Le besoin d'action avec analyse
pour bâtir l'Opposition ouvrière
Avec l'élection d'un gouvernement conservateur
majoritaire le 2 mai dernier, les travailleurs et le peuple
s'inquiètent naturellement de ce qui va suivre.
Ils craignent qu'avec leur majorité les conservateurs vont
maintenant poursuivre à fond de train les éléments
des politiques antisociales, antinationales et pro-guerre de la
classe dominante qu'ils représentent et qu'ils n'ont pas pu
avancer en situation minoritaire.
Il n'est donc pas surprenant que les médias
monopolisés présentent les plans du gouvernement de telle
façon à répandre le pessimisme parmi les
travailleurs.
Ils
brandissent le spectre d'une offensive débridée et
créent un sens d'inévitabilité, de
désespoir et de passivité. Andrew Coyne, de la revue Maclean's,
présente
cette
perspective
dans
les
termes
suivants :
« La
voie
est
ouverte
pour
que les conservateurs haussent la barre idéologique
de
plusieurs crans. Personne n'a voté pour une
révolution, mais une progression continue vers les politiques
conservatrices n'est pas nécessairement quelque chose
d'alarmant. » Le Globe and Mail écrit
pour sa part : « Pour le ministre Clement, c'est un
engagement à couper. La nouvelle tâche de Tony Clement est
de trouver 4 milliards $ à
couper. »
Ces tentatives de détourner l'attention des plans
réels de ce gouvernement ont leur écho dans l'emballement
généré à propos du « geste
spectaculaire » de
la jeune page du Sénat durant la lecture du discours du
Trône.
Parlant de la façon dont les travailleurs doivent
affronter le gouvernement Harper, le Parti marxiste-léniniste du
Canada déclarait au lendemain des élections :
« L'élection du gouvernement majoritaire de Stephen
Harper, avec 166 sièges, et la nouvelle configuration du
parlement avec une Opposition officielle formée
par le Nouveau Parti démocratique et ses 103 sièges,
posent un nouveau défi pour les travailleurs. Ceux-ci doivent
analyser la situation et voir comment occuper l'espace
qu'il y a pour le changement dans ce nouvel alignement. [...] Il n'y a
pas de raison d'être pessimiste, car pour les travailleurs ce
serait abdiquer la responsabilité qui leur
incombe de changer la situation. »
Ayant à l'esprit les tentatives des médias
de détourner l'attention des plans réels du gouvernement,
en répandant le pessimisme d'une part et l'exaltation
injustifiée à
propos des « actions créatives » de
l'autre, LML appelle les travailleurs à demeurer
concentrés sur leur objectif. Au lieu de rester passifs ou de
recourir à des actions aventurières, ils peuvent
progresser dans leur effort pour bâtir l'Opposition
ouvrière pour défendre leurs intérêts de
manière à contribuer à la résolution
de la crise en leur faveur, plutôt qu'en faveur des riches. Ce
qu'il faut, c'est l'action avec analyse pour bâtir l'Opposition
ouvrière. Il y a une alternative ! Cela peut
se faire !

Bulletin du 9 juin 2011 • Retour à l'index • Écrivez
à: redaction@cpcml.ca
|