65e anniversaire de la victoire sur le fascisme

Le renversement du système impérialiste
est la seule garantie de la paix


30 avril 1945: Un soldat de l'Armée rouge brandit le drapeau de la victoire de l'Union soviétique
sur le Reichstag à Berlin, quelques jours avant la capitulation des forces allemandes le 9 mai 1945,
marquant la victoire décisive sur le fascisme hitélrien.
(RIA Novosti)

Le 9 mai 1945, les forces antifascistes du monde, l'Union soviétique et les communistes de tous les pays à la tête du mouvement de résistance, ont proclamé la victoire sur le nazisme hitlérien. Il y a 66 ans, en ce jour mémorable, l'Allemagne fasciste vaincue signait sa capitulation sans condition.


Un soldat soviétique fait flotter le drapeau rouge de la victoire
le 2 février 1943 après la capitulation de l'Allemagne
à la Bataille de Stalingrad.
(Stalingrad.info)

Le tournant de la guerre a été la victoire historique de l'Union soviétique à Stalingrad le 2 février 1943, avec l'encerclement et la capitulation de 300 000 soldats des armées allemandes. Cette défaite de la Wehrmacht, suivie de la victoire décisive de l'Armée rouge à Koursk le 23 août 1943, a marqué le début de la puissante contre-offensive qui a repoussé les armées de l'Allemagne hitlérienne jusqu'à Berlin et scellé la défaite du IIIe Reich.

Cette contre-offensive a été appuyée par le débarquement du 6 juin 1944 (le Jour J) des forces alliées en Normandie, ce qui obligea l'Allemagne à une guerre sur deux fronts. Incapables de résister aux coups conjugués de l'Armée rouge et des forces alliées, les troupes nazies cèdent bientôt, sont chassées de leur tanière et doivent capituler sans condition.

Aussitôt Hitler anéanti dans Berlin, et sans donner un instant de répit aux peuples et le temps de célébrer leurs exploits héroïques dans la guerre antifasciste, les puissances impérialistes « occidentales » menés par les États-Unis ont déclanché leur guerre froide pour « endiguer le communisme ». Cette campagne pour attaquer et étouffer les droits démocratiques des peuples visait et vise encore directement à contrer le déferlement du changement progressiste dans le monde. Elle se poursuit encore aujourd'hui et l'anticommunisme demeure à ce jour sa motivation première. Pour en citer quelques exemples : la formation et l'expansion continuelle de l'OTAN, le maccarthysme, l'invasion et l'occupation de la Corée, du Viet Nam, de l'Irak et de l'Afghanistan, l'armement et le financement du régime fasciste de Suharto en Indonésie, les opérations clandestines et moins clandestines et les coups d'État en Amérique latine et ainsi de suite. La période écoulée depuis la Deuxième Guerre mondiale n'a pas été une période de « paix », contrairement à ce que prétendent les impérialistes, mais une période de luttes à la mort entre le progrès et la régression partout dans le monde, entre les exploités du monde, avec la classe ouvrière à leur tête, et les exploiteurs avec la bourgeoisie impérialiste à leur tête.

Dans leur lutte contre tout ce qui est progressiste, les impérialistes américains et leurs laquais falsifient délibérément l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Aujourd'hui, ils veulent faire croire que l'Armée rouge de l'époque était semblable à l'armée hitlérienne, que les armées populaires et communistes tuaient des civils et fusillaient les prisonniers. Ce sont les accusations de Goebbels et des nazis. Sans relâche, les impérialistes répètent toutes les vieilles accusations fascistes contre le communisme et surtout contre Staline, l'architecte de la victoire de l'Union soviétique et des peuples sur le fascisme. Les accusations les plus extravagantes sont lancées, que Hitler et Staline étaient « pareils » et que « les deux portent la responsabilité de la Deuxième Guerre mondiale » alors que ce sont les États fascistes de connivence avec les Anglo-Américains et les Français qui sont responsables du déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale tandis que l'Union soviétique a cherché à arrêter la guerre dès le début, et y est parvenue.

Quel est l'objectif de ces falsifications ? Elles ne visent pas simplement à discréditer les ennemis de l'impérialisme après coups, car l'histoire ne peut pas être réécrite de cette façon. Non, l'objectif est de nourrir et encourager les forces fascistes actuellement à l'oeuvre, de les soutenir et de les mobiliser contre les peuples dans le présent. Les impérialistes présentent au monde une invention de toute pièce appelée « le stalinisme » et cherchent à assimiler la caricature à son contraire, le fascisme. Dans les faits, tout ce qu'ils attribuent à tort à Staline et à son oeuvre est exactement ce qu'ils font eux-mêmes depuis la victoire de la Grande Révolution socialiste d'Octobre de 1917 et le début du projet d'édification nationale soviétique mené par la classe ouvrière, pour se débarrasser de ses exploiteurs et ouvrir la voie à l'émancipation des travailleurs et opprimés du monde.

La vérité est que les dirigeants américains n'ont jamais accepté la victoire de l'Armée rouge à Stalingrad ni l'anéantissement de la Wehrmacht et de sa mythique invincibilité. L'élite dominante américaine souhaitait que l'Allemagne nazie détruise l'Union soviétique. Elle nourrissait ce rêve depuis même avant la création de l'Union soviétique. En 1918, les États-Unis et 13 autres pays avaient entrepris d'envahir la nouvelle Russie soviétique dans l'espoir de la détruire avant que les ouvriers et paysans révolutionnaires n'aient la possibilité de consolider leur projet d'édification nationale. Pendant que les « artisans de la paix » étaient réunis à Paris en 1919, des dizaines de milliers de soldats alliés menaient une guerre non déclarée contre la Russie socialiste et les ouvriers et paysans révolutionnaires de 14 autres pays qui allaient former une Union des républiques socialistes soviétiques affranchie de l'exploitation et de la guerre impérialistes.

Après la Première Guerre mondiale, la classe dominante des États-Unis adopta comme politique d'exploiter les contradictions entre les puissances impérialistes d'Europe pour servir ses plans d'empire et profiter des revers de pays comme la France et la Grande-Bretagne. Avec l'arrivée au pouvoir du Parti nazi en 1933, les États-Unis virent en l'Allemagne nazie une arme pour terroriser et dominer l'Europe et détruire l'Union soviétique socialiste. De puissants monopoles américains comme Ford investirent des millions de dollars pour renforcer l'appareil militaire allemand en préparation pour les invasions et la guerre que l'Allemagne allait déclencher. Pendant que les nazis s'affairaient à éliminer brutalement toute opposition en Allemagne et à militariser la vie sous tous ses aspects, la Grande-Bretagne et la France poursuivaient une politique d'apaisement et de capitulation envers le fascisme et, comme les États-Unis, incitèrent l'Allemagne à marcher vers l'Est.

Tous les efforts de l'Union soviétique pour freiner l'élan de l'Allemagne en signant un pacte d'assistance mutuelle avec la Grande- Bretagne et la France échouèrent. Celles-ci acceptèrent passivement l'invasion et l'annexion de l'Autriche par la Wehrmacht en mars 1938, ce qui prépara le terrain à la signature de l'infâme Traité de Munich six mois plus tard, en septembre, donnant à l'Allemagne le champ libre pour occuper une importante région industrialisée de la Tchécoslovaquie, consolider son armée et accélérer ses préparatifs de guerre. La conciliation avec le fascisme à Munich scella le sort des peuples d'Europe car elle donnait feu vert à Hitler pour envahir d'autres pays sans opposition unie. Laissée seule, l'Union soviétique se prépara du mieux qu'elle put à l'inévitable attaque des nazis. Et comme cela était prévisible, 22 mois plus tard, le 22 juin 1941, l'armée hitlérienne envahissait l'Union soviétique sur un front de 2 900 km avec plus de 4,5 millions de soldats, 600 000 chars et blindés, 750 000 chevaux et des milliers d'avions. Cette invasion barbare qui visait à écraser le projet d'édification nationale de la classe ouvrière et de la paysannerie soviétiques, à annexer leur territoire, à s'emparer de leurs moyens de production et matières premières et à les asservir aux monopoles allemands, fut la plus grande offensive militaire de l'histoire. Mais la résistance des peuples soviétiques sous la direction de Staline et du Parti communiste vint à bout de l'agresseur nazi. Cinquante millions de personnes ont été tuées et 35 millions gravement blessées durant la Guerre antifasciste et ce sont les peuples de l'Union soviétique qui subirent le gros des pertes.

Quelle est la leçon principale de la Deuxième Guerre mondiale ?

Dans Les causes et les leçons de la Deuxième Guerre mondiale, Hardial Bains écrit : « En conclusion, il importe de bien comprendre que toute cette propagande au sujet de la Deuxième Guerre mondiale vise un but bien précis. Ce but est d'encourager le fascisme. Les travailleurs ne doivent pas prendre à la légère cette propagande, ils ne doivent pas rester les bras croisés, car son objectif fondamental est d'organiser un mouvement fasciste, de justifier l'agression fasciste. Si la bourgeoisie anglo-américaine y parvient, cela se traduira par un grand malheur pour les peuples du monde, aussi grand que celui causé par la politique anglo- américaine avant la Deuxième Guerre mondiale. Une répétition de cette politique conduira à une troisième guerre mondiale. Notre Parti affirme ouvertement qu'il faut s'engager sur la voie de la révolution. Notre Parti en appellera au renversement de tout gouvernement qui participe à une guerre impérialiste et agressive. Nous avons le droit de le faire si nous voulons épargner au peuple les horreurs d'une guerre catastrophique. Vouloir épargner au peuple les horreurs d'une guerre inter-impérialiste fait partie de la tradition du mouvement démocratique moderne, de la lutte pour les droits et libertés du peuple. Le mouvement nous confère cette position. [...] Le renversement du système impérialiste est la seule garantie de paix. Il n'y a pas d'autre moyen d'établir une paix durable. Telle est la leçon de la Deuxième Guerre mondiale. » (Bains, Hardial, Les causes et les leçons de la Deuxième Guerre mondiale. Toronto : Institut MELS, 1990)

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À titre d'information

La Grande Guerre patriotique de l'Union soviétique

La Grande Guerre patriotique de l'Union soviétique (1941-1945) est le nom donné à la guerre contre l'Allemagne nazie et ses alliées européens durant la Deuxième Guerre mondiale.

Cette guerre éclata le 22 juin 1941 lorsque l'Allemagne, revenant sur le pacte de non-agression entre les deux pays, déclencha une guerre-éclair contre l'Union soviétique.

En peu de temps, les troupes allemandes et celles de la Finlande, de la Roumanie, de la Hongrie, de l'Italie, de la Slovaquie et de la Croatie occupèrent tout le territoire de la Lituanie, la majeure partie du territoire de la Lettonie et une grande partie de la Biélorussie et de l'Ukraine.

En octobre 1941, l'Allemagne lança une offensive furieuse contre Moscou dans l'espoir de remporter la guerre avant l'hiver.

Mais l'Armée rouge lui opposa une résistance héroïque. Elle anéantit une bonne partie des forces nazies et remporta la bataille en janvier 1942.


La bataille de Stalingrad : les forces soviétiques au combat

(RIA Novosti)

Le 19 novembre 1942, les forces soviétiques lancèrent une contre-offensive contre les troupes allemandes à Stalingrad. Le 2 février 1943, l'Armée rouge éliminait les dernières forces allemandes coincées et assiégées à Stalingrad. La défaite des nazis à la bataille de Stalingrad marque la défaite de l'offensive allemande contre l'Union soviétique et est le tournant véritable de la guerre contre l'Allemagne nazie.

Après la victoire de Stalingrad, l'armée soviétique libéra la majeure partie du territoire de l'Ukraine et la totalité du territoire russe et biélorusse en 1943.

La victoire contre l'armée nazie à Kursk, en Russie, en août 1943, enleva à l'Allemagne toute capacité de déclencher d'autres attaques stratégiques.

En 1944, les soviétiques lancèrent une contre-offensive pour libérer de l'Allemagne le reste de la Biélorussie et l'Ukraine, la majeure partie des États baltes et l'est de la Pologne.

En août 1944, les troupes soviétiques étaient en Allemagne. À la mi-avril 1945, l'armée soviétique lança son dernier assaut et assiégea Berlin le 21 avril.

Le 2 mai 1945, les troupes soviétiques prirent Berlin. Le 8 mai, l'Allemagne nazie capitula sans condition.


La bataille de Berlin : à gauche : les forces soviétiques au combat. À droite : célébration à la porte de Brandebourg le 2 mai 1945 après la capitulation des nazis dans cette ville. (Ria Novosti)

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Bulletin du 25 mai 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca