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Cuba
Les réformes économiques
Renforcer la base économique
pour assurer le développement

Le 6 mai à Windsor
Le 6 mai, l'Association d'amitié Canada-Cuba
de Windsor a tenu une rencontre publique sur le socialisme dans le Cuba
du XXIe
siècle avec la participation de Jorge Soberon, consul
général du consulat de Toronto. L'événement
était organisé dans le cadre du
Mayworks Project à Windsor, et a attiré un auditoire
diversifié composé de travailleurs, étudiants,
artistes, journalistes et membres
du mouvement de solidarité avec Cuba. La rencontre se tenait
chez Artcité, le centre des artistes de Windsor, un important
pivot du
Mayworks Project.
Revoyant la longue histoire des relations entre le
Canada et Cuba, le professeur Howard Pawley, ancien premier ministre du
Manitoba
et membre fondateur de CCFA-Windsor, a souhaité la bienvenue
à M. Soberon. Il a expliqué qu'il s'était
engagé dans la solidarité avec
Cuba dans les années 60 et qu'il en est très fier. Il a
souligné le grand appui qui existe pour Cuba au Canada, donnant
comme exemple
concret les plus de 900 000 Canadiens qui ont visité Cuba l'an
dernier.
Dans sa
présentation, M. Soberon a placé les changements
économiques à Cuba dans le contexte du travail pour
renforcer le socialisme
dans la réalité du XXIe siècle. Il a
commencé par expliquer clairement que les changements font
partie d'un processus interne de
renouveau et de développement, et ne sont pas le résultat
de pressions externes. Il a mis en lumière les
réalisations de Cuba en ce qui
a trait au niveau de vie général de la population, ce qui
comprend l'éducation, la santé et la culture.
Il a ensuite expliqué que malgré ces
aspects positifs, le peuple cubain, comme les peuples du reste du
monde, fait face à des défis.
Les trois principaux défis pour Cuba en ce moment sont les
effets des changements climatiques (les ouragans et autres catastrophes
naturelles), le blocus étasunien, qui a causé des
centaines de milliards de dollars de dommages à
l'économie cubaine, et la crise
financière mondiale. Ces facteurs ont amené le
gouvernement cubain à étendre la base économique
du pays en donnant des permis à de
petites entreprises, en développant l'investissement
étranger et la coopération étrangère et en
favorisant l'expansion du secteur du
tourisme. Le transfert de l'emploi du secteur d'État vers
d'autres secteurs permettra d'avoir une plus grande capacité de
production,
a-t-il expliqué.
En ce qui concerne les relations internationales, il a
souligné la croissance de l'Alliance bolivarienne pour les
Amériques et le
commonwealth des Amériques qui doit être lancé
bientôt. Lorsqu'on lui a demandé comment assurer que
l'investissement serve le pays, et
non un petit groupe de personnes, le consul général a
expliqué que la concentration de la propriété
privée n'est pas permise, et a
souligné que ces changements sont là pour assurer que
l'investissement étranger amène au pays : 1) la
technologie, 2) le capital,
3) l'accès à des marchés. L'investissement
étranger doit bénéficier à
l'économie cubaine pour qu'on le permette. Il a cité
l'exemple du
secteur de la transformation des aliments en répondant à
une autre question à propos de la souveraineté
alimentaire. Il a expliqué que
Cuba a augmenté sa production alimentaire grâce à
l'utilisation de l'agriculture urbaine et suburbaine. Il y a encore du
potentiel dans
ce secteur. Cependant, a-t-il ajouté, sans une capacité
de transformation, le plein rendement de la production peut être
gaspillé. Dans
ce domaine on explore la possibilité d'investissements
étrangers et la technologie. Cet dans cette optique qu'est
encouragé
l'investissement étranger, d'un point de vue stratégique
et
à long terme, pour d'accroître la capacité de
l'économie cubaine à suffire à
ses besoins et à pouvoir aux besoins de sa population.
M. Soberon a terminé sa présentation en
soulignant que lorsque le gouvernement des États-Unis sous
George W. Bush a mis sur pied
un « gouvernement de transition » à Cuba,
le peuple cubain lui a donné la réponse
méritée. Il a tenu un référendum dans
lequel
il a déclaré la nature irrévocable du
caractère socialiste de la Révolution cubaine, et a
établi le droit du peuple cubain de stopper
toute tentative de régresser vers la soumission, pouvant aller
jusqu'à l'utilisation de la force armée.

Réponse aux nouvelles tentatives
de saper la Révolution cubaine
Fabriquer des prétextes
- Éditorial de Granma
international, 17 mai 2011 -
La Révolution cubaine a fait l'objet de centaines
de campagnes de désinformation, généralement
orchestrées par le gouvernement des
États-Unis, avec la complicité d'alliés
européens et le concours de puissants groupes
d'intérêts qui contrôlent le système
médiatique,
mais qui n'ont pas réussi à détourner les Cubains
de leurs idéaux d'indépendance et de leur
dévouement à la cause du socialisme, ni à
induire en erreur les peuples de la planète qui, malgré
tout, découvrent grâce à leur sagesse et leur
instinct où se trouve la vérité.
Ces campagnes sans aucune retenue politique ou éthique se
heurtent à la force morale de Cuba, et ne font que salir leurs
auteurs.
La plus récente de ces machinations, à
laquelle se sont prêtés leurs
« multilauréats » informateurs, s'est
dégonflée en
72 heures. Les politiciens menteurs, les médias qui ont
calomnié pour des raisons politiques, ainsi que les journalistes
qui ont
couvert des faits qui n'ont jamais existé sans même avoir
pris la peine de confirmer la moindre information, ne devraient pas
rester
impunis. Ils devraient au moins reconnaître leur erreur et
demander des excuses à la famille, dont ils n'ont pas
respecté le deuil.
Curieusement, ils ne disent mot devant le million de
civils morts en Irak et en Afghanistan, qu'ils considèrent comme
des
« dommages collatéraux », ni devant les
exécutions extrajudiciaires perpétrées par les
drones dans des pays souverains.
Ils gardent un silence prudent devant le recours
à la torture, devant l'existence de prisons étasuniennes
secrètes en Europe, et
empêchent les enquêtes sur les crimes qui sont commis
à Abou Graib et dans la base navale de Guantanamo, portion du
territoire cubain
occupé par l'armée yankee, et sur les vols secrets de la
CIA avec à bord des personnes enlevées dans d'autres pays.
Ils ne semblent ressentir aucune émotion devant
la manière brutale dont les gouvernements font peser sur les
plus pauvres et les
émigrés les conséquences de la crise
économique. Ils regardent ailleurs lorsque les chômeurs et
les étudiants de ces sociétés opulentes
sont réprimés avec une violence inouïe.
Cependant, ils sont à l'affût de
prétextes pour dénigrer Cuba et, faute de
prétextes, ils les fabriquent.
Faisant preuve d'une effronterie incroyable, ils ont
tout fait pour transformer une pancréatite en un assassinat
politique ;
une détention policière justifiée de moins de
trois heures pour trouble de l'ordre public – sans le moindre recours
à la force
– en un passage à tabac mortel ; quelqu'un ayant des
antécédents délictueux – condamné à
deux ans de réclusion pour
délit de droit commun – en un dissident politique victime d'une
longue peine.
Le peuple fait siennes les protestations de la famille,
offensée dans sa douleur, ainsi que l'indignation des
médecins que l'on a
pratiquement accusés de complicité dans un homicide. Le
monde connaît les nombreux exemples de la vocation humaniste de
nos médecins,
qui n'ont pas ménagé leurs efforts et au risque de leurs
propres vies ont prêté leurs services sur tous les
continents.
Le législateur Dabid Rivera,
célèbre pour ses scandales de corruption
électorale et pour ses campagnes extrémistes en faveur de
la
suppression du droit des ressortissants cubains à voyager dans
leur pays – il a récemment accusé le président
James Carter d'être
un « agent cubain » – a affirmé sous
serment devant le Congrès des États-Unis que le citoyen
cubain décédé avait été
« assassiné à coups de matraque en plein
milieu du Parc Vidal de Villa Clara, dimanche dernier ».
Il n'a même pas pris la peine de vérifier
que même les personnes les plus malintentionnées
reconnaissent que cette personne était
dans ce parc, avant et après sa brève arrestation, le
jeudi 5 mai, et non pas le dimanche, car il avait
été hospitalisé. Le fait
qu'ils mentent n'est pas une surprise en soi, mais il faut avouer que
ce mensonge est dur à faire passer...
Un monsieur nommé Salafranca, europarlementaire
du Parti populaire (PP) aux nombreux mérites anticubains et
proyankees, qui affirme
que les vols secrets de la CIA n'apportent aucune information
supplémentaire et préfère fermer les yeux afin de
s'abstenir de toute
condamnation, a déclaré devant le Parlement
européen que la personne « est
décédée des suites de sa détention et d'un
tabassage
par la police cubaine ».
Le quotidien espagnol El País, qui
appartient au groupe Prisa, suite à une manoeuvre ourdie par le
PP, a publié un article
sous le titre « Un dissident tabassé à mort
par la police cubaine ». L'agence de presse ABC,
réputée pour s'être mise au
service des causes les plus sombres, titrait quant à elle :
« Un opposant cubain mort à la suite de coups
donnés par la
police castriste ». Peu leur importe confirmer la
véracité des faits, et ils ne prennent même pas la
peine de dissimuler leur
collusion avec des titres différents.
Ce qui est insolite, c'est que le président Barak
Obama en personne, à Miami, en réponse à une
question tendancieuse de la chaîne
Univision – même s'il a admis ne pas avoir tous les
détails – s'est également prononcé sur les
événements du Parc Vidal qui
n'ont jamais eu lieu.
Il est curieux qu'Obama, toujours très
occupé, puisse avoir en mémoire l'affaire d'une personne
détenue dans un parc cubain, dans
lequel cette personne a pu retourner quelque moment plus tard.
Cependant, le président n'a rien dit et ne se souvient
probablement plus
du visage angoissé ou du récit de la fillette irakienne
Samar Hassan paru dans le New York Times le 7 mai. Les
parents de
cette fillette de cinq ans ont été tués sous ses
yeux par des soldats US sur le chemin de retour de l'hôpital,
où ils étaient allés
soigner les blessures de son petit frère.
Mais, en ce qui concerne Cuba, le pire, ce ne sont pas
les mensonges grossiers fabriqués et relayés chaque jour.
Ce qui est
impardonnable, c'est que l'on puisse censurer les grandes
vérités et l'histoire d'un peuple héroïque et
assiégé, qui a été capable de
réaliser ce que la grande majorité de l'Humanité
est considère encore comme un rêve.
Par le passé, on a tenté d'isoler Cuba ou
d'encourager des troubles pour provoquer une intervention des
États-Unis. Que veut-on
cacher derrière ces campagnes ? Dénigrer, ou quelque
chose de pire ? Les marionnettes et leurs salariés internes
aimeraient-
ils prétexter la protection des civils pour bombarder La
Havane ?
Notre peuple ne se laissera pas induire en erreur par
les contre-révolutionnaires internes qui cherchent à
créer un climat médiatique pour provoquer un conflit avec
les États-Unis, et il saura
répondre sereinement et fermement aux actions de ces mercenaires.
Les arguments de la Révolution cubaine ne
sauraient être fabriqués, comme le sont les mensonges de
nos ennemis. Nos arguments se
construisent avec la dignité et l'intégrité de
notre peuple, qui a appris que la vérité est l'arme la
plus propre dont disposent les
hommes.

Note d'information
du gouvernement révolutionnaire
- 10 mai 2011 -
Ces dernières heures, une nouvelle campagne
diffamatoire est orchestrée contre la Révolution.
À cette occasion, devant la mort du citoyen Juan Wilfredo Soto
Garcia,
survenue le 8 mai dernier, des suites d'une pancréatite
aiguë, à l'hôpital provincial « Arnaldo
Milian Castro » à Santa Clara.
Des éléments
contre-révolutionnaires sans scrupules ont fabriqué le
mensonge selon lequel Soto Garcia serait mort victime d'un tabassage
par les forces de l'ordre, une
version qui a été largement amplifiée par les
médias de la désinformation impériale, notamment
en Europe et aux États-Unis, où certains porte-parole
gouvernementaux sont
même allés jusqu'à exprimer leur
préoccupation devant ces faits.
Le 6 mai, ce citoyen avait été
hospitalisé dans ce centre avec une douleur abdominale intense,
provoquée par une pancréatite aiguë.
Ultérieurement, les médecins
lui ont diagnostiqué, en plus, une décompensation
d'autres maladies comme la myocardiopathie dilatée, excès
de lipides dans le sang, diabète et hépatite chronique.
Les tests pathologiques pratiqués sur le corps
par les médecins légistes ont démontré une
mort naturelle dont la cause préliminaire avait
été « un choc multifactoriel
par défaillance multiorganique, dû à une
pancréatite », et aucun signe de violence interne ou
externe n'a été décelé.
Le citoyen Wilfredo Soto Garcia, 46 ans, avait
plusieurs antécédents délictuels dont trouble de
l'ordre, vol et coups et blessures graves pour lesquels il avait
purgé
deux ans de prison.
Ces derniers temps, il avait établi des liens
avec des contre-révolutionnaires qui l'ont utilisé pour
leurs actes de provocation. Le dernier en date a eu lieu le 5 mai
dans un parc de Santa Clara, pour trouble à l'ordre public, ce
qui lui avait valu d'être conduit à un poste de police et
relâché trois heures plus tard sans être
inculpé.
Devant le large soutien populaire aux résultats
du 6e Congrès du Parti communiste cubain (PCC) et au moment
où le peuple est engagé dans la mise en oeuvre du Projet
d'orientation adopté, les ennemis externes et internes tentent
de discréditer la réalité cubaine et de miner le
prestige international de la Révolution et sa force morale.
Comme l'a déclaré le président du
Conseil d'État et du Conseil des ministres, le
général d'armée Raul Castro Ruz, dans le Rapport
central au 6e Congrès du
PCC :
« Nous avons supporté patiemment les
campagnes implacables de discrédit en matière de droits
humains, concertées depuis les États-Unis et plusieurs
pays de
l'Union Européenne, qui nous exigent rien de plus que la
reddition inconditionnelle et le démontage immédiat de
notre régime socialiste, et ils encouragent, orientent et aident
les mercenaires internes à désobéir à la
loi. »
La Révolution Cubaine s'est toujours
défendue avec la vérité et avec la force
invincible du peuple, qui a confiance dans la puissance des
idées de justice qui l'ont rendue
possible.

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