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Élections
2011
Un coup électoral se prépare
- Anna Di Carlo -
Nous sommes à la dernière journée
de la 41e Élection générale et il ne fait aucun
doute dans mon esprit qu'un coup électoral se prépare.
Même les sondeurs qui défendent
habituellement la fiabilité de leurs prédictions nous
disent qu'il est impossible de dire si les conservateurs vont remporter
une majorité avec leur plan d'exterminer les libéraux
et de promouvoir le NPD, ou si ce plan leur jouera un tour et finira
par donner des grains trop importants au NPD.
Il se peut que les libéraux et le Bloc encaissent
un coup dont ils pourraient avoir de la difficulté à se
remettre. C'est ce qui s'est produit en 1993 quand le Parti
progressiste conservateur de Kim Campbell a reçu 16 % des
votes et n'a conservé que deux sièges à la
Chambre. C'est à ce moment-là que le glas a sonné
pour le vieux
système dans lequel un parti national forme le gouvernement et
un autre parti national forme l'Opposition loyale de Sa Majesté.
Le Parti progressiste conservateur ne s'en
est pas remis et est aujourd'hui réduit au statut de petit
parti, avec seulement neuf candidats dans la présente
élection. Deux partis régionaux ont été
formés, le Bloc québécois,
qui est devenu l'Opposition officielle cette année-là,
même s'il affirmait ne représenter que les
intérêts du Québec, et le Parti réformiste
dans l'Ouest, qui prétendait exprimer
l'aliénation des provinces de l'Ouest. Le Parti
réformiste a par la suite monté un coup contre le Parti
progressiste conservateur et proclamé
l'« unité de la droite »,
tandis que le Parti libéral et le NPD n'ont pas su fusionner ou
former un nouveau parti capable d'offrir une alternative parlementaire.
L'élection actuelle est le résultat de
cet échec.

Anna Di Carlo
Chef du PMLC
Etobicoke
Nord |
Le PMLC a fait remarquer au départ que
l'establishment canadien aimerait bien rétablir un
système à deux partis. Il veut surmonter la paralysie
créée au parlement par
le fait que le gouvernement minoritaire de Stephen Harper refuse
d'accommoder l'opposition, qui est elle-même divisée et
incapable de s'entendre pour former une alternative.
L'élection a commencé avec une tentative de créer
une course à deux entre les conservateurs de Stephen Harper et
les libéraux de Michael Ignatieff. Mais le Parti libéral
est un parti fini et n'a pas été à la hauteur du
défi. Les libéraux n'ont pas été capables
de se démarquer suffisamment des conservateurs. La machine
conservatrice a donc
décidé de jouer une autre carte. En faisant la promotion
du NPD tout en le dépeignant comme une gauche dangereuse qui
pourrait faire du tort à l'économie, les
stratèges
conservateurs voulaient éliminer les libéraux et faire
peur aux Canadiens pour les inciter à voter pour une
majorité conservatrice. Or, les libéraux pourraient en
effet disparaître
à toute fin pratique, mais si un vent de changement a
réellement commencé à souffler et que les
travailleurs croient qu'ils peuvent faire une différence pour
arrêter Harper,
et si les syndicats réussissent à livrer le vote au NPD,
il est possible que les stratèges conservateurs aient mal
calculé.
Le PMLC est d'avis qu'un gouvernement conservateur
minoritaire avec le NPD comme opposition principale serait un
développement positif. Il est concevable que le
NPD soit encore plus déboussolé que dans le parlement
précédent face à un gouvernement Harper aussi
intransigeant et tyrannique. Mais le statu quo aura néanmoins
été
brisé quant à la capacité des travailleurs et des
syndicats d'influencer le processus décisionnel. Tout ce qui
active la voix du travail dans le domaine politique aura pour effet
d'ouvrir l'espace pour faire valoir les revendications et demandes des
travailleurs et tenir les gouvernements responsables de leurs actes.
Quel que soit l'aboutissement de la tentative de coup
électoral des conservateurs, le monde du travail n'a pas d'autre
choix que de formuler la politique indépendante
de la classe ouvrière et d'exiger que les gouvernements
défendent le droit public, pas le droit de monopole. Les
travailleurs doivent exiger une nouvelle direction pour
l'économie et des mesures qui garantiront leurs droits.
Québec
En ce qui concerne le Québec, l'establishment
canadien sera comblé si les prédictions de
« vague orange » se réalisent et que le
Bloc
québécois se retrouve avec 10 ou 20 sièges
à la Chambre, comme le prédisent certains sondeurs et
comme semblent le confirmer les faits sur le terrain. Reste à
voir si cela
profitera aux conservateurs ou au NPD. En fait, le NPD n'a pas
réellement d'organisation au Québec. Il n'a que les
médias et certains représentants du monde syndical et
ceux qui se disent socialistes de gauche, tandis que les conservateurs
ont la machine d'État de leur côté et des masses
d'argent du trésor public.
Malheureusement, quoi qu'il arrive au Québec, les
résultats ne vont pas améliorer la situation pour le
Québec ou pour les Québécois, et par
conséquent ni pour le Canada
et les Canadiens. Le « problème » de la
présence du Bloc à la Chambre des communes est le
résultat de la crise constitutionnelle. Les arrangements
établis en
1867 ne fonctionnent plus pour le Québec ni pour les
provinces. Les accords sur le partage des pouvoirs sont devenus
anachroniques et le chauvinisme à l'endroit du
Québec ne résoudra pas la crise en faveur du peuple.
Une chose est certaine. Ceux qui prétendent que
le NPD représente les valeurs sociales-démocrates se
trompent complètement. La période de
l'après-Deuxième Guerre
mondiale a été caractérisée par une forme
sociale-démocrate de démocratie épousée par
tous les partis – conservateur, libéral et
néo-démocrate. Cela a pris la forme
de l'État providence qui représentait un contrat social
en vertu duquel tous les avoirs de la société
étaient mis à la disposition des riches en échange
de quoi la classe ouvrière
et le peuple pouvaient compter sur un certain niveau de vie et de
sécurité. Ce n'est plus le cas. Aujourd'hui tous les
partis de l'establishment ont adopté les politiques
néolibérales. L'État providence et le contrat
social de l'après-guerre sont finis. À moins que la voix
indépendante de la classe ouvrière ne parvienne à
s'affirmer, les attentes
du monde du travail sont systématiquement trahies, peu importe
quel parti ou quelle combinaison de partis forme le gouvernement. Nous
avons vu avec la succession de
gouvernements minoritaires que ces partis ne sont plus comme au temps
de l'État providence, lorsque c'était la
social-démocratie qui dominait peu importe le parti au pouvoir.
Les conservateurs n'ont absolument aucune intention de partager le
pouvoir avec qui que ce soit. Le temps des accommodements raisonnables
est terminé. Aujourd'hui la
concentration de la richesse dans les mains de quelques-uns
s'accompagne par la concentration du pouvoir politique. C'est pour cela
que le parlement ne fonctionne pas.
Il est paralysé parce que le parti au pouvoir refuse
d'« accommoder raisonnablement » tout autre
intérêt que l'intérêt des monopoles les plus
influents.
En conclusion, ce que nous allons voir ce soir, c'est si
la machine électorale conservatrice, qui dispose des
technologies de marketing les plus avancées et qui fonctionne
par manipulation et par coups électoraux, aura réussi
à créer une « vague orange » pour
s'assurer une majorité et si la manoeuvre 1) aura réussi
comme prévu
ou 2) aura permis d'attendre au moins le deuxième objectif, qui
est d'éliminer les libéraux et de présenter le NPD
comme un dangereux extrême qu'il faut combattre à tout
prix, tandis que les extrémistes harpériens seraient
« le courant principal ».
Quoi qu'il en soit, cela ne tient pas compte des efforts
du peuple pour s'investir du pouvoir, qui est le facteur le plus
important dans cette équation. La voix de la classe
ouvrière sera cruciale pour l'avenir du Canada. Les travailleurs
ne peuvent pas se permettre de succomber à l'euphorie ou au
pessimisme et doivent, au contraire, se préparer
à prendre les devants. Le monde du travail doit réussir
à s'affirmer. Les conditions des travailleurs sont très
mauvaises. Les pertes d'emplois dans le secteur manufacturier,
l'apparition d'un système de salaires à deux paliers,
l'offensive contre les régimes de pension, la hausse de
l'endettement et de l'insécurité, la privatisation dans
la santé et
l'éducation et la perte généralisée dans le
commerce des ressources leur ont porté un solide coup. Cela
s'accompagne d'attaques importantes contre les Premières
Nations,
les travailleurs accidentés, les personnes handicapées et
les pauvres. Toutes nos enquêtes nous amènent à
croire que les travailleurs en ont assez. Nous voyons le vent du
changement commencer à souffler. Le rassemblement du Premier Mai
sur la Colline du Parlement à l'appel de local 1005 du
Syndicat des Métallos fut une initiative
historique. Les travailleurs ont présenté leurs propres
demandes et ont déclaré que peu importe quel parti ou
quelle combinaison de partis forme le gouvernement, ils vont
continuer de faire valoir leurs droits et d'exiger que les
gouvernements soient redevables envers le peuple. C'est un grand pas
vers la garantie que les travailleurs vont
s'affirmer peu importe le résultat du coup électoral qui
se prépare.

La voix des travailleurs retentit forte et claire
malgré les tentatives des médias
de la réduire au silence
- Enver Villamizar -

Enver Villamizar
Essex
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Le rassemblement du Premier Mai sur la Colline du
Parlement à l'appel du local 1005 du Syndicat des
Métallos, qui est sans doute le plus grand rassemblement
de personnes exprimant une position indépendante dans cette
élection, a été littéralement radié
par les médias monopolisés. Si ce n'est pas surprenant,
c'est quand même
la preuve que les médias ne sont pas objectifs quand il s'agit
des préoccupations des travailleurs de ce pays, qui ont
été très habilement exprimées sur la
Colline du Parlement
à Ottawa, ainsi que dans les manifestations du Premier Mai
partout au pays. Cette indifférence offre un contraste frappant
avec le reportage du moindre fait et geste des chefs
des partis politiques des riches et la couverture des
prédictions des maisons de sondage.
La chose la plus importante pour les travailleurs
aujourd'hui est de savoir s'il y a véritablement un vent de
changement qui balaie le pays et si la voix des travailleurs
va finalement être entendue, ou si tout cela reste encore
à faire. Quand les médias évitent
délibérément de mentionner ce que les travailleurs
et leurs alliés ont fait durant
cette élection, cela montre encore une fois qu'on ne peut pas se
fier sur eux pour informer la population sur quoi que ce soit. Cela
montre en fait qu'ils agissent délibérément
pour supprimer la politique indépendante des travailleurs. Cela
montre que ce qu'on appelle la meilleure démocratie au monde est
une coquille vide. Cela montre que les
médias n'ont aucune idée de ce qui est
véritablement important pour le peuple. Ce ne sont pas des
médias démocratiques. Les médias sont un important
pilier de la démocratie
et l'absence de médias démocratiques au Canada est un
sérieux problème.
Le local 1005 des
Métallos a déclaré devant le Parlement que, peu
importe qui forme le prochain gouvernement, les travailleurs ont ouvert
une nouvelle voie et
tiendront ces gouvernements responsables. C'est l'aspect le plus
significatif de cette élection : qu'il y a une force qui
affirme clairement qu'elle ne se laissera pas
enfermer par les contraintes des médias et de ceux qui croient
que sa voix ne mérite pas d'être entendue. Les
candidats du PMLC de Windsor étaient présents à la
manifestation et ont participé à cette élection
pour s'assurer que la voix de la classe ouvrière ne soit pas
réduite au silence. Nous sommes convaincus que les travailleurs,
organisés en appui à leurs propres revendications,
peuvent faire ce qu'il faut pour changer la situation en leur faveur.
Ils vont effectivement assumer leur responsabilité
sociale.
Sur une pancarte près des orateurs sur la Colline
du Parlement on lisait : « Nous sommes
l'opposition ». C'est ce que les médias
monopolisés ne
veulent pas admettre. Mais les travailleurs sont convaincus qu'il faut
une nouvelle direction pour l'économie et que cela ne peut pas
être laissé au hasard. Ils se sont engagés
à le faire eux-mêmes. Bravo !

Les travailleurs ne sont pas
une simple masse de votants!
Nous avons pris en main de changer la situation!
- Pierre Chénier -

Pierre
Chénier
Secrétaire, Centre ouvrier
du PCC(M-L)
Mississauga
Est–Cooksville |
Dans cette élection, les candidats du PMLC ont
exprimé par des actions à travers tout le pays leur
détermination à changer la direction des affaires
économiques et
politiques du pays. Les travailleurs nous disent qu'il est plus que
temps que les gouvernements de toutes couleurs prennent leurs
responsabilités et défendent le peuple qui
combat pour le droit public, pour son bien-être et celui de la
société et contre les ravages que cause le droit de
monopole. La classe ouvrière ne va accepter rien d'autre.
Du rassemblement historique sur la Colline du Parlement
aux actions de Montréal, de Halifax, de Windsor et de l'ouest du
pays, les travailleurs se sont rassemblés le
Premier Mai pour manifester, discuter et planifier leurs
activités à venir. Par leurs actions, ils
déclarent que leur avenir repose sur leur unité et leur
détermination à défendre
les droits de tous. À mesure qu'ils deviennent plus aptes
à analyser la direction de leurs propres actions, ils
réalisent que leur avenir dépend de leur capacité
à formuler leur
propre pensée, leurs propres opinions sur les conditions qui
sont les leurs et sur la voie à suivre pour la création
de
nouveaux arrangements. Leur expérience leur dit qu'ils vont
se préparer aux batailles qui viennent en donnant naissance
à des dirigeants et des porte-parole qui sont issus de leurs
propres rangs, des dirigeants aguerris dans la lutte pour
la défense du droit public et pour une alternative prosociale et
qui ont montré en pratique qu'ils sont des représentants
et des combattants déterminés de la classe
ouvrière.
Les travailleurs nous ont dit à nombre de
reprises pendant ces élections qu'ils refusent d'être une
simple masse de votants ; ils sont déterminés
à avoir leur propre
voix dans les affaires économiques et politiques et ne veulent
pas se retrouver à avoir à choisir entre tel ou tel parti
politique de l'establishment qui n'a rien en commun avec
la classe ouvrière et sa lutte contre le droit de monopole et
à la défense des droits de tous. Ils sont
déterminés à forcer les gouvernements à
être redevables de leurs actions,
peu importe qui est élu.
Une fois activés et organisés, les
travailleurs sont une force formidable parce qu'ils sont la
majorité. Une fois qu'ils verront comment déployer la
force du nombre et
de l'organisation en leur faveur, la situation va certainement changer.
Les travailleurs ne sont pas naïfs au point de penser que les
partis politiques et les gouvernements vont
faire ce que la majorité demande si les travailleurs ne
bâtissent pas leur propre voix indépendante.
Toute la pression qui pèse sur nous provient des
monopoles et de leurs organisations, y compris leurs porte-parole et
les médias qui ne cessent de nous répéter qu'il
n'y
a pas d'alternative. Les travailleurs voient bien que la direction
actuelle de l'économie n'est pas viable. C'est certain qu'il y a
une alternative parce que les travailleurs
produisent plus de richesse sociale qu'il n'en faut pour organiser
l'économie de façon à ce que leurs
réclamations soient en tête de liste. Si les travailleurs
ne défendent pas
leurs droits d'une manière qui défend les droits de tous,
personne ne le fera.
Durant l'élection, les travailleurs forestiers
nous ont dit de manière éloquente à quel point les
partis au pouvoir ont décimé l'industrie
forestière par leurs décisions qui
ne visaient qu'à servir les riches : qu'on pense aux
deniers publics qui ont été donnés à
AbitibiBowater même s'il a fermé des usines dans tout le
pays et attaqué les
pensions. Les emplois miniers se font éliminer par les
entreprises pour
qui tout ce qui compte c'est de faire fortune en pillant les ressources
et en détruisant l'environnement ;
les travailleurs des secteurs manufacturiers nous ont expliqué
en détail le genre de conditions de vie et de travail qui sont
les leurs suite à la destruction de la base
manufacturière. Les travailleurs de Nortel et des autres
entreprises de communications, les employés du secteur public,
les travailleurs des postes et tous les travailleurs en
général sont très préoccupés par
leur propre insécurité et celle de leurs enfants et de
leurs communautés. Les exemples sont légion, tel celui de
US Steel qui s'est emparé
de Stelco, a décimé les emplois et la production, et
demandé des concessions aux travailleurs sur les pensions, ou
encore l'exemple de Shell à Montréal qui a fermé
une
raffinerie
en parfait état.
Les travailleurs nous expliquent à chaque jour ce
qu'ils font pour changer la situation d'une façon qui les
favorise. D'autres nous ont expliqué ce qu'ils font pour forcer
le gouvernement Harper et la police de Toronto à rendre des
comptes pour avoir arrêté et malmené plus de 1000
personnes lors des manifestations du G20 l'été dernier et
pour avoir dépensé plus d'un milliard de dollars du
trésor public à cette fin. Le Canada est maintenant
impliqué dans deux guerres agressives menées par les
États-Unis ;
les monopoles polluent la Terre Mère avec impunité ;
les frais de scolarité augmentent rapidement tandis qu'on coupe
les investissements dans l'éducation, la santé
et les services publics et qu'on privatise les services ; nos
pensions sont volées par le biais de la protection de la
faillite et la liste n'a pas de fin.
Dans cette élection, partout au pays nous pouvons
sentir le vent de changement qui souffle parce que nous sommes de plus
en plus conscients que rien ne va changer
si nous ne nous représentons pas nous-mêmes. Nous en avons
plus qu'assez d'un système qui cherche à nous
réduire à une simple masse de votants, un système
qui entre
les élections ne prend pas nos intérêts en
considération. Bien au contraire, les mêmes gouvernements
qui travaillent à détruire l'édifice national, qui
ne font rien pour arrêter
les attaques contre nos droits, rien pour arrêter la
détérioration des conditions de vie et de travail
paradent et font le beau pendant les élections, promettant
n'importe quoi.
Partout au pays, les travailleurs tirent la conclusion que c'est
possible de dire NON !
Dire non au droit de monopole nous donne grande
confiance en nous. Dire non à la négation des droits,
c'est entreprendre d'affirmer ces droits en pratique. Dire non
à se faire transformer en une simple masse de votants, c'est un
pas en avant vers la prise du pouvoir et la création de
nouvelles formes et de nouveaux arrangements
politiques.
Faisons entendre haut et fort la voix de la classe
ouvrière. Cela a assez duré ! Nous ne sommes
pas une masse de votants. Nous savons par expérience que
pour changer la situation nous devons participer activement et
consciemment aux affaires économiques et politiques du pays.
Sans une Opposition ouvrière puissante et
effective, les monopoles vont fouler aux pieds nos droits à
cause de leur pouvoir tentaculaire et à cause des gouvernements
à leur service.
Dans cette élection, ouvrons tous ensemble une
voie vers l'avant en forçant les gouvernements à
être redevables !
Unis
dans
la
défense
des
droits de tous !
Base manufacturière, oui ! Destruction nationale, non !
Oui au droit public ! Non au droit de monopole !

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