Élection 2011

Aux débats des chefs
L'élément manquant: La voix de la classe ouvrière

Les débats sont un aspect important de l'existence humaine. Ils reflètent la vie et la dialectique de la vie sous tous ses aspects, le pour et le contre des affaires économiques, politiques et sociales. Où en serait l'être humain sans définir la voie vers l'avant par la discussion et le débat ? Une personne ou un parti politique ne peut avoir raison tout le temps. L'erreur fait partie de l'existence humaine, comme le débat et la recherche constante de solutions aux problèmes.

C'est la même chose en science. Une hypothèse basée sur les conditions objectives est présentée et ensuite tous les efforts sont faits pour la contester. Tant que l'hypothèse résiste à l'opposition, elle demeure valide. Lorsqu'elle s'écroule face à de nouvelles preuves et à la contestation, une nouvelle hypothèse surgit qui reflète mieux les conditions objectives.

Alors quand un débat n'est-il pas un débat et la science n'est-elle pas la science ? Quand ils sont unilatéraux : quand tous les participants au débat défendent le pour et qu'il n'y a pas de contre ; quand la science n'est pas contestée ; quand il n'y a pas de dialectique vivante.

La voix de l'opposition n'était pas présente dans le débat des chefs en anglais mardi et dans celui en français le lendemain. Cela veut dire que ce n'était pas un vrai débat. L'hypothèse de base présentée par les quatre chefs était la même. Aucun des chef n'a contesté la thèse dominante qui dit que l'économie se porte bien et n'a besoin que de quelques ajustements qui pourraient être apportés par Michael Ignatieff, mais préférablement par « la main ferme de mon gouvernement », dit Stephen Harper. Aucun d'entre eux n'a contesté la thèse qui dit que la participation à l'agression contre des pays souverains et la préparation de conflagrations de plus grande envergure sont très bien sauf que, pour M. Ignatieff, il serait préférable que le contrat de 20 milliards $ pour l'achat d'avions de combat passe par des soumissions en règle ; que l'éducation publique, les pensions et les autres programmes sociaux se portent bien pour l'essentiel et qu'il y a seulement des doutes sur la volonté des conservateurs à garder leur promesse de 6 % ; que les droits des travailleurs ne méritent pas d'être mentionnés, ni l'environnement naturel, ni les droits des Premières Nations autochtones.

Qu'est-ce qu'un débat sans confrontation des points de vue ? Qu'est-ce qu'un débat qui ne conteste pas l'hypothèse dominante ? C'est un faux débat, un débat uniquement pour la forme.

Un débat des chefs digne de ce nom devrait au moins comprendre le pour et le contre sur tous les grands problèmes de la société actuelle. Les gens pourraient ensuite continuer le débat dans leurs foyers, au travail et dans les maisons d'enseignement. Quand le débat ne porte pas sur le pour et le contre des problèmes posés et sur la façon de les résoudre, il est fini avant même de commencer, comme les débats télévisés des chefs. Le débat était fini dès qu'il est devenu un exercice de glorification de soi : « Je suis plus apte à gouverner que vous, M. Harper, parce que vous êtes une personne terrible » ou : « Je suis plus digne de gouverner que vous trois parce que vous voulez former un gouvernement de coalition alors que mon parti va remporter plus de sièges qu'aucun d'entre vous. »

Le débat était fini avant de commencer parce que l'Opposition ouvrière était exclue. Comment un débat dans un pays avec deux grandes classes sociales rivales, la classe ouvrière et la classe des propriétaires du capital, peut-il avoir lieu sans les participants des deux classes en opposition ?

L'Opposition ouvrière existe objectivement et il faut développer sa politique pratique si nous voulons résoudre les problèmes de la société canadienne en faveur du peuple. Le 29 janvier, les travailleurs ont organisé une manifestation historique de 10 000 personnes à Hamilton avec pour mots d'ordre : « Secteur manufacturier oui, destruction nationale non ! », « Droit public oui, droit de monopole non ! » Le 12 mars, 50 000 travailleurs et alliés sont descendus dans les rues de Montréal et ont dénoncé à l'unisson les politiques antisociales, le budget et les plans antinationaux du gouvernement Charest. Le 1er avril, les retraités de la section 222 du syndicat des Travailleurs de l'automobile et leurs supporters ont manifesté devant les bureaux du ministre des Finances Jim Flaherty à Oshawa pour dénoncer le budget Harper et exiger des pensions standard pour tous. Le 2 avril, plus de 1500 travailleurs de la Colombie- Britannique, de Washington et de l'Oregon se sont rassemblés à l'Arche de la paix à la frontière pour dénoncer l'assaut contre les droits des travailleurs et les services publics au Wisconsin et ailleurs aux États-Unis et au Canada. Le 9 avril, 10 000 personnes ont marché dans les rues de Toronto à la défense des services publics et des droits des travailleurs. Le Premier Mai prochain, les travailleurs se donnent rendez-vous sur la colline parlementaire à Ottawa « À la défense des droits de tous ! » Voilà la voix grandissante de la classe ouvrière et de son Opposition ouvrière, qui a sa politique pratique qui doit être au coeur de tous les événements politiques au Canada, y compris dans les élections et dans les débats des chefs.

Les quatre chefs invités au débat ne cachent pas qu'ils ne représentent pas l'Opposition ouvrière. Ils ont leurs différends, tout comme les travailleurs ont leurs différends, mais il manquait un chef représentant la classe ouvrière. Un débat dans un pays avec deux classes sociales opposées doit refléter cette opposition qui se manifeste dans les opinions et les points de vue sur la direction des affaires économiques, politiques et sociales. Sans le contre, il n'y a pas de débat, il n'y a que le pour qui se frappe la poitrine devant personne et ça n'a aucun sens.

Le faux débat révèle la fausse élection. Il n'y a pas égalité des chances pour l'Opposition ouvrière et ses partis politiques, dont le Parti marxiste-léniniste. Leurs voixs ne sont pas entendues dans les médias de masse. Élections Canada ne garantit pas un processus où le pour et le contre sont débattus sur les problèmes qui préoccupent les Canadiens, où les points de vue de la classe ouvrière et ceux des propriétaires du capital ne sont pas expliqués à tous les électeurs. Élections Canada n'accorde pas les ressources ou l'autorité nécessaire pour organiser de véritables élections ou un véritable débat entre les points de vue opposés sur les questions fondamentales que sont la direction de l'économie, la guerre et la paix, la garantie de la sécurité et des droits, par exemple, pour que chaque électeur puisse ensuite voter en toute connaissance de cause. La politique pratique de l'organisation d'une élection réelle et de la recherche de nouveaux arrangements manque.

Lorsque l'être humain est confronté à l'absence, son instinct fondamental l'amène à vouloir changer la situation, à identifier ce qui manque et à combler l'espace. Pour la classe ouvrière, l'ingrédient est sa propre politique pratique, sa voix d'opposition, sa contestation des hypothèses dominantes sur les affaires économiques, politiques et sociales. L'absence flagrante de la voix de la classe ouvrière dans le débat des chefs est un appel à tous les travailleurs à s'activer, à s'unir, travailleurs, aînés et jeunes, pour formuler leurs propres hypothèses sur les problèmes de la société et sur les solutions et la politique pratique nécessaires pour réaliser l'alternative prosociale.

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Le Canada a besoin d'un gouvernement anti-guerre

Votez pour l'opinion publique majoritaire contre la guerre !
Votez marxiste-léniniste ou pour d'autres candidats anti- guerre !

Pas un seul député du Parlement sortant n'a voté contre la participation du Canada à la guerre impérialiste qui a pour objectif le démembrement et la conquête de la Libye. C'est un affront à la conscience de la majorité des Canadiens et des Québécois qui n'appuient pas la guerre menée par les États-Unis contre l'Afghanistan ou cette nouvelle guerre en Libye. Comment expliquer que la voix de la majorité n'a pas été représentée par un seul vote contre la guerre à la Chambre des communes ? C'est parce que les quatre partis pro-guerre du cartel politique au pouvoir tiennent le système politique et électoral dans leur étau, ce qui empêche la participation de l'opinion publique majoritaire.

Seule la voix de la minorité pro-guerre a été entendue dans le Parlement sortant et elle est également la seule à se faire entendre dans les débats organisés par les médias monopolisés dans cette élection fédérale. La voix majoritaire des Canadiens et des Québécois est absente de l'arène parlementaire publique. Jour après jour, la voix des partis qui sont pour la guerre et l'ingérence dans les affaires internes des pays souverains est pratiquement la seule à passer dans les grands médias. Nous sommes envahis jour et nuit dans nos salons par les visages des quatre partis du cartel pro-guerre. La seule façon de leur échapper est de fermer la télévision durant toute la durée de l'élection.

La majorité doit percer le mur du silence que les candidats pro-guerre imposent et le blocus qui vise à réduire à moins que rien l'opinion anti-guerre du peuple et de ses représentants. Le danger que la guerre et l'utilisation de la force ne prennent le contrôle des affaires et de la diplomatie internationales n'a jamais été aussi grand. Il faut barrer la route aux partis du cartel et aux médias pro-guerre.

Ne permettons pas à la voix de la minorité pro-guerre de dominer nos institutions publiques. Faisons entendre la voix de la majorité, qui est anti-guerre. Appuyons les actions organisées par les opposants à la guerre qui cherchent à faire entendre la voix de la majorité. Opposons-nous à l'utilisation de la force et à la guerre pour résoudre les conflits intérieurs et internationaux. Opposons-nous aux partis pro-guerre extrémistes du cartel politique.

Votez pour l'opinion publique majoritaire anti-guerre ! Votez marxiste-léniniste ou pour d'autres candidats anti-guerre.

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Les candidats du PMLC au Québec

Le PMLC présente 22 candidats au Québec pour contester les tentatives de marginaliser le peuple en lui disant ce qu'il doit penser et pour quel parti fédéraliste il doit voter. Ces candidats représentent le désir des Québécois et Québécoises de s'investir du pouvoir de décider et de se donner une économie qui pourvoit à leurs besoins plutôt qu'à ceux de la minorité riche. Ils représentent également l'aspiration du peuple québécois à vivre dans un pays qui n'est pas engagé dans des guerres d'agression dans le monde. Tous les partis à la Chambre des communes ont voté en faveur de l'intervention du Canada dans le conflit civil en Libye en invoquant la théorie impérialiste de la responsabilité de protéger. Que penseraient-ils si les États-Unis envoyaient leurs soldats au Québec pour « maintenir la paix » si jamais ils décident que c'est dans leur intérêt national ou qu'ils n'aiment pas les choix des Québécois ? De quel côté se rangeraient ces partis ?

Un parti qui dit représenter le peuple québécois ne peut pas appuyer l'intervention dans les affaires intérieures d'un pays étranger. Ce n'est pas acceptable que Stephen Harper se serve des ressources de l'État canadien pour priver les Québécois de ce qu'ils produisent ou leur dire ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Imaginez si cela leur était imposé avec des missiles tomahawk par des gouvernements de pays à des centaines de milliers de kilomètres d'ici !

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Rejet des «valeurs canadiennes» des conservateurs
Les «valeurs canadiennes» racistes du ministre Clement sont dénoncées à Huntsville

Tony Clement, député de Parry Sound--Muskoka et ministre de l'Industrie du gouvernement conservateur Harper, a été fermement dénoncé par les participants et les autres candidats à un débat à Huntsville, en Ontario, le 12 avril. Il a été particulièrement pris à parti par le candidat marxiste-léniniste A.G. Smith pour ses commentaires racistes.

M. Clement a notamment réclamé la détention et des sentences sévères pour « les étrangers illégaux qui arrivent en masse par bateaux », disant qu'ils sont des terroristes potentiels ou des gens aux valeurs non canadiennes. Il a dit qu'un gouvernement conservateur majoritaire bloquerait l'accès au Régime de pensions du Canada et aux prestations de la sécurité de la vieillesse aux aînés qui ont obtenu la citoyenneté moins de dix ans avant la retraite. À un autre moment dans le débat, le ministre a dit que la violence organisée de l'État lors des événements du G8 et du G20 était justifiée parce qu'elle était dirigée contre des « anarchistes » et des « marxistes-léninistes », des gens ayant des valeurs « non canadiennes », selon lui.

Des résidents ont conspué les remarques racistes de Tony Clement. Un homme a crié que le ministre et les conservateurs d'Harper blâment et attaquent les victimes, les réfugiés, sans s'opposer au trafic humain illégal. D'autres l'ont hué pour avoir qualifié de « non canadiens » ceux qui ont des valeurs ne concordent pas avec celles du gouvernement.


A.G. Smith

Le candidat marxiste-léniniste A.G. Smith a exprimé les sentiments de plusieurs et a été applaudi lorsqu'il a réfuté les commentaires de M. Clement. Il a dit que le Canada a une histoire honteuse de racisme et de discrimination, de l'appropriation coloniale des peuples autochtones, jusqu'aux tentatives aujourd'hui de définir les droits des citoyens sur la base de prétendues « valeurs canadiennes ». A.G. Smith a fait référence au traitement raciste par d'autres gouvernements canadiens de réfugiés arrivant par bateaux, tels l'incident du Komagata Maru en 1914 où les gens provenant de l'Inde ont été attaqués, ou le renvoi de réfugiés juifs cherchant asile contre l'oppression nazie avant la Deuxième Guerre mondiale et autres exemples.

Le candidat marxiste-léniniste a aussi condamné la justification de la violence organisée par l'État lors des événements du G8-G20 et a demandé une enquête publique complète pour aller au fond des choses pour identifier les responsables de la grave violation des droits humains lors de ces événements.

D'autres candidats tels Glen Hodgeson (Vert) sont aussi intervenus. M. Hodgeson a dit que le ministre ne pourra pas s'en tirer en justifiant les attaques généralisées de l'État lors du G20, qu'il a caractérisé d'« émeute policière », surtout son commentaire à l'effet que les « anarchistes » et autres manifestants ont eu ce qu'ils méritaient. Parmi ceux qui ont été pris au piège de la violence policière, il y avait des résidents, des touristes, des journalistes, des passants, a-t-il dit, ajoutant que cela est totalement inacceptable.

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La chasse au «vote ethnique» des conservateurs
Un réquisitoire contre des institutions
démocratiques censées défendre le bien public


Manifestation à Toronto contre la tentative des conservateurs de «capturer le vote ethnique» le 14 avril 2011.

Dans le contexte des arrangements politiques actuels où la vaste majorité du corps politique est marginalisée face au pouvoir, les soi-disant grands partis ont établi la pratique de pourchasser le « vote ethnique » pendant les élections. Dans la période de l'après-guerre, ce sont les libéraux qui sont passés maîtres en la matière. Ils ont manipulé le besoin du Canada en main-d'oeuvre immigrante et sont devenus le parti qui est perçu comme le champion officiel des droits des immigrants. Ils ont fait grand usage du système corrompu de patronage politique pour « se saisir » du vote des immigrants.

L'égalité d'accès aux services publics est une illusion au Canada. Les députés mettent la main sur des fonds publics pour financer des projets qui les mettent en valeur dans les comtés, ce qui leur rapporte des votes. Ce sont aussi les bureaux de comté des députés qui aident les résidents à résoudre leurs problèmes personnels d'immigration et autres. Évidemment, on s'attend à ce que les récipiendaires de l'aide rendent la faveur à leur député. Pour plusieurs, cela devient une façon de se trouver une carrière qui, au fil des années. en fera des juges ou des sénateurs ou les amènera à la Commission de la capitale nationale, toujours en récompense pour services rendus.

C'est un système très corrompu, en mal de renouveau. Mais au lieu d'éliminer le népotisme et la corruption que le système engendre, quand les gouvernements ont lancé leur offensive antisociale et que l'oligarchie financière a exigé que les fonds publics soient détournés des programmes sociaux, les libéraux ont changé les règles auxquelles les communautés immigrantes s'étaient habituées. Par exemple, les immigrants ne pouvaient plus prendre leur retraite dans leur pays natal et continuer de recevoir leur pension comme avant. La réunification des familles n'était désormais plus une catégorie d'immigration. Au lieu de cela, on a institué des critères favorisant les immigrants avec de l'argent. Après les attentats du 11 septembre 2001, certaines minorités nationales ont commencé à être la cible d'un profilage racial outré. Le coup a été dur entre autres pour les gens de professions libérales. Cela a eu pour effet de rompre le lien de confiance que les libéraux avaient entretenu avec les immigrants et de créer un vide... que les conservateurs s'efforcent aujourd'hui de combler.

Les conservateurs ont maintenant repris la pratique de cibler certaines circonscriptions pour les dépenses gouvernementales, surtout là où ils ont des difficultés ou où ils veulent consolider leurs assises. En même temps ils coupent les fonds pour les organisations qui ne partagent pas leurs positions idéologiques. Cela comprend les organisations qui desservent les minorités nationales, comme les gens d'origine arabe par exemple, les femmes, les personnes handicapées et celles avec des problèmes de santé mentale, l'aide juridique, le counselling, etc.

Cette pratique est encore pire durant les élections. Les électeurs qui viennent d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine et des Caraïbes sont censés oublier que ce sont eux qui, en tant que travailleurs, subissent la pire exploitation dans les pires conditions, que les nouveaux venus sont de plus en plus confinés dans les programmes pour travailleurs étrangers temporaires sans possibilité d'obtenir le statut d'immigrant. On leur fait croire que s'ils votent pour « le bon parti » ils pourraient obtenir quelque chose en retour. Ils sont censés appuyer les partis qui les humilient le reste du temps.

Les conservateurs ont pratiquement fait de la chasse au « vote ethnique » une science. Le gouvernement Harper, qui a institué les pires mesures contre les immigrants et les réfugiés, travaille avec acharnement dans ce qu'il appelle « les couches moyennes socialement conservatrices » et les « couches supérieures des minorités nationales » pour diviser les communautés et faire des gains électoraux.

L'utilisation des ressources de l'État pour cibler certaines minorités nationales n'est pas acceptable pour un corps politique moderne. Profitant du fait que les partis du cartel politique actuel se sont votés des exemptions aux lois sur la vie privée, les conservateurs sont allés jusqu'à créer des listes de gens de minorités nationales contenant des informations sur les croyances religieuses, etc. Les personnes qui vont voir leur député pour régler des problèmes d'assurance-emploi ou pour les aider dans leurs démarches pour obtenir un passeport ne le savent pas mais leur nom se retrouve sur des listes qui servent à cette fin. Cette pratique est un des pires réquisitoires contre ces institutions démocratiques qui ont fait leur temps et qui ne défendent plus le bien public. Rien ne saurait cacher le fait que la chasse au vote ethnique du Parti conservateur est une activité hitlérienne.

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Les petits partis tiendront une conférence
de presse et un forum public


Date :
Heure :
Lieu :
  


Le samedi 23 avril 2011
De 14 h à 17 h
O.I.S.E. - Auditorium
Salle G162
252, rue Bloor Ouest
Toronto, Ontario



Les petits partis politiques du Canada, 13 des 18 partis enregistrés pour l'élection générale du 2 mai, tiendront une conférence de presse et un forum public le samedi 23 avril à Toronto. Tous les médias sont invités.

Les chefs de partis ou représentants désignés parleront de leur programme politique. Le forum n'aura pas la forme d'un débat mais plutôt celle d'une séance d'information sur les partis et leur programme. La participation de l'auditoire est également prévue.

Les partis qui tiennent cet événement représentent des citoyens et résidents qui sont parmi les membres les plus actifs de la société. Les qualificatifs « mineurs » ou « marginaux » utilisés pour décrire ces partis sont des termes sans signification qui servent à justifier leur marginalisation systématique.

Venez entendre ce que les petits partis ont à dire. La conférence et le forum sont ouverts à tous.

Pour plus d'information contacter :

Animal Alliance Environment Voters Party
Liz White, chef
(416)462-9541 ou liz@animalalliance.ca

First Peoples National Party of Canada
William Morin, chef
1-877-248-4133 ou willpower@ontera.net

Parti action canadienne
Christopher Porter, chef
250-999-VOTE ou christopher.porter@canadianactionparty.ca

Parti communiste du Canada
Miquel Figueroa, chef
416-469-2446 ou info@cpc.ca

Parti de l'héritage chrétien du Canada
Peter Vogel,
1-888-VOTECHP ou OntarioPres@chp.ca

Parti libertarian du Canada
John Shaw
905-806-5170 ou john.shaw@libertarian.ca

Parti Marijuana
Blair T. Longley, chef
514-507-5188 ou info@marijuana.ca

Parti marxiste-léniniste du Canada
Anna Di Carlo, chef
416-253-4475 ou leader@mlpc.ca

Parti Pirate du Canada
Shawn Vulliez
1-877-850-PPCA(7722) ext 130 ou shawnvulliez@pirateparty.ca

Parti Rhinocéros
François Yo Gourd, chef
514-903-9450 ou gourd.francois@gmail.com

Parti Online du Canada (en cours d'enregistrement)
Michael Nicula, fondateur
mnicula@onlinparty.ca ou 416-567-6913

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À propos du traitement inégal des partis politiques

Samedi le 23 avril, le PMLC participera à une conférence de presse et un forum public organisés conjointement avec 12 autres partis enregistrés. Les deux événements sont ouverts à tous.

À cause des règles régissant la diffusion électorale et le financement par l'État des partis politiques, et de la couverture par les médias monopolisés, un système pyramidal de partis a été créé où ceux qui occupent le sommet améliorent et protégent continuellement leur position de privilège et de pouvoir. Un système de cartel de partis financé par l'État est fermement établi. Les partis politiques qui participeront au forum public du 23 avril sont clairement les plus touchés par les lois qui créent une situation de pouvoir et de privilège pour les représentants de ceux qui dominent l'économie, mais ce n'est qu'un aspect d'un processus politique et électoral qui marginalise la très vaste majorité des membres du corps politique.

Le traitement inégal des partis politiques est un des nombreux moyens utilisés par l'élite dirigeante pour bloquer et décourager la participation aux affaires politiques au-delà du vote. D'ailleurs, les partis au pouvoir s'accommodent très bien du faible taux de participation de l'électorat. Ce taux a atteint un creux historique à l'élection de 2008, soit 58 %. À ce jour, aucune enquête sérieuse n'a été menée sur les causes de ce problème.

La dernière fois qu'un gouvernement fédéral a tenté d'engager une discussion sur les institutions politiques canadiennes était il y a près de vingt ans, lors de la Commission Spicer. Et c'est par milliers que les gens étaient venus exprimer leur désir de réformes démocratiques. Au lieu de réaliser les réformes demandées, les gouvernements ont commencé à instituer des lois ayant pour effet pratique d'enlever aux partis le rôle d'organisations politiques premières, par lesquelles les citoyens peuvent apporter leur contribution aux affaires politiques. En échange cela réduit davantage la capacité des citoyens d'exercer leur droit d'élire et d'être élu. Le produit de cette réforme est le système corrompu de cartel de partis que nous avons aujourd'hui. Certaines firmes de sondage disent même qu'un faible taux de participation est préférable pour les besoins de sondage des partis parce que cela rend l'échantillonnage statistique, la manipulation, etc., plus aisés et plus fiables.

Un autre aspect de la marginalisation des électeurs est le nombre décroissant de personnes qui sont membres de partis politiques. Puisque le processus politique au Canada est basé sur le concept de partis politiques comme « organisations politiques premières », le faible taux de participation aux partis est un indicateur clair du caractère anti-démocratique et élitiste du système en place. Le taux de participation a continué de chuter avec la transformation progressive des partis politiques dominants en organisations d'affaire administrées par des agences de relations publiques et des firmes de sondage, où la « consultation des membres » a été remplacée par « le sondage d'un groupe cible » pour mettre en valeur des politiques et marque de commerce, comme Coke et Pepsi.

En ce moment, selon les estimations même les plus généreuses pas plus de 1 % des électeurs appartiennent à un parti politique. Les partis politiques ont à toute fin pratique perdu leur rôle d'organisateur, pour que les citoyens deviennent politiques, deviennent informés au sujet des affaires économiques, sociales et politiques, formulent des opinions au sujet des problèmes de la société et participent à l'élaboration des politiques. Ce rôle ne peut être joué que par les petits partis et à cet égard une des caractéristiques connues du Parti marxiste-léniniste est qu'il accorde la place première à l'engagement de la discussion dans la discussion des affaires politiques.

L'état actuel des partis politiques et la discrimination que subissent les petits partis tournent au ridicule l'enseignement classique qui dit que les individus qui croient au devoir civique doivent joindre les partis politiques s'ils veulent avoir leur mot à dire sur la façon dont le pays est gouverné, ou ils doivent former leur propre parti s'ils n'aiment pas les partis existants. En fait, selon le discours politique actuel si vous voulez vraiment avoir votre mot à dire sur les affaires du pays, vous feriez mieux d'adhérer au Parti libéral, au Parti conservateur ou du NPD, mais la réalité est que les membres de ces partis sont aussi complètement marginalisés. Ces partis qui prétendent engager leurs membres dans la formulation des politiques ont des dispositions qui permettent au chef du parti de décider ce qui est électoralement opportun lors d'une campagne électorale. S'ils sont élus, tout peut arriver et les parlementaires qui s'opposent au reniement des promesses électorales de leur parti deviennent des renégats.

Ces partis ne veulent pas de membres. Si vous allez frapper à leur porte en dehors des campagnes électorales ils ne sauraient pas quoi faire de vous, il n'y aurait pas de pancartes à afficher. Ce qu'ils font une fois élu est décidé dans les corridors qui les relient à l'oligarchie financière.

Il reste donc à vous joindre à l'un des autres partis ou à former le vôtre. Le message est clair : si l'oligarchie financière n'a pas besoin de votre parti, vous serez laissé pour compte. On vous accordera une reconnaissance formelle pour que le système puisse maintenir ses prétentions démocratiques. Le message du processus électoral et politique est clair : les gens politiques ne sont pas les bienvenus.

Les petits partis au Canada méritent votre appui. Ils représentent les gens politiques luttant pour leur vision de société. Ils sont comme les dizaines de milliers de Canadiens qui exigent un pouvoir politique par leurs luttes à la défense de leurs droits économiques, sociaux, politiques et culturels et qui sont aussi marginalisés.

Pour le PMLC, les marginaux ce sont les Harper, Ignatieff et compagnie parce qu'ils ne représentent pas le courant central des revendications et aspirations de la majorité, comme le PMLC.

Dans un récent article publié dans le Georgia Straight, le PMLC écrit :

« Quand vient le jour des élections, les gens sont censés renoncer à leurs demandes et revendications et choisir un des partis dits majeurs pour les représenter. Ce n'est pas acceptable. Les partis comme le nôtre représentent le courant central de l'opinion publique mais on nous qualifie de marginaux et d'extrémistes, des qualificatifs qu'on pourrait très bien attribuer à Harper, Ignatieff et compagnie. »

Dans une entrevue accordée à la revue culturelle Little Red Umbrella, qui nous demandait ce que nous répondons à ceux qui disent que voter pour un parti qui n'est pas bien connu revient à gaspiller son vote, nous avons dit ceci :

« Les soi-disant partis majeurs ne peuvent plus prétendre représenter l'intérêt national. L'idée que les électeurs qui ne sont pas représentés par le parti au pouvoir sont représentés par les partis de l'opposition ne tient plus. Le plus grand parti au Canada est le parti des abstentionnistes et cela montre bien que les gens considèrent qu'un vote pour les partis dits majeurs est un vote gaspillé, parce qu'ils représentent un intérêt spécial, celui des monopoles.

« Seule la classe ouvrière ne représente pas un intérêt spécial parce qu'elle est le producteur de toute la richesse de la société et dépend de la société pour vivre et fonctionner. C'est elle qui doit décider de la direction de l'économie. Elle doit exercer un contrôle sur les prises de décisions, y compris sur le choix des élus. Elle doit résoudre le problème de la représentation politique, un problème non partisan qui concerne tout le monde. Nous appelons la classe ouvrière à devenir elle-

même la nation et à investir le peuple du pouvoir souverain » (www.littleredumbrella.com)

J'encourage tous ceux et celles qui le peuvent à venir à la conférence de presse et au forum public des petits partis pour connaître leurs programmes et opinions et participer à la discussion.

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À titre d'information

Élections Canada publie la liste finale des candidats

Élections Canada a publié la liste finale des candidats confirmés et des partis politiques enregistrés pour l'élection générale du 2 mai. Il y a 1588 candidats et candidates inscrits, dont 1527 en tant que représentants des 18 partis politiques enregistrés et 61 en tant que candidats indépendants ou non affiliés. C'est 74 candidats de moins qu'à l'élection générale de 2008 et 107 de moins qu'à celle de 2006.

Les données ne sont pas encore disponibles sur le pourcentage de femmes candidates dans cette élection. Il y avait 445 candidates en 2008, soit 27,8 % du total, comparativement à 380 (23,3 %) à l'élection de 2006.

Un parti politique qui présente 308 candidats peut dépenser 21 025 793,18 $ à des fins électorales durant les 36 jours de la campagne. Ce montant est établi en multipliant le nombre d'électeurs par circonscription où le parti a présenté un candidat par 70 cents. En dehors de la période électorale de 36 jours les partis politiques peuvent dépenser tant qu'ils veulent.

La moyenne des dépenses par candidats est de 91 640 $. Cette somme est établie par une formule qui accorde 2,07 $ par électeur pour les premiers 15 000 ; 1,04 $ pour la prochaine tranche de 10 000 et 52 cents pour les autres.

Un parti qui présente 308 candidats a le droit de dépenser au total tout juste un peu moins de 50 millions $ et une grande partie de ces dépenses sont remboursées par l'État.

Le Parti marxiste-léniniste prendre l'occasion de cette annonce pour exprimer ses voeux de succès à tous les petits partis qui présentent des candidats envers et contre toutes les pressions politiques, surtout à la lumière de l'extrême inégalité des chances résultant du système actuel.

Liste des partis et nombre de candidats

Animal Alliance Environment Voters Party of Canada 7
Bloc Québécois 75
First Peoples National Party of Canada 1
Le Parti vert du Canada 304
Nouveau Parti démocratique 308
Parti action canadienne 12
Parti communiste du Canada 20
Parti conservateur du Canada 307
Parti de l'héritage chrétien du Canada 46
Parti libéral du Canada 308
Parti Libertarien du Canada 23
Parti Marijuana 5
Parti marxiste-léniniste du Canada 70
Parti Pirate du Canada 11
Parti progressiste canadien 11
Parti Rhinocéros 14
Parti Uni du Canada 3
Western Block Party 4
Indépendants et non-affiliés 61

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Bulletin du 21 avril 2011 • Retour à l'index • Écrivez à: redaction@cpcml.ca