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Opposition
du
mouvement
ouvrier
à
l'abus de pouvoir
des monopoles et de leurs
gouvernements
Non au rôle de fier-à-bras du gouvernement
Harper!
  
Quand
le gouvernement Harper a déposé le projet de loi C-6 pour
forcer le
retour au travail des postiers, le 20 juin, il a dit que son but
était
de forcer le syndicat et Postes Canada à en venir à une
entente. Pesant
ses mots, la ministre du Travail Lisa Raitt a dit que dans le cas d'Air
Canada son gouvernement avait réussi à « forcer
» les parties à
négocier une entente. Cela veut dire que la question
fondamentale de
l'exclusion des futurs engagés du fonds de pension à
prestations
déterminées sera laissée à la
discrétion d'un arbitre.
En ce qui
concerne les postes, le gouvernement a tout fait pour bloquer la
discussion publique sur l'offensive antiouvrière de Postes
Canada et
ses plans de privatisation. On a accusé les travailleurs qui
défendaient leurs droits de faire preuve d'intransigeance, de
nuire à
l'économie, d'en demander trop, etc. Postes Canada et ses
attaques
contre les travailleurs n'ont jamais été mis en cause.
Tout cela
est d'abord une question de droit. Elle est inacceptable la logique qui
dit que vous pouvez défendre vos droits jusqu'à un
certain point, après
quoi vous devez être « raisonnables » et accepter ce
qu'on vous donne.
Les raisons qui sont avancées pour justifier la criminalisation
des
luttes des travailleurs pour la justice doivent être
rejetées. Il faut
s'opposer à l'usage de la force pour imposer un résultat
sur lequel les
travailleurs n'ont aucun contrôle.
Depuis la rupture du contrat
social qui enchâssait les arrangements d'après-guerre
entre le capital
et le travail, le capital exerce des droits de gérance sans
restriction. Les monopoles n'acceptent de négocier que si les
travailleurs renoncent à leur droit légitime de
réclamer des salaires,
des conditions de travail et des pensions qu'ils jugent convenir
à la
tâche qu'ils accomplissent. Le but de l'offensive antisociale qui
considère les travailleurs comme un « coût de
production » est de leur
faire accepter que c'est eux le problème et que leurs demandes
sont
déraisonnables. Ils se font dire que « dans le contexte
actuel », ils «
nuisent à la relance et à la sécurité
économiques ». Par contre, les
primes des dirigeants d'entreprises sont considérées
comme des «
pratiques en vogue dans l'industrie », parfaitement raisonnables
si on
veut attirer « les meilleurs éléments ».
Les travailleurs créent
la richesse dont la société dépend. Ils
créent aussi la richesse que
convoitent les employeurs. Ils ont donc, « dans le contexte
actuel »,
le droit de faire une réclamation à cette richesse sous
forme de
salaires, d'avantages sociaux et de pensions qui correspondent au
travail qu'ils font. C'est une question de DROIT.
Selon le STTP,
Postes Canada ne s'est pas crue obligée de négocier de
bonne foi parce
qu'elle savait qu'il y aurait une loi spéciale. Le syndicat a
raison. Tout ce que Postes Canada a à faire maintenant est de
laisser
tomber certains éléments qui pourraient être
considérés comme extrêmes
pour se faire accorder en retour la concession la plus extrême,
celle
qui pave la voie à toutes les autres, soit des conditions de
travail à
deux paliers. Le rôle de fier-à-bras que s'est
donné le gouvernement
Harper apparaît dans toute sa laideur et il n'est pas difficile
de voir
qu'il sert le droit de monopole et non le droit public.
Mettre
dans les mains d'un arbitre des décisions importantes qui
affectent
l'avenir de la société, c'est abandonner toute
prétention à un
processus démocratique. Les problèmes qui sont
laissés à la discrétion
d'un arbitre n'ont pas été résolus politiquement
par la société. Sur la
base de quels critères les arbitres vont-ils décider ?
Comment vont-ils
déterminer les « standards de l'industrie » et les
« pratiques en vogue
» ?
Les conditions de travail à deux paliers et l'élimination
de
la sécurité des pensions affectent de manière
fondamentale la société
et l'avenir du mouvement ouvrier. Les sondages non scientifiques sur ce
que pense la majorité des gens ne peuvent pas servir à
justifier des
décisions inacceptables. On ne peut pas non plus invoquer des
précédents obtenus grâce à la position
dominante d'un monopole ou à
l'intervention des tribunaux en faveur d'un monopole. Il est
inacceptable que les travailleurs n'exercent aucun contrôle sur
leur
situation.
On ne peut pas parler d'État de droit ou de loi et
ordre quand le contenu de cette loi et de cet ordre n'a pas
été décidé
par la société.
Une fois que le droit des travailleurs de
déterminer leurs salaires et conditions de travail ou de garder
leur
fonds de pension à prestations déterminées devient
une question de loi
et ordre ou est remis aux mains d'un arbitre, les travailleurs se
retrouvent sans recours politique. Ils doivent accepter un sort
décidé
par d'autres.
Pendant combien de temps cette situation
pourra-t-elle durer ? Une fois que les accidents de travail
causés par
des conditions intenables auront encore doublé, le gouvernement
mettra-t-il une limite au-delà de laquelle la grève est
à nouveau
permise ? C'est absurde.
LML
appelle les travailleurs du Québec et du Canada à exiger
des
gouvernements qu'ils défendent le droit public et non le droit
de
monopole. De là, il sera possible d'établir un processus
qui favorise la
solution des problèmes en faveur du peuple.

Non à la criminalisation des travailleurs et
travailleuses des postes!
- Philip Fernandez -
Depuis l'adoption de la loi C-6 le 26 juin, Postes
Canada et les médias mènent une campagne de
désinformation pour essayer
de justifier la criminalisation des travailleurs,
en disant par exemple qu'ils sont
« choyés » avec
leurs « grosses pensions ». Les salaires,
pensions et
avantages sociaux seraient la cause des
difficultés de Postes Canada et on pousse aussi l'idée
que la Société
canadienne des postes est dépassée. En fait, cette
campagne vise à
justifier la privatisation de la société
d'État, la réduction de la main-d'oeuvre et l'attaque en
règle contre
les droits collectifs d'environ 55 000 travailleurs – et plus
généralement contre tous les travailleurs
et leur droit à des salaires, des conditions de travail et des
pensions
qui correspondent à l'importance de la place qu'ils occupent
dans une
société moderne. On utilise des
mots comme « grosses pensions » et
« trop
bien payés » pour créer l'impression que les
travailleurs des
postes n'ont pas l'appui du public.
Il est intéressant de noter
qu'en plein milieu du « débat » à
la Chambre des
communes sur le projet de loi C-6, Québécor Média,
un des grands
monopoles de l'industrie des médias au Canada (il possède
huit
quotidiens à grand tirage, dont le Toronto Sun,
et plus de 2000 journaux communautaires et
compte sur son conseil d'administration l'ancien premier ministre Brian
Mulroney), a embauché la firme Abacus Data pour faire un sondage
sur
Internet. Le but était de
créer une opinion publique voulant que les postiers n'ont pas
beaucoup
d'appui. Québécor a voulu créer une distance entre
les travailleurs des
postes et le public et exercer
des pressions sur le syndicat pour qu'il renonce à ses
revendications.
La firme Abacus a fait son
« sondage » les 23 et 24 juin. Elle a
interrogé 1005
personnes sur un bassin de 150 000 et la question principale
était la
suivante : « En pensant aux récents conflits de
travail à Postes Canada et Air Canada, seriez-vous pour ou
contre une
intervention du gouvernement pour forcer
ces employés à retourner au travail avec une loi
spéciale ? »
Selon le rapport de sondage, 60 % des
répondants étaient favorables à l'intervention,
33 % étaient
« très favorables » et 27 %
était
« quelque peu » favorables, sans préciser
ce que veut
dire « quelque peu » (somewhat). Il y a un
objectif
politique bien clair à poser la question
de cette façon-là, sans les faits et hors contexte, et
c'est d'attaquer
le STTP et les employés de Postes Canada et d'Air Canada et tous
les
travailleurs et de justifier la poursuite
de l'offensive des riches et de leur État contre la classe
ouvrière.
Les « résultats de sondage » ont ensuite
été propagés
par les nombreux canons de l'empire
médiatique. On a donc vu encore une fois comment les monopoles
utilisent les ressources qu'ils contrôlent pour saper les droits
et
affaiblir le mouvement ouvrier et les
syndicats.
Les travailleurs des postes et des lignes
aériennes et la classe ouvrière dans son ensemble
constituent la
majorité du « public ». Ils créent
la richesse
sociale
par leur travail – par exemple, selon un représentant de Postes
Canada,
la société d'État a perdu 100 millions $ en
revenus pendant
les grèves tournantes. Ce
sont les travailleurs qui créent ce 100 millions $, pas le
pdg
Deepak Chopra, ni les cadres et administrateurs grassement
payés. Ce
sont le STTP, les travailleurs des
postes et d'autres sections de la classe ouvrière qui par leur
actions
légitimes et courageuses contribuent au bien-être de la
société, en
luttant pour des services modernes et
des conditions de travail, des salaires et des avantages sociaux
adéquats, pour maintenant et pour l'avenir.

Les métallos de Hamilton
65 ans plus tard, l'esprit de «46»
les inspire à poursuivre leurs luttes
pour ouvrir une nouvelle voie

La section 1005 du Syndicat des Métallos à
Hamilton invite tous ses membres et tous ses retraités et
leur
famille, amis et supporters à venir célébrer le
65e anniversaire
de la fondation du 1005, le 23 juillet prochain. Ce sera
également une
occasion de célébrer les contributions des gens de
Hamilton qui ont
fait de cette communauté ce qu'elle
est aujourd'hui. Tous sont les bienvenus !
Il y a 65 ans cet été, la section locale
1005 du
Syndicat des Métallos déclenchait la Grève de 1946
qui a mené à la
reconnaissance syndicale. Les métallos de Hamilton
ont également établi que les travailleurs ont droit
à des salaires et
conditions de travail qui correspondent à la contribution qu'ils
apportent à l'économie. Les compagnies
ne pouvaient plus abuser d'eux par des pratiques arbitraires contre
lesquelles les travailleurs n'avaient aucun recours. En tant que
producteurs de la richesse dont la société
dépend pour son bien-être, les travailleurs ont non
seulement le droit
de faire une réclamation légitime à la richesse
qu'ils créent mais
aussi le droit à une protection
légale.
Des milliers de travailleurs sont sortis en grève
dans une situation qui leur était très
défavorable. Ils ont combattu
avec courage pour affirmer leurs droits. C'est cette
lutte qui a défini ce qu'on appelle l'Esprit de 46 – l'audace
d'ouvrir
une nouvelle voie en défendant une position de principe parce
que c'est
la seule position juste.
Aujourd'hui, une fois de plus, les grandes entreprises exigent le droit
de faire comme bon leur semble sans aucune restriction, nous ramenant
aux jours sombres du tournant
du siècle où les travailleurs étaient sauvagement
exploités et
congédiés sans aucun recours. Il n'existait pas encore de
protection
légale des droits du travail.
Dans leur lutte actuelle contre le lockout absurde
de US Steel, les métallos ne font pas que combattre la tentative
de
briser leur syndicat en les forçant à accepter des
conditions de travail à deux paliers. Ils ne font pas que
défendre
l'indexation des pensions parce que c'est la chose à faire, ils
s'opposent aussi à la tentative de la compagnie
d'utiliser sa position dominante pour extorquer une entente qui les
prive de ce qui leur revient de droit. Si le syndicat acceptait ce
qu'on veut leur imposer, cela voudrait
dire retourner à la situation d'avant 1946. À ce
moment-là, les
entreprises pouvaient faire ce qui leur plaisait quand ça leur
plaisait
parce que les travailleurs étaient sans
protection légale réelle.
« Nous commémorons la grève de
46 en
exprimant notre appréciation de la contribution des
métallos à notre
ville de l'acier, a dit Rolf Gerstenberger à Information
Update. En 1946, les
travailleurs ont ouvert une voie nouvelle à la défense de
leurs droits
et des droits de tous. Hamilton est née de cette bataille.
Que serait la vie à Hamilton sans la contribution des
métallos et de
leurs familles ? C'est nous tous qui avons créé ce
que nous
célébrons aujourd'hui. Nous avons
toujours fait notre devoir en travaillant fort et c'est pour cela que
nous combattons pour nos droits. Pas question de retourner à une
époque
où les travailleurs étaient traités
comme des citoyens de deuxième classe et comme moins qu'humains.
C'est
inacceptable d'utiliser, d'abuser puis de rejeter les travailleurs
comme de la ferraille afin qu'une
petite poignée puisse devenir riche à craquer à
nos dépens. Les
travailleurs ont rejeté cela en 1946 et l'esprit qui les animait
est le
même qui nous anime aujourd'hui, 65
ans plus tard. Cela mérite d'être
célébré ! »

Le peuple contre
US Steel
Tous unis derrière les métallos de
Hamilton
US
Steel attaque
les métallos de Hamilton en tant
que travailleurs et en tant que
Canadiens.
US Steel attaque les métallos de
Hamilton en tant que travailleurs en ayant recours à son pouvoir
de
monopole pour imposer ses conditions d'emploi. À partir
de sa position mondiale dominante en tant que propriétaire de
dizaines
d'aciéries d'une capacité productive annuelle de plus de
30 millions de
tonnes, US Steel nie aux
métallos de Hamilton le droit de négocier des salaires,
des avantages
sociaux et des pensions correspondant au travail qu'ils accomplissent
et selon des standards canadiens
établis au cours des 65 dernières années et plus.
US Steel tente d'imposer des changements
dans les ententes touchant aux pensions, ententes conclues avec le
gouvernement de l'Ontario au moment de l'acquisition
de Stelco en 2007. Il se sert de son pouvoir de monopole pour essayer
d'imposer aux membres actifs de la section locale 1005 du Syndicat des
Métallos un vote sur la
modification des ententes touchant aux pensions des travailleurs
actifs, des futurs employés et des travailleurs à la
retraite. Il
voudrait ainsi justifier les changements aux
pensions faits auprès du gouvernement ontarien et du public, en
disant
que les métallos eux-mêmes les ont approuvés.
Pour forcer la main aux métallos et
entamer le processus de destruction du régime de pensions
actuel,
US
Steel a fermé le haut fourneau de Hamilton et a mis les
métallos
en lockout pour arrêter la production. Il recourt à ses
aciéries aux
États-Unis pour répondre à la demande en acier au
Canada.
Le gouvernement de l'Ontario et le
gouvernement fédéral savent parfaitement bien que US
Steel abuse de son
pouvoir, mais ils n'interviennent pas. Ils ne font rien pour
restreindre le droit de monopole qui vise à détruire le
droit public
des travailleurs canadiens. US Steel a indiqué sans
équivoque que les
métallos de Hamilton doivent
entériner de nouvelles ententes sur les pensions comme
préalable à
toute discussion sur de nouvelles concessions ou sur la
réouverture de
Hamilton Works. Il a peut-être
déjà décidé que l'aciérie de
Hamilton est superflue par rapport à ses
besoins actuels et qu'il vaudrait mieux la fermer que de poursuivre la
production en compétition avec
ses autres aciéries ou sous l'égide d'une nouvelle
compagnie.
Le gouvernement de l'Ontario ainsi que
le gouvernement fédéral doivent appuyer fermement les
métallos de
Hamilton et obliger US Steel à respecter les ententes touchant
aux pensions, ainsi que la convention collective en vigueur, et
à cesser
cette extorsion sur le champ. Nos gouvernements doivent exiger que US
Steel recommence la production
de l'acier à Hamilton Works et rembourse les travailleurs, leur
communauté ainsi que l'économie canadienne pour tous
dommages encourus
par la fermeture d'un élément
productif d'une telle importance.
Les gouvernements qui ne prennent pas le
parti des travailleurs et qui ne cherchent pas à restreindre le
droit
de monopole abdiquent leur responsabilité de gouverner.
La classe ouvrière canadienne est la classe majoritaire au pays
et elle
est au centre de toute production et approvisionnement en services dont
la société a besoin pour vivre.
Tout gouvernement qui permet à un monopole mondial de se servir
de sa
position dominante pour attaquer la classe ouvrière et pour
détruire
l'économie abdique ses
responsabilités sociales et son droit de gouverner au nom de
tous les
Canadiens.
US Steel attaque les
métallos de
Hamilton en tant que Canadiens
US Steel attaque les
métallos de
Hamilton en tant que Canadiens en intégrant l'ancienne
Stelco à son empire mondial. Lui et les autres monopoles
étrangers ont
pris le contrôle de l'industrie canadienne de l'acier. Le secteur
de
l'acier est un élément fondamental
de l'économie, nécessaire à la
sécurité et au bien-être de la nation,
de son économie et de son peuple. Le fait de céder le
droit souverain
du Canada de contrôler les secteurs
de base de l'économie place la sécurité et le
bien-être de ses
habitants entre les mains de ceux pour qui l'objectif n'est pas la
sécurité et le bien-être du peuple, mais la
suprématie de leurs empires mondiaux. La perte du contrôle
souverain
des secteurs de base de l'économie laisse le pays
vulnérable à des
crises économiques profondes et
prolongées ainsi qu'à l'insécurité
constante.
Si les monopoles mondiaux ont
l'autorisation d'opérer au Canada, ils doivent être soumis
à de
rigoureuses restrictions et à des ententes gouvernementales qui
les
lient
à des pratiques définies. Sans ces restrictions, les
monopoles mondiaux
se servent tout simplement des travailleurs, des ressources naturelles
et des moyens de production
du Canada selon leurs intérêts étroits pour
bâtir leurs empires
mondiaux aux dépens du Canada et des Canadiens.
US Steel s'était engagé à maintenir
certains niveaux de production et d'emploi en vertu de la Loi
sur Investissement Canada (LIC) lorsqu'il a pris le contrôle
de Stelco, mais n'a pas respecté ses engagements. La
réponse du
gouvernement fédéral a été d'abdiquer ses
responsabilités sociales et
de refuser d'exiger que le monopole
rende des comptes. Le gouvernement fédéral a
été obligé d'intenter des
poursuites pour bris d'engagements, tel que stipulé dans la LIC,
mais
au moyen de manoeuvres
dilatoires, US Steel s'est moqué des tribunaux en rendant
à toute fin
pratique les poursuites futiles. Les gouvernements du Canada doivent
arrêter de se prosterner devant
le pouvoir du droit de monopole. Ils doivent prendre la situation en
mains et défendre les intérêts des Canadiens face
aux visées étroites
et agressives des monopoles
mondiaux. Ils doivent restreindre de façon rigoureuse leurs
agissements
et les tenir responsables de leurs actions antisociales et
antinationales.
US Steel a fait un pied de nez au
gouvernement fédéral et à celui de l'Ontario en
déclarant ni plus ni
moins qu'il peut faire à sa guise et que nous n'avons aucun
droit
public souverain nous permettant de restreindre son droit de monopole.
Ce mépris du droit souverain inclut la violation en toute
impunité
d'ententes imposées par les
Canadiens touchant aux niveaux de production et d'emploi et des
ententes touchant aux pensions et les autres aspects pouvant
restreindre le droit de monopole de US
Steel.
L'attaque par US Steel contre les
métallos de Hamilton en tant que Canadiens touche
essentiellement à
l'intégrité et à la souveraineté du pays et
doit être combattue
par tous les niveaux de gouvernement. Le gouvernement
fédéral et le
gouvernement de l'Ontario doivent adopter des lois sur-le-champ pour
forcer US Steel à recommencer
la production à l'aciérie de Hamilton sans que cela
n'affecte ni
l'entente sur les pensions ni la convention collective, et pour imposer
à US Steel des frais de dédommagement
pour les torts causés à l'économie canadienne. Si
US Steel refuse de
s'y plier, alors il faut à nouveau légiférer pour
restreindre son droit
de faire entrer de l'acier au Canada
et de sortir du Canada tout matériau servant à fabriquer
l'acier, tels
que le minerai de fer et le coke métallurgique. Si cela ne
suffit pas à
convaincre US Steel que les
Canadiens en ont assez de son arrogance de monopole, alors des lois
doivent être adoptées pour inculper la compagnie au
criminel pour son
refus de respecter le droit public
et les lois du Canada. Ces lois pourraient prévoir la saisie de
toute
propriété de US Steel au Canada pour la valeur des
dommages causés
depuis 2007. Toutes ses propriétés
canadiennes devraient être gérées en tant
qu'entreprise publique ou
vendues à des intérêts privés qui les
géreraient selon des ententes
très rigoureuses. En tant qu'entité
criminelle reconnue, US Steel serait interdite de façon
indéfinie de
faire affaire à l'intérieur de nos frontières
souveraines aussi
longtemps qu'il ne se pliera pas à nos lois
et à notre mode de vie.
Si le gouvernement de l'Ontario et le
gouvernement fédéral n'agissent pas sur-le-champ pour
restreindre le
droit de monopole de US Steel, leur inaction sera la preuve
qu'ils sont inaptes à gouverner et qu'il faut les remplacer.
Cette
négligence sociale des gouvernements ne peut être
tolérée et les
Canadiens exigeront des comptes.

Attaque contre le
droit d'association des travailleurs étrangers
Le syndicat des travailleurs agricoles
accuse le consulat mexicain de mettre sur une liste noire des
travailleurs migrants qui organisent
Le syndicat des
Travailleurs et des
Travailleuses unis de l'alimentation et du commerce du Canada (TUAC)
accuse le consulat du Mexique à Vancouver de mettre sur
une liste noire des ouvriers agricoles migrants mexicains actifs dans
la syndicalisation des travailleurs agricoles qui viennent en
Colombie-Britannique dans le cadre du
Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) du Canada. En
réponse aux accusations déposées devant le Conseil
des relations de
travail de la Colombie-Britannique, la section locale 1518 des TUAC a
fourni la preuve que le
consulat mexicain à Vancouver a mis sur pied une liste noire de
travailleurs afin de les empêcher
de revenir travailler au Canada à cause de leurs sympathies
syndicales; il a averti certains travailleurs de deux fermes qui sont
en train de
se syndiquer de cesser de visiter
des centres de soutien pour travailleurs agricoles que le syndicat
administre dans la vallée du Bas-Fraser. Les accusations font
aussi
référence aux pétitions mises en
circulation par les propriétaires agricoles exigeant la
révocation du
syndicat parmi les travailleurs menacés d'être mis sur une
liste noire
s'ils refusent de les signer. Ce
n'est là qu'un exemple récent des menaces constantes et
des mesures
arbitraires contre les travailleurs agricoles migrants par les grands
intérêts agricoles, le gouvernement
canadien et les gouvernements qui envoient ces travailleurs agricoles
au Canada. À cause de ces abus – qui incluent le rapatriement et
l'interdiction pour ces
travailleurs de retourner au Canada s'ils protestent ou s'organisent
pour changer leurs conditions de travail – les travailleurs sont
maintenus dans des conditions
de travail misérables et dangereuses.
La section locale 1518 des TUAC représente
environ 25 000 travailleurs des secteurs du commerce au détail
alimentaire, de la production et de l'agriculture en
Colombie-Britannique. Lucy Luna, une organisatrice syndicale avec la
section
locale 1518, a déclaré le 28 mai que l'ouvrier agricole
saisonnier
mexicain Victor Robles Velez a été
privé de son droit de retourner au travail à la ferme
Sidhu &
Sons, à Abbottsford, par le consulat du Mexique à
Vancouver.
Luna a déclaré que le bureau national
à
Toronto a récemment reçu des informations à
l'effet qu'un document
émanant du consulat du Mexique à Vancouver fait
référence à Robles Velez à qui on ne doit
pas émettre un visa pour son
retour à la ferme de Sidhu & Sons, en raison de son
activité
syndicale.
Pour rappeler le contexte, en 2008 la
section locale 1518 a fait signer la majorité des travailleurs
agricoles saisonniers travaillant dans le cadre du programme du
gouvernement canadien afin d'accréditer deux fermes : Sidhu
& Sons et les pépinières Floralia, les deux
situées à
Abbottsford, dans la vallée du Fraser.
S'exprimant lors de l'émission d'affaires
publiques Red Eye à la station radio CFRO de
Vancouver, Luna a dit que le syndicat avait traversé un
processus
difficile
afin d'obtenir une entente négociée qui garantit aux
travailleurs le
droit d'être rappelés au travail selon
l'ancienneté, de faire un grief
contre des mesures disciplinaires
et d'autres droits syndicaux. Le syndicat a informé le consulat
du
Mexique que le processus d'accréditation avait eu lieu et a
insisté pour
que le consulat ne s'ingère pas dans
le travail d'organisation du syndicat.
Cependant, cette
année, lorsque Robles Velez a
fait la demande en janvier pour être rappelé à son
poste à Sidhu
& Sons, il ne s'est pas vu accorder un visa, même s'il a
fourni tous les papiers nécessaires. Le document divulgué
indique
clairement que la raison est son engagement dans l'organisation
syndicale. Luna dit que Robles Velez
est un ouvrier agricole expérimenté avec quatre enfants
et les rapports
sur son rendement au travail dans le passé ont été
favorables. En
d'autres termes, ce n'est que son
implication dans la syndicalisation des travailleurs de la ferme qui a
abouti au refus de lui permettre de revenir au Canada.
Une preuve supplémentaire que le consulat
collabore avec les employeurs pour nier le droit des
travailleurs de se syndiquer est que le nombre de travailleurs
temporaires
embauchés par les deux entreprises syndiquées a
diminué de façon
constante au cours des trois dernières années. En 2008,
Sidhu &
Sons a embauché 73 travailleurs
provenant du Mexique et des Caraïbes mais seulement 32 en 2010 et
28
cette année. Chez Floralia, le nombre de travailleurs
temporaires
est
passé de 29 en 2008 à 6
aujourd'hui. La ferme qui fait pousser des baies et autres plantes
fait actuellement de la publicité pour embaucher 12 travailleurs
saisonniers commençant à la fin de
juin.
Luna dit que la raison pour laquelle les
travailleurs se sont en premier lieu syndiqués est que les
travailleurs
agricoles temporaires n'ont pas de voix. S'ils tombent
malades ou si l'employeur n'est pas satisfait de leur travail, ils
peuvent être renvoyés chez eux de façon arbitraire.
En ayant une
représentation syndicale, ils ont gagné une
voix et le droit d'ancienneté et ont le droit d'être
rappelé au
travail, explique-t-elle.
Luna a conclu son rapport sur cette
importante affaire en soulignant que les représentations
diplomatiques
sont censées donner leur soutien aux ressortissants dans
un pays étranger. Dans ce cas-ci, le gouvernement mexicain
s'attaque
aux droits de ses ressortissants en tant que travailleurs dans les
fermes en Colombie-Britannique, donc
vient directement en aide aux propriétaires de la ferme. La
situation
des travailleurs agricoles dans les fermes de la vallée du
Fraser est
reconnue comme lamentable, avec
de bas salaires, des salles de nettoyage et des logements
inadéquats,
le manque de respect et des conditions de travail dangereuses. Le
Conseil des relations de travail de
la Colombie-Britannique n'a pas encore entendu la cause de la section
locale 1518 des TUAC impliquant le consulat du Mexique.

Bulletin du 11 juillet
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• Écrivez à: redaction@cpcml.ca
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