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Opposition
du
mouvement
ouvrier
à
l'abus
de
pouvoir
des monopoles et de leurs
gouvernements
Les travailleurs Rio Tinto au Saguenay-Lac-St-Jean
exigent la solvabilité des fonds de pension
- Entrevue: Alain Gagnon,
président du
Syndicat national
des employés de l'aluminium d'Arvida -
Les travailleurs de Rio Tinto au Saguenay-Lac-St-Jean
demandent au
monopole d'accélérer le remboursement du déficit
actuariel de 500
millions $ dans ses fonds
de pension. En 2009, le gouvernement Charest a passé une loi qui
a
permis aux monopoles d'étaler leurs paiements d'équilibre
dans les
fonds de pension sur dix ans plutôt
que cinq. Rio Tinto utilise la loi pour ne faire que le paiement
minimum requis mais les travailleurs veulent que l'entreprise augmente
ses paiements maintenant que ses profits
sont en hausse. Tous ont en tête le vol légalisé
des pensions par
AbitibiBowater et les gouvernements qui a été fait sous
la fraude de la
protection de la faillite.
Sylvain Maltais, le trésorier du syndicat qui
représente
les
travailleurs de Rio Tinto à Alma, confiait récemment ce
qui suit à un
journal local : « Les gens
sont inquiets, ils voient ce qui se passe là [chez
AbitibiBowater] puis
ce qui risquerait d'arriver s'il y avait une fermeture d'usine chez
nous. » Voici une entrevue que
nous a accordée Alain Gagnon qui est le président du
Syndicat national
des employés de l'aluminium d'Arvida.
LML : Tu as
participé
récemment à l'assemblée annuelle du fonds de
pension de Rio Tinto pour
tout le Québec.
Alain Gagnon : Oui, l'assemblée s'est
tenue
le 15 juin
juste ici à La Baie. Il s'agissait de l'assemblée
annuelle de tous les
participants du Québec au
fonds de pension de Rio Tinto. La réunion était ouverte
à tous les
travailleurs, actifs comme à la retraite. Il y a environ 6000
retraités
de Rio Tinto au Québec et environ
4200 travailleurs actifs qui participent au fonds de pension. Il y
avait environ 150 travailleurs à l'assemblée.
LML : Les travailleurs
sont très inquiets face au fonds de pension.
AG : On n'a juste à
regarder
autour de nous
pour voir que les pensions sont attaquées. Les grandes
entreprises et
les gouvernements cherchent
à se soustraire à leurs obligations. L'avenir des fonds
de pension à
Air Canada et aux postes a été remis entre les mains d'un
arbitre.
Selon nous, tôt ou tard, Rio Tinto va
essayer d'éliminer le fonds de pension à prestations
déterminées pour
le remplacer par un fonds à cotisations
déterminées. Les compagnies ne
veulent plus prendre les risques
avec les fonds de pension. Elles veulent que ce soit les travailleurs
qui prennent les risques.
En plus de cela, Rio Tinto a un déficit actuariel
d'environ 500
million $ dans ses fonds de pension. La compagnie a un plan sur la
table et prend certaines mesures
pour combler le déficit mais la loi que le gouvernement Charest
a
passée en 2009 au point le plus fort de la crise
économique permet à Rio
Tinto d'étaler ses paiements
d'équilibre sur 10 ans alors qu'auparavant les entreprises
avaient 5
ans pour renflouer les fonds de pension.
Nous avons demandé à la réunion que
Rio Tinto accélère
le
remboursement du déficit. Le plan de la compagnie est
d'éliminer le
déficit sur 6 ans alors que selon nous
elle devrait le faire en 3 ans. La loi demande à Rio Tinto de
faire un
paiement minimum de 98 millions $ cette année mais nous
demandons
qu'elle ajoute un 50
millions $ de plus. C'est maintenant, alors que l'industrie va
bien, qu'il faut mettre plus d'argent dans les fonds de pension.
LML : Les travailleurs ont encore
frais à l'esprit la situation à AbitibiBowater.
AG : Nous ne voulons pas vivre ce
que les
travailleurs et les pensionnés d'AbitibiBowater vivent en ce
moment.
Notre message est très clair.
Tout le monde dans la région a un ami ou un parent qui est
lié à
AbitibiBowater. Nous n'allons pas permettre que la situation
dégénère
jusqu'à ce point là. Nous n'allons
pas laisser Rio Tinto abdiquer ses responsabilités face aux
pensions.

Journée retrouvailles à Donnacona
- Entrevue: Jean-Paul Lizotte,
porte-parole
de l'Association des retraités d'AbitibiBowater de Donnacona -
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Samedi le 20 août 2011 – 13 h
Maison de la culture de Donnacona
270, rue Notre-Dame
Discours, montage-vidéo, musique.
Hots dogs et blé d'inde à volonté.
Pour tous ceux qui ont travaillé au moulin à papier et
tous ceux qui
appuient la luttte des communautés forestières pour leurs
droits.
Pour plus d'information: sndc@globetrotter.net / 418-285-1255
Organisée
par
l'Association
des retraités
d'AbitibiBowater de Donnacona
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Samedi le 20 août, les gens de Donnacona
organisent la
deuxième
journée retrouvailles pour tous ceux qui ont travaillé au
moulin à
papier de Donnacona
qu'AbitibiBowater a fermé en 2008. Cette année, la
journée est
organisée par les retraités d'AbitibiBowater qui sont
très actifs dans
la lutte contre le vol légalisé des pensions
par AbitibiBowater et les gouvernements fédéral et
québécois. LML
s'est entretenu récemment avec Jean-Paul Lizotte, un
porte-parole de
l'association, au sujet
du but de la journée.
LML : Cette année je crois
est
votre deuxième journée retrouvailles pour les
ex-travailleurs du moulin
à papier de Donnacona.
Jean-Paul Lizotte. Oui. La première a eu
lieu en
2009. Cela
avait été très apprécié. Nous
étions au-delà de 300 personnes et cette
année nous en attendons
environ 400. Cette fête-là on veut la faire annuelle.
LML : Quel est le but de la
journée ?
J-PL : Le but des retrouvailles c'est de
faire en sorte,
alors qu'aujourd'hui l'usine est fermée, que les jeunes et les
anciens
qui ont travaillé à l'usine
puissent se revoir. Le but, c'est que la communauté de Donnacona
par le
biais du Syndicat national des travailleurs de Donnacona puisse vivre
cette fierté du travail. Pendant
plus de 60 ans, l'usine a été le principal employeur de
la ville. Ce
qui coule dans les veines des travailleurs de Donnacona c'est le moulin
à papier. On veut garder cette
mentalité-là vivante, la fierté qu'au
Québec on avait de grosses
industries qui étaient la base de la vie des régions. Le
gouvernement
n'a pas su les garder et c'est avec des
rencontres comme celle-là qu'on veut garder le lien vivant entre
les
travailleurs. On veut le garder vivant dans le coeur des gens, du
premier au dernier. Même si une personne
a travaillé seulement une journée à l'usine, on
veut qu'elle soit là.
Nous avons déjà été 1200
travailleurs à l'usine. La vie
régionale se
vivait autour de l'usine. C'était encore le cas il y a 25 ans.
C'était
la même chose au Québec et au
Canada pour l'automobile ou pour l'aluminium. La vie se bâtissait
autour d'une entreprise régionale et le développement
régional se
faisait autour de cette entreprise-là. Les
villes se bâtissaient en fonction de la grande industrie. Dans
tout
cela, ce sont les syndicats qui ont fait avancer la
société. C'est
autour d'une base syndicale que les travailleurs
ont mis de l'avant leurs revendications qui ont contribué
à la
prospérité des régions. Les grands projets de
société au Québec et au
Canada ont toujours été basés autour de
syndicats forts. que ce soit dans la métallurgie, l'automobile,
les
communications ou les pâtes et papiers. La vie politique aussi.
C'est
autour des grands rassemblements de
travailleurs que la vie politique s'organise. Ça s'est toujours
basé
sur cette force-là.
Aujourd'hui, on se retrouve de plus en plus avec des
usines de 15-20
employés. Je ne pense pas que les PME de 15-20 employés
soient la
solution au problème du travail
de demain. C'est très difficile de revendiquer à 15 ou
20, et quand les
gens travaillent seulement pour une petite période de temps dans
une
même place. Nous voulons garder
cette mentalité de la fierté du travail dans les grandes
usines et voir
la possibilité de rebâtir ces entités.
Le syndicat a toujours été très
fort au niveau des liens
avec la
population. Nous avons aidé des mouvements comme
Action-Chômage. Nous
avons toujours accueilli les
groupes populaires dans nos locaux. La bâtisse nous appartient.
Notre
projet actuel c'est de continuer dans la même veine, être
un centre
pour maintenir les liens et appuyer
les projets de la communauté.

Les gouvernements canadiens doivent être tenus
responsables de ce qui arrive aux métallos et aux
retraités de Stelco
- K. C. Adams -
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Hamilton
Célébrons le 65e anniversaire du Local 1005
Pique-nique
communautaire
-
Tous
sont
les
bienvenus!
Le
samedi 23
juillet - midi à 23 h
Gage Park
Nourriture
gratuite. Manèges
pour
enfants. Musique
par divers groupes.
Aucun animal ou
refroidisseur.
Pour information: USW Local 1005,
905-547-1417,
info@uswa1005.ca,
www.uswa1005.ca
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Les propriétaires et
directeurs de US Steel s'attaquent
aux pensions
des métallos canadiens et les métallos et leur
organisation de défense,
le local 1005 du Syndicat des
Métallos, résistent. Les propriétaires et
directeurs de US Steel ont
entrepris de démanteler pièce par pièce le
régime créé il y a 50 ans et
amélioré depuis à l'aciérie de
Hamilton. Ce régime répondait à un besoin et ce
besoin n'est toujours
pas comblé dans la vie collective au Canada : des pensions
assurées par le gouvernement qui
garantissent un niveau de vie de standard canadien à la
retraite. En
l'absence de pensions pour tous assurées par le gouvernement,
les
travailleurs ont combattu pour des
régimes d'entreprise pour combler le vide en attendant que les
gouvernements s'acquittent de leur responsabilité sociale envers
la
population retraitée.
Les gens ont raison de se demander en quoi les
propriétaires et
directeurs de US Steel ont le droit de démanteler un
régime de retraite
d'entreprise quand les
gouvernements n'ont toujours pas alloué les ressources
nécessaires pour
répondre aux besoins de tous les retraités. Le
régime d'entreprise
reste nécessaire puisqu'il n'existe
toujours pas de régime assurant un standard canadien pour tous.
Les propriétaires et directeurs de US Steel sont
venus
au Canada en
2007 et ont acheté Stelco, possédée à ce
moment-là par diverses
entreprises de gestion d'actifs qui
s'étaient emparées de l'aciérie durant la fausse
faillite. L'argent
versé par US Steel pour acquérir Stelco n'a pas
été investi dans la
production, il a presque entièrement été
versé aux gestionnaires d'actifs et à leur directeur
Rodney Mott, qui
s'en est retourné aux États-Unis avec des millions de
dollars en poche.
Les propriétaires et directeurs de US Steel ont
d'abord
décrété un
lockout contre les métallos de l'aciérie de Lake Erie
pour les forcer à
accepter le démantèlement de
leur régime de retraite et ils veulent maintenant faire la
même chose
aux métallos de Hamilton, c'est-à-dire aux 9000
retraités et 900
travailleurs actifs.
Les pensions d'entreprise dépendent
principalement de
deux
choses : la quantité de produit social à la
disposition de la
compagnie et le partage de ce produit social
entre les travailleurs, les propriétaires du capital et le
gouvernement. Le problème pour les travailleurs est qu'ils ne
sont pas
sur le même pied d'égalité que les
propriétaires
du capital monopoliste pour ce qui est des prises de décisions
concernant ces deux aspects fondamentaux. Les propriétaires et
directeurs de US Steel dictent leur volonté
et ils veulent détruire le régime de retraite actuel.
C'est également
eux qui décident quelle quantité de produit social est
créée et ils se
servent de leur position d'empire
mondial possédant des dizaines d'aciéries dans le monde
pour imposer
leur volonté sur le partage du produit social entre ses trois
principaux revendicateurs.
Depuis qu'ils ont acheté Stelco, les
propriétaires et
directeurs de
US Steel ont ou bien réduit ou bien fermé la production
aux deux
aciéries canadiennes. Cela veut dire
qu'il reste beaucoup moins de produit social pour les régimes de
retraite. Pour ce qui est du deuxième aspect, la division du
produit
social disponible, les propriétaires et
directeurs ont tout simplement décrété le
démantèlement des régimes de
retraite et changé la division du produit social entre les trois
principaux revendicateurs, à l'avantage
des propriétaires des avoirs et de la dette aux
États-Unis.
Les métallos sont pris entre deux feux. Ils n'ont
pas le
pouvoir de
décider d'augmenter le produit social disponible à
redistribuer entre
les trois groupes de revendicateurs.
Les propriétaires et directeurs de US Steel ont fermé le
haut fourneau
de l'aciérie de Hamilton il y a huit mois en invoquant la
dépression du
marché de l'acier et ne semblent
pas avoir l'intention de le repartir. Par la suite ils ont
changé
l'arrêt de production en un lockout pour pratiquer l'extorsion
sur le
régime de retraite. L'aciérie ne produit
pas d'acier en ce moment, seulement du coke métallurgique. Il
n'y a
pratiquement pas de produit social à redistribuer. Les
métallos disent
depuis le début qu'ils veulent que
Stelco continue de produire mais les propriétaires et directeurs
semblent déterminés à répondre à la
demande canadienne avec de l'acier
produit dans leurs usines aux États-Unis. C'est carrément
le droit de monopole américain qui
foule au pied
le droit public canadien.
Les propriétaires et directeurs de US Steel
prétendent
que l'aciérie
de Hamilton ne produit pas assez pour financer le régime de
retraite
actuel mais la réalité est qu'ils
ont tout fait pour bloquer la production au niveau établi, sans
parler
d'investir dans l'usine pour accroître sa capacité. Ils
ont maintenant
créé une situation où rien n'est produit
qui puisse être redistribué entre les trois principaux
revendicateurs
et ils ont le front de dire qu'il n'y a pas assez de produit social
pour soutenir le régime de retraite actuel.
Nous assistons à la supplantation du droit public canadien par
le droit
de monopole américain. C'est inacceptable et les Canadiens
doivent
exiger des comptes de US Steel
et aussi des gouvernements du Canada et de l'Ontario qui refusent
d'intervenir en faveur des travailleurs canadiens et de leurs
communautés.
Les faits et gestes des propriétaires et des
directeurs
de US Steel
depuis l'acquisition de Stelco ne sont rien de moins que du voyoutisme
impérialiste. Ils affirment sans
la moindre preuve que l'ancienne Stelco est incapable de produire
suffisamment de produit social pour soutenir le régime de
retraite
actuel et que la redistribution doit être
modifiée pour qu'une plus grande partie aille à
eux-mêmes et une moins
grande partie aux métallos et à leurs gouvernements.
Premièrement, il n'est pas prouvé qu'il
n'y a pas assez
de produit
social et, deuxièmement, si c'est le cas, les travailleurs vont
naturellement vouloir l'augmenter pour
répondre aux besoins des trois groupes de revendicateurs, pas
changer
la redistribution. Mais personne ne les écoutera puisque ceux
qui
affirment sans preuve qu'il n'y a
pas assez de produit social sont les mêmes qui décident de
la
production. Au lieu d'augmenter la production, au moins assez pour
répondre à la demande au Canada, ces
propriétaires et directeurs de US Steel ont décidé
de fermer les deux
aciéries et d'imposer un changement dans la redistribution du
produit
social en leur faveur.
Les travailleurs ne doivent pas permettre ce qui est ni
plus ni
moins que du pillage impérialiste. La clique qui a ruiné
l'économie
américaine en appauvrissant la classe
ouvrière et en augmentant les dépenses militaires vient
maintenant
faire la même chose au Canada. Les Canadiens ont
intérêt à s'unir
derrière les métallos pour exiger que
les gouvernements interviennent, pour obliger les propriétaires
et
directeurs de US Steel à cesser immédiatement leur
activité antisociale
et anticanadienne, à arrêter de dicter
des changements dans la redistribution du produit social. Les
gouvernements du Canada et de l'Ontario doivent tout de suite adopter
des lois obligeant US Steel à reprendre
la production de l'acier à Stelco au niveau de 2007, selon
l'entente
signée au moment de l'acquisition. Ils doivent aussi l'obliger
à
rétablir le régime de retraite des métallos
de Lake Erie au niveau où il était, à respecter
les arrangements sur
les pensions et la convention collective à Hamilton et à
verser des
indemnisations pour la perte de
production depuis 2007. Si les propriétaires et directeurs de US
Steel
refusent de le faire, les gouvernements doivent reprendre les
aciéries
au prix de vente de 2007, moins
les dommages causés, et interdire à US Steel de faire
affaire au Canada.
Le droit public canadien doit avoir
préséance sur le
droit de monopole américain.

Non à l'offensive antisociale
du maire Ford
à Toronto!
- David Greig -
Le maire de Toronto, Rob Ford, et maintenant son
administration, se
pavanent depuis quelque temps en tant que champions de monsieur
tout-le-monde payeur de taxes
et en tant qu'ennemis jurés de la « vache à
lait »
municipale, source de gaspillage et de dépenses
injustifiées par la
ville. À tous les mois qui se pointent depuis
ses débuts en tant que maire, nous en apprenons davantage sur le
brutal
programme antisocial qui se cache à peine derrière sa
rhétorique.
Les premières mesures imposées par le
régime Ford visait
à
équilibrer le budget municipal de 2011 en ne touchant pas aux
impôts
fonciers, en faisant quelques coupures
initiales dans certains services et programmes, et en dilapidant le
fonds de réserve de la ville dans sa presque totalité.
Ainsi prit forme
la hantise d'un déficit éventuel de
800 million $ pour l'année à venir, servant de
prétexte aux
mesures draconiennes prises par le Conseil exécutif de la ville.
Les
premières cibles visées sont les 300
employés municipaux à statut temporaire, avec un revenu
d'à peine
25 $ l'heure et travaillant quelques mois par année, qui
seront
déplacés par la privatisation d'un
autre segment de la collecte des ordures ; les 160 000
résidents
de l'Association communautaire d'habitation de Toronto, menacés
encore
davantage dans leur précarité,
ainsi que les préposés à l'entretien
ménager à l'emploi du service de
police. La campagne de Ford contre le gaspillage et les
privilèges de
la « vache à lait »
municipale vise de plein fouet le gagne-pain de modestes
salariés
procurant un service public important, le service lui-même, ainsi
que
les milliers de résidents les plus
vulnérables de la ville de Toronto.
Avec la hantise d'un déficit comme toile de fond,
la
ville a lancé
une « Révision des services essentiels »,
ayant recours à une
société privée d'experts-conseils au coût de
3 million $ et à une
démarche consultative
semi-publique pour la forme, dans le prétendu but d'une plus
grande
efficacité et d'éliminer le gaspillage.
Le but réel de cet exercice était de recommander quels
services et
programmes éliminer, vendre ou privatiser. Les conclusions
initiales de
cette étude ont été rendues publiques
le 11 juillet. Il s'agit de recommandations telles la privatisation de
ce qui reste de la collecte d'ordure, la réduction des services
en
matière de recyclage, de réacheminement
des déchets, de déneigement et d'infrastructures
liées au cyclisme. Les
recommandations proposent aussi l'élimination de la fluoration
de
l'eau, la privatisation ou l'élimination
des services de gardes municipaux et la privatisation des foyers
municipaux pour personnes âgées.
Le 12 juillet, alors que d'autres recommandations de la
même trempe
continuaient d'être proposées, le Conseil exécutif
de Ford s'est mis à
offrir un programme de rachat
à environ 17 000 employés municipaux sur un total de 53
000, déclarant
qu'advenant l'échec partiel du programme, 3000 employés
pourraient se
trouver sur le pavé. Sans
justification aucune, le maire a affirmé que des milliers
d'employés
municipaux sont superflus. Lorsqu'il s'agit de promouvoir son programme
antisocial, le maire n'hésite
pas à faire circuler de telles désinformations. Puisque
ces
travailleurs assurent des services et des programmes publics, les
rachats et/ou mises à pied auront comme résultat
une détérioration et l'élimination des programmes
sociaux et des
services publics, sans parler de l'effet dévastateur que cela
aura sur
les moyens de subsistance des travailleurs.
Qu'est-il advenu des déclarations initiales de Ford à
l'effet que la
population active serait réduite par attrition seulement et que
les
services n'en souffriraient
pas ? !
Jour après jour, mois après mois, le
programme de Ford
se
révèle : c'est un plan des très riches et de
leurs monopoles, pour
leur remettre en main propre tout
ce qui relève du domaine public. Il s'agit d'un programme de
destruction de la ville et de la nation, d'insécurité, de
pauvreté et
de dégradation qui réduit les travailleurs à
l'esclavage. C'est un programme par lequel le marché et le droit
de la
propriété privée agissent sans restriction dans
les intérêts des très
riches et des monopoles aux dépens
de la société humaine et de la vaste majorité de
ses membres. Ceci met
en lumière l'urgence d'intensifier la résistance à
la vente aux
enchères des actifs de la ville et aux
attaques contre les travailleurs qui fournissent les services dont nous
dépendons.

Bulletin du 18 juillet 2011 • Retour à l'index • Écrivez
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