Négociations des unités urbaines des Postes

Postes Canada présente une deuxième
«offre finale» tout aussi inacceptable


Lors de la journée d'action aux postes le 11 mai dernier

Le 25 mai, la Société canadienne des postes a présenté une « offre finale révisée » au Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes (STTP) qui est tout aussi inacceptable que l'« offre finale » présentée une semaine auparavant. La convention collective s'est échue à minuit le 24 mai. Selon le STTP, « dans son offre finale révisée, Postes Canada propose une amélioration, soit une hausse modeste de l'offre salariale antérieure. Elle revient aussi sur deux aspects de son offre précédente et abandonne quelques demandes de concessions. L'offre révisée ne tient pas compte de nombreuses revendications syndicales prioritaires. »

La société offre des hausses salariales de 1,9 %, 1,9 %, 1,9 % et 2,0 %. Pour les employées et employés du groupe 1, ces hausses représentent une augmentation de sept cents (7 ¢) l'heure sur quatre ans par rapport à l'offre patronale antérieure. Pour les employées et employés des groupes 2 et 3, elles représentent une augmentation de huit cents (8 ¢), et pour ceux du groupe 4, une augmentation de treize cents (13 ¢). »

L'offre salariale demeure toujours bien en dessous des niveaux d'inflation. Le taux d'inflation se situe présentement à 3 % et rien n'indique qu'il va ralentir dans les quatre années à venir. Cela signifie donc en pratique une baisse du salaire réel.

Dans son ensemble l'offre maintient la plupart des concessions exigées des travailleurs et ne tient aucun compte des propositions faites par le syndicat concernant l'amélioration des conditions de travail et l'amélioration du service public.

Ni le syndicat ni la société n'État n'ont jusqu'à présent déposé un avis de 72 heures pour une grève ou un lockout, comme le veulent les règlements. Le syndicat avait accepté de ne pas déposer de préavis de grève parce que Postes Canada avait annoncé qu'une « offre finale révisée » s'en venait. Selon un conseiller syndical, « l'employeur a dit que toutes les dispositions de la convention collective [échue à minuit le 24 mai] seront maintenues jusqu'à ce que le syndicat dépose un avis de 72 heures ».

Dans un communiqué émis après l'«offre finale révisée», le STTP dit demeurer résolu à obtenir un règlement négocié et qu'il ne déposera pas de préavis de 72 heures. «Toutefois, poursuit-il, l’intransigeance de Postes Canada à l’égard de ses propositions visant à réduire le taux salarial des futurs employés et employées de 22 % et à éliminer le régime actuel de congés de maladie constitue un obstacle à la réalisation d’avancées majeures.»

Notons qu'avec son offre du 17 mai, envoyée à tous les employés, Postes Canada avait inclus une lettre bourrée de menaces contre tout recours à la grève. La société d'État promettait d'annuler les congés de maladie et les vacances prévues pour les employés, même si ces congés et ces vacances ont déjà commencé. Elle mettait aussi les employés en garde qu'elle a l'intention de se servir de briseurs de grève s'ils votent pour la grève.

Dans un communiqué du 22 mai, le président du STTP Denis Lemelin affirmait : « Forts du mandat de grève de 94,5 %, nous avons avisé la direction de Postes Canada de notre opposition catégorique à l'élimination des congés de maladie et à l'imposition d'un programme d'assurance-invalidité de courte durée administré par Manuvie. Nous avons aussi informé la Société que le Syndicat rejette sa proposition visant à réduire de 22 % le taux de salaire de base des futurs employés et employées et à créer un régime d'avantages sociaux et de retraite à deux paliers pour les travailleuses et travailleurs temporaires actuels et les futurs employés et employées. »

À titre d'information :
L'« offre finale révisée » de Postes Canada

Une seule amélioration

Salaires des employées et employés actuels : Hausses salariales de 1,9 %, 1,9 %, 1,9 % et 2,0 %. Pour les employées et employés du groupe 1, ces hausses représentent une augmentation de sept cents (7 ¢) l'heure sur quatre ans par rapport à l'offre patronale antérieure. Pour les employées et employés des groupes 2 et 3, elles représentent une augmentation de huit cents (8 ¢), et pour ceux du groupe 4, une augmentation de treize cents (13 ¢). Postes Canada n'a pas répondu à la proposition syndicale sur le salaire des mécaniciennes et mécaniciens de machinerie lourde.

Offres antérieures reniées

Graphiques à colonnes : Postes Canada est revenue sur son offre d'inscrire toutes les absences, sauf celles des travailleuses et travailleurs temporaires et de relève et les congés pour fonctions syndicales aux paliers local et régional payés par la Société. Cette offre était liée à sa proposition visant à regrouper en une seule liste les employées et employés de relève qui suppléent aux congés annuels et ceux qui suppléent aux autres absences et à automatiser le système dans le SAP.

Systèmes de mesure du travail des facteurs et factrices et des CSP : Postes Canada a renoncé à sa demande visant à prévoir des délais fixes lorsqu'elle veut mettre en place de nouvelles méthodes de travail ou de nouvelles normes de temps et elle est revenue sur son offre d'éliminer la date d'expiration de l'annexe « CC ».

Propositions abandonnées

Congé d'accident du travail : Postes Canada a renoncé à sa proposition visant à réduire les prestations, qui passeraient de 100 % à 75 % du salaire brut, mais à permettre aux employées et employés d'utiliser leurs crédits de congé de maladie accumulés pour obtenir une rémunération correspondant à 100 % de leur salaire.

Postes de vente au détail bilingues : Postes Canada a renoncé à exiger que les employées et employés qui postulent les postes de vente au détail désignés bilingues soient bilingues.

Employées et employés à temps partiel dans les comptoirs de vente au détail : Postes Canada a renoncé à sa proposition visant à augmenter le pourcentage maximum de postes à temps partiel aux guichets de 10 % à 15 %.

Non-dotation des postes vacants : Postes Canada a renoncé à sa proposition visant à ne pas être tenue de doter les postes vacants si, durant l'étape d'évaluation (qui a lieu quatre mois avant un exercice de réorganisation), une réduction des postes au sein du bureau de poste est anticipée.

Reculs maintenus par la Société

Programme d'assurance-invalidité de courte durée : Aucun changement : Postes Canada maintient sa proposition visant à remplacer le régime actuel de congés de maladie payés par un programme d'assurance-invalidité de courte durée.

Salaires, avantages sociaux et régime de retraite pour les nouveaux employés et employées : Le taux de salaire de base des employées et employés embauchés après la date de signature de la convention collective dans les groupes 1 et 2 sera de 18,00 $ l'heure et il leur faudra sept ans pour atteindre le taux maximal. Les futurs employés et employées auront droit à l'IVC.

Quatre (4) semaines de congé annuel après dix (10) années de service, cinq (5) semaines de congé annuel après dix-huit (18) années de service et six (6) semaines de congé annuel après 28 années de service.

Régime de retraite à prestations déterminées avec pleine indexation, mais devront être âgés de 60 ans et compter 30 années de service pour être admissible à une retraite anticipée sans pénalité.

Sécurité d'emploi : Les employées et employés actuels auront droit à la protection du rayon de 40 km, tandis que les employées et employés embauchés après la date de signature de la convention collective devront compter cinq ans de service continu à titre d'employée ou employé régulier pour avoir droit à la protection du rayon de 40 km.

Ratio d'effectifs du groupe 1 : À compter de 2013, Postes Canada veut réduire de 1 % par année le ratio d'effectifs à plein temps, qui est actuellement de 78 %, jusqu'à ce qu'il soit de 75 %. Sa proposition ne répond pas aux revendications du Syndicat visant à inclure les heures supplémentaires dans le calcul du ratio et à rectifier le facteur d'ajustement qui permet à la Société de réduire le ratio d'environ 5 %.

Listes des arbitres : Postes Canada veut supprimer deux noms des listes d'arbitres.

Congé compensatoire : Postes Canada accepte d'accorder un congé compensatoire aux travailleuses et travailleurs du groupe 1. Elle impose toutefois au groupe 2 de nouvelles restrictions (qui s'appliqueront aussi au groupe 1) visant à limiter à cinq jours par an le nombre de congés pouvant être reportés et à éliminer le droit des employées et employés qui en font la demande d'obtenir la rémunération de ces congés. La proposition de la Société va même jusqu'à éliminer le droit des membres d'obtenir un relevé mensuel de leurs heures accumulées pour vérifier si les heures supplémentaires ont été inscrites.

Formation en santé et sécurité : Postes Canada se réserve le droit d'interdire à des formatrices et formateurs syndicaux d'animer les sessions de formation.

Revendications syndicales dont Postes Canada n'a pas tenu compte

Méthode de livraison à liasses multiples : Postes Canada n'a pas donné suite à la revendication syndicale sur l'utilisation de la méthode à une seule liasse pour la livraison aux points de remise qui ne sont pas desservis par la méthode « arrêter et repartir » et la livraison centralisée.

Indemnité de vie chère (IVC) : La proposition de la Société ne vise que les trois dernières années de la convention collective et établit le facteur de déclenchement à huit pour cent (8 %).

Heures supplémentaires obligatoires : Postes Canada ne répond pas à la revendication du Syndicat visant à réduire au minimum les heures supplémentaires obligatoires.

Régime de retraite : Postes Canada refuse d'inclure le régime de retraite dans la convention collective.

Santé et sécurité : Postes Canada refuse de répondre à la revendication du Syndicat de mener des études ergonomiques avant de mettre en place de nouvelles méthodes de travail ou de nouvelles machines.

Fonds de garde d'enfants et Fonds d'éducation : Postes Canada n'a pas répondu aux revendications syndicales visant à augmenter ces fonds.

Annexe « T » – Création d'emplois : Aucun nouveau service ni initiative de création d'emplois.

Sous-traitance : Postes Canada entend modifier les dispositions actuelles pour y inclure les nouvelles machines à trier les liasses et les petits colis et à exclure les trieuses de codes à barres. Elle rejette toutes les revendications du STTP relatives à la récupération à l'interne du travail et aux protections accrues contre la sous-traitance. De plus, Postes Canada veut créer des centres de travail distincts pour le système de vidéocodage.

Accès à l'information et transparence : Postes Canada refuse de répondre à la demande du Syndicat en vue d'obtenir l'information dans un format exploitable et stable.

Soutien au sein des postes de facteurs et factrices : Postes Canada n'a fait aucune proposition pour résoudre la question de savoir quel groupe effectuera les tâches internes dans les installations où le programme de poste moderne est mis en oeuvre.

Livraison des colis par les facteurs et factrices : L'offre ne répond pas à la proposition du Syndicat en vue de trouver une solution au problème de surcharge des facteurs et factrices causé par l'ajout des tâches de livraison des colis sur leur itinéraire.

Pourcentage de points de remise desservis : Postes Canada n'a pas tenu compte de la revendication syndicale visant à rectifier le pourcentage de points de remise desservis, qui contribue au problème de surcharge des facteurs et factrices.

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La Société des postes s'en prend aux emplois
et à la dignité des travailleurs

LML : En quoi consistent les documents envoyés à tous les employés par la Société des postes et comment faut-il les percevoir ?

Louis Lang : Cette soi-disant offre finale [celle du 17 mai] qui est censée apporter solution à nos problèmes n'est rien d'autre qu'une façon de pousser les travailleurs irrémédiablement vers la grève. Elle ne résout absolument rien. Postes Canada n'a pas abandonné ses demandes de concessions même si nous ne pouvons signer une convention collective qui nous convient avec ces concessions. Il n'y a rien dans cette offre que le syndicat peut accepter. Le trait distinctif de ces négociations, qui les démarque des négociations passées, ce sont les importantes concessions que Postes Canada demande dans les salaires, les avantages sociaux et les conditions de travail. L'offre ne comporte pas de solutions mais uniquement des menaces aux emplois et à la dignité des travailleurs des postes. Qu'est-ce que les travailleurs peuvent faire d'autre dans les circonstances que de défendre leurs droits ? Dans la lettre qui accompagne l'offre envoyée à chaque travailleur, Postes Canada dit qu'une grève dans le contexte actuel affecterait à la fois l'entreprise et les employés. Puis elle ajoute que, tout en étant optimiste, qu'une entente négociée est possible, elle doit s'assurer que les travailleurs savent à quoi s'attendre s'ils vont en grève. Cette partie de la lettre menace les travailleurs de ce qui va leur arriver s'ils sortent en grève et des conditions qui vont prévaloir après le 24 mai lorsque la convention collective cesse de s'appliquer. La lettre indique que Postes Canada va utiliser des scabs et essayer de maintenir ses opérations si le syndicat utilise son droit de grève.

TML : Que dit cette lettre exactement ?

LL : Elle établit les termes et conditions d'emploi une fois que les travailleurs envoient leur note de 72 heures qui est requise par le Code du travail avant le déclenchement d'une grève. Le décompte a commencé le 25 mai parce que la convention a cessé de s'appliquer le 24 mai à minuit. Lorsque la convention cesse de s'appliquer, le Code du travail donne le droit à l'employeur de modifier unilatéralement les conditions de travail.

En ce qui concerne les salaires, Postes Canada dit dans sa lettre que les travailleurs seront payés au taux actuel pendant la grève, mais que les travailleurs en grève ne recevront rien de la compagnie. Cela veut dire selon moi que Postes Canada va encourager les travailleurs à franchir les lignes de piquetage pendant la grève. C'est une invitation à agir comme scab. La lettre dit aussi que les vacances de tous les employés seront annulées. Pour ce qui est des effectifs, Postes Canada va les maintenir au niveau requis par les besoins de la clientèle et non selon la convention collective. Autrement dit, ils vont employer les briseurs de grève à de nouvelles conditions. Ils disent aussi que les travailleurs n'accumuleront pas de temps validable pour les pensions pendant la grève. Les congés de maladie ne seront pas respectés même s'ils ont commencé avant la grève.

Normalement quand une grève se prépare, Postes Canada envoie une lettre aux travailleurs qui leur dit que s'ils ont conclu un congé annuel ou de maladie avant la grève les congés vont être respectés pendant celle-ci. Dans le passé, la plupart de ces choses ont été respectées pendant les grèves. Cette lettre par contre dit à tout le monde qu'une fois la grève déclenchée, les congés de maladie et annuels et autres choses du genre ne seront plus payés, y compris les congés pour accidents de travail. Les travailleurs peuvent s'attendre à ce que les prestations pour accident de travail leur seront payées par la commission des accidents du travail. Ce qui veut dire que les travailleurs ne toucheront que ce que la commission décidera de leur donner et ils le recevront de cette organisation et non de Postes Canada.

Puis sur les avantages sociaux, la société dit que selon la loi, ceux-ci peuvent être maintenus durant une grève si le syndicat paye pour. Elle dit que le STTP n'a pas indiqué s'il allait continuer de payer pour ces avantages sociaux et qu'en conséquence, certains seront suspendus si le paiement n'est pas reçu. Elle menace de suspendre notre régime de santé, de soins dentaires, l'assurance-maladie et l'assurance-vie. En d'autres mots, avec cette lettre le négociateur en chef de la société d'État nous dit que s'il y a une grève, Postes Canada va recourir à des briseurs de grève et va couper les avantages sociaux reconnus.

LML : Que faut-il comprendre de ce geste de Postes Canada, selon vous ?

LL : La première chose est que la société a l'intention de faire des changements radicaux dans la convention collective, à la fois pour attaquer les salaires et avantages sociaux des employés et pour faciliter la privatisation et la déréglementation de différentes composantes du service postal. En réduisant la convention collective en passoire, cela facilite la privatisation et la déréglementation. De pair avec le programme « Postes modernes » qu'elle veut mettre en application dès que possible, c'est ainsi qu'elle entend privatiser et déréglementer les composantes profitables du service public et maintenir une main d'oeuvre avec les salaires et les avantages sociaux les plus bas possible.

Il faut aussi se rappeler que nous avons affaire au gouvernement Harper, qui est un chaud partisan de la remise des secteurs profitables du service postal à des entreprises privées. Les conservateurs ne feront pas comme les libéraux, qui nous ont poussés à la grève seulement pour nous obliger à retourner au travail avec une loi spéciale et laisser un arbitre décider de la convention collective. Les conservateurs ne vont sans doute pas nous obliger à retourner au travail avec une loi spéciale, ils vont laisser la grève s'éterniser et chercher à affaiblir le syndicat.

Dans cette ronde de négociations, il faut comprendre que ce qui est en jeu, c'est la défense et l'amélioration de nos conditions de travail dans le contexte où le gouvernement Harper se prépare à intensifier l'offensive antisociale en faveur du démantèlement et de la privatisation des services publics. Finalement, c'est une bataille politique que nous menons contre la destruction nationale et c'est avec cette conscience que nous participons à ces négociations.

LML : Quels sont les principaux aspects de l'offre ?

LL : Postes Canada persiste à vouloir remplacer le régime actuel de congés de maladie payés par un programme d'assurance-invalidité de courte durée. Cela va à l'encontre du principe du régime, qui est que l'employé doit être protégé contre les pertes de revenus s'il tombe malade. Le principe du programme d'assurance-invalidité de courte durée n'est pas de protéger les travailleurs malades, c'est de réduire les coûts de l'entreprise.

Le nouveau programme couvrirait 70 % du salaire pour un maximum de 30 semaines. Si un employé a accumulé des journées de congé, il peut les utiliser comme congés de maladie, mais les autres seront laissés pour compte.

Mais le pire est que le régime va être administré par Manuvie, ce qui veut dire que dès qu'un travailleur doit prendre un congé de maladie, il doit se justifier auprès de la compagnie d'assurance. Manuvie interroge l'employé et envoie des formulaires à son médecin et si elle n'est pas satisfaite, elle peut refuser la prestation. Cela fait déjà un bout de temps que Postes Canada utilise les services de Manuvie pour gérer le registre des présences et cette compagnie privée a déjà commencé à intervenir auprès des employés, de les harceler, même si elle n'a aucun rôle dans la convention. Si Manuvie devient le seul gestionnaire du nouveau régime d'assurance-invalidité, tout cet aspect de la vie des travailleurs devra être exclu de la convention collective. Les conflits ne seront plus résolus par la procédure de grief, mais par une procédure d'appel qui n'est pas du tout claire.

Il y a une chose qui est claire cependant, et c'est que Manuvie ne sera pas soumise à une procédure d'arbitrage. Nous savons que cela va être un cauchemar pour les travailleurs parce que c'est ce régime qui a été imposé aux employés des postes qui sont membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada et c'est un vrai gâchis.

La chose principale dans l'offre de la société est qu'elle n'a pas l'intention de résoudre aucun des problèmes soulevés par les travailleurs. Pendant que les négociations se poursuivent, Postes Canada cherche à mettre en application son programme de « Postes modernes », qui comprend des transformations importantes. Il y a des changements technologiques et des changements dans les méthodes de travail. Cela a déjà provoqué des grèves spontanées et des arrêts de travail à différents endroits au pays. Postes Canada refuse de discuter des conséquences de ces changements. Les travailleurs doivent pouvoir discuter de ces problèmes ouvertement et des solutions doivent être trouvées.

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Bulletin du 25 mai 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca