Vingt-deux mois plus tard, le 22 juin 1941, Hitler déclenchait l'invasion attendue, l'opération Barbarossa, et lançait contre l'Union soviétique, sur un front de 2 900 km, plus de 4,5 millions de soldats, 600 000 véhicules et chars, 750 000 chevaux et des milliers d'avions. La Wehrmacht a franchi la frontière soviétique pourvue de moteurs Ford et General Motors et équipée d'outils fabriqués grâce aux capitaux américains. Cette invasion barbare pour écraser le projet d'édification nationale de la classe ouvrière et de la paysannerie soviétiques, pour annexer leur territoire, s'emparer de leurs moyens de production et de leurs matières premières et les asservir aux monopoles allemands était la plus grande offensive militaire de l'histoire. Mais l'Armée rouge et le peuple de l'Union soviétique étaient préparés et ont porté un coup terrible à la Wehrmacht, détruisant le plan de victoire immédiate des hitlériens. L'échec de l'opération Barbarossa a forcé Hitler à prolonger ses opérations militaires, qui toutes devaient échouer, en URSS. La résistance des peuples soviétiques dirigée par Staline et le Parti communiste a brisé les reins des agresseurs nazis. Le tournant de la guerre a été la victoire historique de l'Union soviétique à Stalingrad le 2 février 1943, avec l'encerclement et la capitulation d'une armée allemande de 300 000 soldats. Cette défaite de la Wehrmacht nazie, suivie de la victoire décisive de l'Armée rouge à Koursk le 23 août 1943, a marqué le début de la puissante contre-offensive qui a repoussé les armées de l'Allemagne hitlérienne jusqu'à Berlin et forcé la capitulation sans condition du IIIe Reich le 9 mai 1945. Plus de 50 millions de personnes ont été tuées et 35 millions ont été blessées pendant la guerre antifasciste ; ce sont les peuples de l'Union soviétique qui ont porté le fardeau principal des combats et ont subi les plus grandes pertes. Par leurs sacrifices, ils se sont mérité la reconnaissance éternelle des peuples épris de liberté. Discours
radiodiffusé de Staline
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![]() Joseph Staline, dirigeant légendaire de l'Union soviétique |
La perfide agression militaire de l'Allemagne hitlérienne, commencée le 22 juin, se poursuit contre notre Patrie. Malgré la résistance héroïque de l'Armée rouge, et bien que les meilleures divisions de l'ennemi et les unités les meilleures de son aviation aient trouvé la mort sur les champs de bataille, l'ennemi continue à se ruer en avant, jetant sur le front des forces nouvelles. Les troupes hitlériennes ont pu s'emparer de la Lituanie, d'une grande partie de la Lettonie, de la partie ouest de la Biélorussie, d'une partie de l'Ukraine occidentale. L'aviation fasciste étend l'action de ses bombardiers, en soumettant au bombardement Mourmansk, Orcha, Moguilev, Smolensk, Kiev, Odessa, Sebastopol. Un grave danger pèse sur notre Patrie.
Comment a-t-il pu se faire que notre glorieuse Armée rouge ait abandonné aux troupes fascistes une série de nos villes et régions ? Les troupes fascistes allemandes sont-elles vraiment invincibles comme le proclament sans cesse à cor et à cri les propagandistes fascistes fanfarons ?
Non, bien sûr. L'histoire montre qu'il n'a jamais existé et qu'il n'existe pas d'armées invincibles. On estimait que l'armée de Napoléon était invincible. Mais elle a été battue successivement par les troupes russes, anglaises, allemandes. L'armée allemande de Guillaume, au cours de la première guerre impérialiste, était également considérée comme une armée invincible ; mais elle s'est vu infliger mainte défaite par les troupes russes et anglo-françaises, et elle a été finalement battue par les troupes anglo- françaises. Il faut en dire autant de l'actuelle armée allemande fasciste de Hitler. Elle n'avait pas encore rencontré de sérieuse résistance sur le continent européen. C'est seulement sur notre territoire qu'elle a rencontré une résistance sérieuse. Et si à la suite de cette résistance les meilleures divisions de l'armée fasciste allemande ont été battues par notre Armée rouge, c'est que l'armée fasciste hitlérienne peut également être battue et le sera comme le furent les armées de Napoléon et de Guillaume.
Qu'une partie de notre territoire se soit néanmoins trouvée envahie par les troupes fascistes allemandes, cela s'explique surtout par le fait que la guerre de l'Allemagne fasciste contre l'URSS a été déclenchée dans des conditions avantageuses pour les troupes allemandes et désavantageuses pour les troupes soviétiques. En effet, les troupes de l'Allemagne, comme pays menant la guerre, avaient été entièrement mobilisées. Cent soixante-dix divisions lancées par l'Allemagne contre l'URSS et amenées aux frontières de ce pays se tenaient entièrement prêtes, n'attendant que le signal pour se mettre en marche. Tandis que, pour les troupes soviétiques, il fallait encore les mobiliser et les amener aux frontières. Chose très importante encore, c'est que l'Allemagne fasciste a violé perfidement et inopinément le pacte de non-agression conclu, en 1939, entre elle et l'URSS sans vouloir tenir compte qu'elle serait regardée par le monde entier comme l'agresseur. On conçoit que notre pays pacifique, qui ne voulait pas assumer l'initiative de la violation du pacte, ne pouvait s'engager sur ce chemin de la félonie.
On peut nous demander : comment a-t-il pu se faire que le Gouvernement soviétique ait accepté de conclure un pacte de non-agression avec des félons de cette espèce et des monstres tels que Hitler en Ribbentrop ? Le Gouvernement soviétique n'a-t-il pas en l'occurrence commis une erreur ? Non, bien sûr. Le pacte de non-agression est un pacte de paix entre deux États. Et c'est un pacte de ce genre que l'Allemagne nous avait proposé en 1939. Le Gouvernement soviétique pouvait-il repousser cette proposition ? Je pense qu'aucun État pacifique ne peut refuser un accord de paix avec une puissance voisine, même si à la tête de cette dernière se trouvent des monstres et des cannibales comme Hitler et Ribbentrop. Cela, bien entendu, à une condition expresse : que l'accord de paix ne porte atteinte, ni directement ni indirectement, à l'intégrité territoriale, à l'indépendance et à l'honneur de l'État pacifique. On sait que le pacte de non-agression entre l'Allemagne et l'URSS était justement un pacte de ce genre.
Qu'avons-nous gagné en concluant avec l'Allemagne un pacte de non-agression ? Nous avons assuré à notre pays la paix pendant un an et demi et la possibilité de préparer nos forces à la riposte au cas où l'Allemagne fasciste se serait hasardée à attaquer notre pays en dépit du pacte. C'est là un gain certain pour nous et une perte pour l'Allemagne fasciste.
Qu'est-ce que l'Allemagne fasciste a gagné et qu'est-ce qu'elle a perdu, en rompant perfidement le pacte et en attaquant l'URSS ? Elle a obtenu ainsi un certain avantage pour ses troupes pendant un court laps de temps, mais elle a perdu au point de vue politique, en se démasquant aux yeux du monde comme un agresseur sanglant. Il est hors de doute que cet avantage militaire de courte durée n'est pour l'Allemagne qu'un épisode, tandis que cet immense avantage politique de l'URSS est un facteur sérieux et durable, appelé à favoriser les succès militaires décisifs de l'Armée rouge dans la guerre contre l'Allemagne fasciste.
Voilà pourquoi toute notre vaillante armée, toute notre vaillante flotte navale, tous nos aviateurs intrépides, tous les peuples de notre pays, tous les meilleurs hommes d'Europe, d'Amérique et d'Asie, enfin tous les meilleurs hommes de l'Allemagne flétrissent l'action perfide des fascistes allemands et sympathisent avec le Gouvernement soviétique, approuvent la conduite du Gouvernement soviétique et se rendent compte que notre cause est juste, que l'ennemi sera écrasé, et que nous vaincrons.
La guerre nous ayant été imposée, notre pays est entré dans un combat à mort avec son pire et perfide ennemi, le fascisme allemand. Nos troupes se battent héroïquement contre un ennemi abondamment pourvu de chars et d'aviation. L'Armée et la Flotte rouges, surmontant de nombreuses difficultés, se battent avec abnégation pour chaque pouce de terre soviétique. Les forces principales de l'Armée rouge, pourvues de milliers de chars et d'avions, entrent en action. La vaillance des guerriers de l'Armée rouge est sans exemple. La riposte que nous infligeons à l'ennemi s'accentue et se développe. Aux côtés de l'Armée rouge le peuple soviétique tout entier se dresse pour la défense de la Patrie.
Que faut-il pour supprimer le danger qui pèse sur notre Patrie et quelles mesures faut-il prendre pour écraser l'ennemi ?
Il faut tout d'abord que nos hommes, les hommes soviétiques, comprennent toute la gravité du danger qui menace notre pays et renoncent à la quiétude et à l'insouciance, à l'état d'esprit qui est celui du temps de la construction pacifique, état d'esprit parfaitement compréhensible avant la guerre, mais funeste aujourd'hui que la guerre a radicalement changé la situation. L'ennemi est cruel, inexorable. Il s'assigne pour but de s'emparer de nos terres arrosées de notre sueur, de s'emparer de notre blé et de notre pétrole, fruits de notre labeur. Il s'assigne pour but de rétablir le pouvoir des grands propriétaires fonciers, de restaurer le tsarisme, d'anéantir la culture et l'indépendance nationales des Russes, Ukrainiens, Biélorussiens, Lituaniens, Lettons, Estoniens, Ouzbeks, Tatars, Moldaves, Géorgiens, Arméniens, Azerbaïdjans et autres peuples libres de l'Union soviétique ; de les germaniser, d'en faire les esclaves des princes et des barons allemands. Il s'agit ainsi de la vie ou de la mort de l'État soviétique, de la vie ou de la mort des peuples de l'URSS ; il s'agit de la liberté ou de la servitude des peuples de l'Union soviétique. Il faut que les hommes soviétiques le comprennent et cessent d'être insouciants ; qu'ils se mobilisent et réorganisent tout leur travail selon un mode nouveau, le mode militaire, qui ne ferait pas quartier à l'ennemi.
Il faut aussi qu'il n'y ait point de place dans nos rangs pour les pleurnicheurs et les poltrons, les semeurs de panique et les déserteurs ; que nos hommes soient exempts de peur dans la lutte et marchent avec abnégation dans notre guerre libératrice pour le salut de la Patrie, contre les asservisseurs fascistes. Le grand Lénine, qui a créé notre État, a dit que la qualité essentielle des hommes soviétiques doit être le courage, la vaillance, l'intrépidité dans la lutte, la volonté de se battre aux côtés du peuple contre les ennemis de notre Patrie. Il faut que cette excellente qualité bolchevique devienne celle des millions et des millions d'hommes de l'Armée rouge, de notre flotte rouge et de tous les peuples de l'Union soviétique.
Il faut immédiatement réorganiser tout notre travail sur le pied de guerre, en subordonnant toutes choses aux intérêts du front et à l'organisation de l'écrasement de l'ennemi. Les peuples de l'Union soviétique voient maintenant que le fascisme allemand est inexorable dans sa rage furieuse et dans sa haine contre notre Patrie qui assure à tous les travailleurs le travail libre et le bien-être. Les peuples de l'Union soviétique doivent se dresser pour la défense de leurs droits, de leur terre, contre l'ennemi.
L'Armée et la Flotte rouges ainsi que tous les citoyens de l'Union soviétique, doivent défendre chaque pouce de la terre soviétique, se battre jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour nos villes et nos villages, faire preuve de courage, d'initiative et de présence d'esprit, – toutes qualités propres à notre peuple.
Il nous faut organiser une aide multiple à l'Armée rouge, pourvoir au recrutement intense de ses rangs, lui assurer le ravitaillement nécessaire, organiser le transport rapide des troupes et des matériels de guerre, prêter un large secours aux blessés.
Il nous faut affermir l'arrière de l'Armée rouge, en subordonnant à cette oeuvre tout notre travail ; assurer l'intense fonctionnement de toutes les entreprises ; fabriquer en plus grand nombre fusils, mitrailleuses, canons, cartouches, obus, avions ; organiser la protection des usines, des centrales électriques, des communications téléphoniques et télégraphiques ; organiser sur place la défense antiaérienne.
II nous faut organiser une lutte implacable contre les désorganisateurs de l'arrière, les déserteurs, les semeurs de panique, les propagateurs de bruits de toutes sortes, anéantir les espions, les agents de diversion, les parachutistes ennemis en apportant ainsi un concours rapide à nos bataillons de chasse. Il ne faut pas oublier que l'ennemi est perfide, rusé, expert en l'art de tromper et de répandre de faux bruits. De tout cela il faut tenir compte et ne pas se laisser prendre à la provocation. Il faut immédiatement traduire devant le Tribunal militaire, sans égard aux personnalités, tous ceux qui, semant la panique et faisant preuve de poltronnerie, entravent l'oeuvre de la défense.
En cas de retraite forcée des unités de l'Armée rouge, il faut apporter tout le matériel roulant des chemins de fer, ne pas laisser à l'ennemi une seule locomotive, ni un seul wagon ; ne pas laisser à l'ennemi un seul kilogramme de blé, ni un litre de carburant. Les kolkhoziens doivent apporter tout leur bétail, verser leur blé en dépôt aux organismes d'État qui l'achemineront vers les régions de l'arrière. Toutes les matières de valeur, y compris les métaux non ferreux, le blé et le carburant qui ne peuvent être évacués doivent être absolument détruites.
Dans les régions occupées par l'ennemi il faut former des détachements de partisans à cheval et à pied, des groupes de sabotage pour lutter contre les unités de l'armée ennemie, pour attiser la guérilla en tous lieux, pour faire sauter les ponts et les routes, détériorer les communications téléphoniques et télégraphiques, incendier les forêts, les dépôts, les convois. Dans les régions envahies il faut créer des conditions insupportables pour l'ennemi et tous ses auxiliaires, les poursuivre et les détruire à chaque pas, faire échouer toutes les mesures prises par l'ennemi.
On ne peut considérer la guerre contre l'Allemagne fasciste comme une guerre ordinaire. Ce n'est pas seulement une guerre qui se livre entre deux armées. C'est aussi la grande guerre du peuple soviétique tout entier contre les troupes fascistes allemandes. Cette guerre du peuple pour le salut de la Patrie, contre les oppresseurs fascistes, n'a pas seulement pour objet de supprimer le danger qui pèse sur notre pays, mais encore d'aider tous les peuples d'Europe qui gémissent sous le joug du fascisme allemand. Nous ne serons pas seuls dans cette guerre libératrice. Nos fidèles alliés dans cette grande guerre, ce sont les peuples de l'Europe et de l'Amérique y compris le peuple allemand qui est asservi par les meneurs hitlériens. Notre guerre pour la liberté de notre Patrie se confondra avec la lutte des peuples d'Europe et d'Amérique pour leur indépendance, pour les libertés démocratiques. Ce sera le front unique des peuples qui s'affirment pour la liberté contre l'asservissement et la menace d'asservissement de la part des armées fascistes de Hitler. Ceci étant, le discours historique prononcé par le Premier ministre de Grande-Bretagne, Monsieur Churchill, sur l'aide à prêter à l'Union soviétique et la déclaration du gouvernement des États-Unis se disant disposé à prêter assistance à notre pays ne peuvent susciter qu'un sentiment de reconnaissance dans le coeur des peuples de l'Union soviétique ; ce discours et cette déclaration sont parfaitement compréhensibles et significatifs.
Camarades, nos forces sont incalculables. L'ennemi présomptueux s'en convaincra bientôt. Aux côtés de l'Armée rouge se lèvent des milliers d'ouvriers, de kolkhoziens et d'intellectuels pour la guerre contre l'agresseur. On verra se lever les masses innombrables de notre peuple. Déjà les travailleurs de Moscou et de Léningrad, pour appuyer l'Armée rouge, ont entrepris d'organiser une milice populaire forte de milliers et de milliers d'hommes. Cette milice populaire, il faut la créer dans chaque ville que menace le danger d'une invasion ennemie ; il faut dresser pour la lutte tous les travailleurs qui offriront leurs poitrines pour défendre leur liberté, leur honneur, leur pays, dans notre guerre contre le fascisme allemand, pour le salut de la Patrie.
Afin de mobiliser rapidement toutes les forces des peuples de l'URSS, en vue d'organiser la riposte à l'ennemi qui a attaqué perfidement notre Patrie, il a été formé un Comité d'État pour la Défense, qui détient maintenant la plénitude du pouvoir dans le pays. Le Comité d'État pour la Défense a commencé son travail, il appelle le peuple entier à se rallier autour du Parti de Lénine et de Staline, autour du Gouvernement soviétique, pour soutenir avec abnégation l'Armée et la Flotte rouges, pour écraser l'ennemi, pour remporter la victoire.
Toutes nos forces pour le soutien de notre héroïque Armée rouge, de notre glorieuse Flotte rouge !
Toutes les forces du peuple pour écraser l'ennemi !
En avant vers la victoire !
(Oeuvres de Staline, Tome XVI, NBE, Paris, 1975)
61e anniversaire du début de la guerre de Corée



À l'occasion du 61e anniversaire du déclenchement de la guerre de Corée, la Ligue de la jeunesse socialiste Kim-Il-Sung, l'organisation de la jeunesse révolutionnaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), a souligné dans un récent article que les impérialistes américains ont commencé la guerre « en violation délibérée de la Charte des Nations unies et du droit international ». L'article énumère ensuite les types et l'étendue de ces crimes commis contre le peuple coréen, de la guerre de Corée à aujourd'hui.
En outre, la Ligue de la jeunesse exprime « la ferme conviction des forces révolutionnaires coréennes qu'elles prévaudront, une fois pour toutes, contre les tentatives américaines pour contrecarrer leur projet d'édification nationale socialiste ». À la lumière des preuves historiques, il y a des raisons pour la Ligue de la jeunesse socialiste Kim-Il-Sung d'exprimer un tel optimisme révolutionnaire face à l'avenir de la RPDC et son système socialiste : la RPDC a vaincu les États-Unis et ses alliés et les a forcés à signer en juillet 1953 l'Accord d'armistice et, très rapidement, des cendres de la guerre, un État indépendant et socialiste a été construit qui, malgré toutes les difficultés rencontrées au cours des 61 dernières années, continue d'être un rempart contre l'impérialisme américain, une force pour la paix dans le monde et un guide pour le mouvement de réunification coréenne. Ce n'est pas une mince affaire étant donné l'ampleur de l'holocauste coréen, qui a fait 4 millions de victimes parmi les civils. Organisée par la Ligue de la jeunesse socialiste Kim-Il-Sung, la jeunesse révolutionnaire est l'héritière de cette tradition révolutionnaire et héroïque et fait sa part pour s'assurer qu'une autre guerre de Corée n'éclatera pas sur la péninsule coréenne.
Parmi les crimes les plus odieux commis par les
États-Unis pendant la guerre de Corée, il y a eu le grand
nombre de massacres de civils par les militaires pour terroriser
les gens et les amener à se soumettre. Par exemple, l'article
note : « Pendant l'occupation temporaire du
comté de Sinchon dans la partie nord de la république,
des personnes innocentes totalisant un quart de la population
entière du comté ont été tuées. Dans
l'ensemble de la période de la guerre 1 232 540 civils ont
été massacrés
sans pitié et dans la seule ville de Pyongyang pas moins de 157
840 personnes ont perdu la vie. »
![]() ![]() Photos de l'armée américaine illustrant l'exécution sommaire de prisonniers politiques sud-coréens par l'armée sud-coréenne et la police à Daejeon, Corée du sud, durant plusieurs jours en juillet 1950. Selon le lieutenant-colonel Bob E. Edwards, attaché auprès de l'armée américaine en charge de documenter les exécutions, « le traitement général des prisonniers de guerre après l'évacuation du front a été bonne ». On estime que jusqu'à 7000 personnes ont été tuées à Daejeon et des dizaines de milliers ailleurs. (Source : Brian Willson) |
Un autre crime de guerre commis par les États-Unis a été l'utilisation d'armes chimiques, comme le napalm, et d'armes biologiques comme armes de destruction massive. Par exemple, rapporte l'article, « de la fin de janvier à la fin de mars 1952, les impérialistes américains ont largué des bombes bactériologiques contenant des mouches, des puces et des moustiques porteurs de bactéries et virus, durant plus de 700 missions visant 400 cibles pour répandre des maladies contagieuses malignes et aiguës comme le choléra et la variole [...] Plus de 50 000 personnes sont mortes dans la moitié nord de la république à cause de ces armes bactériologiques et chimiques notoires. »
L'article souligne également l'un des faits les moins connus de la guerre de Corée – le mauvais traitement des prisonniers de guerre coréens et chinois : « Les impérialistes américains ont maltraité nos prisonniers de guerre, au mépris des conventions internationales relatives au traitement des prisonniers de guerre et sont même allés jusqu'à les utiliser comme sujets pour des expériences médicales. »
Un autre aspect relevé dans l'article est le bombardement intensif et le largage de bombes incendiaires contre des villes et villages du nord pendant la guerre. « Les agresseurs ont menacé de faire disparaître 78 villes de la carte de la partie nord de la Corée et ont massivement bombardé et largué des bombes incendiaires contre toute la partie nord du pays et même utilisé le napalm et autres armes chimiques [tel que le phosphore blanc – ndlr], dont l'utilisation est interdite par les conventions internationales, réduisant le pays en cendres. »
Il est estimé que près de 2,5 millions de
personnes ont subi des blessures pendant la guerre de Corée,
dont près d'un quart de million sont devenues invalides et ont
été
prises en charge par l'État de la RPDC. La Ligue de la Jeunesse
parle aussi des blessures de la guerre de Corée qui n'ont fait
que s'envenimer – l'éclatement des
familles et ceux qui ont été enlevés ou ont
disparu, parce que la Corée demeure divisée le long du
38e parallèle. Les familles qui ont été
séparées par la guerre ou qui ont
des proches disparus sont incapables dans de nombreux cas de retracer
leurs allées et venues.
![]() ![]() À gauche : Une longue file de réfugiés ont fui Yongdong, Corée du sud, le 26 juillet 1950. Le même jour, à 13 kilomètres sur la route menant à No Gun Ri, des centaines de réfugiés sont pris sous le feu des troupes américaines. Une lettre a été découverte révélant que les massacres faisaient délibérément partie de la politique américaine. À droite : Des personnes soupçonnées d'aider les communistes sont arrêtées à Yongdong. |
Même après qu'ils aient été forcés de signer l'Accord d'armistice, « les impérialistes américains ont continué sans relâche les attaques militaires, les raids, les actes terroristes et subversifs dans les zones côtières à l'est et l'ouest, sur terre et dans les airs, tuant, enlevant ou blessant plus de 24 910 personnes dans la moitié nord de la Corée ».
Les dommages de la destruction aveugle et le vol commis par les impérialistes américains contre la RPDC s'évaluent à plus de 16 billions $US.
![]() Le navire espion américain USS Pueblo, amarré en permanence sur la rive de la rivière Taedong à Pyongyang depuis sa capture le 23 janvier 1968, comme témoin de l'ingérence continuelle des impérialistes américains dans les affaires coréennes. |
Depuis la division de la Corée, les États-Unis ont réalisé une « politique hostile de terrorisme d'État contre la RPDC pour étrangler le système socialiste choisi par notre peuple ». Cela inclut « la violation de l'Accord d'armistice des centaines de milliers de fois, y compris l'intrusion du navire espion armé USS Pueblo et la conduite de nombreux exercices de guerre chaque année [...] visant des frappes nucléaires préventives contre notre république, aggravant ainsi la confrontation et la tension militaire sur la péninsule ». Ce fut particulièrement le cas au début des années 1990, à la fin de la division bipolaire du monde, lorsque les impérialistes américains ont consolidé leurs alliances et ont tout fait pour étouffer la RPDC.
Par exemple, « avec le démantèlement du ' COCOM' [Comité de coordination pour le contrôle multilatéral, créé par les États-Unis et les alliés de l'OTAN après la Deuxième Guerre mondiale pour imposer un embargo sur les armes et le commerce avec les pays du Pacte de Varsovie [démantelé en 1994 – ndlr], les États-Unis ont inventé après la fin de la guerre froide une ruse appelée la 'Convention Wassena sur l'exportation et le contrôle des armes conventionnelles et de biens à double usage' [...] pour complètement isoler et affaiblir l'économie nationale de la RPDC. »
Au début du XXIe siècle, les États-Unis ont accru leur offensive contre la RPDC, dont la campagne de dénigrement de la Corée socialiste dans le cadre de leur « axe du Mal » dans le but de lui imposer des sanctions illégales et d'intensifier le blocus économique et politique de près de 60 ans. Comme la jeunesse coréenne le souligne, « les méprisables sanctions et le blocus économique sont totalement sans fondement [...] et illégaux du point de vue du droit international [...] et sont une atteinte délibérée à un État souverain qui ne peut jamais être justifiée ».
Tant que l'attitude américaine envers la RPDC demeure inchangée, le peuple de la RPDC, sous la direction du Parti des travailleurs de Corée avec Kim Jong Il à sa tête « renforcera par tous les moyens notre force de défense et de dissuasion militaire, défendra fermement la paix sur la péninsule coréenne et dans le monde et édifiera à coup sûr notre puissante nation socialiste », affirment les jeunes.
LML salue l'esprit révolutionnaire du
peuple coréen et appelle le peuple canadien à
connaître la vérité à propos de la guerre de
Corée dans laquelle les États-
Unis, le Canada et d'autres pays sont intervenus illégalement
dans une guerre civile afin de maintenir la Corée divisée
et réaliser les visées géopolitiques des
impérialistes
américains en Asie. Ceci est particulièrement important
maintenant que le gouvernement du Canada est ouvertement pro-guerre et
impliqué dans des guerres d'agression et
dans des interventions dans des guerres civiles comme en Libye, pour
réaliser un changement de régime en faveur des puissances
impérialistes. Le peuple canadien doit
s'assurer que les États-Unis, avec la complicité du
Canada, ne commettent jamais une autre guerre d'agression injuste et
criminelle sur le sol coréen.

Bulletin du 30 juin 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca