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À
la
défense
des droits
Une nouvelle étude révèle la
poursuite du profilage social à l'encontre des personnes
itinérantes
- Serge Lachapelle -
Le 22 juin à 13 h 30, le Regroupement des
personnes
seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) a
procédé au lancement de son étude «Profilage
social
et judiciarisation – Portait
de la situation dans l'espace public
montréalais».
L'événement qui a réuni plus d'une cinquantaine
de personnes dont des sans-abris s'est tenu au parc Serge-Garant,
un endroit où les sans-abris doivent composer avec le
harcèlement constant.
Malgré les affirmations de la Ville de
Montréal et du Service de police de la ville de Montréal
à l'effet que la situation s'est nettement
améliorée, l'étude souligne que
60 % des intervenants du milieu de l'itinérance estime que
la situation ne s'est pas du tout améliorée dans l'espace
public. Malgré une baisse relative des contraventions,
les sans-abris témoignent de nombreux heurts avec les policiers,
d'abus et de discrimination.
Le Portrait constitue le fruit d'une enquête
réalisée par le regroupement auprès d'une
quarantaine de ses organismes membres entre les mois de décembre
2010 à mars
2011.
Parmi les autres données qui ressortent de
l'enquête :
* On constate la persistance de nombreuses pratiques de
profilage social et d'abus de différentes natures, notamment
dans le métro.
* 85 % des répondants estiment que les
rapports entre les personnes itinérantes et les policiers sont
négatifs, c'est-à-dire mauvais (56 %) et faibles
(29 %).
* 63 % des intervenants considèrent que la
situation judiciaire des personnes itinérantes est mauvaise.
« Au chapitre de la remise des
contraventions, bien qu'elle soit difficilement quantifiable, on
souligne une certaine baisse, mais ça ne veut pas dire qu'on ne
menace plus de s'en servir ni qu'on n'évoque plus la
réglementation pour déplacer des personnes »,
rapporte Bernard St-Jacques, organisateur communautaire au
RAPSIM.
L'étude fait suite à une réflexion
tenue au RAPSIM sur les moyens de documenter les pratiques de profilage
social après la sortie d'un imposant rapport de la Commission
des droits de la personne et des droits de la jeunesse sur le sujet en
novembre 2009. Dans le rapport, la Commission accusait la Ville de
Montréal et son service de police
(SPVM) de s'adonner à des pratiques de profilage social. Les
recommandations visaient autant les directives policières,
l'emprisonnement pour non-paiement d'amendes que
la réglementation municipale.
L'enquête réalisée se base sur les
perceptions des intervenants et ne constitue qu'une première
étape de collecte d'informations en vue de démontrer la
situation de
profilage social de manière plus systématique. En plus de
peaufiner cette démarche de portrait dans l'année
à venir, le RAPSIM a fait appel au milieu de la recherche afin
de pouvoir compter sur son appui en vue de développer d'autres
mécanismes de documentation de la situation.
L'observatoire de l'espace public ainsi
créé pourrait prendre différentes formes, comme la
mise en place de forums et d'analyses de situations données. On
pourrait aussi
développer des méthodes visant à colliger les abus
commis à l'endroit des personnes et à démontrer
les limites des recours existants, à commencer par la
déontologie policière.
L'observation sur le terrain, notamment dans certains lieux dits
« plus chauds », constitue aussi une option, de
même que la réalisation de nouveaux portraits
statistiques de la remise de contraventions.
« Du côté de la recherche,
Céline Bellot de l'Université de Montréal et Me
Marie-Ève Sylvestre de l'Université d'Ottawa amorceront
des démarches en vue d'un
tel observatoire en partenariat avec nous, indique Bernard St-Jacques.
Les résultats de notre enquête viennent démontrer
de manière encore plus claire la nécessité de
développer de nouveaux et meilleurs outils de
démonstration de la situation.»
Toute cette brutalité et cette violence dont la
mort tragique le 7 juin de Mario Hamel, un sans-abri
criblé de balles par trois policiers, et la mort
« accidentelle »de Patrick Limoges, un
travailleur
qui se rendait au travail, n'est pas le fruit d'un hasard
malencontreux.
Certains médias monopolisés ont même
poussé l'arrogance jusqu'à dire que Patrick Limoges se
trouvait
au mauvais endroit au mauvais moment.
Il est le résultat d'un programme antisocial et
antinational et les tenants de ce programme antisocial et antinational
organise et utilise l'État actuel comme rempart du
droit, du privilège et du pouvoir de monopole et ce au
mépris des plus vulnérables qui sont laissés
à eux-mêmes. Ce programme se heurte au programme
prosocial de la
classe ouvrière et du peuple qui luttent tous les jours pour une
société moderne qui garantira les droits de tous et
toutes et surtout qui s'investiront du pouvoir souverain de
décider
des affaires économiques et politiques.
C'est la seule voie vers l'avant !
En avant pour un programme prosocial qui garantira les
droits de tous et toutes !

Bulletin du 30 juin 2011 • Retour à l'index • Écrivez
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