Cuba, au cours de laquelle il est tombé malade et a reçu un traitement pour un abcès pelvien. Durant le traitement une tumeur cancéreuse a également été découverte et excisée – note du LML.]

« Et pour faire en sorte qu'il n'y ait pas le moindre doute quant à sa décision de lutter, il a rappelé à son peuple : ' Nous vivrons et nous vaincrons. C'est le commencement du retour. Non seulement de Chavez mais de la Patrie pleine, de l'Indépendance pleine, de la Patrie perpétuelle, du peuple de Bolivar. La construction du plus grand des rêves nés sur ce sol et sur cette terre... Nous avons commencé une nouvelle longue marche.' »




« Et pour cette marche il avait aussi plusieurs ordres tactiques à expliquer : 'Bolivar dirait : le corps national en un tout, l'esprit national en un tout, en surmontant les divisionnismes, en déjouant les conspirations, jusqu'à vaincre en mille batailles ceux qui de l'intérieur et de l'extérieur prétendent affaiblir et renverser la Patrie et son indépendance. Nous devons les battre dans la paix, dans la joie, dans la beauté, d'une manière sublime, dans la splendeur. [...] '.

« Pour conclure, il a cité une phrase prononcée par Bolivar en janvier 1830, dans laquelle il définissait l'indépendance comme la porte qui permettrait de reconquérir tous les autres biens de la Patrie et le peuple : 'Aujourd'hui, je le dis au nom de Bolivar, cette indépendance reconquise est la porte que nous devons laisser ouverte pour récupérer [...] tous les autres biens pour le peuple : la liberté, l'égalité, le bonheur, vivre en vivant, la vie pleine, la Patrie humaine, la Patrie pleine'.»

Partout au pays, les places grandes et petites ont été rénovées pour l'occasion et des célébrations civico-militaires ont aussi eu lieu. Des centaines d'événements culturels gratuits ont eu lieu durant la semaine partout au pays, incluant des orchestres, de la musique, du théâtre, des événements littéraires, de la danse, de l'artisanat local, du sport, des expositions alimentaires ainsi que des expositions photographiques et artistiques, rapporte Venezuela Analysis.

Les célébrations du bicentenaire sont en cours. Le 14 juillet, le pays célébrait le 200e anniversaire de l'adoption de son drapeau national, proposé par le héros de la lutte pour l'indépendance Francisco de Miranda, qui a été hissé pour la première fois à Caracas le 14 juillet 1811.

La commémoration du bicentenaire a débuté l'an dernier. Le 20 avril 2011, le pays marquait la formation de la Première République du Venezuela, qui a durée jusqu'au 25 juillet 1812. L'événement a aussi été marqué avec une grande parade civile-militaire.

(Venezuela Analysis, Granma International, Juventud Rebelde. Photos : AVN, VTV, CubaDebate)

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Cuba

La 22e Caravane des Pasteurs
pour la Paix et l'amitié est en cours de route


Participants et supporters de la Caravane à la Frontière Colombie-Britannique-Washington, le 3 juillet 2011

Le 25 juin, la 22e Caravane des Pasteurs pour la Paix s'est mise en route à Victoria, en Colombie-Britannique. Une autre section de la caravane a traversé l'Ontario, tandis qu'une autre traversait les Prairies. Cette année, la caravane, composée de plus de 100 bénévoles en provenance du Canada et des États-Unis, défiera une fois encore l'embargo criminel du gouvernement étasunien contre Cuba, passant par 130 villes en 15 trajets, dans six provinces et 46 États. Les trajets vont converger vers McAllen, au Texas, le 17 juillet, pour la traversée au Mexique le 20 juillet. Ce sera la dernière partie de son voyage vers Cuba, avec 100 tonnes d'aide humanitaire : outils et matériaux de construction, fourniture scolaires et médicales et médicaments.

La participation à la caravane et le défi de l'embargo étasunien a une signification particulière pour les Canadiens, à cause de la nature extra-territoriale du blocus. En vigueur depuis 1962, le blocus est tel qu'il donne aux États-Unis le droit de dicter à d'autres pays ce que doivent être leurs relations avec Cuba. Donc, il ne s'agit pas seulement d'ingérence dans les affaires intérieures de Cuba, mais aussi de répercussions sur la souveraineté et la politique étrangère du Canada et de tous les pays qui ont des relations normales avec Cuba.


Le défunt révérend Lucius Walker.
Une photo récente avec le dirigeant
de la Révolution cubaine Fidel Castro.

Cette année, la caravane célébrera et honorera les réalisations des jeunes de Cuba. Pendant leur séjour à Cuba, les caravanistas, comme on les appelle, apprendront de la vie quotidienne de la jeunesse et de la société cubaines, par le biais de visites à des jardins biologiques, des projets de quartiers, des centres de santé et des écoles.

« La caravane se rendra à Cuba via le Mexique, sans demande ou acceptation d'autorisation du gouvernement étasunien, en tant qu'acte de désobéissance civile pacifique et discipliné contre le blocus et l'interdiction de voyager, et en tant qu'ambassadrice d'une politique extérieure de 'peuple à peuple' basée sur le respect mutuel », indique un communiqué de presse des Pasteurs pour la Paix.

Selon le président de la Fondation inter-religieuse pour l'organisation communautaire (IFCO), le révérend Thomas E. Smith, « le système d'autorisation actuel est immoral et illégal, parce qu'il demande que les gens de foi soumettent leurs actes de conscience et d'amitié à l'autorisation gouvernementale, et viole notre droit à l'expression religieuse, à la pensée politique, à la liberté d'association et au déplacement. »

« L'administration Obama a apporté quelques petits changements à la politique États-Unis-Cuba, mais c'est loin d'être suffisant, dit Ellen Bernstein, co-directrice par intérim du IFCO. Le blocus économique américain a fait perdre à l'économie cubaine plus de 750 milliards $ selon les devises actuelles. Des millions de dollars de l'argent des contribuables américains continuent de financer des programmes visant à déstabiliser Cuba et à renverser le gouvernement cubain. Il est temps de cesser de punir nos voisins ! »

La caravane de cette année commémore aussi la vie du révérend Lucius Walker Jr. Le révérend Walker est le directeur fondateur de IFCO/Pasteurs pour la Paix. Il a dirigé son travail pendant les 20 dernières années. Il est décédé en septembre 2010.

S'adressant à Prensa Latina, Rodolfo Benitez Verson, chargé d'affaires cubain à l'ONU, a décrit le révérend Walker comme un homme « à la détermination inébranlable, avec un esprit de lutte et une foi absolue en la victoire ». Il a parlé de Walker comme d'un défenseur de la normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba, y compris la fin de l'interdiction de voyager imposée aux citoyens étasuniens qui veulent visiter Cuba, et la libération des Cinq, injustement emprisonnés aux États-Unis.

Benitez a dit que « l'aide la plus importante que Lucius et les Pasteurs pour la Paix ont apportée à Cuba depuis plus de 20 ans a sans doute été la solidarité et l'amitié ».

LML salue l'esprit de défi de la Caravane de l'amitié et l'éminente contribution du révérend Walker, de tous ceux qui dénoncent les tentatives des États-Unis de s'ingérer à Cuba et qui luttent pour des relations internationales basées sur le respect et l'avantage réciproque.


Les trajets et arrêts de la Caravane de l'amitié 2011

Colombie-Britannique

Le dimanche 3 juillet, plus de 70 personnes de la Colombie-Britannique et de l'État de Washington se sont réunies au passage frontalier de Peace Arch à White Rock/Blaine pour remettre leurs dons à un contingent de la caravane de cette année. La traversée de frontière a été organisée par Vancouver Communities in Solidarity with Cuba (VCSC), la nouvelle organisation BC Aid Network for Cuba (BCANC) et d'autres organisations de solidarité envers Cuba avec la participation de personnes de Vancouver, du Lower Mainland, de Victoria, Nanaimo, Salt Spring Island, Courtney/Comox, Penticton, Bellingham, Tacoma, Seattle et Olympia. Avant son arrivée à la frontière le 3 juillet, la Caravane était passée par Victoria, Salt Spring Island, Nanaimo, Courtenay/Comox, Penticton et Vancouver.

Après un pique-nique et un programme énergique, chacun a pris des bannières, des pancartes et des drapeaux cubains pour marcher jusqu'à la frontière. Sous les slogans « Fin au blocus contre Cuba ! » et « Cuba oui ! Blocus non ! », les supporters de la caravane ont suivi un fourgon rempli de matériel d'aide humanitaire rassemblé par le BCANC à la frontière. La manifestation a continué avec des chansons et des slogans, tandis que les gardes-frontières étasuniens faisaient placer le fourgon sur le bas côté et le fouillaient. Pendant ce temps, six caravanistas traversaient le Canada vers les États-Unis : quatre de Vancouver, un de Victoria et un de l'Allemagne.



On a d'abord dit que le fourgon transportant l'aide humanitaire pour Cuba ne pouvait passer la frontière. Les gardes-frontières ont prétendu que l'aide était en réalité des marchandises pour utilisation commerciale et avait donc besoin d'être apportée aux États-Unis via le passage frontalier de camion commercial.

On a de nouveau refusé le passage de l'aide humanitaire à ce passage et on a dit aux caravanistas qu'ils devaient payer un cautionnement pour l'aide avant le passage aux États-Unis.

Les supporteurs de la caravane sont arrivés rapidement sur les lieux et ont commencé à crier : « Laissez l'aide traverser ! » et « Les États- Unis bloquent notre aide envers Cuba ! Honte ! Honte ! Honte ! » Les supporters de la Caravane et les caravanistas étaient inflexibles : la deuxième année de la Caravane, un cautionnement de 800 $ a été payé au gouvernement des États-Unis et n'a pas été rendu quand le matériel a quitté les États-Unis.

En fin de compte, sept caravanistas ont passé la frontière avec succès à Washington avec toute l'aide pour Cuba sans payer de cautionnement.

Manitoba, Saskatchewan et Alberta

À Winnipeg, les membres de la Manitoba-Cuba Solidarity Community et de la Charleswood Mennonite Church ont organisé un événement de financement le 2 juillet. Ils ont donné de généreuses contributions en marchandises pour Cuba, y compris un certain nombre de chaises roulantes remises à neuf et aussi les moyens pour la caravane d'aller plus loin dans son voyage.

À Régina, le Regina Peace Council et la communauté chilienne se sont rassemblés pour un repas communautaire en appui à la caravane le 3 juillet.

Le jour suivant, la caravane a atteint Edmonton, où un événement a été organisé par « Not Just Tourists » avec un grand appui des communautés salvadoriennes et chiliennes de la région. Tous ont été divertis par le Choeur Notre Dame des Bananes et les Mémés déchainées, qui ont chanté une chanson originale sur les Pasteurs pour la paix. La Caravane a aussi reçu des dons en fournitures médicales pour Cuba.

À Calgary, les caravanistas ont à nouveau reçu un très chaleureux accueil. Leur séjour a inclus une fête et un barbecue cubain. L'événement a duré jusque dans la nuit et s'est terminé avec des chansons ouvrières en espagnol et en anglais. L'appui de la communauté chilienne de Calgary a ajouté beaucoup d'esprit à la soirée.

De Calgary, les caravanistas se sont rendus à la frontière du Montana. Les participants ont eu le plaisir d'annoncer qu'« étonnamment, quand nous nous sommes arrêtés à la frontière, nous ne nous sommes fait poser aucune question et avons repris la route en moins de 30 secondes avec un 'Bonne journée !' de l'inspecteur. »

Ontario

En arrivant à Ottawa le 3 juillet, la caravane a été accueillie à une soirée de financement avec de la musique salvadorienne et des mets latino-américains. Beaucoup sont venus rencontrer les caravanistas et échanger avec eux.

À Kingston le 4 juillet, au souper annuel de financement pour la caravane, les membres de la communauté ont de nouveau fait de généreux dons en fournitures médicales, lesquelle ont été chargées pendant l'événement.



Kingston, le 4 juillet 2011

À Hamilton, l'Association d'Hamilton d'amitié avec Cuba (HFAC) a organisé un programme le 6 juillet pour accueillir la Caravane de Paix IFCO à Steeltown. L'activité renommée de financement, organisée au populaire Artword Artbar, a réuni des personnes de différents secteurs pour une soirée de culture, d'information et de discussion. Chaque année, la HFAC accueille la caravane et aide son travail en recueillant des dons de la communauté. Cette année, la HFAC avait le plaisir d'inclure à son programme une performance de Brian Gordon Sinclair et son fameux spectacle solo : « In Deadly Ernest », à propos de l'écrivain Ernest Hemingway. Sinclair a généreusement fait don de son temps et de son talent. Les participants ont été honorés par la présence du consul général cubain à Toronto, Jorge Soberón Luis, qui a salué l'assemblée et exprimé sa joie face au succès du programme.


Hamilton, le 6 juillet 2011. De gauche à droite :
Brian Gordon Sinclair, le révérend Thomas
Smith (Pasteurs pour la Paix) et le consul
général cubain à Toronto, Jorge Soberon Luis.

À Windsor le 7 juillet, une soirée de financement a eu lieu en l'honneur de la caravane. Un représentant de l'exécutif de l'Association d'amitié Canada-Cuba de Windsor a souligné le fait que le blocus étasunien, par sa nature extraterritoriale, est une violation de la souveraineté canadienne. De plus, étant donné le nouveau gouvernement au Canada, il est important que ceux qui sont en faveur de relations amicales avec Cuba jouent un rôle pro-actif et ne donne pas au gouvernement Harper la moindre ouverture pour s'aligner sur la politique étrangère des États-Unis envers Cuba.

Québec

Le 2 juillet, des activistes de la Caravane d'amitié Québec-Cuba ont passé avec succès la frontière au Vermont avec une grande quantité de marchandises pour Cuba recueillies par les Québécois. Les participants à la caravane ont dit : « Nous avons été salués par une équipe de douaniers [étasunien] qui nous ont expliqué qu'ils vérifieraient d'abord nos identités et prendraient ensuite toute l'aide à l'arrière du bâtiment et ouvriraient toutes les boîtes. Les douaniers nous ont permis de les observer pendant qu'ils examinaient les boîtes, ils ont soigneusement essayé de ne pas endommager nos étiquettes et ont re-scellé les boîtes. Jamais il n'a été question que l'aide ne puisse pas passer. Le blocus n'a pas été appliqué, ce qui est une petite victoire pour nous, dans une beaucoup plus grande bataille pour y mettre fin nationalement. »

États-Unis et Mexique

Les diverses sections de la caravane poursuivent maintenant leur chemin à travers les États-Unis, vers la frontière mexicaine. Pour des mises à jour régulières, visitez le blogue : http ://www.ifconews.org/Blog-22ndCaravan

Pour les arrêts prochains de la caravane aux États-Unis, visitez : http ://www.ifconews.org/CubaEvents

Le 20 juillet, la caravane traversera les États-Unis vers le Mexique. Les organisateurs expliquent que « dans le passé, cette étape de la traversée a été la plus stimulante et il est important que les gens aux États-Unis, au Canada et dans le monde entier soient prêts à répondre si le gouvernement étasunien essaie d'arrêter la Caravane et sa mission de faire cesser le blocus ! »

(IFCO/Pasteurs pour la paix, LML. Photos : IFCO/Pasteurs pour la paix, LML, Janine Bandcroft, Alan Sproule)

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Bulletin du 18 juillet 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca