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Projet
de
loi
11
à
l'Assemblée
nationale
du
Québec
Le gouvernement Charest veut enchâsser
dans la loi le droit de monopole d'AbitibiBowater
- K. C. Adams -
Le projet 11 déposé
l'Assemblée nationale du Québec cette semaine abolit le
droit public de dire non aux manoeuvres d'AbitibiBowater pour se
soustraire à ses
responsabilités sur les pensions. Ce projet de loi
néolibéral, qui tente déjà l'appétit
des autres monopoles, donne aux travailleurs retraités
d'AbitibiBowater le choix entre
deux options antisociales : la première est de se retirer
du régime de pension à prestations
déterminées et de s'en remettre à la Régie
des rentes du gouvernement,
moyennant une perte de plus de 25 % des prestations, et la seconde
est de rester avec le fonds de retraite d'AbitibiBowater, mais sans
garantie qu'il ne soit jamais
entièrement capitalisé ou qu'il survivra au-delà
de quelques années.

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Le projet de loi 11 prolonge de 5 à
15 ans le délai accordé à AbitibiBowater pour
pleinement financer le fonds de retraite, qui est présentement
sous
capitalisé à 30 %. Il ne donne aucune garantie de
capitalisation entière par AbitibiBowater ou que la compagnie ne
déclarera pas faillite et ne laissera pas les retraités
avec des prestations mêmes inférieures à celles de
la Régie des rentes. Il ne pose aucune condition sur
l'utilisation des revenus d'AbitibiBowater, comme par exemple mettre
une limite sur les réclamations des actionnaires, obligataires
et autres gestionnaires ou sur le choix des investissements futurs. La
loi ne prévoit pas de mécanisme garantissant
qu'AbitibiBowater utilise ses revenus pour combler le manque à
gagner dans le fonds de retraite ou lui interdisant de dissoudre le
fonds complètement dans un proche avenir
en invoquant la loi sur les faillites. En abdiquant sa
responsabilité sociale et en capitulant au droit de monopole, le
gouvernement laisse les travailleurs et leurs organisations
sans moyen de garantir de fonds de retraite ou la viabilité de
l'usine. Les politiciens et autres qui disent qu'il n'y a pas d'autre
choix que d'accepter cette loi néolibérale
se comportent de façon irresponsable et agissent contre le droit
public et la nation québécoise. Cela ne doit pas passer.
Une solution prosociale est possible.
Une coalition de retraités d'AbitibiBowater a
dénoncé ce projet de loi comme inacceptable et une
capitulation au droit de monopole. Ses membres mettent en garde que
l'article 1 de cette loi ouvre la porte à d'autres secteurs
et signale la fin des régimes de pensions à prestations
déterminées au Québec, avec tous les
bouleversements
que cela entraînera dans la vie de centaines de milliers de
retraités actuels et futurs.
La nécessité
d'une nouvelle direction pour l'économie
Les retraités d'AbitibiBowater ont raison de
s'inquiéter que la compagnie retienne les versements
à la caisse de retraite et se serve d'une autre crise, de la
protection de la loi sur les faillites et de la restructuration
antisociale pour tourner le dos à sa responsabilité
sociale,
et détruire le régime au complet. Un court extrait d'une
entrevue accordée par le pdg actuel Richard Garneau à la
chroniqueuse Diane Bérard montre avec quelle nonchalance
ce monopole considère sa responsabilité sociale envers
l'économie en général :
Diane Bérard : En
quarante ans dans
cette industrie, combien avez-vous vécu de cycles ?
Richard Garneau :
(rires) Je ne sais
plus. Mais ils sont de plus en plus courts ! J'ai l'impression
qu'ils reviennent tous les trois ou quatre
ans. Et, depuis dix ans, après chaque creux, nous
redémarrons à un niveau plus bas qu'au
précédent....
DB : Un autre plan de
compression
est-il prévu ?
RG : Je n'aime pas
l'expression
« plan de compression », je préfère
« plan d'optimisation ». (sourire).
DB : Peu importe
l'expression, le
résultat est le même :
« couper » (sourire).
(www.lesaffaires.com,
31 mars 2011)
M. Garneau parle de la possibilité de crises
à tous les trois ou quatre ans et de la très
réelle possibilité d'une autre restructuration et
pourtant le gouvernement donne
au monopole 15 ans pour renflouer la caisse de retraite ! Le
gouvernement Charest et les partisans du projet de loi 11 ne
prennent pas la chose au sérieux.
La loi donne carte blanche à AbitibiBowater et aux autres
monopoles dans l'exercice du droit de monopole et l'abandon de leurs
responsabilités sociales envers les retraités.
Le gouvernement ne peut pas permettre qu'AbitibiBowater utilise la
menace d'une fermeture complète pour l'obliger à passer
cette loi néolibérale.
Les travailleurs ne peuvent pas accepter cela. Les
monopoles et les gouvernements doivent être tenus responsables
pour leurs actions et leur manque de responsabilité
sociale. Donner libre cours au droit de monopole, c'est ouvrir la porte
au désastre pour les travailleurs et les communautés. Le
droit public exige une reddition de comptes
et l'affirmation de la responsabilité sociale sur les pensions,
les autres droits et l'économie en général.
Le pdg Garneau ne manque jamais l'occasion de parler de
la
nécessité de rendre les usines d'AbitibiBowater
concurrentielles, même entre elles. Il admet sans gêne que
cela
mène l'économie forestière à la ruine,
avec des crises à tous les trois ou quatre ans, virant à
l'envers la vie des travailleurs et des communautés. C'est sans
compter les
fermetures continuelles même en périodes dites de
stabilité.
La certitude de bouleversements économiques et de
restructuration antisociale à toutes les quelques années
peut faire l'affaire de certains investisseurs, administrateurs
grassement rémunérés et politiciens
néolibéraux, mais certainement pas des vrais producteurs,
des retraités et des communautés forestières qui
dépendent de l'industrie
forestière pour leur subsistance et leur sécurité.
Comment le gouvernement et les autres partisans du projet de loi
11 peuvent-ils en toute conscience recommander de
maintien du statu quo face à de telles incertitudes ?
La réalité actuelle est insoutenable et
exige une alternative prosociale, que le droit public supplante le
droit de monopole et que les vrais producteurs, actifs et à la
retraite,
puissent exercer un contrôle sur leur existence et avoir voix au
chapitre sur les affaires politiques et économiques. Les crises
périodiques et l'incapacité des monopoles de
sortir du marasme sans attaquer les travailleurs et leurs
communautés montrent qu'il faut une nouvelle direction pour
l'économie, où la priorité est accordée aux
droits des
vrais producteurs, à leurs communautés, aux moyens de
production qu'ils ont travaillé fort à bâtir et aux
ressources forestières.
Pour garantir les pensions et les autres droits et une
nouvelle direction pour l'économie, les travailleurs doivent
s'engager dans la politique pratique pour forcer les
gouvernements à défendre le droit public plutôt que
le droit de monopole. Ensemble, arrêtons le projet de loi
11 et disons Non ! au droit de monopole et
Oui ! au droit public.

La Coalition des retraités d'AbitibiBowater
rejette le projet de loi
- La Coalition des retraités
d'AbitibiBowater de Clermont, de Donnacona
et l'Association des retraités d'Abitibi-Consolidated (ARAC)
au Saguenay, 10
mai 2011 -
La coalition des retraités d'AbitibiBowater de
Clermont, de Donnacona et l'Association des retraités
d'Abitibi-Consolidated (ARAC) au Saguenay déplorent le projet
de loi 11 déposé ce mardi à
l'Assemblée nationale par la ministre de l'Emploi et de la
Solidarité sociale, Julie Boulet.
« La ministre n'a jamais voulu nous
rencontrer malgré nos demandes pressantes. C'est un manque de
respect épouvantable pour des travailleurs retraités
comme
nous dont les fonds de retraites sont en jeu. Le projet de madame
Boulet va clairement permettre de reporter les dettes d'entreprises
dans les fonds de pension »,
dénonce le porte-parole des retraités de Donnacona,
Gilles Papillon.
« C'est tout simplement immoral qu'on ait
été laissés en dehors de cette discussion. La
ministre savait parfaitement que nous voulions la voir. Comme
d'habitude
avec toute sa froideur, la ministre a jugé bon de
protéger les intérêts de grosses compagnies qui,
bien sûr, passent avant ceux des travailleurs
retraités », ajoute Mathias
Dufour, porte-parole des retraités de Clermont, dans Charlevoix.
« Cette loi ne touche pas que les
travailleurs retraités du secteur forestier. L'article
1 ouvre la porte à toutes les autres industries qui
pourront agir de la même
manière qu'AbitibiBowater le fait à nos
dépens », prévient M. Papillon.
Les membres de la coalition se réuniront sous peu
dans le but d'adopter un plan d'action et de faire connaître aux
retraités d'AbitibiBowater leurs droits relativement
à la loi 11.
« Nous n'avons pas fini de nous faire
entendre », promet Mathias Dufour.
Rappelons que la FARQ et la FADOQ ont appuyé
dès le début les retraités d'AbitibiBowater dans
leurs démarches pour sécuriser leur fonds de pension.
Renseignements :
Gilles Papillon Armand Gauthier Mathias Dufour
418-285-2291 (Donnacona) 418-547-3794 (ARAC)
418-439-2975 (Charlevoix)

Les associations de retraités
soutiennent les retraités d'Abitibi-Bowater contre le projet de
loi 11
- Communiqué, 16 mai 2011 -
Le Réseau FADOQ et la Fédération
des Associations de Retraités du Québec (FARQ) offrent
leur appui à la coalition des retraités d'Abitibi-Bowater
dans leur démarche
pour dénoncer les abus du projet de loi 11.
Ce projet de loi, déposé le 10 mai dernier
par la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale
permettra à certains employeurs de se soustraire à leur
obligation de
rembourser les déficits de la caisse de retraite en 5 ans,
comme le prévoit actuellement la Loi sur les régimes
complémentaires de retraite. Ceci aura pour conséquence
de déresponsabiliser l'employeur et de faire porter le risque
économique de la caisse de retraite aux travailleurs et aux
retraités, qui pourraient voir leurs rentes lourdement
amputées. Rappelons que la pension de retraite est un salaire
différé qui a fait l'objet d'un contrat entre l'employeur
et l'employé. Il s'agit d'un droit et non pas d'un
privilège.
« Ce qui est le plus déplorable, c'est
que nous avons demandé à plusieurs reprises au
gouvernement du Québec d'écouter le point de vue des
retraités avant de
déposer le projet de loi. Or, on a carrément
bafoué leurs droits au profit de l'employeur »,
affirme Jean-Claude Grondin, président du Réseau FADOQ.
Ce projet de loi ne se limite pas aux retraités
d'Abitibi-Bowater. Ce sont tous les retraités et futurs
retraités de l'industrie des pâtes et papiers qui seront
touchés par cette
nouvelle législation. « Ces dernières
années, les projets de loi qui nient les fondements mêmes
sur lesquels ont été conçus les fonds de pension
se succèdent et donnent
toujours plus de poids à l'employeur au détriment des
cotisants », souligne M. Jacques Beaudoin de la FARQ.
Le projet de loi 11 démontre une fois de
plus la pente glissante vers laquelle est entraînée la
législation concernant les fonds de pension au Québec.
À quand le
moment où le gouvernement priorisera les individus plutôt
que les grandes entreprises ? Les retraités du
Québec sont en droit de se poser la question.
Le Réseau FADOQ et la FARQ
réitèrent leur soutien à tous les retraités
et futurs retraités d'Abitibi-Bowater et entendent les
accompagner dans leurs démarches.
Le Réseau FADOQ est composé
d'organismes affiliés. Il a pour mission de regrouper les
personnes de 50 ans et plus et de les représenter devant les
instances
nécessitant la reconnaissance de leurs droits et de leurs
besoins. Il a également comme mission d'organiser des
activités et d'offrir des programmes ainsi que des services
répondant à leurs besoins. Le Réseau FADOQ compte
à ce jour plus de 260 000 membres.

Une lutte partagée pour sauvegarder
les fonds de retraite
- Jean-Paul Lizotte, représentant
des retraités
de Donnacona, 14 mai 2011 -
Sur la Colline du
Parlement le Premier Mai: Les travailleurs s'engagent à lutter
pour une nouvelle
direction pour l'économie et à tenir les gouvernements
redevables.
Sur la colline parlementaire à Ottawa, le premier
mai 2011, beaucoup de travailleurs et retraités se sont
engagés ensemble pour lutter afin de donner une nouvelle
direction
à l'économie. Plus de 2000 travailleurs et
retraités ont répondu à l'appel de la section
1005 du Syndicat des métallos de Hamilton.
Pourquoi aller rejoindre
des travailleurs du Syndicat des métallos ? Ces
travailleurs et retraités vivent le même problème
que les retraités d'AbitibiBowater. Peu
importe la province où l'on se trouve, les compagnies veulent
saborder les fonds de pensions des retraités.
Pensons aux retraités de la Compagnie Fraser au
Nouveau-Brunswick, aux retraités d'AbitibiBowater au
Québec, aux retraités de Stelco en Ontario, tous vivent
la même lutte pour sauvegarder leurs fonds de retraite.
Que nos gouvernements permettent aux compagnies
d'étaler le remboursement de la dette de la sous-capitalisation
des fonds de pension sur une période de 15 ans
et plus, alors que ça devrait être fait normalement sur
cinq ans est immoral.
Les retraités d'AbitibiBowater vivent
quotidiennement avec un stress. Ce qui devrait être une retraite
paisible après de longues années de travail, c'est encore
le même
combat pour que ceux-ci reçoivent leurs retraites
intégralement.
La rente de retraite pour un travailleur est un contrat
que ce dernier signe avec l'employeur pour assurer une vie pleine et
entière après 35 à 40 ans de travail. La
rente de retraite c'est un salaire différé qui est
dû aux
retraités.
Le premier mai a été une occasion pour se
faire entendre auprès de nos gouvernements. Un jour, il va
falloir que nos gouvernements comprennent qu'ils sont élus par
les citoyens et citoyennes et non par les compagnies.
Nos élus sont près des citoyens de 30
à 40 jours, soit lors des élections pour leur promettre
mer et monde. Les élections passées, nos chers
élus se déguisent en fantômes,
en courant d'air et deviennent très vite de grands amis des
multinationales qui leurs dictent les politiques qui les favorisent et
oublient les travailleurs et retraités.
La base d'une société normale est
édifiée avec les citoyens et nous n'avons pas fini de
nous faire entendre. Les retraités d'aujourd'hui sont et seront
la richesse collective
d'une société. Que nos élus respectent ceux-ci en
tout temps et non seulement durant la période électorale.
Pour conclure, les retraités de Donnacona ont
été accueillis chaleureusement à Ottawa en ce
premier mai. Citoyens, le combat que mènent les retraités
de Donnacona,
du Québec, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario ne doit pas
durer seulement un jour, mais bien toute l'année.

Edmunston,
Nouveau-Brunswick, 28 avril 2011
(Article paru dans Le
Soleil)

Respecter les retraités
- Lettre au député de
Portneuf, Michel Matte, des retraités d'AbitibiBowater
de Donnacona, 20 mars 2011 -
Monsieur Matte, il faudrait bien comprendre...
Que vous avez été élu pour
représenter les citoyennes et citoyens du comté de
Portneuf, et non pour nous faire avaler une politique du Parti
libéral qui ne fait que profiter
aux grandes multinationales.
Depuis novembre 2010, les retraités
d'AbitibiBowater de Donnacona essaient de faire comprendre que
l'entente intervenue entre la Régie des rentes du Québec
et
AbitibiBowater pose de sérieuses interrogations aux
retraités. N'eut été d'une intervention de
dernière minute de la part de Monsieur François Rebello,
député péquiste, le
projet de loi 129 aurait été voté sans aucune
consultation des retraités. À la suite de l'intervention
de celui-ci, le projet de loi a été voté en
décembre dernier avec le
retrait de l'article 7 de ladite loi. À partir de ce
moment, la ministre Julie Boulet a reporté au printemps
2011 l'adoption d'un règlement concernant l'entente
intervenue avec la papetière AbitibiBowater. Dans une lettre
signée par Monsieur Roland Villeneuve le 23 décembre
2010, la ministre mentionne que nous aurions
l'occasion d'être entendus puisque des consultations seront
préalablement tenues après le dépôt de ce
projet de loi.
Monsieur Matte, vous pouvez bien marteler et affirmer
que c'est la meilleure entente, cependant, nous ne retrouvons rien pour
les retraités. Le seul partenaire signataire
de cette entente, qui en sort gagnant, c'est AbitibiBowater.
On donne un semblant de choix aux retraités,
à savoir, prendre le risque de rester avec AbitibiBowater sans
aucune garantie ou encore de s'en remettre à la Régie des
rentes du Québec avec une perte d'environ 25 % de la
retraite à partir de maintenant. Beau cadeau offert à
AbitibiBowater d'environ 1,3 milliard $.
Monsieur Matte, vous trouvez ça normal, un
délai de plus de 15 ans accordé à
AbitibiBowater pour rembourser une dette, et ce, sans garantie ?
Il s'agit
de notre argent, de notre rente de retraite. Si c'était vous,
l'accepteriez-vous ?
Les retraités ont signé un contrat au
moment où ils ont choisi de prendre leur retraite. Ne sont-ils
pas en droit d'exiger que leur fonds de pension soit
sécurisé à
100 % ? Ne sont-ils pas en droit d'exiger d'avoir un droit de
parole à propos de cette entente ?
Monsieur Matte, vous dites que les rentiers
d'AbitibiBowater pourront parier sur la sécurité du plan
de redressement. Comment expliquez-vous alors que le gouvernement,
quant à lui, trouve trop risqué de garantir notre fonds
de pension ?
C'est facile, Monsieur Matte, de jouer l'argent des
autres. En plus, vous êtes en train de nous dire, que nous, les
rentiers, devons prendre le risque.
Les retraités participent à la relance
d'AbitibiBowater, et ce, sans avoir un droit de regard, sans être
consultés et sans être impliqués. Nous avons
été ignorés dans toute
la démarche.
Pourquoi les retraités seraient-ils
obligés de payer à même leur caisse de retraite
pour parier dans la relance d'une multinationale qui, au moment de sa
sortie de la LACC,
accordait de généreuses primes à ses
dirigeants ? Pourquoi n'avez-vous pas dénoncé ces
primes ?
Comment aurons-nous la certitude que les profits
serviront à payer la dette que la multinationale doit au fonds
de pension ? Aucune mesure ne se retrouve dans
le projet de loi pour sécuriser le fonds de pension. Les
retraités ne mendient pas, c'est leur argent et ils sont en
droit de profiter de leur retraite sans stress.
Sécuriser le fonds de pension pour les
années à venir ne signifie pas que l'on remet toute
l'entente entre AbitibiBowater et la Régie des rentes du
Québec en cause. Nous
sommes conscients que la survie de l'entreprise ne doit pas être
mise en péril. On veut s'assurer que les retraités, par
un
suivi très strict, profitent également de la
profitabilité
de l'entreprise. Les retraités doivent s'assurer que la richesse
accumulée dans le fonds de pension soit maintenue pour le bien
commun des retraités et des futurs retraités.
Monsieur Matte, l'Institut de recherche en politique
publique (IRPP) confirme les appréhensions qu'ont les
retraités d'AbitibiBowater relativement au pécule qui
leur
est dû. Les régimes de pension, comme celui
d'AbitibiBowater, font courir des risques très discutables aux
bénéficiaires.
Monsieur Matte, vous vous portez à la
défense de l'entente sans avoir, au préalable,
discuté avec les retraités mis en cause. Sachez que le
mouvement de contestation
mis en branle par des retraités de Donnacona reçoit
l'appui d'une très grande majorité de la population. Le
réseau de la Fédération de l'âge d'or du
Québec (FADOQ) et
la Fédération des associations des retraités du
Québec (FARQ) croient que la tenue d'une consultation publique
est plus que pressante afin d'assurer le respect des droits
des retraités touchés par le projet de loi 129. Il est
inadmissible que des projets de loi sabrant dans nos droits acquis
soient imposés à la population.
Monsieur Matte, sachez que cette entente ferait boule de
neige. Même les entreprises qui ne sont pas sous la LACC
entreprendront des pourparlers avec le gouvernement
pour obtenir les mêmes faveurs qu'AbitibiBowater. Si cette
entente se généralise, tous les fonds de pension seront
fragilisés et sous capitalisés à très long
terme. Est-ce cela
que vous souhaitez à vos concitoyennes et concitoyens ?
Il faut donner un signal fort au gouvernement. Il faut
respecter les retraités et futurs retraités. Il faut
tous, élus et électeurs, être partenaires dans
cette démarche.
Monsieur Matte, les retraités d'AbitibiBowater de
Donnacona, qui sont d'ailleurs vos concitoyens, vous demandent de vous
tenir debout, avec nous, pour que justice soit
faite. Nous vous invitons également à faire votre travail
pour lequel vous avez été élu, soit de
défendre les intérêts des citoyens de Portneuf.
Les retraités
d'AbitibiBowater de Donnacona
Gilles Papillon, Jean-Paul Lizotte, Camil Beaupré, Yvon Papillon

Bulletin du 17 mai 2011 • Retour à l'index • Écrivez
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