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Élection
2011
Aux débats des chefs
L'élément manquant: La voix de la classe ouvrière
Les débats sont un aspect important de
l'existence humaine. Ils reflètent la vie et la dialectique de
la vie sous tous ses aspects,
le pour et le contre des affaires économiques, politiques et
sociales. Où en serait l'être humain sans définir
la voie vers l'avant par
la discussion et le débat ? Une personne ou un parti
politique ne peut avoir raison tout le temps. L'erreur fait partie de
l'existence humaine, comme le débat et la recherche constante de
solutions aux problèmes.
C'est la même chose en science. Une
hypothèse basée sur les conditions objectives est
présentée et ensuite tous les efforts sont
faits pour la contester. Tant que l'hypothèse résiste
à l'opposition, elle demeure valide. Lorsqu'elle
s'écroule face à de nouvelles
preuves et à la contestation, une nouvelle hypothèse
surgit qui reflète mieux les conditions objectives.
Alors quand un débat n'est-il pas un débat
et la science n'est-elle pas la science ? Quand ils sont
unilatéraux : quand
tous les participants au débat défendent le pour et qu'il
n'y a pas de contre ; quand la science n'est pas
contestée ; quand
il n'y a pas de dialectique vivante.
La voix de l'opposition n'était pas
présente dans le débat des chefs en anglais mardi et dans
celui en français le lendemain. Cela
veut dire que ce n'était pas un vrai débat.
L'hypothèse de base présentée par les quatre chefs
était la même. Aucun des chef n'a
contesté la thèse dominante qui dit que l'économie
se porte bien et n'a besoin que de quelques ajustements qui pourraient
être apportés
par Michael Ignatieff, mais préférablement par
« la main ferme de mon gouvernement », dit
Stephen Harper. Aucun d'entre eux
n'a contesté la thèse qui dit que la participation
à l'agression contre des pays souverains et la
préparation de conflagrations de plus
grande envergure sont très bien sauf que, pour M. Ignatieff, il
serait préférable que le contrat de 20 milliards $
pour l'achat
d'avions de combat passe par des soumissions en règle ; que
l'éducation publique, les pensions et les autres programmes
sociaux se
portent bien pour l'essentiel et qu'il y a seulement des doutes sur la
volonté des conservateurs à garder leur promesse de
6 % ; que les droits des travailleurs ne méritent pas
d'être mentionnés, ni l'environnement naturel, ni les
droits des
Premières Nations autochtones.
Qu'est-ce qu'un débat sans confrontation des
points de vue ? Qu'est-ce qu'un débat qui ne conteste pas
l'hypothèse
dominante ? C'est un faux débat, un débat uniquement
pour la forme.
Un débat des chefs digne de ce nom devrait au
moins comprendre le pour et le contre sur tous les grands
problèmes de la société
actuelle. Les gens pourraient ensuite continuer le débat dans
leurs foyers, au travail et dans les maisons d'enseignement. Quand le
débat ne porte pas sur le pour et le contre des problèmes
posés et sur la façon de les résoudre, il est fini
avant même de commencer,
comme les débats télévisés des chefs. Le
débat était fini dès qu'il est devenu un exercice
de glorification de soi : « Je
suis plus apte à gouverner que vous, M. Harper, parce que vous
êtes une personne terrible » ou : « Je
suis plus digne de
gouverner que vous trois parce que vous voulez former un gouvernement
de coalition alors que mon parti va remporter plus de sièges
qu'aucun d'entre vous. »
Le débat était fini avant de commencer
parce que l'Opposition ouvrière était exclue. Comment un
débat dans un pays avec deux grandes
classes sociales rivales, la classe ouvrière et la classe des
propriétaires du capital, peut-il avoir lieu sans les
participants des
deux classes en opposition ?
L'Opposition ouvrière existe objectivement et il
faut développer sa politique pratique si nous voulons
résoudre les problèmes de la
société canadienne en faveur du peuple. Le
29 janvier, les travailleurs ont organisé une manifestation
historique de 10 000
personnes à Hamilton avec pour mots d'ordre :
« Secteur manufacturier oui, destruction nationale
non ! »,
« Droit public oui, droit de monopole
non ! » Le 12 mars, 50 000 travailleurs et
alliés sont descendus dans les rues
de Montréal et ont dénoncé à l'unisson les
politiques antisociales, le budget et les plans antinationaux du
gouvernement Charest. Le
1er avril, les retraités de la section 222 du syndicat des
Travailleurs de l'automobile et leurs supporters ont manifesté
devant
les bureaux du ministre des Finances Jim Flaherty à Oshawa pour
dénoncer le budget Harper et exiger des pensions standard pour
tous. Le
2 avril, plus de 1500 travailleurs de la Colombie- Britannique, de
Washington et de l'Oregon se sont rassemblés à l'Arche de
la
paix à la frontière pour dénoncer l'assaut contre
les droits des travailleurs et les services publics au Wisconsin et
ailleurs aux
États-Unis et au Canada. Le 9 avril, 10 000 personnes ont
marché dans les rues de Toronto à la défense des
services publics et des
droits des travailleurs. Le Premier Mai prochain, les travailleurs se
donnent rendez-vous sur la colline parlementaire à Ottawa
« À la défense des droits de
tous ! » Voilà la voix grandissante de la classe
ouvrière et de son Opposition ouvrière, qui
a sa politique pratique qui doit être au coeur de tous les
événements politiques au Canada, y compris dans les
élections et dans les
débats des chefs.
Les quatre chefs invités au débat ne
cachent pas qu'ils ne représentent pas l'Opposition
ouvrière. Ils ont leurs différends, tout
comme les travailleurs ont leurs différends, mais il manquait un
chef représentant la classe ouvrière. Un débat
dans un pays avec deux
classes sociales opposées doit refléter cette opposition
qui se manifeste dans les opinions et les points de vue sur la
direction des
affaires économiques, politiques et sociales. Sans le contre, il
n'y a pas de débat, il n'y a que le pour qui se frappe la
poitrine
devant personne et ça n'a aucun sens.
Le faux débat révèle la fausse
élection. Il n'y a pas égalité des chances pour
l'Opposition ouvrière et ses partis politiques, dont
le Parti marxiste-léniniste. Leurs voixs ne sont pas entendues
dans les médias de masse. Élections Canada ne garantit
pas un processus
où le pour et le contre sont débattus sur les
problèmes qui préoccupent les Canadiens, où les
points de vue de la classe ouvrière et
ceux des propriétaires du capital ne sont pas expliqués
à tous les électeurs. Élections Canada n'accorde
pas les ressources ou
l'autorité nécessaire pour organiser de véritables
élections ou un véritable débat entre les points
de vue opposés sur les questions
fondamentales que sont la direction de l'économie, la guerre et
la paix, la garantie de la sécurité et des droits, par
exemple, pour
que chaque électeur puisse ensuite voter en toute connaissance
de cause. La politique pratique de l'organisation d'une élection
réelle
et de la recherche de nouveaux arrangements manque.
Lorsque l'être humain est confronté
à l'absence, son instinct fondamental l'amène à
vouloir changer la situation, à identifier ce
qui manque et à combler l'espace. Pour la classe
ouvrière, l'ingrédient est sa propre politique pratique,
sa voix d'opposition, sa
contestation des hypothèses dominantes sur les affaires
économiques, politiques et sociales. L'absence flagrante de la
voix de la
classe ouvrière dans le débat des chefs est un appel
à tous les travailleurs à s'activer, à s'unir,
travailleurs, aînés et jeunes, pour
formuler leurs propres hypothèses sur les problèmes de la
société et sur les solutions et la politique pratique
nécessaires pour
réaliser l'alternative prosociale.

Le Canada a besoin d'un gouvernement anti-guerre
Votez
pour
l'opinion
publique
majoritaire
contre
la
guerre !
Votez marxiste-léniniste ou pour d'autres candidats anti-
guerre !

Pas un seul député du Parlement sortant
n'a voté contre la participation du Canada à la guerre
impérialiste qui a pour objectif le
démembrement et la conquête de la Libye. C'est un affront
à la conscience de la majorité des Canadiens et des
Québécois qui n'appuient
pas la guerre menée par les États-Unis contre
l'Afghanistan ou cette nouvelle guerre en Libye. Comment expliquer que
la voix de la
majorité n'a pas été représentée par
un seul vote contre la guerre à la Chambre des communes ?
C'est parce que les quatre partis
pro-guerre du cartel politique au pouvoir tiennent le système
politique et électoral dans leur étau, ce qui
empêche la participation de
l'opinion publique majoritaire.
Seule la voix de la minorité pro-guerre a
été
entendue dans le Parlement sortant et elle est également la
seule à se faire entendre
dans les débats organisés par les médias
monopolisés dans cette élection fédérale.
La voix majoritaire des Canadiens et des Québécois
est absente de l'arène parlementaire publique. Jour après
jour, la voix des partis qui sont pour la guerre et l'ingérence
dans les
affaires internes des pays souverains est pratiquement la seule
à passer dans les grands médias. Nous sommes envahis jour
et nuit dans
nos salons par les visages des quatre partis du cartel pro-guerre. La
seule façon de leur échapper est de fermer la
télévision durant
toute la durée de l'élection.
La majorité doit percer le mur du silence que les
candidats pro-guerre imposent et le blocus qui vise à
réduire à moins que rien
l'opinion anti-guerre du peuple et de ses représentants. Le
danger que la guerre et l'utilisation de la force ne prennent le
contrôle
des affaires et de la diplomatie internationales n'a jamais
été aussi grand. Il faut barrer la route aux partis du
cartel et aux médias
pro-guerre.
Ne permettons pas à la voix de la minorité
pro-guerre de dominer nos institutions publiques. Faisons entendre la
voix de la
majorité, qui est anti-guerre. Appuyons les actions
organisées par les opposants à la guerre qui cherchent
à faire entendre la voix de
la majorité. Opposons-nous à l'utilisation de la force et
à la guerre pour résoudre les conflits intérieurs
et internationaux.
Opposons-nous aux partis pro-guerre extrémistes du cartel
politique.
Votez pour l'opinion publique majoritaire
anti-guerre ! Votez marxiste-léniniste ou pour d'autres
candidats anti-guerre.

Les candidats du PMLC au Québec
Le PMLC présente 22 candidats au
Québec pour contester les tentatives de marginaliser le peuple
en lui disant ce qu'il doit
penser et pour quel parti fédéraliste il doit voter. Ces
candidats représentent le désir des
Québécois et Québécoises de s'investir du
pouvoir de décider et de se donner une économie qui
pourvoit à leurs besoins plutôt qu'à ceux de la
minorité riche. Ils représentent
également l'aspiration du peuple québécois
à vivre dans un pays qui n'est pas engagé dans des
guerres d'agression dans le monde. Tous
les partis à la Chambre des communes ont voté en faveur
de l'intervention du Canada dans le conflit civil en Libye en invoquant
la
théorie impérialiste de la responsabilité de
protéger. Que penseraient-ils si les États-Unis
envoyaient leurs soldats au Québec pour
« maintenir la paix » si jamais ils
décident que c'est dans leur intérêt national ou
qu'ils n'aiment pas les choix des
Québécois ? De quel côté se rangeraient
ces partis ?
Un parti qui dit représenter le peuple
québécois ne peut pas appuyer l'intervention dans les
affaires intérieures d'un pays
étranger. Ce n'est pas acceptable que Stephen Harper se serve
des ressources de l'État canadien pour priver les
Québécois de ce qu'ils
produisent ou leur dire ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire.
Imaginez si cela leur était imposé avec des missiles
tomahawk par
des gouvernements de pays à des centaines de milliers de
kilomètres d'ici !

Rejet des «valeurs
canadiennes» des conservateurs
Les «valeurs canadiennes» racistes du ministre Clement sont
dénoncées à Huntsville
Tony Clement,
député de Parry Sound--Muskoka et ministre de l'Industrie
du gouvernement conservateur Harper, a été fermement
dénoncé
par les participants et les autres candidats à un débat
à Huntsville, en Ontario, le 12 avril. Il a
été particulièrement pris à
parti par le candidat marxiste-léniniste A.G. Smith pour ses
commentaires racistes.
M. Clement a notamment réclamé la
détention et des sentences sévères pour
« les étrangers illégaux qui arrivent en masse
par
bateaux », disant qu'ils sont des terroristes potentiels ou
des gens aux valeurs non canadiennes. Il a dit qu'un gouvernement
conservateur majoritaire bloquerait l'accès au Régime de
pensions du Canada et aux prestations de la sécurité de
la vieillesse aux
aînés qui ont obtenu la citoyenneté moins de dix
ans avant la retraite. À un autre moment dans le débat,
le ministre a dit que la
violence organisée de l'État lors des
événements du G8 et du G20 était
justifiée parce qu'elle était dirigée contre des
« anarchistes » et des
« marxistes-léninistes », des gens ayant
des valeurs « non canadiennes », selon
lui.
Des résidents ont conspué les remarques
racistes de Tony Clement. Un homme a crié que le ministre et les
conservateurs d'Harper
blâment et attaquent les victimes, les réfugiés,
sans s'opposer au trafic humain illégal. D'autres l'ont
hué pour avoir qualifié de
« non canadiens » ceux qui ont des valeurs ne
concordent pas avec celles du gouvernement.

A.G. Smith
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Le candidat marxiste-léniniste A.G. Smith a
exprimé les sentiments de plusieurs et a été
applaudi lorsqu'il a
réfuté les commentaires de M. Clement.
Il a dit que le Canada a une histoire honteuse de racisme et de
discrimination, de l'appropriation coloniale des peuples autochtones,
jusqu'aux tentatives aujourd'hui de définir les droits des
citoyens sur la base de prétendues « valeurs
canadiennes ». A.G.
Smith a fait référence au traitement raciste par d'autres
gouvernements canadiens de réfugiés arrivant par bateaux,
tels l'incident du Komagata Maru en 1914 où les
gens
provenant de l'Inde ont été attaqués, ou le renvoi
de réfugiés juifs cherchant asile
contre l'oppression nazie avant la Deuxième Guerre mondiale et
autres exemples.
Le candidat marxiste-léniniste a aussi
condamné la justification de la violence organisée par
l'État lors des événements du G8-G20
et a demandé une enquête publique complète pour
aller au fond des choses pour identifier les responsables de la grave
violation des
droits humains lors de ces événements.
D'autres candidats tels Glen Hodgeson (Vert) sont aussi
intervenus. M. Hodgeson a dit que le ministre ne pourra pas s'en tirer
en
justifiant les attaques généralisées de
l'État lors du G20, qu'il a caractérisé
d'« émeute policière », surtout son
commentaire à l'effet que les
« anarchistes » et autres manifestants ont eu ce
qu'ils méritaient. Parmi ceux qui ont été pris
au piège de la violence policière, il y avait des
résidents, des touristes, des journalistes, des passants, a-t-il
dit, ajoutant que
cela est totalement inacceptable.

La chasse au «vote ethnique»
des conservateurs
Un réquisitoire contre des institutions
démocratiques censées défendre le bien
public
- Philip Fernandez -

Manifestation à
Toronto contre la tentative des conservateurs de «capturer le
vote ethnique» le 14 avril 2011.
Dans le contexte des arrangements politiques actuels
où la vaste majorité du corps politique est
marginalisée face au pouvoir, les
soi-disant grands partis ont établi la pratique de pourchasser
le « vote ethnique » pendant les
élections. Dans la période de
l'après-guerre, ce sont les libéraux qui sont
passés maîtres en la matière. Ils ont
manipulé le besoin du Canada en main-d'oeuvre
immigrante et sont devenus le parti qui est perçu comme le
champion officiel des droits des immigrants. Ils ont fait grand usage
du
système corrompu de patronage politique pour « se
saisir » du vote des immigrants.
L'égalité d'accès aux services
publics est une illusion au Canada. Les députés mettent
la main sur des fonds publics pour financer
des projets qui les mettent en valeur dans les comtés, ce qui
leur rapporte des votes. Ce sont aussi les bureaux de comté des
députés
qui aident les résidents à résoudre leurs
problèmes personnels d'immigration et autres. Évidemment,
on s'attend à ce que les
récipiendaires de l'aide rendent la faveur à leur
député. Pour plusieurs, cela devient une façon de
se trouver une carrière qui, au fil
des années. en fera des juges ou des sénateurs ou les
amènera à la Commission de la capitale nationale,
toujours en récompense pour
services rendus.
C'est un système très corrompu, en mal de
renouveau. Mais au lieu d'éliminer le népotisme et la
corruption que le système engendre,
quand les gouvernements ont lancé leur offensive antisociale et
que l'oligarchie financière a exigé que les fonds publics
soient
détournés des programmes sociaux, les libéraux ont
changé les règles auxquelles les communautés
immigrantes s'étaient habituées. Par
exemple, les immigrants ne pouvaient plus prendre leur retraite dans
leur pays natal et continuer de recevoir leur pension comme avant.
La réunification des familles n'était désormais
plus une catégorie d'immigration. Au lieu de cela, on a
institué des critères
favorisant les immigrants avec de l'argent. Après les attentats
du 11 septembre 2001, certaines minorités nationales ont
commencé
à être la cible d'un profilage racial outré. Le
coup a été dur entre autres pour les gens de professions
libérales. Cela a eu pour
effet de rompre le lien de confiance que les libéraux avaient
entretenu avec les immigrants et de créer un vide... que les
conservateurs s'efforcent aujourd'hui de combler.
Les conservateurs ont maintenant repris la pratique de
cibler certaines circonscriptions pour les dépenses
gouvernementales,
surtout là où ils ont des difficultés ou où
ils veulent consolider leurs assises. En même temps ils coupent
les fonds pour les
organisations qui ne partagent pas leurs positions idéologiques.
Cela comprend les organisations qui desservent les minorités
nationales, comme les gens d'origine arabe par exemple, les femmes, les
personnes handicapées et celles avec des problèmes de
santé
mentale, l'aide juridique, le counselling, etc.
Cette pratique est encore pire durant les
élections. Les électeurs qui viennent d'Afrique, d'Asie,
d'Amérique latine et des Caraïbes
sont censés oublier que ce sont eux qui, en tant que
travailleurs, subissent la pire exploitation dans les pires conditions,
que les
nouveaux venus sont de plus en plus confinés dans les programmes
pour travailleurs étrangers temporaires sans possibilité
d'obtenir le
statut d'immigrant. On leur fait croire que s'ils votent pour
« le bon parti » ils pourraient obtenir quelque
chose en retour.
Ils sont censés appuyer les partis qui les humilient le reste du
temps.
Les conservateurs ont pratiquement fait de la chasse au
« vote ethnique » une science. Le gouvernement
Harper, qui a
institué les pires mesures contre les immigrants et les
réfugiés, travaille avec acharnement dans ce qu'il
appelle « les couches
moyennes socialement conservatrices » et les
« couches supérieures des minorités
nationales » pour diviser les
communautés et faire des gains électoraux.
L'utilisation des ressources de l'État pour
cibler certaines minorités nationales n'est pas acceptable pour
un corps politique
moderne. Profitant du fait que les partis du cartel politique actuel se
sont votés des exemptions aux lois sur la vie privée,
les
conservateurs sont allés jusqu'à créer des listes
de gens de minorités nationales contenant des informations sur
les croyances
religieuses, etc. Les personnes qui vont voir leur député
pour régler des problèmes d'assurance-emploi ou pour les
aider dans leurs
démarches pour obtenir un passeport ne le savent pas mais leur
nom se retrouve sur des listes qui servent à cette fin. Cette
pratique
est un des pires réquisitoires contre ces institutions
démocratiques qui ont fait leur temps et qui ne défendent
plus le bien public.
Rien ne saurait cacher le fait que la chasse au vote ethnique du Parti
conservateur est une activité hitlérienne.

Les petits partis tiendront une conférence
de presse et un forum public
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Date :
Heure :
Lieu :
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Le samedi
23 avril 2011
De 14 h à 17 h
O.I.S.E. -
Auditorium
Salle G162
252, rue Bloor Ouest
Toronto, Ontario |
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Les petits partis politiques du Canada, 13 des
18 partis enregistrés pour l'élection
générale du 2 mai, tiendront une
conférence de presse et un forum public le samedi 23 avril
à Toronto. Tous les médias sont invités.
Les chefs de partis ou
représentants désignés parleront de leur programme
politique. Le forum n'aura pas la forme d'un débat mais
plutôt celle d'une séance
d'information sur les partis et leur programme. La participation de
l'auditoire est également prévue.
Les partis qui tiennent cet
événement représentent des citoyens et
résidents qui sont parmi les membres les plus actifs de la
société. Les qualificatifs
« mineurs » ou
« marginaux » utilisés pour décrire
ces partis sont des termes sans signification qui servent à
justifier leur marginalisation systématique.
Venez entendre ce que les petits partis ont à
dire. La conférence et le forum sont ouverts
à tous.
Pour plus d'information contacter :
Animal Alliance Environment Voters Party
Liz White, chef
(416)462-9541 ou liz@animalalliance.ca
First Peoples National Party of Canada
William Morin, chef
1-877-248-4133 ou willpower@ontera.net
Parti action canadienne
Christopher Porter, chef
250-999-VOTE ou christopher.porter@canadianactionparty.ca
Parti communiste du Canada
Miquel Figueroa, chef
416-469-2446 ou info@cpc.ca
Parti de l'héritage chrétien du Canada
Peter Vogel,
1-888-VOTECHP ou OntarioPres@chp.ca
Parti libertarian du Canada
John Shaw
905-806-5170 ou john.shaw@libertarian.ca
Parti Marijuana
Blair T. Longley, chef
514-507-5188 ou info@marijuana.ca
Parti marxiste-léniniste du Canada
Anna Di Carlo, chef
416-253-4475 ou leader@mlpc.ca
Parti Pirate du Canada
Shawn Vulliez
1-877-850-PPCA(7722) ext 130 ou shawnvulliez@pirateparty.ca
Parti Rhinocéros
François Yo Gourd, chef
514-903-9450 ou gourd.francois@gmail.com
Parti Online du Canada (en cours
d'enregistrement)
Michael Nicula, fondateur
mnicula@onlinparty.ca ou 416-567-6913

À propos du traitement inégal des partis
politiques
- Anna Di Carlo -
Samedi le 23 avril, le PMLC participera à
une conférence de presse et un forum public organisés
conjointement avec
12 autres partis enregistrés. Les deux
événements sont ouverts à tous.
À cause des règles régissant la
diffusion électorale et le financement par l'État des
partis politiques, et de la couverture par les
médias monopolisés, un système pyramidal de partis
a été créé où ceux qui occupent le
sommet améliorent et protégent continuellement
leur position de privilège et de pouvoir. Un système de
cartel de partis financé par l'État est fermement
établi. Les partis politiques
qui participeront au forum public du 23 avril sont clairement les
plus touchés par les lois qui créent une situation de
pouvoir et
de privilège pour les représentants de ceux qui dominent
l'économie, mais ce n'est qu'un aspect d'un processus politique
et électoral
qui marginalise la très vaste majorité des membres du
corps politique.
Le traitement inégal des partis politiques est un
des nombreux moyens utilisés par l'élite dirigeante pour
bloquer et décourager la
participation aux affaires politiques au-delà du vote.
D'ailleurs, les partis au pouvoir s'accommodent très bien du
faible taux de
participation de l'électorat. Ce taux a atteint un creux
historique à l'élection de 2008, soit 58 %. À
ce jour, aucune enquête
sérieuse n'a été menée sur les causes de ce
problème.
La dernière fois qu'un gouvernement
fédéral a tenté d'engager une discussion sur les
institutions politiques canadiennes était il y
a près de vingt ans, lors de la Commission Spicer. Et c'est par
milliers que les gens étaient venus exprimer leur désir
de réformes
démocratiques. Au lieu de réaliser les réformes
demandées, les gouvernements ont commencé à
instituer des lois ayant pour effet
pratique d'enlever aux partis le rôle d'organisations politiques
premières, par lesquelles les citoyens peuvent apporter leur
contribution aux affaires politiques. En échange cela
réduit davantage la capacité des citoyens d'exercer leur
droit d'élire et d'être
élu. Le produit de cette réforme est le système
corrompu de cartel de partis que nous avons aujourd'hui. Certaines
firmes de sondage
disent même qu'un faible taux de participation est
préférable pour les besoins de sondage des partis parce
que cela rend
l'échantillonnage statistique, la manipulation, etc., plus
aisés et plus fiables.
Un autre aspect de la marginalisation des
électeurs est le nombre décroissant de personnes qui sont
membres de partis politiques.
Puisque le processus politique au Canada est basé sur le concept
de partis politiques comme « organisations politiques
premières », le faible taux de participation aux
partis est un indicateur clair du caractère
anti-démocratique et élitiste du
système en place. Le taux de participation a continué de
chuter avec la transformation progressive des partis politiques
dominants en
organisations d'affaire administrées par des agences de
relations publiques et des firmes de sondage, où la
« consultation des
membres » a été remplacée par
« le sondage d'un groupe cible » pour mettre en
valeur des politiques et marque de
commerce, comme Coke et Pepsi.
En ce moment, selon les estimations même les plus
généreuses pas plus de 1 % des électeurs
appartiennent à un parti politique.
Les partis politiques ont à toute fin pratique perdu leur
rôle d'organisateur, pour que les citoyens deviennent politiques,
deviennent
informés au sujet des affaires économiques, sociales et
politiques, formulent des opinions au sujet des problèmes de la
société et
participent à l'élaboration des politiques. Ce rôle
ne peut être joué que par les petits partis et à
cet égard une des caractéristiques
connues du Parti marxiste-léniniste est qu'il accorde la place
première à l'engagement de la discussion dans la
discussion des affaires
politiques.
L'état actuel des partis politiques et la
discrimination que subissent les petits partis tournent au ridicule
l'enseignement
classique qui dit que les individus qui croient au devoir civique
doivent joindre les partis politiques s'ils veulent avoir leur mot
à
dire sur la façon dont le pays est gouverné, ou ils
doivent former leur propre parti s'ils n'aiment pas les partis
existants. En fait,
selon le discours politique actuel si vous voulez vraiment avoir votre
mot à dire sur les affaires du pays, vous feriez mieux
d'adhérer
au Parti libéral, au Parti conservateur ou du NPD, mais la
réalité est que les membres de ces partis sont aussi
complètement
marginalisés. Ces partis qui prétendent engager leurs
membres dans la formulation des politiques ont des dispositions qui
permettent au
chef du parti de décider ce qui est électoralement
opportun lors d'une campagne électorale. S'ils sont élus,
tout peut arriver et les
parlementaires qui s'opposent au reniement des promesses
électorales de leur parti deviennent des renégats.
Ces partis ne veulent pas de membres. Si vous allez
frapper à leur porte en dehors des campagnes électorales
ils ne sauraient pas
quoi faire de vous, il n'y aurait pas de pancartes à afficher.
Ce qu'ils font une fois élu est décidé dans les
corridors qui les
relient à l'oligarchie financière.
Il reste donc à vous joindre à l'un des
autres partis ou à former le vôtre. Le message est
clair : si l'oligarchie financière
n'a pas besoin de votre parti, vous serez laissé pour compte. On
vous accordera une reconnaissance formelle pour que le système
puisse
maintenir ses prétentions démocratiques. Le message du
processus électoral et politique est clair : les gens
politiques ne sont
pas les bienvenus.
Les petits partis au Canada méritent votre appui.
Ils représentent les gens politiques luttant pour leur vision de
société. Ils sont
comme les dizaines de milliers de Canadiens qui exigent un pouvoir
politique par leurs luttes à la défense de leurs droits
économiques,
sociaux, politiques et culturels et qui sont aussi marginalisés.
Pour le PMLC, les marginaux ce sont les Harper,
Ignatieff et compagnie parce qu'ils ne représentent pas le
courant central des
revendications et aspirations de la majorité, comme le PMLC.
Dans un récent article publié dans le Georgia
Straight, le PMLC écrit :
« Quand vient le jour des élections,
les gens sont censés renoncer à leurs demandes et
revendications et choisir un des partis
dits majeurs pour les représenter. Ce n'est pas acceptable. Les
partis comme le nôtre représentent le courant central de
l'opinion
publique mais on nous qualifie de marginaux et d'extrémistes,
des qualificatifs qu'on pourrait très bien attribuer à
Harper, Ignatieff
et compagnie. »
Dans une entrevue accordée à la revue
culturelle Little Red Umbrella, qui nous demandait ce que
nous répondons à ceux qui
disent que voter pour un parti qui n'est pas bien connu revient
à gaspiller son vote, nous avons dit ceci :
« Les soi-disant partis majeurs ne peuvent
plus prétendre représenter l'intérêt
national. L'idée que les électeurs qui ne sont
pas représentés par le parti au pouvoir sont
représentés par les partis de l'opposition ne tient plus.
Le plus grand parti au Canada
est le parti des abstentionnistes et cela montre bien que les gens
considèrent qu'un vote pour les partis dits majeurs est un vote
gaspillé, parce qu'ils représentent un
intérêt spécial, celui des monopoles.
« Seule la classe ouvrière ne
représente pas un intérêt spécial parce
qu'elle est le producteur de toute la richesse de la
société et dépend de la société pour
vivre et fonctionner. C'est elle qui doit décider de la
direction de l'économie. Elle doit exercer
un contrôle sur les prises de décisions, y compris sur le
choix des élus. Elle doit résoudre le problème de
la représentation
politique, un problème non partisan qui concerne tout le monde.
Nous appelons la classe ouvrière à devenir elle-
même la nation et à investir le peuple du
pouvoir souverain » (www.littleredumbrella.com)
J'encourage tous ceux et celles qui le peuvent à
venir à la conférence de presse et au forum public des
petits partis pour connaître
leurs programmes et opinions et participer à la discussion.

À titre d'information
Élections Canada publie la liste finale des
candidats
Élections Canada a publié la liste finale
des candidats confirmés et des partis politiques
enregistrés pour l'élection générale du
2 mai. Il y a 1588 candidats
et candidates inscrits, dont 1527 en tant que représentants
des 18 partis politiques enregistrés et 61 en tant que
candidats indépendants ou non affiliés.
C'est 74 candidats de moins qu'à l'élection
générale de 2008 et 107 de moins qu'à
celle de 2006.
Les données ne sont pas encore disponibles sur le
pourcentage de femmes candidates dans cette élection. Il y avait
445 candidates en 2008, soit 27,8 % du
total, comparativement à 380 (23,3 %) à
l'élection de 2006.
Un parti politique qui présente
308 candidats peut dépenser 21 025 793,18 $
à des fins électorales durant les 36 jours de la
campagne.
Ce montant est établi en multipliant le nombre
d'électeurs par circonscription où le parti a
présenté un candidat par 70 cents. En dehors de la
période électorale de
36 jours les partis politiques peuvent dépenser tant qu'ils
veulent.
La moyenne des dépenses par candidats est de
91 640 $. Cette somme est établie par une formule qui
accorde 2,07 $ par électeur pour les premiers
15 000 ; 1,04 $ pour la prochaine tranche de 10 000 et
52 cents pour les autres.
Un parti qui présente 308 candidats a le
droit de dépenser au total tout juste un peu moins de 50
millions $ et une grande partie de ces dépenses sont
remboursées par l'État.
Le Parti marxiste-léniniste prendre l'occasion de
cette annonce pour exprimer ses voeux de succès à tous
les petits partis qui présentent des candidats envers et contre
toutes les pressions politiques, surtout à la lumière de
l'extrême inégalité des chances résultant du
système actuel.
Liste
des
partis
et
nombre
de
candidats
| Animal Alliance Environment
Voters Party of Canada |
7
|
| Bloc Québécois |
75 |
| First Peoples National Party of Canada |
1 |
| Le Parti vert du Canada |
304 |
| Nouveau Parti démocratique |
308 |
| Parti action canadienne |
12 |
| Parti communiste du Canada |
20 |
| Parti conservateur du Canada |
307 |
| Parti de l'héritage chrétien du
Canada |
46 |
| Parti libéral du Canada |
308 |
| Parti Libertarien du Canada |
23 |
| Parti Marijuana |
5 |
| Parti marxiste-léniniste du Canada |
70 |
| Parti Pirate du Canada |
11 |
| Parti progressiste canadien |
11 |
| Parti Rhinocéros |
14 |
| Parti Uni du Canada |
3 |
| Western Block Party |
4 |
| Indépendants et non-affiliés |
61 |

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