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Journée
d'action
pour les services publics à Toronto
Non aux attaques contre les services publics de Toronto
et contre les travailleurs qui les dispensent!
Le 9 avril prochain,
les travailleurs du secteur
public à Toronto et leurs alliés de partout en Ontario se
rassemblent au Carré Dundas à 13 heures pour
manifester, sous le thème « Notre ville, nos
services, notre avenir ! » contre l'offensive
antisociale du maire de Toronto Rob Ford qui est menée de
concert
avec le gouvernement provincial. Depuis son élection,
l'administration Ford s'est attaquée sauvagement aux programmes
et services publics de la villle et aux travailleurs
qui les dispensent, notamment les travailleurs du transport en commun,
de la collecte des déchets de même que les travailleurs et
locataires du logement social.
L'annonce de Ford à l'effet qu'il entend
privatiser « tout ce qui n'est pas coulé dans le
ciment » est une véritable déclaration de
guerre contre les travailleurs,
les pauvres et la population et la société en
général dans l'intérêt des monopoles et de
leur recherche du profit. Le gouvernement Harper est un proche
supporteur de Ford
et le gouvernement McGuinty en Ontario a d'ailleurs intensifié
ses attaques contre les travailleurs du transport en commun à la
demande de Ford. Les autorités municipales
de plusieurs autres villes qui ont un ordre du jour similaire observent
attentivement la situation.
Le Congrès du travail du Canada, la
Fédération des travailleurs de l'Ontario, le Conseil du
travail de Toronto et la Fédération canadienne des
étudiants sont parmi les
principales organisations qui se mobilisent pour cette action
importante. Sid Ryan, le président de la
Fédération des travailleurs de l'Ontario, écrit
dans son appel à la
manifestation : « Ford dit ouvertement vouloir à
tout prix privatiser les services publics, démanteler le
transport en commun, attaquer les syndicats et les projets
environnementaux à Toronto[...]. Samedi le 9 avril 2011,
rassemblons-nous au Carré Dundas (coin Yonge et Dundas) et
manifestons jusque devant l'Hôtel de Ville
de Toronto à la défense de nos communautés, des
services publics et des bons emplois. Tous ensemble, nous sommes
capables d'arrêter les coupures, les fermetures, les
frais d'usagers et la privatisation qui vont faire très mal
à chaque résident et chaque quartier de Toronto. Parlons
et haut et fort avant que ces attaques ne se répandent à
chaque ville et municipalité de Toronto. »
Comme l'a mentionné Le Marxiste-Léniniste
lorsque les employés municipaux de Toronto et de Windsor ont
été forcés de faire la grève en 2009,
les conditions de vie et de travail des employés municipaux et
la lutte pour défendre ces conditions sont au centre de la
dispensation des services publics lesquels sont une
nécessité objective d'une société et d'une
ville modernes. Dans le contexte de la crise économique, la
ville de Toronto, loin de mener l'offensive antisociale contre les
travailleurs du secteur public, devrait utiliser ses ressources
considérables pour garantir les services et programmes publics
pour tous ceux qui en ont besoin et garantir
également un moyen de subsistance à tous à un
standard canadien. Comme l'a mentionné Le Marxiste-Léniniste
plus récemment, les attaques de
Ford et de McGuinty contre les travailleurs du secteur public sont des
attaques contre tous les travailleurs de l'Ontario et tous les
travailleurs du secteur public du Canada
qui vont exacerber la pression vers le bas sur les conditions de
travail de tous les travailleurs canadiens si on ne les arrête
pas.
Le Marxiste-Léniniste lance l'appel
à tous les gens de Toronto à se mobiliser pour faire de
la journée d'action du 9 avril un succès et à
intensifier
leur travail à la défense des services publics dans la
période qui vient.
Non aux attaques contre les services
publics de
Toronto et contre les travailleurs qui les dispensent !

L'ordre du jour antisocial du maire Ford:
abus de pouvoir et vandalisation de Toronto
Le régime Ford à Toronto, qui professe
à tous vents vouloir privatiser « tout ce qui n'est
pas coulé dans le ciment » procède très
rapidement avec son ordre
du jour antisocial et anti-Toronto. Il a déjà entrepris
de remettre les services, programmes et propriétés
publics à des intérêts monopolistes privés,
avec la privatisation d'une
plus grande portion de la collecte des déchets et la menace de
privatiser la Société d'habitation de Toronto qui est
maintenant sous le contrôle d'un conseil d'administration
d'une seule personne choisie par le maire.
Le budget de la ville pour 2011 a été
adopté récemment et « l'équilibre
budgétaire » n'a été atteint que par la
dépense de tous les fonds de réserve.
Selon les calculs de la ville, le déficit prévu pour
2012 se chiffre présentement à
784 millions $. Les trois niveaux de gouvernements, y inclus
l'administration Ford, ont contribué à cette situation.
Ils ont tous, avec des méthodes et des prétextes
variés, payé les riches à même les deniers
publics et remis dans les mains
des riches une part toujours plus grande de la richesse sociale
créée par la société. La ville a la
responsabilité de dispenser les programmes et services publics
et de fournir
des conditions de travail qui garantissent le moyen de subsistance et
le bien-être des gens, en commençant par les travailleurs
qui produisent la richesse et dispensent les
services et les résidents les plus vulnérables de la
ville. La crise budgétaire créée par le
régime Ford et les intérêts des riches qu'ils
représentent, notamment lui-même qui
est un multimillionaire, est maintenant utilisée pour justifier
des mesures encore plus drastiques pour vendre, privatiser et
éliminer des services et programmes sociaux et
éliminer des emplois.
La ville de Toronto vient à ce sujet de lancer un
programme d'examen des services qui se fera en trois volets : les
deux premiers seront confiés à des consultants
privés payés 3 millions $ pour
déterminer quels sont les services soi-disant « de
base » afin de s'attaquer au reste, sous prétexte
« d'identifier
comment les services peuvent être mieux dispensés et moins
cher ». Le troisième volet est l'examen de la
question des frais d'usagers, un des moyens
préférés
d'acccroître le fardeau des travailleurs et des pauvres. En
d'autres mots, c'est le régime Ford, lui qui représente
les grands intérêts antisociaux qui profitent de la
destruction
des services et programmes publics, qui va lui-même
déterminer ce qu'est un service « de
base », quels services peuvent être
éliminés, combien de milliers de
travailleurs vont perdre leur emploi, qui aura accès au logement
social et aux bibliothèques et à quel point les frais
d'usagers et les tarifs vont augmenter.
Ceci n'est rien d'autre qu'un abus de pouvoir scandaleux
et inacceptable. Selon le régime Ford, la vaste majorité
des résidents de Toronto, travailleurs, sections
intermédiaires et personnes pauvres, producteurs de la richesse
et dispensateurs des services qui soutiennent l'existence humaine,
ceux-là même dont le bien-être est menacé
et attaqué par l'offensive antisociale du régime Ford,
n'ont pas un mot à dire sur leur sort et sur celui de la ville.
Les travailleurs, les sections intermédiaires, les pauvres
et les gens vulnérables doivent s'unir et se battre pour avoir
leur mot à dire et défaire cette offensive contre la
société en disant haut et fort QUE C'EST À NOUS DE
DÉCIDER !

Tous à la défense des services publics!
- Centre ouvrier, Parti communiste du
Canada (marxiste-
léniniste) -
La lutte pour des services
publics de qualité
pour tous est une lutte pour la responsabilité sociale et une
alternative centrée sur l'être humain. Les investissements
dans
des services publics de qualité pour tous sont des
investissements dans l'être humain, dans leur environnement et
dans l'économie. Les services publics de qualité pour
tous
sont essentiels pour humaniser l'environnement naturel et social
urbain, une nécessité pour les villes modernes, pour que
tous puissent vivre dans la dignité et la paix. Les
services publics de qualité pour tous ne peuvent être
livrés sans respecter et garantir les droits des travailleurs
des services publics.
Le droit à des
services publics de qualité pour tous
Les résidants des villes modernes sont des gens
qui naissent et vivent en société et qui ont de ce fait
des droits. Un de ces droits est l'accès à des services
publics de qualité sans égard au rang social, au revenu
ou au hasard de la naissance. D'une certaine façon, les services
publics de qualité, leur accessibilité et
disponibilité, définissent une ville et ses habitants.
Avec la progression historique des peuples du monde de la petite
production basée
sur la vie en village à la grande production industrielle des
centres urbains, la question du droit à des services publics de
qualité pour tous se pose. Les villes qui offrent
des services de qualité pour tous sont nettement
supérieures, car cela crée un environnement naturel et
social qui permet aux êtres humains de s'acquitter de leur
responsabilité
envers la Terre Mère. Celles qui ne le font pas connaissent la
décadence urbaine, la pauvreté, les bidonvilles, les
tensions et inégalités sociales, la pollution et
l'absence d'une
vie culturelle, récréative et sociale pour tous, en
particulier pour les personnes à faible revenu.
Les services publics de qualité pour tous et une
infrastructure moderne jouent un rôle important dans
l'humanisation de la ville et dans la réunion des conditions
nécessaires au développement économique, à
la solidarité sociale, à l'harmonie et à la paix.
Investir dans les services
publics de qualité
L'investissement dans les services publics de
qualité pour tous a pour effet de remettre les revenus dans
l'économie. Les villes qui ont un secteur de services publics
vigoureux et des programmes sociaux fiables ne souffrent pas des grands
bouleversements économiques
qu'entraîne le cycle de crises des services privés. Seuls
les travailleurs des services publics et les gouvernements ont droit de
faire des réclamations directes aux revenus
générés ou requis pour les services publics,
surtout si les services sont financés par des fonds publics et
non par des emprunts aux propriétaires du capital, et si les
équipements
et les autres matériaux sont pris dans le secteur public
Les services privatisés et l'emprunt privé
pour financer les services publics et l'achat d'équipements et
de matériels amènent un autre revendicateur aux revenus
générés,
dont les réclamations ne sont pas nécessaires et
représentent généralement un gaspillage. La raison
d'être des services publics est compromise quant ils sont
privatisés. Le
but privé des propriétaires du capital est le rendement
le plus élevé possible sur l'investissement. Lorsque les
propriétaires du capital deviennent des revendicateurs
additionnels
aux revenus générés ou requis, ils ne peuvent
satisfaire leur objectif, le rendement le plus élevé
possible, qu'aux dépens des réclamations des travailleurs
et des gouvernements.
Sinon c'est la qualité et l'accessibilité des services
qui sont réduites, sans pour autant que ne diminuent les
réclamations des propriétaires du capital.
En règle générale, les revenus
réclamés par les travailleurs et le gouvernement
circulent à l'intérieur de l'économie, tandis que
ceux réclamés par les propriétaires du
capital sont retirés de l'économie et réinvestis
ailleurs, où le rendement est le plus élevé ou
où la maison mère à son siège social. La
priorité des services privatisés est de
servir la structure de la dette et des actions, pas le bien public.
Les services publics s'inscrivent dans le mouvement pour
le renouveau démocratique. La demande que le peuple soit investi
du pouvoir de décider et de contrôler la
direction de l'économie passe par le contrôle des services
publics, pour qu'ils servent le bien public et l'économie et ne
soient pas des objets de corruption, d'exploitation
et de défense du droit de monopole. Les services publics
financés par l'imposition sur le revenu des
sociétés présentes dans les secteurs de base
doivent être au centre de
la revendication du droit public en opposition au droit de monopole.
Tout le monde sait que les monopoles choisissent les services qui
génèrent le plus de revenus et négligent
ou éliminent ceux qui sont moins profitables, aussi
nécessaires soient-ils du point de vue du bien public.
Garantir les droits des
travailleurs du secteur public
Il y a un lien direct entre la qualité des
services publics pour tous et la garantie des droits des travailleurs
du secteur public. L'une ne va pas sans l'autre car elles
dépendent toutes deux de la soumission à un objectif
centré sur l'être humain. Le droit des travailleurs du
secteur
public de négocier leurs salaires, avantages sociaux et
conditions de travail et d'avoir voix au chapitre sur la qualité
des services publics doit être garanti en toute circonstance.
Attaquer ce droit sous prétexte d'une « loi sur les
services essentiels » c'est non seulement attaquer les
droits des travailleurs mais aussi le droit de tous à des
services publics de qualité.
Ceux qui attaquent les travailleurs des services publics
et qui réclament la privatisation des services ou leur abolition
sont des adversaires d'une définition moderne de
la vie urbaine. Ils sont pris dans la mentalité de la vie de
village où c'est la loi du chacun pour soi qui règne en
maître. Ils se prétendent très modernes mais ils ne
le sont
pas.

Bulletin du 4 avril 2011 • Retour à l'index • Écrivez
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