À la défense des droits

Un statut pour tous et toutes!

Manifestation à Montréal pour exiger justice et dignité pour tous les immigrants et réfugiés

Le 28 mai en début d'après-midi, plus de 500 personnes dont de nombreuses familles ont répondu à l'appel des organismes Solidarité sans frontières, Personne n'est illégal-Montréal, Dignidad Migrante, le Centre des travailleurs immigrants et la Jeunesse ouvrière chrétienne de Montréal et manifesté dans les rues du Centre-Nord de Montréal où vivent des milliers de travailleurs immigrants.

D'ailleurs tout au long du parcours et au picnic qui terminait l'action, plusieurs d'entre eux sont venus s'entretenir avec les manifestants et prendre la déclaration.

Comme l'ont souligné les organisateurs avant le départ de la manifestation : « Aujourd'hui nous marchons pour manifester contre la déportation et la détention de migrants et de réfugiés, pour l'abolition de la double peine, et pour un programme complet de régularisation signifiant un statut pour tous et toutes.

« Nous marchons parce que nous refusons la division entre les 'citoyens' et les 'non citoyens', entre les 'bons' et les 'mauvais' immigrants, entre les 'travailleurs invités' et les 'travailleurs permanents' entre ceux qui méritent d'avoir des droits et les autres.

« Nous marchons contre les excuses intéressées et les mensonges flagrants qui ont mené à des guerres destructrices et des désastres économiques.

« Non seulement Harper a déjà voté des changements majeurs au système de réfugiés, rendant plus difficile l'obtention d'un statut au Canada, mais son gouvernement met aussi de l'avant le projet de loi C-49. Si ce projet de loi passe, les réfugiés arrivant clandestinement ou par de prétendus moyens irréguliers seront détenus jusqu'à un an et ne pourront être parrainés par un membre de leur famille pendant cinq ans.

« Harper et Kenny veulent aussi donner un statut temporaire aux épouses parrainées pour les deux ans suivant leur arrivée. Ceci est une attaque directe contre les femmes vivant des relations abusives et les forcera à demeurer avec leur partenaire sous la crainte d'être déportée. »

Malgré les difficiles conditions dans lesquelles se mènent la lutte pour la pleine reconnaissance des droits de tous et toutes, les organisateurs et les manifestants se sont montrés optimistes. Les mots de conclusion en témoignent : « Nous refusons de nous taire, nous refusons de vivre dans la peur. Nous demandons un statut pour tous et toutes. Joignez-vous à nous car nous organisons pour la victoire. »


Haut de page


La lutte contre les certificats
de sécurité doit s'intensifier

Le Comité Justice pour Mohammad Harkat fait circuler une importante pétition contre les certificats de sécurité et invite tout le monde à la signer et à la faire circuler. Pour signer aller à : www.harkatstatement.com.

Pétition contre les certificats de sécurité

Nous, soussignés, considérons très préoccupante l'application des paragraphes 9, 76-87 de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, qui permettent l'emprisonnement au Canada de personnes réfugiées et résidentes permanentes sous l'autorité d'un certificat de sécurité.

La nouvelle version de cette mesure - qui n'ajoute que des changements cosmétiques avec une procédure d'appel très limitée et l'introduction des « avocats spéciaux », dont la capacité d'agir au nom des détenus est extrêmement limitée - maintient le secret sur les informations pouvant être utilisées contre les personnes nommées.

Pour cette raison, nous sommes préoccupés par le fait que les individus détenus en vertu d'un certificat de sécurité :

- Sont emprisonnés pour une durée indéterminée sur la base d'une preuve secrète, malgré qu'aucune accusation n'ait été portée contre eux ;

- Subissent des procédures judiciaires inéquitables dans lesquelles l'information n'est pas présentée à l'accusé ou aux avocats le représentant ;

- Se voient refuser toute procédure d'appel lorsque le certificat est retenu, lors d'un processus ayant les critères de preuve les plus bas de tout le système judiciaire canadien ;

- Peuvent être déportés même s'ils risquent la détention arbitraire, la torture ou même la mort.

Nous estimons que le processus entourant le certificat de sécurité est antidémocratique, qu'il contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés, qu'il est une violation des droits humains fondamentaux que le gouvernement canadien s'est engagé à respecter par la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations unies, la Convention relative au statut des réfugiés des Nations unies, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention des Nations unies contre la torture.

Par conséquent, nous demandons que le certificat de sécurité soit aboli.

Pour ceux qui sont présentement sous le coup d'un certificat de sécurité, nous demandons :

- Que leurs certificats soient retirés ; et, si des preuves existent contre eux, qu'ils aient la possibilité de se défendre lors d'un procès public, équitable et indépendant, incluant l'accès plein et entier aux éléments de preuve utilisés contre eux.

- Qu'ils ne soient pas déportés.

Haut de page


Joignez-vous à la caravane contre le listage: vers New York en solidarité avec Abousfian Abdelrazik

Montréal
15 juin 2011 à 11 h 30

Point de rencontre : devant le Centre St-Pierre
1212, rue Panet, Montréal (Métro Beaudry)

En solidarité avec Abousfian Abdelrazik, le projet Retour au bercail organise une délégation à New York afin de rencontrer les personnes qui supervisent le régime 1276 du Conseil de sécurité de l'ONU. Une caravane solidaire fera le tour de Montréal avant d'accompagner la délégation à la frontière, avant de revenir à Montréal. Tous et toutes sont les bienvenu-es à accompagner cette caravane colorée et pleine d'entrain.

Le nom d'Abdelrazik a été ajouté de façon arbitraire à la liste 1267 en 2006, tout juste après avoir été relâché d'une seconde période de détention arbitraire où il a été soumis à la torture. Par conséquent, il est l'objet de graves sanctions, dont la durée est illimitée, incluant un gel des avoirs, ainsi qu'une interdiction de voyage à l'international.

C'est présentement une période critique dans la lutte d'Abdelrazik pour la justice. En janvier dernier, Abdelrazik a soumis une requête afin d'être retiré de la liste 1267 au Conseil de sécurité. Il pourrait recevoir une réponse dès le mois de septembre. Pendant ce temps, au Canada, il est prévu que les comparutions pour la contestation judiciaire d'Abdelrazik, qui vise la réglementation mettant en application le régime 1267 au Canada, aient lieu au début de l'automne.

C'est également une période critique au Canada de luttes contre les politiques de peur, le racisme et toutes les formes de répression politique, sociale et économique, auxquels nous opposons notre solidarité et notre espoir.

Rejoignez la caravane ! La caravane quittera Montréal à midi et sera de retour à Montréal pas plus tard que 16 h. Dîner gratuit ! Envoyez-nous un email a projectflyhome@gmail.com afin de réserver une place ou pour offrir votre auto.

Endossez la lettre. Encouragez vos organisations afin qu'elles endossent la lettre que la délégation remettra à la présidence du Comité 1267 de l'ONU.

Donnez. Le projet Retour au bercail est une organisation bénévole et nous nous basons sur les dons afin de couvrir les dépenses liées à la caravane. SVP, libellez votre chèque à l'ordre du « Réseau de la Commission populaire », avec le nom du projet Retour au bercail sur la ligne du mémo. Postez à :

QPIRG McGill (Project Fly Home), 3647 University St., 3rd Floor, Montreal, Quebec H3A 2B3.

Haut de page


Bulletin du 9 juin 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca