Élection 2011: Le facteur Québec

La principale préoccupation
pour le Québec dans cette élection

La principale préoccupation pour le Québec dans cette élection est la reconnaissance du droit du peuple québécois à l'autodétermination et le besoin d'une constitution moderne qui reconnaît ce droit et celui des Premières Nations. Tant que ce problème ne sera pas résolu, la crise constitutionnelle perdurera.

Dans cette élection, on demande aux Québécois et Québécoises de s'accommoder raisonnablement en acceptant que ce problème est impossible à résoudre. On leur demande de se réconcilier avec la négation de leurs droits, ce qu'ils n'ont jamais accepté de faire dans le passé et ne sont certainement pas disposés à faire aujourd'hui. Stephen Harper dit qu'il ne veut pas en parler parce que les électeurs ne veulent pas en entendre parler. Mais en réalité il ne veut rien changer au statut du Québec en tant que nation subjuguée. Michael Ignatieff déclare tout simplement que c'est un problème perpétuel parce que son parti n'a absolument aucune intention de résoudre la crise. Jack Layton essaie de vendre son « j'aime le Québec ».


Christine Dandenault
Hochelaga

La principale préoccupation pour le Québec dans cette élection, c'est aussi le besoin d'être très actif et de s'organiser pour briser la passivité imposée par les médias monopolisés et les partis du cartel. Ces derniers créent un climat qui fait dire que tout est pourri et tout est du pareil au même, même que c'est bourgeois de participer. Mais tout cela ne fait que souligner davantage le besoin d'être actif pour le programme indépendant de la classe ouvrière et pour le renouveau, et que les élections ne changent pas cette réalité. Le besoin de renouveau et la nécessité d'un gouvernement anti-guerre qui protège et défend nos droits, qui voit à notre bien-être, sécurité et paix, sont aussi des préoccupations premières dans cette élection. Cette élection est une occasion de faire avancer cette discussion. Nous devons lever le poids du cynisme en défendant avec conséquence les meilleures aspirations du peuple.

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A beau mentir qui vient de loin! Un autre coup électoral contre le Québec est à l'horizon!


Normand Chouinard
Brossard–La Prairie

Depuis 1993, le Québec est l'empêcheur-de-tourner-en-rond pour les partis de l'establishment canadien. Ces derniers veulent réclamer un mandat national pour déchaîner leur offensive antisociale au service des monopoles et ils en sont empêchés. Stephen Harper a laissé savoir en début de campagne qu'il interpréterait sa réélection comme un mandat pour accroître la participation du Canada comme fidèle serviteur dans les plans d'agression et de conquête des États-Unis dans le monde. Qui plus est, tous les partis « majeurs » ont clairement indiqué que selon eux la meilleure solution à la crise constitutionnelle et à la non-reconnaissance historique du droit du Québec à l'autodétermination est de ne pas en parler.

Le désespoir des partis des riches au Canada de se donner un gouvernement majoritaire pourrait les amener encore une fois à monter un coup électoral contre le Québec. Le grand mensonge de l'élection fédérale 2011 est que les conservateurs, les libéraux et les néo- démocrates représentent la majorité au Canada alors qu’en réalité ils ne représentent que la toute petite minorité riche. Pour eux la représentation québécoise est une aberration, une faute de l'histoire qui n'a ni logique ni raison d'être. Or, depuis 1993, suite à l'échec du Lac Meech, la majorité des Québécois utilisent les élections fédérales pour signaler leur refus historique des arrangements constitutionnels établis envers et contre la volonté du Québec. Depuis 1993, les partis des riches et leurs médias cherchent par tous les moyens à briser cette résistance, tantôt par la violence, les campagnes de commandites, l'ingérence et la manipulation, la « loi sur la clarté », tantôt par la cajolerie et les fausses déclarations de reconnaissance. À chaque élection c'est un échec.

À l'élection 2011, qui sera le champion des monopoles au Canada et au Québec ? C'est à voir. Cette semaine, les maisons de sondage et les médias nous annoncent que le NPD de Jack Layton pourrait être la réponse à leurs supplications. Les conservateurs, avec leur slogan « Ici pour le Canada et les régions », disent aux Québécois qu'ils ratent une occasion de prospérer s'ils continuent de « rester à l'écart ». Comme si la très grande majorité des Canadiens n'étaient pas toujours et de plus en plus « à l'écart » pour ce qui est des prises de décisions qui les concernent. Pendant ce temps, le slogan du NPD est « Travaillons ensemble ».


Les «principes» du gouvernement NPD de Bob Rae en
Ontario à vendre au plus offrant. Lors de la manifestation
du Premier Mai 1994 à Toronto.

A beau mentir qui vient de loin ! Le NPD est le parti de la social-démocratie – le socialisme en paroles, l'imposition débridée du diktat des riches en pratique. En Ontario c'est le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae qui a lancé l'offensive antisociale brutale contre les programmes sociaux et contre les droits des travailleurs sous prétexte qu'avant de réaliser les promesses, il fallait « rétablir la santé des finances publiques ». En Nouvelle-Écosse, le gouvernement néo-démocrate de Darrell Dexter est à la fine pointe de l'offensive antisociale au service de l'empire Irving et de sa demande que les gouvernements lui donnent 35 milliards $ pour construire des bateaux de guerre. Au Québec, le déclenchement de l'assaut contre la société s'est fait avec le « consensus social » de Lucien Bouchard avec la participation des chefs des centrales syndicales à l'époque.

L'establishment canadien compte sur le Parti libéral, le Parti conservateur et le NPD pour assurer le statu quo. Il s'agit de priver coûte que coûte les peuples du Canada et du Québec et les nations autochtones de toute possibilité de créer des arrangements modernes dans le cadre d'une constitution moderne. Comment vont-ils poursuivre cette politique ? Depuis le scandale des commandites, les libéraux sont discrédités, les conservateurs tentent de rallier le Québec mais ils essuient échec après échec, alors on dépêche le NPD avec son « Travaillons ensemble ».

Le désir des bâtisseurs d'empire britannique hante toujours les bâtisseurs d'empire d'aujourd'hui, qui ont pour mission de rassembler tous les vassaux canadiens dans le nouvel empire des États-Unis des monopoles de l'Amérique du Nord. Ils crient tous à l'unisson « Mon Canada inclut le Québec » ! De quel genre de Québec parlent-ils....et par surcroît de quel genre de Canada ? Ils ne veulent pas d'un Québec souverain, d'un Québec moderne et indépendant. Leur silence sur la question des droits fondamentaux du Québec et particulièrement sur son droit d'exercer sa souveraineté en dit long sur leurs véritables intentions. Ce silence parle de lui-même et est très suspect. Prenons garde aux illusions libérales-social-démocrates. Ils n'ont pas changé leur position politique vis-à-vis le Québec. En bloquant les droits fondamentaux du Québec, ils sont un frein à l'établissement d'un Canada moderne basé sur une union volontaire de peuples souverains. Bloquons les tentatives des partis de cartel d'exécuter leur coup électoral contre le Québec !

Votons pour le programme du renouveau démocratique du PMLC !

Votons pour les candidats du renouveau !

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Quand le Québec «craque pour jack»


Christian-Simon Ferlatte
Argenteuil–Papineau–Mirabel

Allusion pathétique de la presse bourgeoise au « fameux cracker jack ». Par contre, le Québécois doivent réaliser que la surprise au fond de la boîte c'est pas les NPD, mais bel et bien Ignatieff !

Inutile de se laisser aller dans des histoires d'analyse du vote stratégique des grands faiseurs d'élections des partis de la bourgeoisie pour comprendre que partout ou le vote du Bloc se trouve affaibli par le NPD, ce sont les conservateurs ou libéraux qui vont prendre le comté !

Du reste, entre le NPD et le PLC il n'y a pas de différences significatives, ce sont des partis néolibéraux, pro-guerre et grands défenseurs du statu quo, malgré la misérable tentative du NPD de faire croire aux Québécois que le NPD est favorable à la souveraineté, que le tout serait inscrit dans « la Déclaration de Sherbrooke ». Que dit cette fameuse déclaration à laquelle même le candidat le plus fédéraliste qu'on pourra trouver dans ce parti ne cesse de se référer ? Elle dit que le NPD « appuie un Québec fort dans un Canada uni », et ne propose aucun renouveau constitutionnel mais uniquement le statu quo.

Par contre, on peut y lire que « le NPD cherche à établir un environnement dans lequel le Québec pourra signer la constitution tout en ayant confiance que ses intérêts seront respectés dans le cadre d'un système de fédéralisme asymétrique ». C'est-ce que Jack Layton appelle être la condition gagnante du Canada au Québec ! Clairement, c'est la position du statu quo partagée par Harper et Ignatieff, même si Jack Layton répète qu'il respecte le droit à l'auto-détermination du Québec. Il respecte ce droit tant qu'il n'est pas exercé !

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Le «fédéralisme asymétrique» du NPD: même fraude que le «fédéralisme d'ouverture» de Harper

Jack Layton, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), sillonne le Québec depuis le début de la campagne électorale avec l'objectif avoué de faire élire plusieurs députés et de se présenter comme une « alternative au Bloc Québécois ». Il se présente comme étant la condition gagnante pour le Canada au Québec. Pour nous faire signer la constitution de 1982, un déshonneur total que même Jean Charest n'a toujours pas osé faire !


Benoit Legros
Pontiac

Mikaël St-Louis
Laurentides–Labelle

Bien des illusions sont semées au Québec,notamment dans la région de l'Outaouais où il présente deux « candidats vedettes », l'ancienne députée libérale Françoise Boivin dans Gatineau et l'ancienne présidente de l'Alliance de la fonction publique du Canada, Nycole Turmel dans Hull-Aylmer.

Selon Jack Layton, « les Québécois sont maintenant prêts à élire des députés du NPD » parce qu'il « est prêt à créer un fédéralisme asymétrique ». Pour Layton, un geste concret de son désir de « séduire les Québécois » est la déclaration adoptée au congrès du NPD à Sherbrooke en 2006.

La dite Déclaration de Sherbrooke à laquelle se réfère Jack Layton sur la crise constitutionnelle « appuie un Québec fort dans un Canada uni » et ne propose aucun renouveau constitutionnel mais le statu quo. Par contre, on peut y lire que « le NPD cherche à établir un environnement dans lequel le Québec pourra signer la constitution tout en ayant confiance que ses intérêts seront respectés dans le cadre d'un système de fédéralisme asymétrique ». Clairement, c'est la position du statu quo partagée par Stephen Harper et Michael Ignatieff, même si Jack Layton répète qu'il respecte le droit à l'auto-détermination du Québec.

Le refus du NPD de s'attaquer à la crise constitutionnelle n'est pas nouveau. Il a toujours joué historiquement le rôle de faciliter la politique de diviser pour régner des bâtisseurs d'empire sans parler de son rôle de saboteur dans le mouvement ouvrier par sa politique électoraliste. La notion fausse des « deux peuples fondateurs » est née de l'un des fondateurs du CCF, ancêtre du NPD.

Ce n'est pas tout. Cette déclaration spécifie la position de Layton sur le processus référendaire, où il dit qu'« il appartiendrait au gouvernement fédéral de déterminer son propre processus, dans l'esprit de l'avis de la Cour suprême et du droit international, en réponse aux résultats du processus de consultation populaire interne au Québec ».

Cela clarifie la position du NPD de reconnaître en parole le droit à l'auto-détermination de la nation du Québec et se dire contre la Loi sur la clarté mais se référer aux principes de cette loi qui nie le droit à l'auto-détermination, et nie ce droit dans les actes du NPD. C'est ce qu'on appelle de la clarté !

C'est le même discours de Ignatieff et de Harper qui osent affirmer que le « fédéralisme d'ouverture livre des résultats pour le Québec ». C'est d'affirmer que des grandes choses sont accomplies tout en refusant de s'adresser aux problèmes fondamentaux, c'est un non-sens.

Dans cette élection, le rôle du NPD au Québec est de maintenir le statu quo et de diviser l'électorat. En se présentant comme « l'alternative », le NPD tente de cacher que sa politique envers la nation du Québec est la défense des institutions anti-démocratiques et du statu quo. C'est littéralement la même position pour bloquer toute voie au progrès que celle des conservateurs et des libéraux et supprimer le droit du Québec à l'auto-détermination.

L'affirmation de la souveraineté de la nation du Québec constitue, pour le Canada, un rempart contre l'annexion aux États-Unis des Monopoles d'Amérique du Nord. Elle une occasion pour tout le pays de prendre en main le contrôle de ses affaires politiques et économiques afin de stopper le pillage des richesses de notre sol.

Pour le PMLC, le règlement de la question nationale ne peut se faire que par un projet d'édification nationale fondé sur une constitution moderne basée sur la reconnaissance des droits de tous ; qui reconnaît le droit du Québec à l'autodétermination, y compris à la sécession, seule base sur laquelle une union libre et égale peut réellement être consentie. Une telle constitution doit garantir le rétablissement immédiat des droits ancestraux des peuples autochtones, le redressement des injustices du passé et des torts qui leur ont été causés.

Le 2 mai, pas un seul député du statu quo au Québec !

Tous pour le renouveau démocratique !

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Bulletin du 29 avril 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca