Tous aux activités du Premier Mai

Résistance et responsabilité:
Ensemble, défendons les droits de tous!

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En ce Premier Mai 2011, le PCC(M-L) salue les travailleurs du Canada et du Québec et leurs alliés et les travailleurs de tous les pays qui intensifient la résistance à l'offensive antisociale des intérêts monopolistes mondiaux et des États à leur service. Nous saluons également en cette occasion les peuples des pays engagés dans des projets d'édification nationale qui défendent avec une ferme détermination leur propre voie de développement.

Le Premier Mai est le jour où les travailleurs du monde dénoncent l'état de chose qui permet à la minorité riche de devenir encore plus riches à leur dépens ; le jour où ils saluent les peuples qui combattent avec courage les maraudeurs impérialistes qui les bombardent, les occupent et les pillent ; le jour où les travailleurs et leurs organisations partout dans le monde s'engagent à changer la situation en leur faveur. C'est dans cet esprit internationaliste du Premier Mai que le PCC(M-L) appelle les travailleurs partout au Canada et au Québec à tracer des plans concrets pour changer la situation en leur faveur. Tous ensemble, défendons les droits de tous !

Les êtres humains ont des droits du fait qu'ils sont des êtres humains et les travailleurs ont des droits du fait qu'ils sont les producteurs de toute la richesse et dispensateurs de tous les services. La violation de ces droits par les monopoles mondiaux et les gouvernements à leur service crée de l'insécurité et l'indignité pour les travailleurs, leurs familles et leurs communautés et ces choses deviennent des « vérités qui dérangent ». Il faut forcer les gouvernements à garantir ces droits plutôt que de laisser les monopoles internationaux et leurs représentants politiques les fouler aux pieds.

La classe ouvrière n'a pas le choix que de résister à l'offensive antisociale. Les femmes, les aînés, les jeunes et toutes les couches populaires n'ont pas le choix eux non plus que résister pour défendre leurs droits. Mais pour la classe ouvrière il y a un élément additionnel : elle doit assumer la responsabilité de ses actions jusqu'au bout parce qu'elle représente la force sociale capable de changer la situation. La classe ouvrière doit démontrer en pratique que sa résistance et l'élimination de l'offensive antisociale vont non seulement bénéficier aux individus et à leurs collectifs mais vont aussi servir l'intérêt général de la société et ouvrir la voie au progrès.

Le PCC(M-L) lance l'appel à faire de la résistance et de la responsabilité le thème du Premier Mai 2011. La résistance peut paraître évidente comme thème mais il y a certaines choses à préciser. Certains disent que résistance signifie anarchie. C'est faux. D'autres disent que résister veut dire « troubler la paix ». C'est également faux. Résister, en cette période de régression, veut dire arrêter l'assaut contre la société par ceux qui ont usurpé le pouvoir par la force et qui nous imposent leur tyrannie.

Cet assaut est dirigé contre la classe ouvrière dans le cadre général de l'offensive néolibérale, antiouvrière, antisociale et antinationale. Comment peut-on l'arrêter ? La clé est de gagner les gens à un programme et un plan d'action qui sert les intérêts du peuple. Ils savent déjà que les gouvernements n'ont pas de mandat pour mener l'offensive antinationale et antisociale contre le peuple. Il faut donc démontrer qu'il est possible d'obliger les gouvernements à rendre des comptes pour leurs actions antisociales. Pour exiger des comptes des gouvernements, il faut d'abord énoncer clairement ce que le peuple attend d'un gouvernement qui prétend le représenter. Les travailleurs doivent prendre l'initiative d'unir le peuple sur ce qu'il attend des gouvernements et sur la nécessité de les obliger à rendre des comptes. Une fois que les travailleurs acceptent de se représenter eux-mêmes et de présenter leur propre ordre du jour, la reddition de comptes devient très concrète : les travailleurs confrontent les actions du gouvernement à leurs programmes et politiques, car personne d'autre ne le fera, surtout pas ceux qui profitent de l'état de choses actuel. On pourra alors dire que la résistance a réussi.

Une fois la résistance définie concrètement, il reste la responsabilité. Les gouvernements au fédéral et au provincial affirment assumer leurs responsabilités envers la société même si leur offensive destructrice prouve le contraire. La classe ouvrière doit présenter son propre programme qui prouve qu'elle est responsable, un programme qui bénéficie aux individus, à leurs collectifs et à l'intérêt général de la société. Elle doit formuler son programme responsable en même temps qu'elle mène sa résistance à l'offensive antisociale.

L'ordre du jour de la classe ouvrière

Les travailleurs ne peuvent faire progresser leur cause que sur la base de leur ordre du jour, un ordre du jour qu'ils élaborent eux-mêmes et pour lequel ils combattent avec conviction et passion. C'est ainsi que se bâtit une Opposition ouvrière capable d'apporter une nouvelle direction pour l'économie.

La participation consciente des individus à l'organisation d'une Opposition ouvrière et à la lutte pour une nouvelle direction de l'économie est cruciale pour la compréhension et la formulation de l'ordre du jour indépendant de la classe ouvrière. La participation individuelle dans le mouvement de la classe ouvrière est essentielle à son succès.

L'économie du Canada est notre économie. Notre contribution et notre participation consciente sont essentielles si nous voulons qu'elle serve nos besoins. Le droit de décider de la direction de l'économie se réalise quand les travailleurs individuels participent au mouvement pour établir leur propre ordre du jour et le défendre avec conviction. Les travailleurs forment la majorité. Mais c'est uniquement avec la participation active et consciente des travailleurs individuels qu'ils peuvent exprimer collectivement leur majorité en tant que dirigeants et bâtisseurs de la nation.

En ce Premier Mai, nous appelons également les travailleurs à renforcer l'opposition populaire à la guerre. Quand l'utilisation de la force devient la règle dans le règlement des conflits, le danger de guerre s'amplifie, y compris le danger d'une autre conflagration mondiale. Ne permettons pas aux partis pro-guerre de dominer le discours public et les institutions publiques. Travaillons à l'établissement d'un gouvernement anti-guerre !

Vive la résistance et la responsabilité des travailleurs !
Travailleurs et opprimés du monde, unissez-vous !

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Seule la classe ouvrière et le peuple
du Québec peuvent donner une nouvelle
direction pour le Québec!
Organisons-nous pour élire nos représentants des travailleurs à l'Assemblée nationale et à la Chambre des communes pour stopper l'offensive antisociale et l'agenda de guerre des riches!

Le PMLQ salue la classe ouvrière et ses alliés au Québec, au Canada et à travers le monde qui célèbrent aujourd'hui la Journée internationale des travailleurs. Le PMLQ salue le mouvement inexorable de la classe ouvrière et des peuples du monde pour affirmer leur souveraineté et leur droit d'être et pour mettre fin à leur asservissement économique et politique envers l'oligarchie, que ce soit en Irak, en Afghanistan, en Syrie et ailleurs. Si les grandes puissances impérialistes intensifient les guerres et agressions à l'étranger et la fascisation de la vie dans leurs propres pays, c'est qu'ils craignent l'aboutissement de ce mouvement.

Le Premier Mai 2011 marque la lutte des travailleurs du Québec contre l'offensive antisociale de Charest et le budget Bachand et ses faux sacrifices de la classe dirigeante. En Abitibi, à Montréal, à Québec, dans l'Estrie, dans le bas du fleuve et ailleurs, les travailleurs disent non à la destruction, aux concessions, à la loi de la protection de la faillite, aux nouvelles attaques contre les fonds de pensions, à la déshumanisation de la société. Non c'est non !

Le Premier Mai 2011 se tient aussi en plein coeur d'une campagne électorale fédérale où les partis fédéralistes se sont donné pour tâche de ramener le Québec dans le giron de l'Acte signé en 1867 par des représentants de la monarchie britannique, qu'on appelle Constitution canadienne. Ce qu'il y a de central, c'est que tout ce que les travailleurs, les aînés et les jeunes mettent de l'avant est tu dans cette élection. Le processus politique actuel désuet marginalise le peuple et jette à la poubelle toutes leurs demandes et réclamations.

Les médias répètent ad nauseam les mensonges et promesses des partis du cartel, ce qui a pour effet de bloquer toute discussion sérieuse et l'activation du facteur humain. On assiste encore une fois à des batailles de sondages et de pancartes, à de fausses vagues de popularité montées à coup de millions qui cachent que le réel agenda des riches se poursuit : l'offensive antisociale contre les différents collectifs par les attaques contre les conditions de travail, par la privatisation, les PPP, la propagande de guerre, les dépenses militaires, la participation du Canada à l'agression contre les peuples. Ce n'est pas un scénario fictif. On a une clique du Château à Québec et une clique de bâtisseurs d'empire au Canada et tout cela entrecoupé du mariage royal qui rappelle aux Québécois et aux Canadiens qu'ils sont les sujets d'un monarque étranger.

La bourgeoisie a même trouvé au cours des derniers jours son nouveau champion Jack pour tenter de casser le Québec et son refus de se réconcilier aux défenseurs du statu quo ! C'est un coup contre le Québec et les travailleurs doivent le rejeter. Mais la question revient : comment aller de l'avant ?

Si les gouvernements Charest et Harper peuvent agir de la sorte aujourd'hui, avec tant d'arrogance et de mépris, c'est qu'ils ont l'espace pour le faire. L'élection du prochain gouvernement, quel qu'il soit, n’y changera rien. L'absence flagrante de la voix de la classe ouvrière dans ces élections est un appel à tous les travailleurs à s'activer, à s'unir, travailleurs, aînés et jeunes, pour formuler leurs propres hypothèses sur les problèmes de la société et sur les solutions et la politique pratique nécessaires pour réaliser l'alternative prosociale. Cela montre l'urgence de développer nos organisations, nos comités de renouveau, pour être à la Chambre des communes et à l'Assemblée nationale comme une opposition féroce à l'offensive antisociale et comme un mur pour bloquer la destruction, le danger de guerre et de fascisme. C'est l'appel pour le renouveau démocratique, pour moderniser ensemble le processus politique pour que la classe ouvrière devienne la nation et investisse le peuple du pouvoir souverain.

Faisons un pas audacieux à la défense des droits de tous et de notre ordre du jour prosocial !
Vive le Premier Mai, Journée internationale de lutte et d'unité de la classe ouvrière !
Luttons pour un gouvernement anti-guerre !

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Bulletin du 1er mai 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca