Grèce

Non c'est non! Des assemblées de masse
expriment la détermination à tenir responsables
les parasites et leur gouvernement


Des dizaines de milliers de Grecs ont rempli la place de Sintagma à Athènes devant l'édifice du parlement (à gauche)
dans la soirée du 5 juin 2011.
(Nena Kazantzidou)

Le dimanche 5 juin il y a une grande manifestation à la place Syntagma en face du parlement à Athènes, et plusieurs autres manifestations de masse ailleurs en Grèce ce jour-là et chaque soir de la semaine passée. Le peuple rejette catégoriquement toute idée qu'il doive payer pour la crise causée par le vol de l'argent emprunté par les autorités à divers niveaux. Trois professeurs ont expliqué à aux dizaines de milliers de personnes rassemblées pourquoi le peuple ne doit rien. Avant cela, des recteurs universitaires ont expliqué à des milliers de gens comment les soi-disant mesures d'austérité, qui comprennent la vente de biens irremplaçables, violent la constitution de la Grèce. La nouvelle caractéristique, selon le correspondant du LML à Athènes, est que le peuple ne conserve plus aucune illusion, que ce soit à propos du gouvernement ou des partis de l'establishment. Cela comprend les forces qui sont au parlement et qui se disent de gauche, mais qui ont tenté une réconciliation avec les « mesures d'austérité » du Fonds monétaire international. Cela signifie que les protestations sont imprégnées d'un nouveau sens, rapporte le correspondant du LML. Des centaines et des milliers de personnes ont commencé à faire le bilan de la situation et à tracer une voie vers l'avant.

La manifestation de dimanche s'est tenue dans le cadre de la deuxième journée de protestation pan-européenne contre les soi-disant mesures d'austérité, dont le seul but est de voler encore plus le peuple pour enrichir les prêteurs et autres voleurs à statut officiel. Dans le cadre des actions pan-européennes, une délégation de travailleurs et d'activistes allemands s'est rendue à Athènes pour se joindre au peuple et exiger que l'Allemagne paie des réparations de guerre pour les crimes qu'elle a commis en Grèce, qui n'ont jamais été compensés. Ces demandes comprennent la demande que l'Allemagne renvoie l'or qu'elle a volé en Grèce à l'époque, qu'on dit valoir plus de 200 millions d'euros.

« Voleurs, voleurs . . . Où est allé notre argent ? » ont scandé les participants en référence à la dette actuelle de la Grèce. Il y avait d'autres slogans, comme « Non c'est non ! Nous ne paierons pas ! » et d'autresdénonçant les parasites et la braderie des richesses de la Grèce. De nombreux activistes campent dehors en face du parlement depuis plus d'une semaine.



Athènes le 5 juin (haut) et 6 juin 2011

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