Agriculture

La Commission canadienne du blé

Harper prétend vouloir offrir
un «choix» aux agriculteurs

Pour essayer de « justifier » leur campagne pour le démantèlement de la Commission canadienne du blé (CCB) et du bureau de la commercialisation des céréales pour favoriser l'intérêt de l'industrie agroalimentaire privée, Harper et son homme de main Ritz affirment que l'abolition du « monopole » de la CCB sur la mise en marché des céréales donnera un « choix » aux agriculteurs. Bien sûr, les harpériens ne font jamais référence au monopole lorsqu'il est question de monopole privé, comme par exemple le monopole privé détenu durant les années pré-CCB par les grandes entreprises agricoles qui ont amassé de grandes fortunes privées sur le dos des agriculteurs ruinés. Alors ne vous méprenez pas, ils sont tout à fait favorable au monopole mais seulement dans la mesure où c'est un monopole privé et que les décisions concernant l'économie agricole sont prises par une poignée d'individus. Ils en veulent seulement au monopole public, par exemple le guichet unique de la CCB, précisément parce qu'il est un obstacle aux plans des monopoles privés.

L'autre question que les harpériens obscurcissent délibérément lorsqu'ils parlent de « choix » est que les agriculteurs ont déjà décidé à plusieurs reprises d'appuyer le monopole public du guichet unique de la CCB. Il y a eu de nombreux votes, toujours avec le même résultat : il faut préserver la CCB et le guichet unique. Quoi de plus clair ? Ils ne respectent pas le « choix » des agriculteurs.

En fait, si les agriculteurs ont à maintes reprises fait le même choix, les harpériens se sont immiscés à chaque fois dans le processus pour essayer d'empêcher les agriculteurs de choisir la Commission canadienne du blé et le guichet unique. Ils ont utilisé tous les sales coups imaginables, y compris l'élimination de certains groupes d'agriculteurs des listes de vote, les campagnes de désinformation, allant jusqu'à restreindre le droit de publication de leurs adversaires. Le seul « choix » qui satisfera les harpériens est le leur, le choix du monopole privé. Mais puisque toutes ses interventions contre le vote démocratique ont échoué, Harper, comme tout dictateur de pacotille, a décidé en dernier recours de démolir la CCB et le guichet unique par un projet de loi du Parlement.

Lorsqu'ils sont confrontés au fait que les agriculteurs ont déjà fait leur choix plusieurs fois, la seule réponse de Harper et Ritz est de déclarer qu'ils ont la majorité au parlement et qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Mais les citoyens ne sont pas une simple masse votante, ils veulent aussi être représentés et défendus par les élus. Tous les faits montrent que ce qui est dans l'intérêt des agriculteurs, de l'agriculture et de l'ensemble du peuple, c'est la Commission canadienne du blé et le guichet unique de mise en marché, et non la soumission aux bailleurs de fonds de Stephen Harper de l'industrie agroalimentaire privée.

(Traduction : LML)

Haut de page


Agriculture

La Cour suprême du Canada criminalise le droit des travailleurs agricoles de l'Ontario de se défendre


Des travailleurs agricoles migrants marchent de Leamington à Windsor, en Ontario, le 10 octobre 2011.

Le 29 avril dernier, la Cour suprême a décidé que 80 000 travailleurs agricoles de l'Ontario n'ont pas le droit de se regrouper dans un syndicat et défendre leur droit de négocier de bonne foi par des actions telles qu'une grève. Cela signifie qu'un collectif des travailleurs agricoles qui tente de négocier de bonne foi avec l'employeur ne peut légalement appuyer sa position dans les négociations en retirant son travail. Cette décision antiouvrière et antisociale fait suite à la récente criminalisation par le gouvernement de l'Ontario du droit des travailleurs de la société de transport de Toronto de faire la grève pour défendre leurs salaires, avantages sociaux, pensions, conditions de travail et la qualité du service public qu'ils fournissent.

La qualité et la sécurité de la production alimentaire et la qualité des services publics sont directement liées à la qualité et la sécurité des moyens de subsistance, des salaires, avantages sociaux, pensions et conditions de travail des travailleurs qui produisent nos aliments et pourvoient à nos services publics. Une production alimentaire autosuffisante, durable et de qualité, ainsi que des services publics de qualité, sont tributaires dans une large mesure de la garantie des droits des travailleurs, qui incluent leur droit de négocier de bonne foi et aller en grève si nécessaire pour défendre leurs justes demandes.

Résistance et responsabilité

La classe ouvrière de l'Ontario résiste à cette offensive généralisée contre ses droits par le système judiciaire et le gouvernement de l'Ontario. Les travailleurs prennent aussi leur responsabilité de proposer une alternative à la négation des droits, une alternative qui ouvre la voie vers une production alimentaire autosuffisante et assurée et des services publics de qualité pour tous. La décision antiouvrière et antisociale de la Cour suprême et la législation du gouvernement ontarien affectent directement les travailleurs agricoles et du transport en commun, mais aussi tous les résidents de la province. Les Ontariens, comme le reste des Canadiens, vivent dans un monde moderne interconnecté où les problèmes dans un secteur de l'économie touchent et nous concernent tous, où que nous vivions, travaillions ou étudiions. Nous avons tous besoin de services publics de qualité et d'une production alimentaire assurée. Nous devons participer consciemment à l'effort pour garantir ces besoins et les droits de tous.

Le syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, le syndicat des travailleurs des transports et leurs supporteurs ont dit à plusieurs reprises que ces attaques politiques contre les droits de travailleurs ne peuvent et ne seront pas tolérées. Tout gouvernement ou tribunal qui nie les droits des travailleurs perd toute crédibilité et légitimité par ses actions. La classe ouvrière et ses alliés tiendront de tels gouvernements, lois et tribunaux anti-sociaux redevables. Les travailleurs de l'Ontario développent des tactiques pour arrêter cette tyrannie, ce déni des droits, cette destruction de la production alimentaire de qualité et des services publics. Ils développent un programme pro-social pour résoudre ces problèmes en leur faveur, un programme qui renforce l'économie socialisée et sert l'intérêt général de la société. Les travailleurs de l'Ontario font progresser leur mouvement de résistance et assument leur responsabilité sociale en formulant un programme pro-social pour la province.

Les problèmes dans le secteur agricole peuvent être résolus

Durant les plus de deux cents ans d'histoire du capitalisme, les travailleurs agricoles ont été l'une des sections les plus exploitées de la classe ouvrière. Les travailleurs agricoles n'ont presque jamais obtenu des salaires, avantages sociaux, pensions et conditions de travail standards dans n'importe quel pays capitaliste. Un facteur important de cette situation regrettable est que la valeur ajoutée par les travailleurs agricoles est réclamée par deux ou trois niveaux de capitalistes, mais le plus souvent par trois : les actionnaires de l'entreprise agricole, les propriétaires de la terre et les propriétaires de la dette. La propriété du sol, son prix de marché, la rente foncière, la dette et les intérêts sont des problèmes clés pour ce secteur. Plus l'entreprise agricole est petite, plus petits sont les revenus laissés aux propriétaires de l'entreprise, car la majeure partie des revenus est consacrée à la rente foncière et à l'intérêt sur la dette. C'est le cas que l'entreprise soit propriétaire des terres agricoles ou non, comme dans la plupart des cas où l'entreprise ne dispose pas de l'important capital foncier généralement requis, une hypothèque est détenue sur les terres. Tout au long de l'histoire du capitalisme, les statistiques montrent que les prix des terres sont en rapport inverse avec les salaires, les avantages et les conditions de travail.

La Cour suprême, avec ses perspectives non scientifiques et détachées, met dans le même sac toutes les entreprises agricoles indépendamment de leur taille. Cela pose un obstacle à la résolution des problèmes dans le secteur. Nier les droits des travailleurs agricoles devient alors un prétexte au refus de la cour de dire au gouvernement de l'Ontario qu'il doit faire preuve de responsabilité sociale et d'autorité à résoudre les problèmes découlant du manque de revenus dans le secteur agricole et d'arrêter de prétendre que la négation des droits des travailleurs agricoles est une solution.

La taille des entreprises agricoles du point de vue du nombre de travailleurs embauchés et la nature saisonnière de certains secteurs comme la production des légumes, fruits et céréales sont des facteurs à considérer dans l'approche à prendre pour sécuriser la production agricole et les droits des travailleurs. Les grandes entreprises agricoles, notamment dans la production non saisonnière comme la volaille, les produits laitiers, le porc et le boeuf, ainsi que leur transformation, qui emploient un grand nombre de travailleurs, soit à un ou plusieurs endroits, ne doivent pas être confondues avec les petites exploitations qui emploient moins de cinq travailleurs permanents ou emploient seulement des saisonniers pour les récoltes. Ces entreprises qualitativement différentes font face à des problèmes différents et nécessitent des solutions différentes. Les problèmes réels exigent des solutions réelles ; la négation des droits des travailleurs n'est certainement pas une solution.

La négation des droits des travailleurs n'est pas une solution

Le gouvernement de l'Ontario et la Cour suprême ont décidé que la « solution » aux problèmes de la production agricole, et plus particulièrement le manque de revenus pour satisfaire les différents groupes de revendicateurs de la valeur ajoutée produite par les travailleurs agricoles, est de nier le droit des travailleurs agricoles. Ce n'est pas une solution et c'est socialement irresponsable. Une société moderne ne peut pas nier les droits pour résoudre un problème de manque de revenus ou de tout autre problème. C'est un pragmatisme éhonté qui n'est pas digne d'une société moderne. Les travailleurs de l'Ontario et leurs alliés doivent faire tout leur possible pour changer cette criminalisation des travailleurs agricoles et du transport en commun. La criminalisation et la négation des droits de n'importe quelle section de la classe ouvrière sont une attaque contre tous les travailleurs et doivent être combattues.

Il est temps de donner une nouvelle direction à l'économie

Les problèmes de rente foncière, de l'usure et du manque général de revenus dans le secteur agricole, en particulier pour les petites entreprises, ne sont pas insurmontables. Une solution peut être trouvée qui ne nie pas les droits des travailleurs agricoles. Attaquer les droits des travailleurs agricoles ne fait pas disparaître les problèmes de la rente foncière, de l'usure et du manque de revenus, cela ne fait que masquer les problèmes par la surexploitation. Ce n'est ni acceptable ni viable.

Le mouvement ouvrier a longtemps préconisé que des entreprises financières publiques sans but lucratif soient mises en place pour desservir l'ensemble de l'économie, ce qui inclut sans contredit le secteur agricole. Notons également l'effet négatif de la destruction du secteur de la fabrication des machineries agricoles au Canada et le tort découlant de la perte de contrôle, de la richesse, de l'expertise et de l'innovation. La fermeture de l'usine John Deere à Welland en est un exemple. Un secteur de fabrication de machineries agricoles pouvant suffire aux besoins de l'économie canadienne en produisant des équipements de qualité à prix raisonnable est un élément important pour garantir la sécurité alimentaire. Le mouvement ouvrier a aussi défendu une certaine forme de contrôle public du commerce du gros des produits de la ferme pour garantir que les prix du marché reflètent correctement les prix de production, qui sont très différents selon la taille et le type d'entreprise agricole. Une formule moderne pour des prix de la production consciemment calculée et reflétée dans les prix du marché pour des produits spécifiques et provenant de différentes entreprises doit remplacer les prix du marché dictés par les monopoles mondiaux. Cela permettrait de garantir des revenus suffisants pour satisfaire les différentes réclamations, y compris celles des travailleurs agricoles et leur droit à des salaires, avantages sociaux, pensions et conditions de travail selon des standards canadiens. La stabilité des prix et des revenus est également nécessaire pour améliorer la qualité globale et la sécurité de la production alimentaire.

Il importe de s'adresser à la question des terres et la rente foncière à cause du contrôle des monopoles et de la spéculation foncière qui est devenue une source d'immenses profits. Le droit de monopole utilise la propriété foncière pour bloquer toute solution envisageable qui limite les réclamations pour la rente foncière et l'intérêt. La propriété foncière est un monopole naturel. La restriction de ce monopole naturel et de son droit de monopole de réclamer la valeur ajoutée dans le secteur agricole, que ce soit comme rente foncière ou intérêt hypothécaire, sera d'un grand secours pour résoudre le problème des revenus insuffisants pour les travailleurs agricoles et les propriétaires d'entreprises agricoles. Toutes les personnes engagées dans le secteur agricole, y compris les propriétaires d'entreprises agricoles plus petites, doivent faire preuve d'ouverture d'esprit sur la question de la propriété foncière et de la rente foncière, ses effets négatifs sur leurs activités et la sécurité alimentaire, et la nécessité d'une définition moderne.

La décision antisociale de la Cour suprême et la législation de l'Ontario attaquant les droits des travailleurs doivent être dénoncées. Ces attaques néolibérales sont destinées à contrer la marche progressive de l'histoire vers la garantie des droits et la satisfaction des besoins la société pour ce qui est des services publics de qualité et la sécurité alimentaire. La classe ouvrière et ses alliés ne permettront pas que cela se passe ! Une Opposition ouvrière grandissante répond à ces attaques antisociales par la responsabilité et la résistance organisée.

Haut de page


Le travail sous contrat non résiliable d'État

Le Programme canadien des travailleurs
agricoles saisonniers et le Programme
de travailleurs étrangers temporaires

Le Programme canadien des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) a vu le jour en 1966 à titre de solution « temporaire » aux pénuries de main- d'oeuvre dans l'industrie agricole canadienne. Quatre décennies plus tard, le PTAS demeure un programme essentiel pour assurer aux employeurs agricoles du Canada l'accès à des travailleurs agricoles migrants du Mexique et des Caraïbes. En 2009, plus de 26 000 travailleurs sont venus au Canada dans le cadre du PTAS, dont environ les deux tiers travaillent en Ontario. Le PTAS leur permet de travailler jusqu'à huit mois par année au Canada. Depuis 2002, le Programme de travailleurs étrangers temporaires relatif aux professions exigeant un niveau réduit de formation officiel (PTET) est offert aux entreprises agricoles canadiennes qui exercent des activités à longueur d'année à l'échelle de l'industrie, les autorisent ainsi à faire venir des travailleurs migrants principalement de l'Asie du Sud, de l'Amérique centrale, du Mexique et de la Jamaïque. Les travailleurs étrangers temporaires (TET) doivent payer eux-mêmes leur logement, la moitié du tarif aérien de retour – et souvent des frais exorbitants à des courtiers en emploi pouvant équivaloir à la moitié ou plus du salaire annuel.

Ce programme offre encore moins de protections et de surveillance que le PTAS, ce qui explique pourquoi les entreprises agro-industrielles exploitant à longueur d'année se tournent de plus en plus vers le PTET et le considèrent comme leur source de main-d'oeuvre de choix. Le manque de surveillance laisse les TET entièrement à la merci de leur employeur, soulignent l'Association des travailleurs agricoles (ATA) et l'Union internationale des travailleurs et des travailleuses unis de l'alimentation et du commerce (TUAC).

Manque d'une protection selon la Loi sur les normes d'emploi

En mars 2010, des données publiées en Alberta conformément à la Loi sur la liberté d'accès à l'information ont corroboré cet état de fait. Les statistiques ont révélé que 74 % des 407 employeurs albertains de TET avaient violé l'Employment Standards Act (loi sur les normes d'emploi) en ce qui concerne les taux de salaires et la tenue de registres. Les travailleurs se faisaient voler : ils n'étaient pas payés pour toutes les heures qu'ils travaillaient et ils ne recevaient pas leur pleine rémunération. Bon nombre de TET en sont venus à croire que de telles violations font partie des conditions qu'ils doivent accepter pour conserver leur emploi parce qu'ils risquent de souffrir de représailles de la part de leur employeur s'ils s'y opposent. La menace de rapatriement ou de mise à l'index (de ne pouvoir revenir au Canada la saison suivante) constitue également une réalité pour les travailleurs participant au PTAS. Ensemble, le PTAS et le PTET, de la façon dont ils fonctionnent actuellement, donnent aux employeurs les moyens d'user de représailles et d'invoquer le rapatriement pour contrôler les TET et leur refuser leurs droits.


À gauche : Le 15 juin 2010, plus de 200 travailleurs migrants du Mexique se sont rendus devant l'ambassade canadienne à Mexico pour protester contre le traitement qu'ils reçoivent pendant leur travail au Canada. Bon nombre d'entre eux avaient été rapatriés ou mis à l'index pour avoir soulevé des préoccupations auprès de leurs employeurs canadiens au sujet des logements ou du lieu de travail.
À droite : Trois mois plus tard, des travailleurs migrants guatémaltèques ont manifesté à l'extérieur de l'ambassade canadienne à Guatemala.

Négation du droit de refuser un travail dangereux

En 2010, le Joint Centre of Excellence for Research on Immigration and Settlement, ou CERIS (Centre d'excellence conjoint pour la recherche en immigration et en intégration) a publié un rapport de recherche sur l'état de santé des travailleurs agricoles migrants en Ontario, les risques auxquels ils font face et leurs besoins. Les recherches se fondaient sur plus de 600 entrevues menées pendant la saison de 2009. Près de la moitié des répondants ont indiqué qu'il était pratique courante de travailler alors qu'ils sont malades ou blessés de peur de subir des représailles de la part de leur employeur ou d'être rapatriés. Environ la moitié des répondants qui avaient reçu l'ordre d'utiliser des produits chimiques et des pesticides au travail ont mentionné que l'employeur ne leur fournissait pas l'équipement de protection nécessaire, comme des gants, des masques et des lunettes de sécurité. La plupart des travailleurs n'avaient reçu aucune formation en santé et en sécurité. Seulement 24 % des travailleurs blessés au travail ont présenté des demandes d'indemnisation. Les travailleurs qui n'en ont pas présentées ont indiqué en général craindre de subir une perte de salaire, d'être rapatriés ou empêchés de revenir la saison suivante.

Même si la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l'Ontario a été élargie en 2006 de façon à couvrir les travailleurs agricoles, les travailleurs agricoles migrants craignent toujours d'exercer les droits que leur confère la législation provinciale de refuser d'exécuter un travail dangereux dû au fait qu'aux termes du PTAS, l'employeur peut tout simplement les faire rapatrier pour avoir exercé ce droit fondamental.

En Alberta, ces travailleurs ne jouissent d'aucun droit. La province continue d'exclure tous les travailleurs agricoles oeuvrant en plein air des protections que prévoient les lois relatives à la santé et la sécurité, malgré la recommandation de l'enquête judiciaire de 2008 de mettre fin à cette exclusion immédiatement. En Colombie- Britannique, le gouvernement libéral a également affaibli les normes d'emploi et omis de faire respecter les règlements en matière de sécurité relativement aux travailleurs agricoles

(TUAC, ATA)

Haut de page


Bulletin du 20 juin 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca