Grève à Postes Canada

Plein appui aux travailleurs des postes!


Gatineau et Ottawa, 2 juin 2011

LML salue les travailleurs de Postes Canada qui ont déclenché la grève pour défendre l'intérêt public et défendre leurs droits dans le contexte de l'intérêt public.

Le directeur de Postes Canada, Deepak Chopra, ne cache pas que la stratégie de la classe dominante est d'abaisser le niveau de vie des travailleurs en divisant le syndicat en prenant à partie les nouveaux et futurs travailleurs. Il a dit : « Près de 22 000 employés, soit plus d'un tiers de l'effectif de la Société, prendront leur retraite au cours des 10 prochaines années. Dans ce contexte, modifier le régime offert aux futurs employés permet à Postes Canada de régler le problème des coûts de main- d'oeuvre sans affecter les employés actuels. »


Montréal le 6 juin - durant la grève de 24 heures.

En disant non ! à cette offensive antiouvrière et antisociale, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes (STTP) rend un grand service à ses membres et à la population. La qualité du service postal étant liée aux réclamations des travailleurs à la valeur qu'ils produisent, le STTP rend un fier service à la société. Tous les travailleurs des services publics peuvent déclarer en toute légitimité que leurs réclamations à la valeur ajoutée qu'ils produisent sont directement liées à la qualité des services publics. Il ne saurait en être autrement dans une économie moderne. Un taux d'exploitation entraîne une baisse de la qualité des services publics et fait du tort à l'économie. Un système économique ne peut attaquer le facteur humain et s'attendre à ce que cela n'ait pas d'impact sur la production et la distribution des services. Accroître le taux d'exploitation, tant dans le secteur public que dans le secteur privé, c'est augmenter les chances de crises économiques toujours plus graves et plus fréquentes.

Plein appui aux travailleurs des postes et à tout effort pour mettre fin à l'offensive antisociale !

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Nouvelle proposition du STTP
et réponse de la direction

Le 3 juin 2011, dans les dernières nouvelles sur les négociations, nous indiquions qu'une réunion avait eu lieu avec la direction ce jour-là au cours de laquelle nous avions répondu à la toute dernière proposition de la Société.

Le Syndicat avait alors modifié considérablement sa position au sujet du régime de retraite et des salaires.

Régime de retraite

Le Syndicat a maintenu sa position selon laquelle tous les travailleurs et travailleuses des postes doivent bénéficier du même régime de retraite et avoir droit aux mêmes avantages. Nous savons que si nous acceptons la proposition de Postes Canada visant à supprimer la possibilité d'une retraite anticipée pour les futurs employés et employées, ce n'est qu'une question de temps avant qu'elle ne tente de réduire les critères d'admissibilité à une retraite anticipée pour les employées et employés actuels. Pour protéger le régime de retraite de tous les membres du STTP, nous avons fait la proposition suivante :

Les dispositions relatives au régime de retraite doivent être intégrées à la convention collective.

Si le régime de retraite affiche un excédent à l'avenir, tout surplus attribuable aux membres du STTP, après remboursement des paiements spéciaux versés auparavant par la Société, devra servir à améliorer les avantages de tous les membres du STTP.

Au cours des dix prochaines années, le pourcentage des cotisations des employées et employés passera de 40 % à 50 % de l'ensemble des cotisations. En 2012, cette augmentation représenterait 3,13 $ par paie (toutes les deux semaines). Après 10 ans, la hausse des cotisations représenterait 31,25 $ par paie. (Cette somme est déductible du revenu imposable et a été établie en fonction du taux de salaire moyen actuel.)

Salaires

Le Syndicat a maintenu sa position selon laquelle tous les travailleurs et travailleuses doivent atteindre le même taux de salaire horaire maximum. Pour inciter Postes Canada à négocier une convention collective qui répond pleinement aux besoins des travailleuses et travailleurs des postes, nous avons soumis la proposition suivante :

Nous avons maintenu notre revendication d'une hausse salariale de 3,3 % la première année et de 2,75 % pour chacune des trois années subséquentes. Pour les groupes 1 et 2, les hausses salariales sont établies en fonction du taux maximum des PO-5. Pour les groupes 3 et 4, elles sont établies en fonction du taux maximum des MAM-11.

Une indemnité de vie chère (IVC) qui protège pleinement nos salaires contre l'inflation.

Le reclassement de tous les travailleurs et travailleuses du groupe 1 en PO-5 et selon le taux de salaire des PO-5.

Pour les groupes 1 et 2, les échelons seront établis en fonction de cinq années de service. Pour le groupe 1, il s'agit d'une augmentation du nombre d'échelons.

Une échelle salariale qui commence au taux de salaire minimum du groupe 2, soit un taux horaire de 23,11 $ et qui crée graduellement un écart de 10 % entre les taux minimum et maximum. Il s'agit d'une hausse de l'écart, qui est actuellement de 1,8 % pour les travailleuses et travailleurs du groupe 1 (commis des postes) et de 4,5 % pour le groupe 2.

Réponse de la direction

Postes Canada ne nous a remis aucune contre-proposition. Au lieu de cela, elle attaque l'intégrité du leadership du Syndicat.

Malgré le fait que le Syndicat lui a expliqué que, selon lui, il a le droit légal de négocier les taux de cotisation au régime de retraite, Postes Canada nous accuse de tenter de la rouler. Elle a déclaré que notre proposition n'était que du vent. Quand nous lui avons demandé si, dans le cas où elle aurait raison et qu'il y aurait un obstacle légal, elle accepterait de faire des démarches auprès du gouvernement pour demander un changement à la loi, elle a refusé de nous répondre. Elle a balayé du revers de la main notre proposition relative aux salaires.

Coup de publicité ou négociations ?

La direction n'a toujours pas présenté de contre-proposition. Compte tenu de l'agressivité dont elle fait preuve lors des réunions de négociation, il se pourrait qu'elle soit en train de préparer un nouveau coup de publicité au lieu de négociations réelles. Nous verrons bien.

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Postes Canada et ses employés
ne sont pas un «coût»

Défendons la revendication légitime des travailleurs des postes à des salaires,
des avantages sociaux, des pensions et des conditions de travail satisfaisantes pour
un service postal public de qualité, au service de la population et de l'économie.

Il faut rejeter d'entrée de jeu le mensonge que Postes Canada et ses employés sont un « coût ». Le service postal et ses employés ajoutent une valeur immense à l'économie, sans laquelle le niveau de vie actuel serait impossible.

Les employés ajoutent de la valeur à l'économie par leur travail à déplacer le courrier d'un point A à un point B. Leurs réclamations en salaires, avantages sociaux, pensions et conditions de travail ne sont pas un coût, car elles sont faites à la valeur qu'ils ajoutent par leur travail. Contrairement à ce que laissent croire les divagations des directeurs de la société d'État et du gouvernement Harper, les salaires, les avantages sociaux, les pensions et les conditions de travail des employés de la poste ne coûtent rien à la compagnie ou à l'économie. Ce sont des réclamations légitimes à la valeur qu'ils produisent.

De plus, une définition moderne des salaires veut que le niveau de réclamation des travailleurs à la richesse qu'ils produisent devrait être fixé à l'issu d'une discussion et d'une analyse par l'ensemble des travailleurs en fonction de ce qui est nécessaire pour assurer un niveau de vie correspondant à la tâche qu'ils accomplissent, et des conditions de travail normatives et sécuritaires. La chose ne doit pas être décidée par des directeurs et des ministres ayant des salaires bien supérieurs à ceux des travailleurs et qui font un travail qualitativement différent. La tâche des directeurs et administrateurs est de voir au bon fonctionnement des opérations et non pas de dicter aux travailleurs ce qu'ils peuvent réclamer à la valeur qu'ils produisent ou de décider ce qui constitue des conditions de travail normatives et sécuritaires.


À la Journée d'action des travailleurs des postes le 11 mai 2011

Il faut rejeter la vieille définition qui considère le salaire comme un coût pour l'économie et qu'il doit être fixé par ceux qui occupent une position d'autorité et de privilège. Cette vieille définition réduit les travailleurs à des esclaves salariés sans droits.

La source de la valeur

La vieille définition du salaire ne reconnaît pas que la source de toute valeur est le temps de travail utilisé dans la transformation des richesses abondantes de la Terre Mère. Le transport du matériel d'un point A à un point B est un aspect nécessaire de la production de la valeur, que cela se fasse à l'intérieur de l'usine, d'une entreprise à une autre, d'un domicile à un autre.

Ce n'est pas la faute des travailleurs si la valeur qu'ils créent en déplaçant le matériel doit être réalisée en argent, cela est dû à la nature du capitalisme. Les entreprises et les particuliers achètent la valeur que les travailleurs créent. La nouvelle valeur ajoutée est combinée à la valeur existante des machines, des camions et des autres éléments nécessaires à la production. La valeur totale calculée et ajustée suivant une formule moderne de détermination des prix est appelée prix de production. La formule pour déterminer le prix de la livraison d'un paquet, d'une lettre ou d'autres objets tient compte de la quantité de valeur ajoutée existante (le coût de l'essence, de l'électricité, l'usure des machines, etc.), des réclamations des travailleurs et des gouvernements à la valeur nouvellement ajoutée et du profit moyen pour capital investi, qui est aussi réclamé à la valeur nouvellement ajoutée. La valeur créée à une étape précédente qui est consommée dans le cours de la création de la valeur nouvelle (essence, etc.) équivaut à ce qu'on doit appeler à proprement parler le coût de production. La valeur réalisée du coût de production (dans la valeur nouvellement ajoutée) remplace la somme que l'entreprise a dépensée pour certains coûts de production (électricité, machines, etc.)

Le coût de production équivaut environ à la valeur en argent du temps de travail inclus dans les matériaux consommés.

La somme des salaires, des impôts et des profits équivaut environ à la valeur en argent du temps de travail des employés du service postal, qui est la valeur qu'ils ajoutent à l'économie.

L'achat ou la « réalisation » par les frais d'affranchissement postal de la valeur produite par les travailleurs plus les coûts de production, transforment en argent la valeur d'usage que représente le transport ; la valeur argent est ensuite divisée en réclamations des travailleurs, réclamations des gouvernements, réclamations des propriétaires de la dette, et réclamations de l'entreprise pour les dépenses que représentent l'immeuble, les machines, l'essence, l'électricité, etc.

Dans une entreprise privée, à profit, il y a une réclamation additionnelle : celle des actionnaires qui réclament un retour sur investissement. En ce moment, le gouvernement réclame une certaine partie de ce profit et le reste est réclamé par les entreprises qui profitent d'un taux réduit de frais d'affranchissement.

Un des problèmes de tous les temps à Postes Canada est que plus une entreprise est grande, moins elle paye de frais d'affranchissement. C'est ainsi que les grandes entreprises font une réclamation indirecte à la valeur produite par les travailleurs des postes sans pour autant être actionnaires ou autrement liées à l'entreprise. Certaines entreprises privilégiées paient moins que le prix de production. On a soutenu dans le passé que cela était nécessaire pour stimuler la croissance dans certains secteurs de l'économie, comme dans le secteur manufacturier, et que cela contribuait à l'édification nationale. C'est une pratique qui pourrait servir à bénéficier à l'économie si on l'applique en défendant le droit public plutôt qu'en capitulant devant le droit de monopole. L'important est d'être conscient de l'utilisation qui est faite de la valeur produite par les travailleurs des postes et d'en faire un acte politique de décider si cela sert le droit public que de soutenir certaines industries, certaines régions et certains groupes de personnes ayant besoin d'une aide particulière, ou si cela sert le droit de monopole et la domination de l'économie par les monopoles mondiaux.

Le prix de production et la privatisation

La valeur d'échange d'une valeur d'usage, comme la valeur d'une lettre livrée, est déterminée par son prix de production, qui est essentiellement la valeur en argent de tout le temps de travail requis pour livrer la lettre calculée suivant une formule scientifique. Le Canada est un grand pays avec des populations régionales éloignées et une importante variation du prix de production du service postal, si l'on compare par exemple ce qu'il en coûte de livrer un courrier de Montréal à Toronto et de Saskatoon à Halifax. L'établissement d'un même tarif moyen pour tous les prix de production a été un important élément de l'édification nationale. La privatisation et la concentration sur les régions où le prix de production est le moins élevé pour accroître le taux de rendement sur l'investissement auraient pour effet d'augmenter le prix de production pour les régions extérieures aux principaux centres urbains. Cela ferait un grave tort à la société, en plus d'introduire un autre groupe de revendicateurs de la valeur ajoutée, c'est-à-dire les actionnaires. La privatisation et l'abandon des secteurs les plus profitables à l'entreprise privée renforceraient la tendance au développement inégal à l'échelle du pays.

La création de Postes Canada comme entreprise publique fut une décision politique prise dans le contexte de la défense du Canada contre le continentalisme et la domination par l'empire américain. En plus de la perte de certains aspects du service postal qui génèrent les taux de profit les plus élevés, qui permettent en ce moment de compenser pour les secteurs qui génèrent des taux inférieurs, la propriété privée de certaines parties du service postal, comme les grandes entreprises privées de la messagerie, crée un autre facteur qui milite contre l'édification nationale et en faveur de l'annexion à l'empire américain. Les entreprises postales privées, dont la majorité ont leur siège social aux États-Unis, transfèrent entièrement le prix de production du transport de la valeur au consommateur et réclament une partie de la valeur ajoutée à titre de profits. Dans l'ensemble de l'économie, cela a pour effet de retirer une valeur des secteurs comme l'industrie manufacturière et les services publics, qui ont besoin de valeur pour élargir la reproduction et qui dans le passé avaient droit à des tarifs postaux réduits comme geste politique contribuant à l'édification nationale. La logique néolibérale de Stephen Harper est que les monopoles privés les plus puissants devraient dominer et profiter de tous les aspects de l'économie, sans égard aux conséquences pour la nation et la protection contre l'annexion à l'empire américain. Selon cette logique, l'intervention du gouvernement dans l'économie est justifiable seulement dans des circonstances exceptionnelles pour sauver les monopoles de la crise à l'aide de fonds publics ou pour défendre le droit de monopole par des lois qui supplantent le droit public, comme des injonctions contre les travailleurs ou l'expropriation de propriété pour le compte d'un monopole privé.

Les néolibéraux insistent pour dire que la réclamation additionnelle à la valeur ajoutée produite par les travailleurs des postes, qu'entraîne la privatisation des services, peut être compensée par une réduction des réclamations des employés des postes ; sinon le prix de production et le prix du marché doivent être ajustés à la hausse et la qualité du produit doit être réduite.

Une des raisons pour lesquelles les administrateurs du service postal et le gouvernement Harper exigent des concessions des employés est qu'ils veulent bien engraisser la Société des Postes en vue de la privatisation de ses composantes. La logique néolibérale en ce qui concerne la privatisation des services publics est que le droit des monopoles privés a préséance sur le droit public et l'édification nationale, et que les monopoles privés ont le droit de réclamer la valeur produite par les vrais producteurs, ceux qui travaillent et qui créent la valeur ou offrent les services. Pour maintenir la qualité du service public une fois privatisé, la nouvelle réclamation à la valeur ajoutée doit être compensée par une diminution de la réclamation des travailleurs. Il faut rejeter la logique néolibérale de la privatisation des services publics. Il faut rejeter le mensonge que les réclamations des travailleurs sont un « coût » pour l'économie. Les vrais producteurs sont le facteur humain nécessaire de l'économie.

La logique néolibérale considère les réclamations que les travailleurs sont en droit de faire à la valeur qu'ils produisent comme un « coût » pour la grande entreprise. Plus la quantité que les travailleurs réclament à la valeur qu'ils produisent pour couvrir les salaires, les avantages sociaux, les pensions et des conditions de travail normatives est grande, moins il en reste pour les riches et leurs monopoles privés. C'est pourquoi ils aiment considérer les travailleurs comme un « coût » et essaient de répandre le mensonge que les réclamations des travailleurs sont un fardeau pour l'économie et que les travailleurs doivent faire des concessions pour profiter aux riches et à leurs monopoles. En réalité, les concessions de la classe ouvrière et la diminution de ses réclamations font du tort à l'économie à plus ou moins long terme, puisque cela veut dire que l'ensemble de la classe achète moins de produits et services et que la production et les services sont ensuite ajustés à la baisse en raison de la baisse du niveau de vie. Dans la logique néolibérale, pour compenser pour les dommages à l'économie intérieure, le Canada doit transférer la production ailleurs que dans les industries manufacturières pour la consommation intérieure et doit concentrer les efforts sur l'exportation de matières brutes et sur certaines industries manufacturières spécialisées dont les produits sont principalement voués à l'exportation. Les monopoles mondiaux ne se soucient guère que le marché national soit appauvri.

La pensée démodée des gestionnaires de Postes Canada et du gouvernement Harper sur les salaires en tant que « coûts » correspond à la politique néolibérale de réduire les réclamations des travailleurs et d'appauvrir le marché local. Le porte-parole de la société des Postes Jon Hamilton a dit le 24 mai que « la plus récente proposition du STTP aurait pour effet d'augmenter les coûts de main-d'oeuvre de Postes Canada de 1,4 milliard $ ».

En fait, les réclamations des travailleurs sont faites à la valeur qu'ils produisent en transportant le matériel d'un point A à un point B et ne sont donc pas un « coût » pour l'entreprise ou l'économie. Même avec le remplacement de certaines tâches par l'informatisation des transmissions, une économie moderne ne peut fonctionner sans des producteurs réels qui ont droit à un niveau de vie moderne pour eux et leur famille, pour vivre dans la sécurité de la naissance à la mort. Le transport de biens directement d'un fournisseur de services Internet à des clients est une réalité de la vie moderne et Postes Canada est la mieux placée pour faire profiter l'ensemble de l'économie et de la nation de ce progrès, plutôt que de laisser des monopoles mondiaux accaparer la valeur et la retirer de l'économie canadienne, appauvrissant ainsi le marché national.

Dans une économie moderne dominée par des monopoles privés, où la manipulation des prix du marché peut causer de sérieux problèmes, le prix de production de la livraison du matériel est une affaire politique. Le prix de production du marché doit être décidé publiquement et dans la transparence, suivant une formule moderne qui sert l'édification nationale plutôt que le droit de monopole. La façon de réaliser la valeur créée par les travailleurs des postes et à quel prix du marché, est une décision politique, tout comme l'est le partage de la valeur réalisée. La réalité de la vie moderne exige que les travailleurs soient politiques, individuellement, dans leurs collectifs et tous ensemble, en tant que puissante Opposition ouvrière ayant un pouvoir réel de défendre leurs droits et les droits de tous.

Postes Canada est un service public essentiel qui contribue à cimenter la nation et son économie en un tout. Le tout est plus fort que l'ensemble de ses parties, surtout quand les parties sont arrachées au tout et de l'une à l'autre par la privatisation. Les services et la main-d'oeuvre actuels de Postes Canada sont un avoir national précieux qu'il faut défendre et développer ; cela amène une plus grande valeur à l'économie. Le gouvernement Harper et les directeurs du service postal font preuve d'irresponsabilité sociale lorsqu'ils attaquent Postes Canada et ses employés avec des demandes de concessions et avec la privatisation. Par contraste, l'offre globale du STTP est socialement responsable, tout comme sa proposition d'étendre les opérations pour également faire de Postes Canada une entreprise financière publique. La résistance aux concessions et les propositions responsables pour renforcer le service postal public sont d'excellentes façons de renforcer l'édification nationale, de remédier aux effets persistants de la crise économique de 2008, de repousser une nouvelle crise et de faire de protéger le Canada contre les visées annexionnistes de l'empire américain.

Le service postal, en tant que centre de transport de matériel, devrait être une plaque tournante pour les transactions financières publiques, les interactions culturelles et sociales, surtout dans les plus petits centres. Au Canada, la sécurisation des réclamations des travailleurs des postes à la valeur qu'ils produisent et l'expansion du service pour inclure les secteurs financiers et autres sont une façon efficace de servir les besoins de la population et de la société. Un service postal public et fort fait contrepoids aux crises économiques et au pouvoir et au privilège de la minorité riche et ses monopoles privés, qui dans leur recherche étroite de richesse privée abusent du droit public et détournent la valeur des besoins de la population, de l'économie et de l'intérêt général de la société.

L'ensemble des Canadiens doivent faire leur la lutte des travailleurs des Postes pour défendre les droits de tous leurs membres, y compris les retraités et la nouvelle génération qui arrive sur le marché du travail, et pour améliorer la qualité du service postal.

Défendons les travailleurs des postes et le service postal canadien !

Exigeons que les directeurs de Postes Canada et le gouvernement Harper cessent leurs attaques irresponsables contre les vrais producteurs, contre l'économie et contre l'édification nationale. Ils doivent accepter l'offre globale du STTP comme proposition de règlement du conflit et se mettre à la tâche d'élargir le service postal plutôt que de le démanteler.

Les travailleurs ne sont pas un coût de production !

Les travailleurs produisent la valeur. Leur réclamation à la valeur qu'ils produisent est légitime et nécessaire pour le bien de l'économie et de la nation et doit être respectée.

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Bulletin du 9 juin 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca