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Le
mouvement ouvrier s'oppose à l'abus
de pouvoir des monopoles et de leur
gouvernement
Rio Tinto: Provocations
contre les
travailleurs à Alma
Entrevue: Marc Maltais, président
du Syndicat
des travailleurs de l'aluminium d'Alma
Les travailleurs de l'aluminium d'Alma font état
d'une recrudescence de provocations de la part de Rio Tinto Alcan alors
que vont s'amorcer les négociations pour le
renouvellement de la convention collective qui arrive à
échéance le 31 décembre 2011. Voici une
entrevue faite récemment avec Marc Maltais, le président
du Syndicat
des travailleurs de l'aluminium d'Alma qui est la section 9490 du
Syndicat des Métallos.
LML : Le syndicat parle d'un
climat de provocations à l'usine dans le contexte où vont
s'amorcer les négociations pour une nouvelle
convention collective. Peux-tu nous en dire plus à ce
sujet ?
Marc Maltais : Nous avons
tenu une manifestation à ce sujet le 17 mars dernier devant
l'usine contre ces diverses provocations qui
n'augurent rien de bon en ce qui concerne la volonté de
l'entreprise de négocier de bonne foi avec nous. .
La direction par exemple a décidé
d'unilatéralement faire disparaître les horaires de
relève. Au complexe la grande majorité de nos
travailleurs sont sur des horaires
atypiques comme des horaires de douze heures. Ils font
régulièrement plus de 40 heures semaine. La pratique
à l'usine c'est d'accumuler les heures faites au-delà des
40
heures pour en faire des blocs de vacances supplémentaires.
Juste au moment où les négociations vont s'amorcer, Rio
Tinto a annoncé qu'elle allait sabrer là-dedans. C'est
une condition de travail très
importante pour nous que nous perdons. Cette pratique est inclue dans
la convention collective mais à titre indicatif seulement.
On ne l'a pas négociée comme tel. Au lieu d'attendre aux
négociations et de négocier ce point avec nous, Rio Tinto
change unilatéralement cette pratique établie.
Ce qui a aussi empiré les choses, c'est que Rio
Tinto a envoyé un avis au syndicat pour lui dire que le
représentant syndical de l'accréditation bureau qui sera
libéré pour les négociations sera remplacé
dans la production par un sous-traitant. La sous-traitance est un des
enjeux principaux de la négociation et Rio Tinto veut remplacer
le travailleur par un sous-traitant. Nous avons des employés
dans l'usine qui sont formés pour faire son travail, c'est juste
une question d'affichage de postes et le
remplacement peut être fait facilement. De plus il s'agit
seulement de 20 heures semaine de remplacement alors pourquoi toute
cette histoire ?
En plus, il y a toute la question du Centre de
revêtement des cuves. La pratique habituelle c'est de se servir
de la période estivale pour permettre aux travailleurs
du CRC de postuler pour faire du remplacement de travailleurs de la
production pendant les vacances. La pratique est d'interrompre les
opérations de réfection des cuves
pendant l'été pour permettre à ces travailleurs de
faire du remplacement pendant les vacances à l'usine. Rio Tinto
entend maintenant modifier cette pratique en éliminant
le critère d'ancienneté. Elle veut assigner qui elle veut
pour faire ces remplacements. Dans l'accréditation CRC, la
direction a offert, en échange du non-respect de
l'ancienneté
pour le remplacement d'été, de payer certains de nos
confrères et consoeurs au taux horaire usine Alma mais refusait
de payer les autres à ce taux sous prétexte qu'ils n'ont
pas les qualifications requises. Les travailleurs ont rejeté
à 100 % en assemblée générale cette
proposition et Rio Tinto menace maintenant de mettre au chômage,
cet
automne, tous les travailleurs du CRC sous prétexte d'un manque
de budgets.
Pendant ce temps, Rio Tinto maintient sa
décision d'envoyer à la sous-traitance les
69 positions qui s'ouvrent au centre de réfection des
cuves. Ce sont
des emplois qui sont mutés. Au lieu d'embaucher des travailleurs
dans nos accréditations syndicales pour combler les besoins au
centre de réfection, l'employeur veut donner
cela à la sous-traitance ce qui représente une diminution
importante de la masse salariale non seulement chez nous mais dans la
région.
LML : Quel est l'objctif
selon toi de ces provocations ?
MM : On peut dire qu'en
général l'attitude de Rio Tinto Alcan c'est de ne pas
vouloir reconnaître la présence et l'infuence du syndicat
dans
la place. Ils n'en veulent pas. Ils veulent juste prendre leurs propres
décisions et nous les imposer. Le moins qu'on puisse dire c'est
que ça n'est pas un climat propice à la
négociation.

Bulletin du 28 mars 2011 • Retour à l'index • Écrivez
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