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Contre
la
braderie
des
ressources
naturelles du gouvernement Charest
Le plan de pillage appelé Plan
Nord se poursuit
Une autre rencontre à huit clos
du gouvernement Charest
Le 28 mars dernier, le gouvernement Charest
annonçait que la ministre des Ressources naturelles Nathalie
Normandeau tenait une
rencontre à huis clos avec des
« partenaires » du Plan Nord. Les médias
et la presse des riches ont divulgué goutte à goutte
par la suite des informations sur cette rencontre secrète. Ils
ont commencé par dire qu'une dizaine de partenaires avaient
été invités
à cette rencontre à huis clos ; plus tard, les
mêmes médias parlaient d'une vingtaine de partenaires. Ils
ont fait miroiter que le
développement de 40 projets miniers étaient possible dans
le Nord du Québec, que les compagnies minières
internationales étaient
intéressées à y investir des milliards de dollars
à court et moyen terme, que des gisements de fer, cuivre,
nickel, or, de terres rares
et même de diamants intéressaient les entreprises
minières.
Le mirage
La ministre Normandeau a fait référence
à la réouverture possible de la ville de Shefferville,
à l'essor
économique et social futur des villes de Fermont,
Sept-Îles, Chibougameau. Elle leur promet
prospérité avec la venue des entreprises
minières.
Avec les 600 millions $ sur cinq ans qui sont
à sa disposition en provenance du dernier budget Bachand, la
ministre Normandeau
prépare les conditions qui vont permettre aux minières de
piller le Nord du Québec. En consultation à huit clos
avec « les
partenaires » du Plan Nord réunis, elle a mis en
place les conditions pour les projets de routes, de chemins de fer, de
ports en
eau profonde et de lignes électriques pour le pillage des
ressources naturelles du Québec.
Tous ces projets demandent des études
environnementales et d'impact qui vont prendre de 5 à 10
ans étant donné l'ampleur des
projets, leur nombre, le caractère isolé et
éloigné du territoire du Plan Nord. L'absence de voies
d'accès, l'absence des
infrastructures nécessaires à la construction et à
l'opération des projets miniers dont des sources
d'énergie reportent ces projets
miniers et autres dans un horizon de 20 à 25 ans, car la
grande majorité est encore au stade de l'exploration. Seuls deux
projets
miniers dans le secteur de la Baie James peuvent être mis en
production dans un horizon de moins de 5 ans.
Il est évident pour les travailleurs du
Québec que la ministre Normandeau ne s'adresse pas à
leurs préoccupations et que ces plans
de développement du nord n'ont rien à voir avec le
développement d'une économie qui suffit à ses
besoins et qui se développe dans
toutes les régions et tous les secteurs. Les emplois perdus dans
le domaine des forêts et indirectement dans les entreprises de
services liées à la forêt ne seront pas
remplacés dans l'immédiat, par la démarche de la
ministre. Par contre, à court terme, les
grandes sociétés de consultation, les firmes de
génie conseil et de communication seront les grandes
bénéficiaires des 600
millions $ de la ministre.
Le huis clos entourant cette réunion est la
preuve que le gouvernement Charest et sa ministre Normandeau ont des
choses à cacher
concernant ces plans de braderie. Ils aiment donner l'impression de
« grands projets nationaux », faire miroiter
« la
création d'emplois » et ainsi de suite, mais alors
pourquoi tout ces cachotteries ?
Le Plan Nord, comme tous les programmes de pillage, ne
doivent pas passer.

La danse des milliards du Plan Nord de Jean Charest
- Correspondant pour le Nord
québécois -
C'est à une campagne de promotion que se livre le
gouvernement Charest à propos du Plan Nord. Si on se rappelle
bien, les
journalistes qui en parlaient disaient du Plan que c'était une
coquille vide, un projet du futur. Nathalie Normandeau, ministre des
Ressources naturelles et de la Faune, tente actuellement de combler ce
vide et de faire mentir les journalistes. On vient de dévoiler
que 26 partenaires sont maintenant impliqués dans la mise
en forme ou le développement du Plan Nord. À la fin mars,
la ministre
rencontrait à huit clos 10 partenaires du Plan Nord.
On assiste à la danse des milliards de dollars
pour le Nord du Québec. Mais rien encore n'est sorti sur les
futures redevances qui
seront versées au gouvernement du Québec par les
minières. La nouvelle loi des mines revendiquée par les
Québécois n'est toujours pas
adoptée et ne le sera pas avant l'automne prochain.
Dans la discussion actuelle concernant le Plan Nord, il
a été identifié par certains chroniqueurs que
« Pour que le Plan Nord
fonctionne, le prix des ressources doit rester
élevé » car l'exploitation en milieu nordique
est beaucoup plus coûteuse
qu'ailleurs au Québec. C'est la principale faiblesse du Plan
Nord.
Les analystes recommandent de surveiller les prix de
l'or, du diamant, du cuivre, de l'uranium et pour les prochains
développements
de projets industriels de la région de la Côte-Nord, le
prix du minerai de fer.
Un aspect sur lequel les ministres Bachand et Normandeau
du gouvernement libéral de Charest se sont montrés
discrets est le
suivant : « Par l'intermédiaire d'Investissement
Québec, il (le gouvernement) entend aussi prendre jusqu'à
500
millions $ de participation dans des projets miniers durant la
même période (5 ans). »
Ces millions de dollars s'ajoutent au
1,2 milliard dans les infrastructures et aux 400 millions en
mesures sociales déjà
annoncées.
Donc à court terme, les taxes et impôts des
travailleurs québécois servent à financer la
création des conditions propices pour que
les investissements futurs des entreprises minières atteignent
la rentabilité. Ce sont les Québécois qui
supportent le risque financier
pour les minières qui spéculent sur le prix des
métaux.
Le Plan Nord est une arnaque pour les travailleurs du
Québec, un autre plan du gouvernement Charest pour payer les
riches.

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