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Le
gouvernement Harper
Dénonçons le budget des
riches et de leurs monopoles
Organisons-nous et luttons pour donner une nouvelle
direction à l'économie
Le
budget
2011 déposé par le gouvernement Harper le
22 mars ne s'attaque à aucun des problèmes auxquels
les Canadiens sont confrontés. Ni dans ses
grandes lignes, ni dans ses particularités il ne remet en cause
le contrôle de l'économie par les grandes
sociétés. Il n'est qu'une marge par rapport au
très réel contrôle de
l'économie par les monopoles mondiaux et ne change rien à
la direction de l'économie solidement établie par
l'élite privilégiée. Les querelles à la
Chambre des communes
ne portent pas sur les principes ou sur le contrôle de
l'économie par le peuple ou par les monopoles, c'est uniquement
une lutte pour savoir lequel de ces partis politiques
saura le mieux servir les intérêts des riches et de leurs
monopoles.
Les monopoles ont des priorités bien
précises pour défendre leur propriété des
avoirs et de la dette. Les propriétaires du capital monopoliste
s'intéressent au rendement
de l'investissement. C'est ce qui motive tout ce qu'ils font et c'est
pourquoi ils tiennent en horreur l'imposition des
sociétés. Ils ne veulent pas entendre parler des
problèmes
d'économie et de société qui intéressent
les citoyens. Ils ne veulent pas que les revenus de leurs entreprises
servent à cette fin puisque cela a un impact direct sur le
rendement
de leurs investissements.
Un budget qui ne conteste pas le contrôle
monopoliste de l'économie et qui ne défend pas le droit
public contre le droit de monopole ne peut offrir de solutions
réelles.
Le budget fédéral qui, pour l'essentiel, ne fait que se
répéter d'année en année n'offre pas une
nouvelle direction pour l'économie, une direction qui
garantirait les droits
des Canadiens et ouvrirait la voie à la résolution des
nombreux problèmes de l'économie.
Le budget fédéral représente la
vieille direction de l'économie, celle qui est centrée
sur le capital, une économie qui est continuellement
secouée par des crises, qui n'a
pas été capable de générer le plein emploi
et de satisfaire les besoins de la population et garantir les droits et
la sécurité de tous.
Une nouvelle direction de l'économie doit d'abord
s'attaquer au contrôle de l'économie. À qui revient
le droit de contrôler les secteurs de base, au peuple ou aux
monopoles mondiaux ? La direction de l'économie doit
être déterminée par le droit public, pas le droit
de monopole, mais ce budget ne fait rien face à la
réalité du
contrôle monopoliste.
Ce budget ne reconnaît pas, comme principe de
base, que les Canadiens naissent en société et qu'ils ont
des droits du fait qu'ils sont humains.
Ce budget n'ordonne pas à US Steel
d'arrêter de détruire l'industrie canadienne de l'acier.
Ce budget n'ordonne pas à AbitibiBowater
d'arrêter de détruire l'industrie forestière.
Ce budget n'ordonne pas aux monopoles de respecter leurs
responsabilités sociales envers leurs employés et de
pleinement financer et garantir les régimes de retraite.
Ce budget ne fait rien en réponse aux
préoccupations des Canadiens concernant la Loi sur les
arrangements avec les créanciers des compagnies et les
nombreux cas de monopoles qui abusent du processus de protection de
faillite pour se défaire de leurs obligations sociales,
notamment concernant les pensions.
Ce budget ne prévoit pas suffisamment de revenus
pour les provinces pour qu'elles s'acquittent de leurs
responsabilités de garantir le droit des Canadiens à
l'éducation
et à la santé.
Ce budget ne prévoit aucune mesure pour
restreindre le contrôle monopoliste des prix et la
spéculation flagrante sur la monnaie et les marchandises.
Ce budget ne dit pas clairement aux monopolistes
mondiaux : Ne touchez pas à nos services publics ! Ne
touchez pas à Poste Canada et aux services
municipaux ! Les besoins des Canadiens en services publics ne sont
pas à vendre !
Ce budget ne fait rien pour restreindre le marcher
capitaliste de la main-d'oeuvre et remédier à cette
situation honteuse où plus d'un million et demi de personnes
sont
sans travail et des milliers d'autres sont sous-employées.
Un budget national, pour qu'il soit digne du nom, doit
exercer un contrôle sur les secteurs de base et prendre les
mesures nécessaires pour harmoniser ces secteurs et
harmoniser la production et la distribution. Pour avoir un budget
national, il faut d'abord avoir le contrôle du secteur du gros.
Ce budget n'aborde même pas le sujet parce
qu'il considère que les monopoles mondiaux et les entreprises
financières les plus puissants ont le droit sacré de
manipuler les prix et la distribution des marchandises de
base à leur avantage mais au détriment de
l'économie dans son ensemble.
Les Canadiens sont
marginalisés par rapport au processus budgétaire
Un budget national doit avoir à sa disposition
toutes les données des villes et des
régions sur les besoins des différents secteurs de
l'économie et les besoins en programmes sociaux et en services
publics. Les gens qui sont directement reliés à ces
secteurs
sont les mieux placés pour fournir cette information. Mais au
lieu de cela, les citoyens sont marginalisés et doivent se
contenter d'informations filtrées données en propagande
par les agences et les économistes au service de la grande
entreprise. Les données réelles sur les secteurs de
l'économie doivent être établies de façon
organisée par ceux
qui y travaillent. Les travailleurs de la santé sont au premier
rang du secteur de la santé, c'est eux qui doivent
établir les faits sur les besoins en santé. Les
travailleurs de
l'éducation sont au premier rang du secteur de
l'éducation, c'est eux qui doivent établir les faits sur
les besoins en éducation. Il en va de même pour tous nos
services publics,
depuis la collecte et le recyclage des déchets aux transports en
commun, en passant par les services d'électricité, des
aqueducs et des égouts. Les données concernant les
secteurs de l'acier, des mines, des forêts, de l'industrie
manufacturière et celles des services doivent être
établies par les individus et les collectifs qui travaillent
dans ces
secteurs. Ces données doivent servir de base pour des
décisions centrées sur l'être humain. À
défaut de tout cela, nous n'avons que les demandes des riches et
de leurs
monopoles.
Les Canadiens sont bombardés par les demandes des
riches et de leurs monopoles mondiaux. Ces demandes centrées sur
le capital sont ce que reprennent les partis au
parlement. Au lieu de partir de faits documentés sur
l'économie socialisée, tels qu'établis par ceux
qui travaillent dans les différents secteurs, le budget
fédéral n'a que les
demandes des monopoles comme point de départ. C'est ce qui fait
que les budgets fédéraux, provinciaux et municipaux sont
essentiellement des budgets centrés sur le capital
pour payer les riches. Comment peut-il en être autrement quand
les représentants politiques des riches et de leurs monopoles
dominent le parlement ?
Les faits que pourrait établir la population sur
ses besoins et sur les moyens de garantir ses droits sont
ignorés. Ceux que pourraient établir des
communautés entières,
comme les communautés de l'acier et de l'industrie
forestière, sur leurs besoins et sur la façon de donner
une nouvelle direction à l'économie locale sont
ignorés. C'est la
même chose pour les retraités dont on refuse de recueillir
les points de vue et besoins de façon systématique pour
établir une information matérielle cruciale pour
rédiger
le budget.
Un des graves manquements de ce budget est qu'il ne fait
aucune mention de la Loi sur Investissement Canada. Les
Canadiens sont très préoccupés par
l'annexion de l'économie par les monopoles mondiaux et ont fait
savoir au gouvernement qu'ils veulent renforcer la loi sur
l'investissement étranger pour créer une volonté
légale pouvant imposer un critère d'avantage
réciproque pour les Canadiens et les investisseurs
étrangers, et, dans le cas où le monopole étranger
refuse de respecter les
conditions de l'avantage réciproque, saisir l'investissement et
garantir un avantage pour les Canadiens et leur économie.
Distribution des
« cadeaux » pour détourner l'attention
du besoin d'une nouvelle direction pour l'économie
Il n'y a pas de représentant des
travailleurs, des personnes âgées et des jeunes au
parlement. On ne peut donc pas s'attendre à un budget
centré sur l'être humain, un budget qui apporte une
nouvelle direction
à l'économie en opposition à la direction
établie par les monopoles mondiaux.
Voici quelques exemples de miettes qui sont
jetées au public pour l'amadouer :
400 millions $ pour
aider les propriétaires à rénover leurs maisons
pour en accroître le rendement
éconénergétique
Cela ne garantit pas le droit au logement des Canadiens.
Annulation de prêts
aux études à concurrence de 40 000 $ pour les
nouveaux médecins et de 20 000 $ pour les
infirmières qui acceptent de travailler
dans les milieux ruraux ou éloignés
Cela ne fait rien pour garantir la santé
et l'éducation comme droits fondamentaux de tout Canadien. Cela
ne renverse pas non plus la tendance à la hausse des
frais de scolarité ni ne garantit des soins adéquats pour
les régions comme droit fondamental. C'est un autre
stratagème pour payer les riches, dans ce cas-ci les entreprises
financières qui détiennent des dettes étudiantes.
Un crédit
d'impôt pour les parents d'enfants inscrits dans un programme
d'art
Tout ce que cela fait, c'est mettre en évidence
qu'avec la direction actuelle de l'économie l'éducation
n'est pas un droit mais un privilège pour ceux qui peuvent se le
permettre ou ceux qui acceptent de s'endetter jusqu'au cou. Cela
détourne aussi l'attention de l'absence d'un programme national
de garderies et de services récréatifs pour
tous les enfants.
Hausse modeste du
Supplément de revenu garanti pour les personnes
âgées à faible revenu
C'est pour détourner l'attention du fait que la
pension selon un standard canadien est un droit et que ce gouvernement
n'a même pas la volonté de renforcer le Régime
de pensions du Canada/Régime des rentes du Québec en tant
qu'institutions pouvant servir de base à la réalisation
de ce droit. Le gouvernement Harper vient tout juste, en
décembre dernier, d'annuler une mesure de renforcement du
RPC/RRQ et a introduit à la place un plan d'épargne, un
subterfuge pour payer les institutions financières
privées.
En pratique, le gouvernement Harper n'a pris aucune mesure pour
restreindre les monopoles qui volent les pensions des travailleurs
à Nortel, Vale, US Steel, AbitibiBowater
et bien d'autres. Il n'y a rien dans le budget pour protéger les
pensions que les Canadiens ont et pour établir des pensions de
standard canadien pour tous parce que les riches
et leurs monopoles n'en veulent pas. Les entreprises financières
privées et les autres monopoles sucent le sang des travailleurs
qui essaient de palier à l'insécurité durant la
vieillesse. Vous n'avez qu'à voir les annonces sur les services
de santé privés à la télévision, ou
celles à propos des plans d'épargne pour
l'éducation des enfants. Les
monopoles profitent de l'insécurité. Entre autres, ils
profitent de ceux qui cherchent désespérément
à se protéger chacun de son côté
plutôt que de s'attaquer collectivement
à ce problème social, en s'appuyant sur la force du
nombre et de la société.
50 millions $ sur
cinq ans à l'Institut Perimeter pour la physique
théorique pour appuyer ses activités de recherche de
point, d'éducation et de
sensibilisation
C'est une blague de mauvais goût. Le gouvernement
fait ce cadeau aux monopoles et aux régions concernés en
vue des élections. Ce type de dépense devrait faire
partie
du budget de l'éducation et devrait être débattu
par les personnes du milieu de l'éducation et les
résidants des régions touchées pour
déterminer si cela est une priorité dans
le budget à l'éducation. Les Canadiens ne peuvent rien
décider à ce sujet tant qu'ils n'ont pas toute
l'information. En général, ces programmes spéciaux
sont des stratagèmes
pour verser de l'argent à des monopoles ciblés. Dans ce
cas-ci, il faut savoir que l'Institut Perimeter est
contrôlé par le monopole mondial Research in Motion et
sert ses
intérêts.
Tout cela est d'ailleurs enterré par la bruyante
campagne des monopoles et de leurs représentants politiques qui
réclament à grands cris
« l'austérité, la retenue
fiscale, la privatisation, les dépenses militaires et la
réduction des dépenses pour les programmes sociaux et les
services publics ». Ce sont des choses que les
représentants politiques des monopoles lancent à la
population pour cacher le fait que ce sont les droits du peuple qui
sont attaqués, pour forcer tous et chacun à se
débrouiller
selon ses moyens, pour justifier la réduction des
investissements dans les programmes sociaux et les services publics, la
privatisation, la destruction de l'édifice national et
les stratagèmes pour payer les riches. Il n'y a pas de
problème de dette ou de déficit. Ce sont des inventions
des riches et de leurs monopoles pour accroître leur
réclamation
à la richesse sociale produite par la classe ouvrière.
Tous doivent comprendre que la distribution du produit social global
disponible au Canada est une affaire de lutte de
classes qui oppose la classe ouvrière aux propriétaires
du capital. Les riches et leurs monopoles contrôlent les secteurs
de base de l'économie ; ils disent n'importe
quoi pour augmenter leur réclamation au produit social,
même s'il faut mentir et provoquer la panique au sujet d'une
crise de la dette et des finances publiques. Voici ce
qu'il faut faire : « Oui à la base
manufacturière, non à la destruction
nationale ! », « Oui au droit public, non au
droit de
monopole ! », augmenter les investissements dans les
programmes sociaux, les services publics et l'entreprise publique,
établir le contrôle public du secteur du
gros, réformer le système d'imposition pour exiger des
débours suffisants des grandes sociétés et
réduire l'imposition des particuliers, et déclarer un
moratoire sur le paiement
de l'intérêt sur la dette fédérale
jusqu'à ce que la dette soit enquêtée et que sa
légitimité soit établie. Et problème
résolu.
Le budget Flaherty continue avec la même direction
que tous les budgets précédents en cette période
d'offensive antisociale. Cela veut dire essentiellement prendre
à
l'économie plus qu'on y met. On le voit concrètement dans
la destruction des villes manufacturières, des villes ressources
ou des villes à industrie unique. Il n'y a rien dans
le budget sur la nécessité d'arrêter la destruction
du secteur manufacturier. Pas un seul mot pour dire qu'il faut
arrêter d'exporter nos ressources sans mesure pour les
transformer en produits manufacturés près de la source.
Pas un mot pour dire que l'investissement en éducation et en
santé est une priorité dans toute société
moderne et
que les revenus nécessaires pour les programmes sociaux et les
services publics doivent provenir des sociétés. Pas un
mot pour dire que le budget fédéral doit être au
premier
rang pour garantir les droits qu'ont les Canadiens du fait qu'ils sont
humains.
Ce budget met en lumière l'absence d'une
Opposition ouvrière puissante et effective pouvant mobiliser la
population en faveur d'un changement de direction de
l'économie. La tâche qui se pose pour l'ensemble des
Canadiens est qu'ils doivent faire tout en leur pouvoir pour
s'organiser et bâtir une Opposition ouvrière. Un important
pas dans cette direction est de mobiliser les travailleurs, les
personnes âgées et les jeunes pour aller sur la colline
parlementaire à Ottawa le Premier Mai et exiger une nouvelle
direction pour l'économie.

Les accusations portées contre
les Conservateurs
pour violation de la loi
électorale vont probablement
traîner en longueur
Le vendredi 18 mars, la première audience de
la Cour de justice de l'Ontario sur les accusations portées en
vertu de la Loi électorale du
Canada contre les
conservateurs a eu lieu à Ottawa. Le Parti conservateur est
accusé d'avoir
délibérément contourné les limites des
dépenses électorales lors de la 40e élection
générale fédérale de 2006 et a
présenté des documents faux ou trompeurs au sujet de
leurs dépenses à Élections Canada. Les accusations
se réfèrent aux transferts
financiers de l'ordre de 1,3 million $ du parti aux
67 candidats conservateurs. Les fonds ont été
réacheminés vers le parti et, le ministère public
allègue,
utilisés pour payer les dépenses qui auraient dû
être attribuées à la campagne nationale
plutôt qu'aux campagnes des candidats locaux. Si les
dépenses ont été attribuées
à la campagne nationale, le Parti conservateur a
dépassé sa limite de dépenses nationales de
18,3 millions $ par plus de 1million $.
Les procédures du 18 mars ont duré
moins de 15 minutes. L'avocat de la défense Mark
Sandler et Richard Roy, l'avocat pour le directeur des
poursuites publiques, ont informé le juge qu'ils ont conclu un
accord pour retarder les
procédures jusqu'au 15 juin.
Me Roy a déclaré aux journalistes que plus
de 27 000 éléments de preuve à l'appui des
accusations du ministère public contre les conservateurs ont
été remis
à la défense. Me Sandler a déclaré qu'il
faudra au moins trois mois pour examiner la preuve et qu'il n'attend
rien de substantiel le 15 juin, indiquant
que la cause va traîner devant les tribunaux pendant des mois
à venir.
Bien qu'il existe plusieurs cabinets d'avocats au
Canada se spécialisant sur les questions relatives à la
loi
électorale, les conservateurs ont choisi le cabinet d'avocats
Cooper et Sandler pour les représenter dans cette affaire. Ce
cabinet se targue d'être l'un des meilleurs cabinets au
Canadadans le domaine des criminels à cravate. Sur son site web
on lit : « Les crimes des
cols blancs comprennent des infractions comme la fraude, le vol, les
commissions secrètes (la corruption), le délit
d'initié, l'abus de confiance, la fraude fiscale, la
criminalité informatique et la falsification. De telles causes
impliquent beaucoup de paperasse et nécessitent l'expertise d'un
avocat au criminel qui peut examiner de grandes quantités de
matériel et comprendre souvent les détails complexes. Le
cabinet Cooper & Sandler possède une vaste expérience
de défence de personnes accusées d'infractions
liées aux crimes des cols blancs et a été reconnu
comme l'un des cabinets les plus réputés au Canada dans
ce
domaine. »
Les accusations ont été
déposées contre le Parti conservateur du Canada, son aile
financière (le Fonds conservateur du Canada) et quatre
représentants du parti
lors de l'élection de 2006. Les individus faisant face à
des accusations sont : Doug Finley, le directeur de la campagne
2006 pour les Conservateurs et Irving
Gerstein, ex-agent officiel du parti, tous deux nommés en
2009 sénateurs par Harper ; Susan Kehoe, ancienne
responsable des finances du parti, qui travaille
maintenant au Bureau du vérificateur général et
Michael Donison, directeur exécutif du parti en 2006 qui
travaille maintenant comme consultant auprès de Crestview
Public Affairs, une firme de communications et de lobbying. Crestview a
été fondée en 2004 par Mark Spiro qui, durant
les campagnes électorales fédérales de
2006 et 2008, a dirigé « l'unité de
gestion de la salle des opérations du Parti conservateur pour le
ciblage des sièges ». En 2009, Crestview a
revendiqué
le succès de la victoire du premier ministre israélien
Benjamin Netanyahu, en particulier pour sa
« stratégie de contact avec les
électeurs ».
Il semble donc que les Canadiens iront aux urnes pour
une deuxième fois avec
le parti au pouvoir impliqué dans des infractions à loi
électorale sans avoir les faits à leur disposition sur
quels candidats ont pu avoir bénéficié de
rentrées illégales d'argent.
Lors de l'élection de 2006, les informations sur le scandale des
commandites ont révélé que des fonds
illégaux ont été largement utilisés par les
libéraux au Québec pour
financer les campagnes électorales et les collectes de fonds
lors de l'élection précédente mais les
électeurs
n'ont pas su quels candidats ont été élus
grâce à des campagnes
sales. Cette fois, c'est tout le parti qui est en cause.

Bulletin du 28 mars 2011 • Retour à l'index • Écrivez
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