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La
résistance du peuple palestine
Réouverture permanente du passage de Rafah
- Nathan J. Freeman -

Palestiniens
et détenteurs de passeport étrangers passent de Gaza
à l'Égypte depuis le 28 mai 2011.
Le passage de Rafah entre la bande de Gaza et
l'Égypte a été réouvert le samedi
28 mai sur une base permanente, une action conjointe du
gouvernement souverain
égyptien et de l'administration de la bande de Gaza.
L'État d'Israël n'a pas été consulté
sur les arrangements du côté égyptien de cette
frontière.
Ni les États-Unis ni l'Union européenne n'ont
été consultés, bien que l'UE joue un rôle de
surveillance depuis 2006-2007.
Cela met fin dans les faits au siège de Gaze que
maintenaient depuis quatre ansles
États-Unis, l'ancien régime Moubarak en Égypte,
l'État d'Israël et l'Union européenne,
pour garder les 1,5 million de résidents de Gaza
encagés comme des animaux. Les Gazaouis ont fait preuve d'une
hérsistance héroïque, allant jusqu'à jeter
par
terre en plein jour la
clôture à la frontière, le 23 janvier 2008,
pour ensuite se rendre dans la partie égyptienne de Rafah et
faire des courses pour les achats essentiels avant de retourner
à la maison. Les forces de l'air israéliennes ont
alors exercé leur vengeance avec l'Opération Plomb durci
qui a duré du 28 décembre 2008 au 20 janvier
2009.
Elles ont utilisé la population civile gazaouie comme cible
d'exercices, faisant pleuvoir sur elle de grands stocks de
phosphore blanc des États-Unis, des bombes
dense inert metal explosive
(DIME) et d'autres munitions aériennes avant qu'elles ne soient
désuètes, tuant plus de 1400
personnes et en blessant plus de 4000 autres.
Les forces aériennes sont retournées
à leurs casernes en Israël le jour avant l'assermentation
officielle de Barack Obama en tant que président des
États-Unis. À l'occasion
de la dernière journée marquant le départ de
l'administation Bush, la secrétaire d'État des
États-Unis, Condoleeza Rice, et la ministre des Affaires
étrangères d'Israël, Tzipi
Livni, se sont réunies à Washington pour conclure un
« Protocole d'entente ». Sous prétexte de
combattre la contrebande d'armes vers le Hamas, ce protocole
d'entente donnait une autorisation officielle à la participation
indéfinie des États-Unis à toutes futures mesures
entreprises par Israël dans les régions
méditerranéennes et de la mer
Rouge du canal de Suez, mesures visant à renforcer le
siège de Gaza. Après moins de six mois sous
l'administration Obama, celui-ci a envoyé un
sénateur à la
retraite, George Mitchell, à titre d'émissaire
spécial
pour participer à de nouveaux « pourparlers de
paix » israélo-palestiniens. Son rôle
était expressément d'empêcher tout pourparler
unificateur ou toute tentative
de rapprochement entre les diverses factions du corps politique
palestinien.
Cette stratégie, dans son ensemble, a
fonctionné tel que prévu jusqu'au 11 février
de cette année. C'est alors que les États-Unis se sont
vus dans l'obligation d'abandonner leur
agent égyptien, le président Hosni Moubarak, ainsi que
son « vice-président » et ancien chef des
renseignements, Omar Souleiman, et de céder la place à un
Conseil national de transition des chefs de l'armée nationale
égyptienne.
En annonçant dès leurs dix premiers jours
en poste leur intention politique de ne plus participer à
l'étouffement du peuple dans la bande de Gaza par les
États-Unis et
l'État d'Israël, les nouveaux dirigeants égyptiens
ont joué la seule carte possible dans leurs efforts
désespérés de gagner un minimum d'appui populaire
aux autres mesures
incluses dans leur programme. Entre-temps, depuis le 27 avril,
treize factions politiques palestiniennes, y inclus le Fatah et le
Hamas, ont mis de l'avant un accord
favorisant l'unité. Endossé par le régime
égyptien, cet accord détermine au sein des diverses
factions la préparation de nouvelles élections
présidentielles et législatives, qui
doivent coïncider avec les élections visant à
remplacer les généraux égyptiens par un
gouvernement civil ainsi qu'avec le débat à
l'Assemblée générale de l'ONU d'une
résolution affirmant la reconnaissance d'un État
palestinien
basé sur les frontières de l'État d'Israël
au 4 juin 1967. Mitchell a éventuellement
tiré sa révérence, ayant échoué
lamentablement. La semaine suivante, Obama, au vu
de tous, a tourné la mire des fusils des États-Unis et
d'Israël sur l'accord favorisant l'unité, proclamant que
celui-ci était « le plus grand obstacle »
à la « paix » israélo-palestinienne.
Telle était l'ambiance entourant l'annonce par le
Conseil national de transition de sa ferme intention de réouvrir
le poste frontalier de Rafah six jours sur sept,
immédiatement et sans obligation de visa, exception faite des
hommes
âgés entre 18 et 40 ans.[1]
Bien qu'ayant eu peu de place dans les médias
nord-américains, cet événement d'importance
majeure a résonné dans tout le monde arabe et sa
signification fondamentale
a aussi été notée ailleurs. À l'occasion de
la convention annuelle du Comité
israélo-étasunien sur les questions politiques ainsi que
d'une session conjointe spéciale du Sénat
des États-Unis et de la Chambre des représentants, devant
les médias étasuniens et internationaux à
Washington, le premier ministre israélien Nétanyahou et
le président
Obama ont participé à une mise en scène
élaborée plus tôt dans la semaine. Il est clair
pour tous que le synchronisme, la spécificité et la trame
de fond hautement maîtrisée
de cette annonce de la réouverture permanente du poste
frontalier de Rafah représente en définitive une
répudiation claire et vigoureuse de cette mise en scène
dégoûtante.
L'opinion publique dans le monde arabe dans son
intégralité a de façon unanime
dénoncé cette danse macabre sur les tombes des
générations de personnes qui ont lutté pour
la libération nationale de la Palestine et a
déclaré que cette danse était, pour le moins,
hâtive.
En dépit des difficultés de la vie
quotidienne, en dépit d'oscillations extrêmes
imposées à
même ces conditions par une occupation militaire et par un acte
fondateur basé sur le vol territorial et la négation du
droit d'être d'un peuple indigène, la lutte du peuple
palestinien reste toujours celle d'une nation qui cherche et qui trouve
constamment de nouvelles façons de s'affirmer. Il y a de tout
cela une leçon à tirer pour la classe
ouvrière au Canada : celle de préparer une lutte
sans
relâche contre les forces de la réaction la plus
sombre. La classe ouvrière soutient le principe d'une
authentique solidarité avec tous les peuples opprimés qui
luttent
pour s'affirmer. Le contenu principal de cette authentique
solidarité est le développement de la lutte pour
éliminer l'emprise des États-Unis sur la politique,
l'économie et
la culture du Canada, ainsi que d'autres pays. Nonobstant les
prétentions du gouvernement Harper d'appuyer les missions d'aide
humanitaire « officielles »
dans la bande de Gaza, le refus de soumission à l'empire
étasunien est la meilleure garantie d'aide que les Canadiens
peuvent offrir au succès de la lutte du peuple palestinien.
Notes
1. Lorsqu'un bureau des visas égyptien
pour la bande de Gaza verra le jour tel que promis, les membres de
cette catégorie pourront obtenir un visa sans l'ingérence
bureaucratique de la part de l'Autorité palestinienne qui avait
créé un dédale d'obstacles dans l'obtention
des visas avant le récent accord d'unité.
(Traduction:
LML)

Que se cache-t-il derrière le «mur de
fer»
intermittent à Rafah?
- Nathan J. Freeman -
 
Les Palestiniens se voient interdire de quitter la
bande de Gaza lors de la fermeture du passage
de Rafah vers
l'Égypte, le 4 juin 2011.
Tes rapports des médias sur les
événements confus de la fin de semaine dernière au
terminal de Rafah, entre l'Égypte et la bande de Gaza,
comprenaient des photos de la porte en fer massive fermée
à la
frontière.
Il y a presque 90 ans, le propagandiste et
« théoricien » russo-tzariste sioniste
Vladimir Jabotinsky a mis de l'avant la théorie du
« mur de
fer ». Il a proposé cela en tant que point de vue
stratégique que son mouvement doit adopter concernant les
relations avant et après l'acquisition d'un État qui leur
soit propre. Selon ce point de vue, les sionistes doivent diriger tous
les autres, y compris les Britanniques et autres colonialistes de la
région, en supprimant les aspirations
des Arabes palestiniens pour l'autodétermination, quelle qu'en
soit l'orientation.
Depuis ce temps, tout assaut génocidaire
planifié et exécuté officiellement par les
sionistes ou par leurs « bandes terroristes »
contre les Arabes
palestiniens a été justifié par les notions
d'« assurer la survie des valeurs de la civilisation
européenne » au milieu d'une mer
« arabo-musulmane
rétrograde » -- des notions dont la mise en oeuvre
pratique fut le « mur de fer ». Jabotinsky et ses
disciples estiment que le « mur de fer »
a été la clé qui a permis à l'Empire romain
de l'emporter contre les tribus barbares de l'Europe durant des
centaines d'années jusqu'au début du Moyen Âge,
ainsi que la
façon dont l'empire russe tsariste a réussi plus tard au
cours du Moyen Âge à l'emporter contre une vingtaine de
minorités nationales dans l'immensité du continent
eurasien.
Jabotinsky a cru qu'une politique similaire de non-association doit
permettre au projet sioniste juif de rester « racialement
pur » et ainsi assurer sa propre survie
durant les périodes les plus vulnérables de
l'établissement de sa propre présence
démographique et étatique au milieu d'arabes
numériquement supérieurs. Les admirateurs
de Jabotinsky ont inclus la plupart des ténors du XXe
siècle du sionisme anglo-américain.[1]
 
LML condamne
vigoureusement le
régime sioniste en Israël pour ses massacres de
manifestants le 5 juin 2011, le long de la ligne de cessez-le-feu entre
la Syrie et Israël, lors d'une manifestation pour
commémorer la Naksa, la Guerre des Six Jours de 1967
lorsqu'Israël a annexé les hauteurs du Golan. |
Celle sur qui le projet sioniste est venu s'appuyer
après sa guerre d'acquisition territoriale et d'occupation de
juin 1967 contre les armées syrienne et
égyptienne a été la junte militaire qui a
récemment assuré « la transition »
au Caire, dont le chef de file, président Hosni Moubarak et son
vice-président Omar Suleiman
ont été écartés en février
2011 lors du soulèvement à l'échelle
nationale. Après des décennies d'aveu de
fidélité à la théorie et pratique
fascistes
de Jabotinsky, c'est devenu embarassant pour les élites
colonialistes au pouvoir en Europe aux États-Unis et au Canada.
En particulier, le régime de Moubarak a surpassé
le reste du monde dans sa collaboration avec le régime sioniste.
Cela comprend la mise en place de mesures pour punir par la famine la
population arabe palestinienne de la bande de Gaza, qui a refusé
d'accepter le diktat permanent sioniste. Cette collaboration est
devenue très ouverte après l'élection des
candidats du
Hamas pour le changement et la réforme aux législatives
palestiniennes de janvier 2006.
Les principaux éléments de cette
collaboration ont inclu :
a) le torpillage répété par Omar
Suleiman de tous les efforts entre le Hamas et le Fatah pour parvenir
à réconcilier leurs différents et faire
face à l'occupant sioniste comme une force politique
unifiée palestinienne ;
b) la prise de possession d'avoirs financiers par les
militaires égyptiens - toujours sous le contrôle de
l'ancien ministre de la Défense sous
Moubarak et chef
de la junte post-Moubarak, le colonel Tantawi - à l'essentielle
et officieuse « économie souterraine »
maintenue à Rafah des deux côtés de la
frontière entre
Gaza et l'Égypte, et
c) la planification conjointe avec Israël et les
États-Unis d'un projet de construction et d'enfouissement d'un
mur continu d'acier - littéralement un mur de fer
- sur toute la longueur de la frontière égyptienne avec
la bande de Gaza, à une profondeur qui mettra en outre un terme
à de nouvelles excavations de tunnels.
En ce qui concerne toutes les activités qui
semblent vouloir réparer l'humiliation nationale infligée
aux Palestiniens sous le régime Moubarak, le régime de
l'après-Moubarak fait l'objet d'une surveillance incessante de
la base, ce qu'on avait pas vu du temps de Moubarak.
Ce weekend passé, les Palestiniens et toutes
les forces solidaires avec leur lutte pour le retour et
l'autodétermination nationale devaient commémorer la
Naksa - la guerre de juin 1967 - avec une
nouvelle vigueur à la suite du
soulèvement du peuple égyptien . Toutefois,
préoccupée par
les comptes bancaires et les intérêts commerciaux de ses
membres d'élite, le Conseil national de transition a voulu
remédier à la censure à laquelle il a fait face en
mai dernier
après avoir permis le rassemblement, des deux côtés
du passage de Rafah, de grandes manifestations par les Palestiniens et
leurs partisans pour commémorer le 63e anniversaire
de la Nakba de 1948. Cette censure a pris la forme non pas de mots mais
de gestes. Une réunion des ministres des Finances du G8 a
châtié la gang de Tantawi avec
son offre d'aide bien inférieure à ce qu'elle avait
prévu; après avoir prétendu pendant plusieurs
semaines être prête à annuler une grande partie de
la dette de l'Égypte envers les
États-Unis, l'administration Obama a fait une déclaration
sans éclat annulant seulement 1 milliard $ sur une
dette de plusieurs dizaines de milliards $ envers les
États-Unis. Sans surprise, le régime
s'est montré déterminer à ne pas permettre une
répétition de la commémoration de la Nakba. Cela
explique la décision de fermer
unilatéralement et sans avertissement ni consultation, le
passage de Rafah, le vendredi 3 juin, sous
prétexte de « l'entretien technique ».
Demeurant sensible face à l'opinion publique, le Conseil qui
gouverne a rouvert le passage à la circulation des
piétons
durant l'après-midi du samedi 4 juin, suite aux
protestations de masse des habitants de Gaza à la
frontière.[2]
Notes
1. Il s'agit notamment du feu
député libéral canadien et ploutocrate des
médias, Izzy Asper, dont la fondation familiale a
créé le soi-disant Musée des droits de l'homme
finalement établi à Winnipeg avec le sceau d'approbation
« Good Housekeeping » du gouvernement Harper
à Ottawa. Non sans rappeler le petit
buste de l'industriel américain archi réactionnaire Henry
Ford qui ornait le bureau d'Adolf Hitler à Berlin, un portrait
de Jabotinsky a orné un des murs du bureau d'Asper.
2. L'administration du Hamas à Gaza a
montré son dégoût face aux singeries
égyptiennes en fermant officiellement son côté du
passage frontalier lors du jour de la Naksa, le dimanche 5 juin.

Le Comité Gaza tient le secrétaire
général
de l'ONU responsable du danger qui
guette la Flottille de la liberté
Le 31 mai 2011, les membres de la
Flottille de la
liberté 2
tiennent une conférence de presse sur le
pont du Mavi
Marmara, au
port d'Istanbul en Turquie.
Ils ont appelé Israël
à ne pas attaquer le convoi
d'aide humanitaire,
comme il l'a fait il y a un an.
|
Le Comité international pour briser le
siège de Gaza (ICBGS) a tenu le secrétaire
général de l'ONU Ban Ki-Moon responsable de tout
préjudice à la Flottille
de
la Liberté 2 qui prévoit livrer de l'aide
à la bande de Gaza à la fin juin, rapporte le Centre
palestinien d'information.
Au nom d'éviter un conflit avec Israël, Ban
Ki-Moon a récemment appelé les États de la
côte méditerranéenne à aider à
contrecarrer la flottille. Suite à cela,
l'ICBGS a déclaré dans un communiqué que
les appels servent de « couverture pour la piraterie
israélienne et encouragent l'attaque de la
flottille ».
La marine israélienne a attaqué la
première Flottille de la
liberté lors d'une tentative de
défier le siège et livrer de l'aide à la bande de
Gaza, tuant neuf activistes
et en blessant des douzaines.
L'ICBGS a conclu que les appels viennent en soumission
aux menaces israéliennes et « entrent en conflit avec
le droit naturel et juridique de faire preuve
de solidarité avec la Palestine ». C'est aussi en
conflit avec les résolutions des Nations unies appelant à
la fin de quatre années de siège, souligne le
comité.
Plus de 12 navires quitteront des ports
européens transportant 1200 activistes, incluant des
législateurs européens. L'appel de Ban Ki-Moon
n'empêchera
pas la flottille, a dit le groupe. Les activistes mènent une
« noble tâche humanitaire que le secrétaire
général des Nations unies doit encourager et
protéger plutôt que d'essayer de le
contrecarrer », lit-on dans le
communiqué du comité.
Par ailleurs, le Canada s'est
immédiatement joint aux appels de Ban Ki-Moon pour criminaliser
la flottille et l'aide humanitaire à la bande
de Gaza. Le ministre des Affaires étrangères John Baird a
émis une déclaration dans laquelle prétend que
seule l'aide par l'intermédiaire du
Comité de la
Croix-Rouge est légitime. Un communiqué de presse
émis par le cabinet du ministre décrit
l'attaque d'Israël contre la première flottille comme un
« incident » et dit espérer que
les Canadiens ne participeront pas à un événement
similaire. La déclaration se lit comme suit :
« Le ministre des Affaires
étrangères du Canada John Baird a fait aujourd'hui la
déclaration suivante, quelques jours avant l'anniversaire de
l'incident de
la flottille de Gaza survenu le 31 mai 2010, dans l'espoir de
dissuader les Canadiens de participer à une flottille
semblable :
« J'incite fortement les personnes qui
désirent livrer des marchandises humanitaires à la bande
de Gaza à le faire par le truchement de réseaux
établis. Les
initiatives d'aide non autorisées constituent une provocation et
n'aident en rien l'atteinte de l'objectif de venir en aide à la
population de la bande de Gaza.
« Le Canada reconnaît les
préoccupations légitimes d'Israël en matière
de sécurité ainsi que son droit de se protéger et
de défendre ses habitants contre
toute attaque du Hamas ou d'autres groupes terroristes, notamment en
empêchant le trafic d'armes.
« Le Canada reconnaît qu'il y a des
façons productives et légitimes pour aider les gens de la
bande de Gaza. L'une d'elles est de faire des dons au Comité
international de la Croix-Rouge/Croissant-Rouge. L'organisation dispose
de personnel dans la bande de Gaza pour aider à fournir, entre
autres, de l'eau potable et des soins
de santé.
« Je souligne que le Canada exige toujours
que le soldat israélien Gilad Shalit, détenu par le Hamas
depuis près de cinq ans, soit immédiatement
libéré
et rendu à sa famille en Israël. »
Le Canada a également empêché le
G8 d'émettre une déclaration de soutien à un
État palestinien sur la base des frontières d'avant
1967 que même
le président américain Barack Obama a soutenu en
principe. Le G8 travaille par consensus et donc l'opposition du
Canada à cette partie de la déclaration signifie qu'elle
a été supprimée.
« Harper semble maintenant approuver la
position dure de Netanyahou de rejeter les frontières de 1967,
rejeter Jérusalem pour deux nations, rejeter le droit
au retour et rejeter la demande justifiée des Palestiniens
d'être libres, comme tous les peuples », a dit Khaled
Mouammar, président national de la Fédération
canado-arabe.
« La position irréfléchie de
Harper peut être considérée par Israël comme
un appui à l'occupation et la colonisation de la Palestine en
violation du droit
international et peut encourager Israël à poursuivre son
épuration ethnique contre ses citoyens palestiniens afin
de parvenir à un état "purement juif " »,
a-t-il
ajouté.
(PIC, DFAIT, CAF)

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