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Élections
fédérales
2011
Annonce
- 12 avril 2011 -
Le PMLC est
heureux de vous
informer qu'il présente 70 candidats et candidates dans cette
élection. Les candidats du PMLC se consacrent au renouveau du
processus
politique pour que le peuple puisse exercer un contrôle sur tous
les aspects de la vie politique, économique et sociale et
établir un gouvernement anti-guerre.
Plus de 70 % des candidats sont des travailleurs
actifs ou à la retraite des secteurs de l'automobile, de
l'acier, de l'énergie, des mines, des
télécommunications
et du transport, et du secteur public, notamment l'éducation,
la santé, le travail social et les services postaux.
(Le PMLC a retiré cinq de ses candidats qui
travaillent dans le secteur public à cause des règles
sévères que leur impose la loi régissant la
participation des employés
du secteur public à des élections.)
Un autre 20 % des candidats du PMLC travaillent
dans les domaines des arts, du droit, de la traduction, de
l'édition, du journalisme et de la vente. Les jeunes
et étudiants représentent 14 % du total et les
femmes 34 %. C'est mieux que la moyenne canadienne mais en dessous
du 50 % que le PMLC aimerait
atteindre.
À l'occasion de la confirmation de leur
candidature, la chef du Parti Anna Di Carlo a félicité
les candidats et candidates et leurs équipes et les a
remerciés pour les lettres
et messages informant le PMLC de leur travail. L'appui que les
candidats reçoivent quand ils font du porte-à-porte et
l'indignation que l'on constate en général envers les
partis politiques dits « majeurs » les renforcent
dans leur conviction que s'il y avait égalité des
chances au Canada le vote pour le PMLC serait considérable.
« Notre participation à
cette élection, comme celle des autres petits partis, contribue
certainement à remette en cause ce qu'on appelle les
élections libres et
équitables et qui elles servent », dit Anna.
Dans cette élection, en plus des soi-disant
grands partis et du Parti vert, treize petits partis présentent
entre 1 et 70 candidats. Il y a également plus de 50
candidats
indépendants et non affiliés qui brigueront les
suffrages,
pour un total de plus de 1500 candidats et candidates dans
308 circonscriptions. Élections Canada publiera
la liste finale des candidats confirmés mercredi le
13 avril. Le PMLC émettra un autre communiqué
à ce moment-là.
Le PMLC souhaite à tous ses candidats et
candidates et à leurs équipes succès dans leur
travail.

Les débats des chefs et
le besoin de politique pratique
Les « débats des chefs »
qui ont lieu ce soir et demain et l'intérêt soutenu pour
le travail du PMLC ont quelque chose en commun : ils font tous
ressortir le besoin de développer la politique pratique pour
créer de nouveaux arrangements !
Rien ne met plus en évidence la
nécessité que les travailleurs développent la
politique pratique que leur absence du « débat des
chefs » ce soir et du
« débat en français » demain. Il
est difficile de concevoir une glorification de soi plus embarrassante
que ce concours que se livrent les partis dits
« majeurs ».
Le processus politique actuel divise
nécessairement le corps politique par toutes les façons
concevables. Les partis politiques « majeurs »
sont créés
spécifiquement dans cet objectif. Ils pourraient
débattrent de questions idéologiques et politiques entre
eux et élever le niveau de la discussion pour que tout le pays
puisse
participer. Tous, toutes persuasions confondues, pourraient contribuer
à l'effort pour éclaircir ce qui est quoi, pour
établir la direction de l'économie et
délibérer sur les
questions fondamentales de la guerre et de la paix, de la
sécurité, des arrangements nécessaires pour
garantir les droits et ainsi de suite. Or, ces partis politiques
diffusent
la propagande qu'ils lancent l'un l'autre parmi la population et
divisent les gens en cherchant à les rallier d'un
côté ou de l'autre.
Le PMLC croit qu'on ne règle pas ce
problème en disant que tout cela est une fraude de toute
façon ; non, il faut s'engager dans la politique pratique
pour apporter
des solutions aux problèmes auxquels le peuple est
confronté.

Le
débat des chefs en français
Les enjeux au Québec
Ce
soir nous avons ce qu'ils appellent le débat des chefs en
français. Pour le débat d'hier les pontifs du ROC
(« reste du Canada »)
avaient très peu
d'indulgence pour Gilles Duceppe, comme s'il n'avait pas d'affaire
là.
Ils veulent que l'élection devienne une course à deux,
préférablement
entre Harper
et Ignatieff, bien que s'ils croient qu'Ignatieff n'a pas ce qu'il faut
pour vous enjoindre à voter pour lui, ils sont disposés
à vous proposer
Jack Layton comme
prétendant au vote libéral ! Dans ce contexte, Duceppe
est
vu comme un
empêcheur-de-tourner-en rond.
Voyons
s'ils vont tenter la même chose pour le débat en
français ce
soir, parce que pour les Québécois ce sont les partis
fédéraux les
empêcheurs-de-
tourner-en rond, pas Duceppe. Quand ils s'adressent à un
auditoire
québécois, ces partis qui essaient par tous les moyens
d'arracher ne
serait-ce qu'un seul
siège de plus au Québec ne peuvent pas si aisément
lever le nez sur le
choix de la majorité des Québécois, qui votent
pour bloquer la négation
des droits du Québec. Les pontifs politiques sont furieux de
voir que
les
Québécois frustrent tous les efforts électoraux
des partis dits majeurs
qui ne veulent pas
reconnaître le droit du Québec à
l'autodétermination, ou qui disent le
reconnaître mais qui sont en faveur de la Loi sur la
clarté. Ils
voudraient les convaincre
qu'il est dans leur intérêt de voter pour un parti pouvant
former le
gouvernement parce que cela donnerait au Québec un meilleur
accès aux
fonds fédéraux.
Oui, oui, disent les Québécois, comme les libéraux
l'ont fait avec le
scandale des commandites et comme Charest le fait au niveau provincial
! Comment
cela a-t-il amélioré notre situation ?
Aucun de ces partis ne veut résoudre la crise constitutionnelle
dans
laquelle le Canada est si profondément embourbé. Depuis
près de
quarante ans (près
d'un tiers de siècle depuis que la constitution a
été rapatriée au
mépris du droit de veto du Québec), le Québec est
traité en paria parce
que le peuple refuse
de renoncer à ses droits nationaux. Ils auront beau tenter de
l'acheter, le dénigrer, le ridiculiser ou le déclarer persona non grata, il n'y a rien
à faire...
le problème ne partira pas !
Dans cette élection, le PMLC appuie pleinement les efforts du
peuple
québécois pour chasser Harper et continuer de fermer la
porte aux
libéraux et néo-démocrates. Aucun de ces partis
n'est capable de résoudre
la crise
constitutionnelle en faveur à la fois des
Québécois et des Canadiens.
En fait, ils veulent
maintenir l'état de crise perpétuelle parce cela leur est
utile quand
ils veulent détourner l'attention, ou créer des
divisions, comme le
fait Stephen Harper quand
ils laisse entendre qu'une coalition parlementaire avec le Bloc est un
acte de trahison, ou que c'est « coucher avec l'ennemi ».
Dans le débat de ce soir, ils ne manqueront pas de dire aux
Québécois combien il est dans leur intérêt
de voter pour un des partis
qui représentent les
arrangements étatiques anglo-canadiens qui maintiennent le
Québec
asservi depuis la Confédération et l'Acte de l'Union de
1840 avant
cela. Si 140 années
d'existence sous la domination de l'État anglo-américain
n'ont pas
réussi à les convaincre de changer d'avis, qu'est-ce qui
permet à ces
partis de croire qu'ils
y parviendront avec un débat télévisé ? Ne
vaudrait-il pas mieux
laisser le peuple québécois établir son propre
État et décider de ses
propres affaires? Le
renouveau de la fédération sur la base d'une union libre
et égale entre
le peuple du Québec, le peuple du reste du Canada et les
premières
nations serait une
façon moderne de faire les choses, au lieu de la formule
britannique
basée sur le divide et impera.
Les
Québécois sont face à l'urgent besoin d'investir
le peuple du
pouvoir souverain, de rédiger une constitution moderne et de
changer la
direction de
l'économie pour pouvoir mettre en branle un programme prosocial.
Il est
peu probable que l'un ou l'autre des partis au débat de ce soir
les
invite à s'engager
dans la résolution de ces problèmes. Ce n'est qu'en
délaissant le
bagage des bâtisseurs d'empire du XIXe siècle que le
peuple peut faire
des progrès dans
la réalisation de ses demandes et aspirations. Et le plus gros
bagage à
cet égard, ce sont les institutions dites démocratiques
qui privent le
peuple du pouvoir
politique, les institutions « des-mots-creuses » pour bien
les nommer.

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